Harry Potter and the Long Summer

Disclaimer : rien ne m'appartient, tout est à JK Rowling, et ce qui n'est pas à elle est à Mirriam Q Webster.

Spoiler: Tome V

Note : merci beaucoup pour vos reviews ! Comme il est interdit de poster les réponses aux reviews sur le site, j'enverrais des mails aux reviewers. Pour ceux qui n'ont pas mit leur adresse email, j'ai mi les réponses à vos review dans la rubrique RaR de mon blog, vous trouverez l'adresse dans mon profile, ainsi que le lien pour la version originale de la fic. Sinon voilà le dernier chapitre, note plus longue à la fin, je vous laisse avec la fic !

Chapitre 15

Harry se retrouva à ruminer. Pourquoi Snape était-il si méchant ? Etait-ce simplement à l'encontre de sa nature ? Tout n'avait été qu'un complot ? Ce rejet lui faisait plus de mal que s'ils avaient continué tels qu'ils étaient avant la trêve. Le professeur avait dit des choses vraiment affreuses, mais Harry leur avait fait face car Snape le détestait, l'avait toujours détesté et le détesterait toujours. Sauf que maintenant ça n'était plus vrai.

Harry avait commencé à respecter Snape. Il se sentait comme s'il perdait Sirius une nouvelle fois. En fait, Snape n'était pas mort, mais dans un sens ça rendait la chose pire encore. Sirius n'y pouvait rien, alors que Snape avait choisit de ne pas rester. Harry se rendit compte qu'il était furieux après son professeur. Il se dit qu'il n'avait pas été aussi en colère depuis la fois où il avait gonflé sa Tante Marge. Le ministère ne devait pas être capable de détecter l'usage de la magie ici, mais Harry ne voulait pas prendre de risque. Il ne voulait pas non plus donner à Snape l'occasion de finalement le renvoyer.

Soudain, Harry sauta du lit et regarda sa chambre. Il avait envie de faire quelque chose, n'importe quoi. Ses yeux tombèrent sur le livre de potions posé sur son bureau. Il l'avait laissé sortit au lieu de le mettre dans sa valise, comme ça il pourrait revenir sur les dernières choses que la classe avait faites à la fin de l'année précédente, et il pourrait également travailler sur les quelques potions qu'ils n'avaient pas faites.

Il saisit rapidement le livre et la boite d'assortiment d'ingrédients basiques de potion qu'il gardait et se dirigea vers son laboratoire. Il n'en avait jamais parlé à Snape et ne s'était pas fait prendre ; c'était l'endroit parfait pour s'échapper. Harry y resta tard à étudier cette nuit là et passa le lendemain à étudier les potions et l'occlumency et à éviter le propriétaire des lieux autant que possible. La fois où ils partagèrent un repas fut accompagnée d'un silence pesant.

Severus se retrouva à se sentir malheureux bien qu'il ne voulu pas l'admettre. Ca avait été plus facile de détester le gosse Potter avant de connaître Harry. La moitié de son esprit était prête à abandonner le plan entier et essayer de l'expliquer à Harry, mais il se répétait sans cesses qu'il faisait ça pour Harry ; de cette façon l'enfant serait sauf. De plus, personne assez saint d'esprit dans le monde sorcier ne voudrait que Harry Potter s'attache à un Mangemort, espion ou pas.

Sa détermination était aidée par le comportement de Harry envers lui. Le garçon qui lui avait sourit avait été remplacé par un adolescent au visage désobligeant qui ricanait et lui lançait des regards noirs lorsqu'il daignait simplement le regarder. Apparemment, pensa amèrement Severus, notre trêve signifiait moins pour Potter que ce que je pensais. A part les quelques premières tentatives, Harry ne semblait pas du tout protester contre sa ligne de conduite ; en fait, Harry semblait le repousser au loin. Ca le blessait bien plus que ce qu'il aurait pu imaginer.

Lundi matin arriva malgré les fervents espoirs des deux habitants du Manoir Snape qu'il n'aurait jamais lieu. Harry avait beaucoup travaillé son occlumency. Il supposa qu'il devrait assumer que tout ce que Snape verrait ne serait qu'un jeu loyal pour pouvoir le harceler, alors il ne voulait pas donner à l'homme l'opportunité d'apprendre quelque chose qu'il ne savait pas déjà.

Severus n'avait aucune idée en particulier sur quelque chose à chercher en ce lundi matin. Cependant, il n'avait aucune envie de passer deux heures dans la même pièce qu'Harry.

Ils entrèrent dans la pièce habituelle au même moment et prirent leurs places de d'habitude sans prononcer un mot. Quand il fut à l'aise, Harry leva les yeux pour rencontrer ceux de son professeur. Severus remarqua qu'il avait encore une fois des cercles sombres sous les yeux ; habituellement signe que le sommeil de Harry était à nouveau perturbé par des cauchemars et cela envoya en lui un spasme de culpabilité avant qu'il ne puisse l'arrêter.

« Legilimens, » fit-il d'une voix froide. Il se retrouva dans la brume et fut jeté dehors quelques secondes plus tard. Severus cligna des yeux, inspira profondément et répéta l'incantation. Encore une fois il fut renvoyé en un instant.

Il continuèrent ainsi pendant une grande partie du temps imparti, mais vers la fin de la séance, Harry commença à se fatiguer. Cela lui prenait de plus en plus de temps pour renvoyer Snape jusqu'aux quinze dernières minutes où il s'avéra qu'il ne le pouvait plus du tout.

Pendant un moment, Harry fut au bord la panique, mais il eut alors une idée. Il se força à se calmer et s'imagina la forme de Snape à peu près à l'endroit où l'homme cherchait. Puis, il s'imagine habillé en blanc à quelques pas derrière Snape. Il s'approcha autant qu'il l'osa et claqua des doigts. Lorsque Severus se retourna, Harry fit un pas en arrière et claqua à nouveau des doigts. Snape se dirigea prudemment vers le son.

Harry continua de claquer des doigts, le faisant tourner en rond. Il réfléchissait aussi vite qu'il le pouvait pour trouver un meilleur plan pour embrouiller son professeur. Soudain, il se souvint de l'image de Snape en robe. S'imaginant très nettement la forme, il la multiplia et les fit encercler son professeur et se diriger vers lui.

Severus, qui avait prudemment suivit les bruits, frissonna lorsqu'il entendit les multiples bruits de pas. Il se tint très silencieusement alors qu'un groupe de silhouettes vertes avec ce qui ressemblait vaguement à des têtes en forme d'oiseaux sortit de la brume. Il les laissa s'approcher encore un peu avant de les reconnaître. Alors il disparu de son esprit et revint dans le sien.

« Très amusant Potter, » grogna-t-il.

« Oui, j'ai pensé que ça l'était, » répliqua Harry d'un air de défit.

« Vous êtes renvoyés, » grogna Snape.

« Merci beaucoup, » ricana Harry alors qu'il se levait et quittait la pièce.

Harry retournait à sa chambre lorsqu'il se rendit compte qu'il avait un terrible mal de tête. « Ca colle, » murmura-t-il alors qu'il s'allongeait sur son lit. En quelques minutes il fut endormit.

Il dormait toujours une heure plus tard quand Snape claqua des doigts pour appeler Cinder.

« Est-ce que Potter est dans la salle à manger ? »

« Non monsieur, Harry Potter dors monsieur. »

« Merci Cinder. » Cinder hocha la tête avant de claquer des doigts et de disparaître. Severus se leva et s'étira. Il décida qu'il avait faim et se dirigea vers la salle à manger. Il venait juste d'arriver lorsqu'il entendit des coups contre la vitre. Le hibou aux yeux diaboliques était de retour.

Severus ouvrit la fenêtre et le hibou laissa tomber sa lettre dans ses mains tendues avant de repartir. Au moment où il se reculait et fermait la fenêtre, Harry cria. Severus rangea convulsivement la lettre et se mit à courir vers la chambre d'Harry.

Harry dormait paisiblement lorsque Voldemort apparut devant ses yeux. Au lieu de se moquer de Harry comme il aurait dû le faire, le visage de serpent sourit, envoyant des frissons tout le long de sa colonne vertébrale. Le Lord Noir tendit une main vers lui comme pour l'accueillir. Lorsque Harry ne la prit pas, les yeux rouges brillèrent étrangement bien que le sourire ne vacille jamais. Voldemort laissa retomber sa main et se déplaça légèrement sur le côté, faisant signe que Harry devrait regarder derrière lui.

Lorsqu'il le fit, la première chose qu'il vit fut Draco Malfoy effondré sur le sol, se convulsant alors que des sorts le frappaient jusqu'à ce qu'un dernier éclair vert embrasse son front, et il devint calme. Puis, il vit Snape arriver et être manifestement torturé. Puis Sirius arriva.

Il prononça les seuls mots que Harry entendit dans le rêve. « Harry, tu me manque. Viens avec moi, Harry. »

Harry tendit une main à quelques centimètres de son corps. « Sirius, » murmura-t-il. Voldemort attrapa sa main et le contact le fit se réveiller en criant.

Il se redressa en haletant bruyamment. Quelques battements de cœur plus tard, Severus ouvrit à la volée la porte de la chambre, faisant à nouveau sursauter Harry alors que son souffle s'arrêtait dans sa gorge.

« Potter ? » demanda brusquement Snape.

Harry secoua la tête. « Je n'ais pas bloqué mon esprit, j'ai fait un mauvais rêve. »

Le visage de Snape s'assombrit considérablement. « Vous avez de la chance que le Lord Noir n'ait pas décidé de venir pendant que vous étiez insouciant. Gamin imprudent, vous voulez que nous soyons tous les deux tués ? » siffla-t-il furieux.

« Non, » dit Harry avec un sourcil à demi froncé.

« Ne l'oubliez plus ! » ordonna Snape. Harry hocha simplement la tête pour acquiescer. Alors que Snape sortait en trombe, il se rallongea essayant de respirer de manière régulière et luttant pour ne pas se souvenir de la froideur de la main osseuse qui avait saisit la sienne.

Severus s'éloigna à grandes enjambées de la chambre de Harry, raillant mentalement contre le garçon. Ca serait tout simplement parfait pour le gosse d'être négligeant et de trahir sa position en tant qu'espion. Ca rendrait simplement sa vie tellement meilleure. Severus roula des yeux.

Il retourna à la salle à manger et remplit une assiette de nourriture avant de se diriger vers son bureau. Il posa l'assiette sur le bureau et sortit la lettre de la poche où il l'avait glissée quelques minutes auparavant. Il força sa main à ne pas trembler alors qu'il déchirait l'enveloppe et en sortit le papier qui était à l'intérieur.

Severus, commençait le mot, et il remarqua distraitement que le Lord Noir n'écrivait pas avec le même ton sifflant qu'il avait lorsqu'il parlait.

J'ai reçu ton rapport avec beaucoup de déception. Il semblerait que tu ais pris un mauvais tournant dans tes efforts, mon Severus. Il n'est pas nécessaire que le garçon-qui-a-survécu apprécie le jeune Malfoy ou même moi. Il a seulement besoin de te faire suffisamment confiance pour recevoir ton enseignement. Comme la part d'obscurité en lui est stimulée, je devrais faire mes propres ouvertures. Ne me fait pas défaut pour ça. Nous devrions bientôt nous reparler.

Au bas de la page, il y avait la demande que Severus prépare plusieurs potions à apporter à la prochaine réunion. C'était principalement des potions de force et de nourriture bien qu'il y en avait d'autres avec des fonctions plus sinistres. Severus regarda dans le vide pendant un moment. Puis il se sorti de ses rêveries et récupéra le miroir caché pour contacter Albus.

Pendant ce temps, Harry s'était calmé depuis longtemps et réfléchissait à ce qu'il allait faire. Les mots de Snape résonnaient dans son esprit, surtout depuis que Harry pensait que c'était une chance qu'il ait oublié de bloquer son esprit ; cela voulait dire que Voldemort ne savait pas encore qu'il le pouvait. Harry décida d'écrire une lettre à Remus pour lui demander de quelle manière ils pourraient cacher sa nouvelle capacité quand Voldemort s'apercevrait que Harry ne le rejoindrait pas. Alors qu'il se rapprochait de la fin de la lettre, Harry s'arrêta. Après une rapide réflexion, il y mentionna que la trêve s'était apparemment évanouit. Puis il ferma la bouteille d'encre et souffla sur l'encre pour la faire sécher avant de plier et de sceller la lettre et de l'envoyer avec Hedwige.

Après avoir regardé son hibou s'envoler au loin, Harry retourna dans sa chambre et regarda autour de lui. Son mal de tête persistait toujours un peu alors il décida de jouer à quelques jeux en solitaire. Ca n'était pas particulièrement fatigant mentalement et ça tuerait le temps jusqu'au dîner.

Harry commençait à penser que le temps dans la Maison Snape avait ralentit juste pour le contrarier, lorsqu'il regarda finalement l'horloge et vit qu'elle indiquait qu'il était l'heure du dîner. Impatiemment, il dévala les escaliers et se rua dans la salle à manger où une odeur appétissante indiquait que Cinder c'était encore surpassée.

Snape, qui apparut quelques minutes plus tard, dit d'une voix neutre : « Le professeur Dumbledore aimerait vous parler demain, » Harry hocha la tête d'un air curieux alors qu'il commençait à se servir. Snape fit de même et le repas se prolongea silencieusement.

Dans une pièce sombre, un homme squelettique était assis devant un feu avec un énorme serpent enroulé à ses pieds. Les coudes de l'homme reposaient sur les bras du fauteuil et ses doigts entrelacés d'un air contemplatif en face de lui.

Il avait laissé Severus Snape et Harry Potter seuls pendant quelque temps. Il avait espéré que ce temps permettrait à Harry de s'attacher à la Magie Noire, mais son contact avec le gosse indiquait que, du moins jusqu'ici, ça n'était pas le cas. C'était grandement décevant mais peut-être qu'il aurait dû s'y attendre.

Severus n'avait jamais aimé le garçon ou ne l'avait bien traité. De brusques changements dans son attitude soulèveraient des soupçons. Il avait pensé que Severus était capable de subtilité, mais Severus n'était pas un homme qui comprenait assez bien les émotions pour les jouer convenablement. Peut-être que ça n'était pas une grande surprise que son maître des potions ait montré si peu de progrès. Ca devrait même être ce quelque chose dans le morveux qui anticipait le trop plein de ténèbres.

Pas que quoi que ce soit excuserait Severus de recevoir une punition, bien sûr. Non, il attendrait pour voir comment Severus ferait son rapport à la prochaine réunion, et alors et pourrait décider d'une ligne de conduite appropriée. L'habileté de Severus en potion était indispensable, mais peut-être que son temps en tant qu'agent libre était limité.

Harry se leva le mardi avec un sentiment d'anticipation. Il n'était pas certain de l'heure à laquelle Dumbledore venait aujourd'hui, mais il espérait que ça serait bientôt. Avec Snape qui devenait plus méchant que jamais, Harry n'avait personne à qui parler et se sentait plus isolé que jamais.

Harry mangea rapidement son petit déjeuner mais se retrouva à traîner à table. Il se leva et erra dans le couloir pendant un moment, puis il trouva son chemin pour revenir à la salle à manger pour le déjeuner. Après le déjeuner, il retourna dans sa chambre. Manifestement, le professeur n'arriverait pas avec une certaine heure, alors en attendant il ferait bien de faire quelque chose d'utile. Harry prit son livre de potions et se força à lire les trois derniers chapitres. Il n'absorba pas grand-chose mais cela lui fit passer le temps jusqu'au dîner. Peut-être qu'il l'avait pris sans vraiment savoir pourquoi.

Harry poussait la nourriture sur le rebord de son assiette et ignorait les regards noirs que lui lançait Snape, quand Albus les fit une nouvelle fois sursauter en entrant par surprise dans la pièce. « Bonsoir, » dit le sorcier aux cheveux blancs alors qu'il tirait une chaise.

« Je serai dans mon bureau si vous avez besoin de moi monsieur le directeur, » fit brusquement Severus en se levant.

« Je viens avec toi, » dit Remus alors qu'il arrivait sur le pas de la porte. « Je voulais te parler de toute façon. » Snape se renfrogna et le devança « Harry, » Lupin lui fit un signe de tête avant de se retourner pour suivre l'autre sorcier.

« Je vois que les choses ne vont pas aussi bien qu'elles l'ont été, » remarqua Dumbledore alors qu'il scrutait Harry du regard par-dessus ses lunettes.

« Non, » fit Harry avec un air renfrogné, « il a reçu une lettre de Voldemort un soir et depuis il n'a plus été le même. »

« Oh ? » fit le vieux sorcier, en penchant légèrement la tête.

« Il est redevenu méchant, faisant comme s'il me détestait. Je préférais largement l'autre manière. J'aimerais, » Harry s'arrêta et secoua la tête.

« Qu'aimerais-tu ? »

« Je ne sais pas, » soupira Harry. « Je suppose que j'aimerais juste être comme tout le monde. »

« Tout le monde aimerait être comme tout le monde, mais personne ne l'est. »

« Ca n'est pas très encourageant professeur. »

« Remus a une petite conversation avec Severus, mais je pense que c'est bon signe. »

« Comment est-ce que ça pourrait être bon ? » s'exclama Harry. Dumbledore lui fit simplement un cil d'œil. Harry soupira bruyamment et se laissa tomber sur le dossier de sa chaise. « Professeur, » commença Harry après un moment.

« Oui Harry ? »

« Si je passe seulement une nuit chez mon oncle et ma tante, est-ce que j'ai toujours la protection du sang de ma mère ? »

Les pétillements dans les yeux bleus s'estompèrent un peu et Dumbledore dit, « Non, j'ai bien peur que non ? »

« Mais j'ai besoin de cette protection n'est-ce pas ? Qu'est-ce que je vais faire ? »

« Ta famille rentre aujourd'hui. J'ai bien peur que pour renouveler la magie tu ne sois obligé d'y retourner et de rester avec eux pendant un moment. »

« Quand dois-je partir ? »

« La dernière semaine avant que l'école ne reprenne devrait être suffisant. »

« Bien, » fit Harry d'un ton triste. « Bien, c'est juste une semaine, j'imagine. »

« Ca n'est pas ce que tout le monde voulait Harry, encore moins moi. J'espérais que tu pourrais être heureux avec ta tante. Je lui parlerai avant que tu n'y retournes. »

« Merci Professeur. »

« J'aimerais pouvoir faire plus mon garçon. En attendant, j'ai ces lettres, qui je crois, sont de tes amis. »

« Vraiment ? » demanda Harry ragaillardit.

« Oui. Je pense qu'ils y mentionnent vos projets pour le Chemin de Traverse, bien que je puisse faire erreur. »

« Wow, merci ! »

« Certainement Harry, » Dumbledore sourit au garçon qui fouillait déjà parmi les enveloppes qu'il lui tendait. Il y en avait une d'Hermione, une de Ginny, une de Ron et une de Mrs Weasley.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Harry en tendant la dernière lettre.

« Molly voulait te dire quelques choses avant ton retour, et elle n'était pas sûre qu'elle aurait le temps au Chemin de Traverse. »

« Ah, » fit Harry en reportant son attention aux enveloppes.

Alors qu'Harry et Albus étaient assis dans la salle à manger, Severus et Remus étaient enfermés dans le bureau. « Je sais que tu essayes de le protéger Severus, » fit Remus sans préambule, « mais c'est un jeune homme très marqué que tu as assis à ta table. »

« Quoi ? » commença Snape sans élégance.

« Harry, » répliqua le loup garou d'un ton tranchant. « Tu l'as blessé Severus. »

« Non, » protesta Snape, « je l'ais sauvé. »

« De quoi ? »

« Moi. »

Remus soupira et s'écroula sur une chaise. Bien qu'il était celui assit derrière le bureau, et en face de l'un de ses ancien camarade de classe, Severus se sentait comme un enfant qui allait se faire punir.

« Laisse moi voir si je peux te dire ce qu'il s'est passé Severus, je peux ? Tu t'entendais bien avec Harry. Tu aimais ça et ça te faisait peur. Le premier soir où tu as eu cette lettre de Voldemort tu as vu ta chance de détruire la chose qui t'effrayait. Retourner Harry contre toi et tu pourrais te retirer dans ta coquille et dire que tu avais une bonne raison ; ça n'était pas la faute d'Harry de t'avoir laissé partir ? »

« En même temps, tu pourrais dire que tu l'as fait pour lui. Tu t'es dis que lorsque tu as reçu la lettre, tu t'es rendu compte de ce que tu étais et que Harry ne devrait pas être quelque part à tes côtés. »

« Et ça n'est pas ça ? » l'interrompit Snape furieux. « Pourquoi est-ce que l'espoir de la lumière devrait résider avec quelqu'un rongé par les ténèbres ? »

« La santé n'a pas besoin de médicomages Severus, c'est le domaine de la maladie. »

« Et alors ? Qu'est-ce que tu en sais ? »

Remus rit froidement avant de répondre. « Vraiment Severus, j'aurais dû penser que ça serait la seule chose que tu n'oublierais jamais. Même le plus gentil des loups garous est compté comme une créature maléfique. »

« Même si ce que tu dis est vrai, ce qui est fait est fait, on ne peut pas le défaire. »

« Là Severus, » dit Remus alors qu'il souriait pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés dans la pièce, « tu as faux. »

« Harry ne pardonnerais jamais ça, » fit Severus sur un ton catégorique.

« Je pense qu'il le ferait, » le contredit Lupin. « Mais Severus, » continua-t-il fermement, « tu vas devoir t'expliquer. Et tu auras besoin de t'excuser. »

« Je vais avoir besoin d'y penser, » fit Snape à contrecoeur.

« Bien sûr, penses y, mais tu auras besoin de faire quelque chose avant qu'Harry ne parte. Sinon, il pourrait bien ne pas te pardonner. Et sa douleur pourrait bien se transformer en haine avec le temps. » Severus hocha la tête pour montrer qu'il avait entendu. « Bien. Je vais y aller et dire au revoir à Harry. » Severus hocha simplement à nouveau la tête alors que Remus sortait, et se leva quelques secondes plus tard pour le suivre.

Le loup garou se dirigea d'un pas résolu vers la salle à manger. Alors qu'il entrait, il entendit Harry poser la même question que dans sa lettre. « Comment est-ce qu'on cachera à Voldemort que je deviens un Occlumens ? Il ne peut pas le découvrir maintenant, ou il saura que Snape me l'aura appris à la place de la Magie Noire comme il était censé le faire. »

« Remus, je crois que tu as mentionné quelques idées là-dessus, » dit Dumbledore, faisant sursauter Harry qui était assis dos à la porte.

« Oui monsieur le directeur. Je pense qu'on devrait le lui dire. »

« Quoi ? » Harry poussa un cri. « Remus, tu as perdu la tête ? »

« Je ne pense pas, » répondit joyeusement Lupin, l'amusement dansant dans ses yeux.

« Pourquoi dirait-on à Voldemort quelque chose que nous voulons garder secret ? » questionna Harry, le choc et la confusion évidents dans ses gestes.

« On ne va pas lui envoyer un hibou le lui annonçant Harry. Nous allons demander à Severus de faire fuir l'information. »

« Pourquoi ? » Harry ne comprenait manifestement toujours pas.

« Si Severus l'inclus dans un rapport alors Il ne saura pas que nous savons qu'il sait. Et nous contrôlons ce qu'il sait sur ça. »

La compréhension commençait à apparaître sur le visage d'Harry. « Donc si nous disons que quelqu'un d'autre me l'a enseigné, Voldemort pensera que Snape nous espionne comme il est censé le faire. »

« Exactement, » rayonna Remus.

« Alors qui me l'a appris ? Je n'ais pas passé beaucoup de temps avec quelqu'un d'autre que le professeur Snape. »

« Je pourrais dire que Lupin vous a donné le livre pendant qu'il était ici. » suggéra Severus du pas de la porte. « J'aurais dû vous laisser seul avec lui la plupart du temps pour éviter d'attirer les soupçons. »

« C'est logique, » Harry hocha la tête d'un air pensif après qu'il ait récupéré.

« Alors nous sommes d'accord ? » demanda Dumbledore. Lorsque les trois autres acquiescèrent il hocha lui-même la tête. « Severus, la prochaine fois que tu es appelé pour un rapport tu révèleras cette découverte choquante. Dis peut-être que Harry n'est pas encore très bon mais qu'il s'améliore. Je te donnerai les détails ; tu sauras ce que tu auras besoin de dire. » Snape acquiesça gravement.

« Bien, monsieurs le directeur. Harry, » Il se tourna vers le plus jeune et sourit tendrement, « Je te verrai plus tard. Severus, » Lupin suivit le directeur à l'extérieur de la salle à manger et ils partirent tous les deux de la même façon qu'ils étaient venus.

Après leur départ, Snape observa Harry les yeux légèrement plissés, puis il tourna les talons et partit sans un mot. « Bonne nuit à vous aussi, » maugréa Harry alors qu'il rassemblait ses lettres, qu'il devait maintenant ouvrir, et se dirigeait vers sa chambre.

Le matin suivant, Harry exécuta parfaitement son entraînement d'Occlumency. Cela l'épuisa, mais son professeur ne fut pas une seule fois capable de trouver des informations fiables de ses pensées ou de ses émotions. Harry partit du cours en espérant faire une sieste avant le déjeuner. Severus partit remplit d'orgueil envers son étudiant qu'il n'osa pas montrer, pas même le moindre signe. Il détermina que contacter son mentor était de règle.

Plus tard cet après midi, après plusieurs exercices destinés à le calmer pour qu'il puisse ne faire transparaître aucune émotion, Severus utilisa le miroir pour contacter Albus. « Severus, quelle charmante surprise, » s'exclama Albus lorsqu'il le vit. « Comment vas-tu ? »

« Bien monsieur le directeur, mais j'ai du nouveau. »

« Oui, qu'est-ce que c'est ? Bien que j'espérais que tu voulais simplement me parler, » le taquina légèrement Albus.

« J'ai pensé que vous voudriez savoir, Potter vient juste de finir sa première leçon d'Occlumency parfaite. »

Le visage de Dumbledore s'illumina. « Oui, ce sont de bonnes nouvelles. Merci Severus. »

« Certainement Albus, » il s'arrêta. « Lupin a dit l'autre soir, » échappa-t-il.

« Severus, quoi que Lupin ait dit hier soir, je suis pratiquement sûr que c'était vrai et justifié. Je lui ais beaucoup parlé hier avant de le laisser avec toi. »

Snape pinça les lèvres, « je vois. »

Avec un léger soupir Dumbledore demanda, « Qu'est-ce qu'il y a Severus ? »

« Il semblerait que j'ai commit une erreur, » répondit-il lentement. « Je ne suis pas sûr de la manière de réparer ça. »

« L'expliquer, » fit doucement Albus, « t'excuser pour ça. Il ne comprend pas, et le veut vraiment. »

« Je vois. »

« Penses-y, » conseilla le vieux mage avant de disparaître. Severus lança un regard noir au miroir.

Severus passa le reste de l'après midi enfermé dans son bureau, songeant à la situation qu'il avait créé. Jusqu'à un certain point, décida-t-il, Lupin avait eut raison. Ca l'avait effrayé, la manière dont Harry et lui avaient avancé. Il n'avait autorisé à personne d'être aussi proche de lui, ou à avoir autant signifié pour lui, depuis longtemps avant qu'il ne devienne espion.

D'un autre côté, il se trouvait que Harry lui manquait. Ils étaient toujours dans la même maison, mais on aurait dit qu'ils ne vivaient pas dans le même monde. Une petite partie de lui se souciait de ça, sans les leçons de potions, Harry ne serait pas prêt pour les cours en classe de potions avancées.

Cela le surprit, non seulement il avait toujours inconsciemment planifié de donner la place à Harry, il voulait vraiment qu'il réussisse en cours. Encore une fois, pensa-t-il, essayant de justifier ces sentiments, qui ferait un meilleur auror que Harry Potter. L'essai échoua et il le savait, bien qu'il choisisse de ne pas l'examiner de trop près.

Les réflexions de Snape se prolongèrent ainsi pendant un moment. Eventuellement, il conclu que la relation qu'il avait partagé avec Harry lui manquait, ça lui manquait d'avoir quelqu'un qui le respecte et qui l'aime pour qui il était, et il devrait essayer de le ramener. La seule chose qui restait à faire était d'essayer et de réfléchir à la manière dont il allait s'excuser à un garçon qui avait moins que la moitié de son âge.

Harry, après avoir une sieste et pris son déjeuner, se retrouva dans sa chambre à chercher quelque chose à faire. Quatre enveloppes sur le buffet accrochèrent son regard, et il se souvint soudainement qu'il n'avait pas encore lu les lettres que le directeur lui avait apporté le soir précédent.

Les trois premières étaient de la part de ses amis, et l'assuraient qu'ils le verraient au Chemin de Traverse. La dernière lettre était de Molly Weasley et commençait par lui souhaiter un été agréable et exprimait plusieurs sentiments maternels. Vers la fin, elle lui dit que quelques jours après son départ, elle était retournée à Privet Drive et avait discrètement lancé quelques sorts qui s'occuperaient du gazon en général. Elle mentionna également que le professeur Dumbledore avait écrit à sa tante et s'attendait à la voir très bientôt.

Harry reposa la lettre avec un sentiment de soulagement et le vague espoir que peut-être les Dursleys tireraient quelque chose de ce qui les attendait. Il se demanda ce que sa Tante Pétunia avait dit lorsqu'elle était rentrée chez elle, dans une maison vide et un jardin bien entretenu. Il se demanda si elle s'apercevrait que s'était de la magie, et, si c'était le cas, ce qu'elle ferait.

Harry sortit pensivement son kit de potions et son livre et descendit à son laboratoire. Ca ne serait pas bon du tout si Snape l'attrapait, surtout maintenant qu'il n'était plus dans ses bonnes grâces.

Le cours d'Occlumency du vendredi matin se passa aussi bien que celui du mercredi, et Harry n'était plus par la suite aussi fatigué qu'il l'avait été. Il commençait à sentir que, avec de l'entraînement, il pouvait devenir plutôt bon à cette magie. Severus en dit le moins possible et recommença à ignorer Harry immédiatement après l'entraînement.

Ce fut après qu'ils se soient tous les deux retiré le soir que la brûlure arriva. Le Lord Noir l'appelait encore une fois, et Severus se dirigea comme il le devait au point d'apparition et alla aux côtés de son maître. Quand Severus arriva à l'endroit où se tenait la réunion, il s'agenouilla devant Voldemort et prit place dans le cercle. Les rapports des autres furent entendus et les punitions ou, plus rares, les éloges furent distribués selon les caprices du Lord Noir. Severus fut appelé le dernier.

« Sseverusss, quelles nouvelles as-tu pour moi ? »

C'était, pensa Snape, l'une des questions les plus dangereuse qu'il n'avait jamais entendu, et ça n'était pas plus facile d'y répondre. « J'ai juste découvert, my lord, que le loup garou, Lupin, avait donné à Potter un livre sur l'Occlumency. Le garçon semble avoir quelques talents naturels pour cette matière. »

«Endoloris. »

Ce qui sembla être un long moment plus tard, Voldemort stoppa le sort et dit, « Quelles autres nouvelles as-tu ? »

« Potter retournera chez sa famille dans quelques jours. »

« Je vois, » siffla légèrement Voldemort. « Je ssuppose que tu ssais où est ssituée sssa famille ? »

« Je n'ais pas encore découvert ce secret my lord. »

« Endoloris. »

Finalement, Riddle mit fin au sort et dit, « As-tu quelque chossse pour te racheter, Sseverusss ? »

« Apparemment, Potter est très restreint chez sa tante. Je pense qu'il ne réagira pas favorablement à ça. Surtout s'il pense qu'il serait gâté ailleurs. »

« Comme avec toi, peut-être ? » questionna Vodemort avec un sourire narquois. « Excellent. Veille à cce qu'il parte dans de bonnes conditttions, mon Sseverusss, » ordonna-t-il d'une voix pleine d'une menace désinvolte.

« Oui, my lord. » répondit Snape en s'inclinant.

« Et Sseverusss, veille à ne pas l'aliéner quand tu retourneras à l'école, mais ne te laissse pas non plus emporter. Il sserait bon qu'il te fassse confianccce ; cccela pourrait nous être utile pour ccertaines opportunités que nous n'aurions pas autrement. »

« Oui my lord. »

« Et Sseverusss, »

« Oui, my lord ? »

« Je te ssurveille. »

« Oui, my lord. »

Voldemort annonça quelques autres instructions et peu après la réunion se termina.

Pendant qu'il marchait dans le couloir menant à sa chambre, Severus remarqua qu'il n'y avait pas de lumière sous la porte de la chambre d'Harry. Prudemment, il ouvrit la porte et scruta l'intérieur. Il avait seulement eut l'intention de s'assurer que Harry dormait à poings fermés, mais ses projets furent changés quand Harry s'assit et dit, « Professeur ? »

« Oui. »

« Quelque chose ne va pas ? » murmura Harry.

« Rien de nouveau, » observa sèchement Snape. « Allez dormir. »

Harry hocha la tête d'un air absent, se rallongea, et dormit en quelques instants. Severus le regarda un peu plus longtemps avant de continuer son chemin vers sa propre chambre et de s'endormir dans son lit.

Severus se leva le samedi matin et repensa à la réunion de la nuit précédente. Il avait besoin de faire un rapport au directeur. Il se retourna et s'assit, ou plutôt, il essaya. Il avait complètement oublié de prendre une potion de réduction de douleur la nuit précédente et les deux doloris du rassemblement l'avaient rattrapé. Severus n'était d'aucune manière un vieil homme, mais même lui avait des problèmes pour récupérer de ce sort particulier. Snape marmonna un sort alors qu'il retombait en arrière contre ses oreillers. Il tenta un autre étirement et soupira lorsqu'il dû arrêter à mi-chemin.

A contrecoeur, il se rallongea et regarda fixement le plafond. Bien, aussi longtemps que je suis temporairement immobilisé, décida-t-il, je devrais au mieux trouver ce que je vais faire en ce qui concerne Harry Potter.

Le Lord Noir lui avait ordonné d'être gentil avec lui, et, heureusement, ne savait pas qu'il y avait eut une baisse. Dumbledore pensait qu'il devrait s'excuser. Et, réalisa-t-il, il était d'accord. D'une manière ou d'une autre, il aimait Harry, ce qui avait probablement été le plan du directeur depuis le début. Etonnement, ça ne lui restait pas autant sur le cœur que ça aurait dû.

Severus était affamé, et être allongé dans ces vêtements n'était pas très confortable. Il poussa un autre soupir qui se transforma en en jappement à demi étranglé lorsqu'il entendit des coups à la porte.

Harry s'était réveillé après sa grasse matinée habituelle du samedi matin, et était allé prendre son petit déjeuner. Il ne s'était pas du tout attendu à y voir Snape, mais il pensa que s'était plutôt étrange de ne pas l'avoir entendu du tout. Il n'avait même pas entendu de pas pour l'amour de Merlin ! Bien que ça n'était pas vraiment les bruits de pas de Snape, c'était plus les grincements du plancher et les murmures occasionnels des portraits. Cela rendit Harry très curieux, mais il fut attentif aux injonctions de Snape au sujet de fourrer son nez partout, il retourna à ses propres occupations.

A l'heure du déjeuner, Harry commença à repenser à cette ligne de conduite. Ca avait été d'autant plus curieux lorsque Snape était venu le voir la nuit précédente. Et sa cicatrice avait brûlé avant que Snape n'apparaisse, ce qui le menait à en conclure qu'il y avait eut une réunion la nuit précédente et il ne l'avait pas vue.

Harry s'autorisa à se réjouir de cette nouveauté pendant une minute avant de se rendre compte que cela signifiait qu'il ne savait pas si Snape avait subi le Doloris ou pas. En tout cas, Harry décida finalment que ça ne lui ferait pas de mal de se diriger vers la chambre de Snape, juste pour voir s'il était là, cependant la raison pour laquelle il s'inquiétait, il n'en avait aucune idée.

La porte de la chambre de Snape était, comme il s'y attendait, fermée. Pendant un moment, Harry réfléchit à ouvrir la porte, mais conclut que frapper serait plus prudent. Il y eut un petit bruit derrière la porte. Après un léger arrêt, Harry frappa encore et cette fois il entendit : « Entrez ! »

Un instant de surprise plus tard, Harry tourna le bouton de la porte et entra. « Professeur ? » demanda-t-il. « Vous allez bien ? »

« Vachement bien, » répliqua Severus d'un ton un peu trop aigre. « Rendez-vous utile Potter, passez moi cette fiole sur l'étagère. »

« Cette turquoise là ? » demanda Harry en prenant la fiole en question et en la brandissant.

« Oui, passez là moi, » fit Snape d'un ton impatient.

Harry tendit son bras puis s'arrêta, une lueur pensive dans ses yeux. « Vous avez très mal ? » demanda-t-il.

« Non, je m'amuse comme un fou, » dit Severus d'un ton sarcastique.

« Oh bien, » coupa Harry avant qu'il ne puisse continuer, « alors ça ne vous dérangera pas de répondre à une question. »

« Potter, » grogna-t-il.

« Pourquoi est-ce que vous avez soudainement décidé que je n'en valais plus la peine ? J'ai fais quelque chose ? Ou c'était cette lettre de Voldemort ? »

Severus ferma les yeux et serra les dents. Le garçon aurait choisit le moment le plus inopportun pour laisser transparaître son côté Serpentard. D'un autre côté, cela lui fournissait une opportunité intéressante. Il pencha la tête pour le regarder et dit, « Donnez moi la potion et je vous le dirai. »

Harry fronça les sourcils. Il n'y avait aucune chance que Snape le lui dise après avoir prit la potion qu'il voulait. Encore une fois, l'homme était parfaitement capable de se retourner contre lui, même sans la potion. Finalement, Harry tendit la bouteille d'un air renfrogné. « Pourquoi prolonger l'inévitable ? » demanda-t-il d'un ton amer avant de tourner les talons.

La voix de Snape l'arrêta avant qu'il n'ait vraiment réussit à atteindre la porte. « Si vous pensez que je vais crier dans toute la maison pour satisfaire votre curiosité, vous êtes plus idiot que ce que je pensais. »

Harry se retourna pour voir son professeur grimacer au goût de la potion. « Vous ne donnez même pas de bons goûts à vos propres potions ? » demanda Harry avec un ricanement.

« L'efficacité et non le goût est le facteur important en préparation de potions. Malheureusement, personne d'autre ne semble être capable de comprendre ce concept. » Avec un étirement et un soupir de soulagement, Severus s'assit. Il regarda Harry pendant un moment et dit, « vous devriez aussi bien vous asseoir, j'imagine. Ca risque de prendre un moment. » Harry acquiesça sans un mot, perché au pied du lit, adossé contre le panneau du lit. « Ca n'était pas quelque chose en particulier que vous aviez fait, et je ne vous ais pas exactement abandonné. »

« Vous auriez pu vous moquer de moi, » fit remarquer Harry au plafond.

« Si vous m'interrompez ça va prendre un bout de temps, et je soupçonne que vous aimeriez encore manger jusqu'à un certain point. »

« Et pas vous ? » demanda Harry d'un ton espiègle.

Severus lui lança un regard noir pendant un instant avant de continuer. « La lettre que j'ai reçue, qui accessoirement était du Lord Noir, a servit à me rappeler que je suis difficilement le genre de personne avec qui vous devriez vous lier d'amitié. Il est certain que quelqu'un avec une once de bon sens le désapprouverait. »

« Dumbledore l'approuve. »

« Notez que j'ai dis une once de bon sens. »

« Euh, oui, ça le laisse en dehors de ça, n'est-ce pas ? » fit Harry avec un sourire affectueux. « Alors qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? »

« Qui a dis que j'avais changé d'avis ? » demanda Snape d'un ton tranchant.

« Vous me parler, non ? »

« Humph. Bien, il s'est avéré pour moi que ça ne blesserait personne et que ça serait en fait avantageux de continuer notre relation. » Etait-ce de la peine qu'il voyait sur le visage du garçon ?

« Oh, je vois, » s'exclama Harry, « on vous a ordonné de vous réconcilier avec moi. Qui, Dumbledore ou Voldemort ? Ou c'était les deux ? » Harry rit amèrement et continua, « Bien, vous n'avez pas besoin de faire quelque chose d'aussi désagréable pour vous, Professeur ! » il se leva.

« Vous allez vous asseoir et la fermer ? » s'exclama Snape irrité. « Je n'ai pas l'intention de faire quelque chose 'd'aussi désagréable'. Le fait que j'ai les instructions strictes de ne pas vous aliéner ne m'a jamais arrêté auparavant. Je ne ferais pas ça du tout si je ne…regrettait pas la façon dont j'ai agi. »

Harry se rassit comme si ses jambes ne pouvaient plus le supporter. « Vous n'avez pas besoin de paraître si surpris, je ne suis pas complètement insensible, » fit Severus d'un air renfrogné.

« Non, c'est pas–je veux dire–c'est juste, » balbutia Harry avant de le regarder bouche bée à nouveau.

« C'est juste que quoi ? »

« C'est juste que je ne m'attendais pas à ça, je suppose, » répondit doucement Harry. « Peu de personne m'aiment pour ce que je suis, surtout quand elles ont détesté mon père en premier lieu. »

« Pitié, tout le monde vous aime et vous le savez, » Snape roula des yeux.

« J'ai des doutes, » contra Harry, « mais maintenant que nous parlons à nouveau, je ne me sens pas vraiment d'attaque à me disputer là-dessus. » Severus hocha les sourcils mais ne répondit pas. « Vous vous sentez mieux maintenant ? »

« Oui. »

« Bien. Le dîner est dans quelques heures, » Harry se leva. « Je vous verrai à la salle à manger, » dit-il avant de sortir.

Il restait un peu plus de temps avant le dîner que Harry ne le pensait, et Severus eut beaucoup de temps pour se laver et faire son rapport à Dumbledore avant de se diriger vers la salle à manger. Il ne mentionna pas le fait qu'Harry et lui avaient parlé, mais de toute façon le directeur semblait le savoir.

Harry se sentait déconcerté. Il se retrouva assis sur son lit à regarder par la fenêtre. Il avait été furieux après Snape, mais il commençait à lentement s'apercevoir qu'il ne l'était plus autant. Il était un peu blessé, mais les explications de Snape avaient fait une longue route pour apaiser cette peine. Harry se rendit compte lentement que durant ces dernières semaines, il avait respecté et prit exemple sur son professeur graisseux et grincheux.

En un sens, supposa-t-il, c'était bizarre qu'il mette autant de bonne volonté à accepter l'attention d'un homme qui avait rendu sa vie misérable pendant si longtemps, mais il s'avéra qu'il n'y faisait pas autant attention, et, raisonna-t-il, ça n'était pas horriblement différent que de découvrir que l'homme que vous pensiez avoir trahit vos parents était votre parain.

Quand l'heure du dîner arriva, Harry se sentait mieux, mais il pesait toujours un peu le pour et le contre. Au dîner la conversation fut guindée, malgré leurs meilleurs efforts à tous les deux. Quand Snape demanda ce qu'il avait fait durant ces derniers jours, Harry s'entendit répondre « pas grand-chose, » d'un ton fade. Quelque part, il ne pouvait pas dire à Snape qu'il s'était entraîné en potions. Severus su par le ton d'Harry qu'il y avait quelque chose que le garçon ne lui disait pas, et cela le blessa. Il se dit qu'il avait de la chance que le plus jeune lui parle et qu'il devrait en être reconnaissant, mais cela n'améliora pas sa peine.

Quand Harry et Severus se rencontrèrent à nouveau au déjeuner le jour suivant, il y eut un silence gênant. Finalement cependant, Harry brisa la glace en disant, « Alors, quand est-ce que Voldemort vous a dit que vous deviez être gentil avec moi et tout, » il fit une pause et vit que Snape l'observait attentivement, « a-t-il dit quelque chose sur moment où nous retournerons à Poudlard ? » ça lui était venu à l'esprit pendant qu'il se tournait et se retournait la nuit précédente que tout ça devait être de la comédie et que de retour à l'école devrait annoncer le retour de l'attitude qu'il avait auparavant, froide et qui le ridiculisait.

Severus, malgré les meilleurs efforts d'Harry pour paraître indifférent, vit que cela l'inquiétait et que la base de toutes les interactions futures entre eux reposerait sur sa réponse. « Je ne suis pas censé soulever trop de soupçons. Je pense que je peux me permettre d'être moins cinglant que d'habitude, et bien sûr, je m'arrangerai pour vous parler, si vous le désirez, » répondit-il prudemment. Severus fut soulagé de voir qu'Harry semblait rassuré par ça. Maintenant qu'il s'était assuré sa seconde chance, il était déterminé à ne pas la gâcher, surtout depuis qu'il était même moins habitué à avoir des personnes qui l'aimaient comme Harry.

« Il y a quelque chose en particulier que vous aimeriez faire aujourd'hui ? » demanda Severus quelques minutes plus tard.

« Pas vraiment. Que faites-vous normalement ? »

« Double contrôle, étiquetage des potions que j'ai préparé pour Poppy Pomfresh. »

« Vous pourriez faire ça si vous voulez. Vous avez besoin d'aide ? »

« J'imagine que je pourrait vous utiliser un peu. »

« D'accord. »

Harry et Severus travaillèrent de la sorte tout le reste de la journée, étiquetant et empaquetant toutes les fioles remplies de potions colorées pour l'infirmerie. Chaque fois qu'il avait une occasion, Severus disait à Harry comment chaque potion devait être entreposée, à la lumière ou dans le noir, à quelle température, et dans combien de temps elle perdrait son potentiel. Harry essaya d'en absorber autant que possible, mais il était difficile de garder les températures rangées et les étagères vivantes en ordre quand il y avait tant de potions différentes. Finalement, il se résigna à se souvenir de tout ce qu'il pouvait et espéra apprendre le reste plus tard.

Lundi matin, Harry alla à son dernier cours d'Occlumency de l'été. Il réussit la meilleure performance qu'il n'avait jamais faite, et Severus lui sourit légèrement lorsque l'horloge indiqua la fin du cours. « Tu as fait beaucoup de progrès. Je n'ais jamais eu d'élève qui apprenne ça aussi vite. » Plus que tout, Severus voulait dire qu'il était fier d'Harry, mais il n'était pas certain de la manière dont cela serait reçu.

Harry avait vu quelque chose très proche du sourire que lui donnait Snape comme le visage de l'Oncle Vernon lorsqu'il avait entendu que Dudley avait gagné un championnat de boxe. Harry examina cette impression de plus près, et décida que, malgré le fait que c'était seulement une légère courbe de ses lèvres, c'était de la fierté qui brillait dans les yeux de Snape. Harry lui sourit en retour, se réjouissant du sentiment qu'il avait fait quelque chose d'assez bien pour avoir l'approbation de son professeur sévère.

« Comme tu m'as aidé hier, j'ai finit plus tôt que d'habitude. Si tu veux, tu pourrais aller voler cet après midi. »

« J'aimerais ça, » fit Harry. « Vous n'avez pas de souaffle ou quelque chose comme ça n'est-ce pas ? » continua-t-il impulsivement.

« Si, » fit lentement Severus, « Pourquoi ? Tu ne penses pas que je vais laisser l'attrapeur Gryffondor s'entraîner avec mon vif ? »

« Non, et je ne dois même plus être l'attrapeur… » fit Harry avant de secouer la tête. « Je pensais qu'on pourrait jouer à l'attraper, ou quelque chose comme ça. Si vous ne voulez pas vous n'êtes pas obligé, » finit-il lorsqu'il vit de l'incrédulité apparaître sur le visage de Snape.

C'était là, on la lui tendait sur un plateau d'argent, la chance de montrer à Harry ce qu'il ressentait, à quel point il était fier de lui et heureux d'avoir eut la chance d'essayer à nouveau. « Vas chercher ton balai, » fit Severus avec le début d'un sourire méchant, « et prépare toi à mordre la poussière. » Le sourire d'Harry s'agrandit, divisant ainsi son visage, avant qu'il ne se précipite hors des sous-sols pour aller chercher son balai.

Ils restèrent dehors jusqu'à ce qu'ils furent tout les deux en retard pour le dîner, et y allèrent en se disputant férocement mais de bonne nature, pour savoir qui avait eut le plus de prises et de ratés. La discussion se finit avec le dîner et l'accord que ça avait été serré, même s'il était vrai qu'Harry avait gagné. Juste avant de quitter la salle à manger, Snape lui rappela de ne pas rester éveillé trop tard ; ils allaient au Chemin de Traverse et « Je ne veux pas avoir à chercher dans toutes les cheminées parce que tu ne peux pas garder les yeux ouverts assez longtemps pour atterrir dans la bonne. »

« Ouais, ouais, » fit Harry d'un ton impertinent avant de retourner dans sa chambre. Il mit son balai sur sa valise et s'allongea sur son lit avec l'intention de penser, mais il s'endormit en un instant.

Le lendemain matin, Harry se leva avec l'impression obscure qu'il avait essayé de faire quelque chose et qu'il en avait été incapable. Quand il ne pu se souvenir de ce qu'il avait essayé de faire, il décida qu'il devait avoir rêvé et sortit du lit pour se préparer pour aller au Chemin de Traverse. Il fut tôt au petit déjeuner, et leva les yeux de ses toasts et ses œufs lorsque Snape entra.

« Impatient de partir ? » demanda le sorcier.

Harry secoua la tête, « juste de voir mes amis. »

« Combien de temps cela va te prendre pour faire tes bagages ? »

« Pas longtemps, je n'en ais vraiment pas autant, » répondit Harry en fronçant légèrement les sourcils. Ils tombèrent dans le silence tandis qu'ils finissaient leur petit déjeuner. Quand ils eurent fini, Harry se leva et dit poliment, « Excusez-moi, » avant de courir dans les escaliers après le signe de tête de Snape.

Harry mit sa cape et fourra dans sa poche sa liste de livres et sa baguette. Severus l'attendait dans le hall, à l'extérieur de la bibliothèque. « Suis-moi, » dit-il alors qu'il menait Harry dans la pièce et lui tendait une boite de poudre de cheminette. « Je présume qu tu as déjà voyagé par la poudre de cheminette ? » fit Snape avec un haussement de sourcil et un pincement de lèvre.

« Oui, » fit Harry avec un faible sourire. Il entra dans la cheminée et dit clairement, « le Chemin de Traverse, » avant de lancer la poudre. Il fut partit en une flambée de flammes vertes. Severus inspira profondément avant de le suivre.

Harry sortit de la cheminée en trébuchant au Chaudron Baveur et commença à essayer de secouer la suie qui était sur ses vêtements. Snape sortit gracieusement de la cheminée juste après lui, sans une seule tache sur ses robes, et Harry en soupira d'envie. Au moins cette fois il n'était pas tombé ou n'avait pas cassé ses lunettes.

« Où sont tes amis ? » demanda doucement Snape.

« Je ne suis pas sûr, peut-être à Florian Fortarôme, ou, ou quelque part, » il allait dire 'à Farces pour Sorciers Facétieux,' mais il n'était pas certain que son professeur soit au courant, et s'il ne l'était pas, Harry n'était pas sûr qu'il voulait être celui qui lui dirait. « J'ai besoin d'aller à Gringott's, » mentionna-t-il, « et on pourra les chercher après. » Snape hocha la tête et l'invraisemblable duo entra dans la banque des gobelins. Quarante-cinq minutes et un voyage mouvementé en charrette plus tard, ils sortirent et se dirigèrent vers le salon de glaces de Fortarôme.

Ils n'allèrent pas bien loin avant de rencontrer les Weasleys et Harry disparut dans une rafale de salutations et d'étreintes de la part d'Hermione, Ginny et Mrs Weasley.

« Vous avez beaucoup à rattraper maintenant, et on vous revoit à Florian Fortarôme dans une heure, » dit Mrs Weasley. Des « D'accord, » et « Oui m'an, » furent entendus alors que le groupe d'adolescents partait.

« Harry semble aller beaucoup mieux à présent, » commenta Molly à Severus alors qu'ils regardaient les étudiants s'éloigner.

« Oui, » Severus fit une pause pendant un long moment avant de dire, « Pourquoi vous n'avez rien dit plus tôt ? »

« Je t'ais dis tout ce que je pensais que tu avais écouté, » répondit la rousse.

« Molly Weasley, presque Serpentard, ils devraient te virer de Gryffondor pour ça. »

« Severus ! » s'exclama Molly, « qui t'as dis que j'étais à Gryffondor ? » Severus se contenta de la regarder. Molly lui sourit alors qu'elle disait, « j'ai besoin d'acheter quelques choses pendant que je suis ici ; je te revois en même temps que les enfants ? » Severus hocha la tête et partit.

Harry, Ron, Hermione et Ginny erraient dans les rues se chamaillant sur l'endroit où ils iraient en premier. Ron voulait rendre visite aux jumeaux avant d'aller acheter leurs fournitures scolaires, comme ça ils n'auraient pas à transporter leurs livres partout avec eux. Hermione était sans égal sur le fait qu'ils devaient d'abord aller à la librairie et chez l'apothicaire pour en être débarrassé. Harry et Ginny échangèrent un regard amusé alors que les deux autres continuaient de se chamailler.

Alors qu'ils passaient devant le magasin de baguettes d'Olivander, ils rencontrèrent Neville. « Salut, » fit-il joyeusement.

« Salut Neville, qu'est-ce que tu fais ? » demanda Harry.

« J'achète juste une nouvelle baguette pour l'école. Je pense que cette année sera un peu meilleure, maintenant que j'ai ma propre baguette, et maintenant que je n'ais plus besoin de prendre potions. »

« Je sais, n'est-ce pas formidable ? » dit Ron, « Plus de Snape. »

Neville hocha la tête enthousiaste avant qu'Hermione ne demande, « Ta grand-mère était fâchée à propos de ton autre baguette ? »

« Elle l'était au début, » répondit Neville, « mais après que je lui ais raconté toute l'histoire elle n'y faisait plus vraiment attention. Je pense qu'elle devait même être un peu fière de moi. »

« C'est génial, » fit Harry en souriant à l'autre garçon.

« Luna Lovegood est ici aussi, vous l'avez vue ? » demanda Neville.

« Non, pas encore, » répondit Ginny.

« Je pense qu'elle allait chez Fleury et Bott, mais je ne suis pas sûr. »

« On allait juste aller chez l'apothicaire avant de passer à la librairie, mais peut-être qu'on la verra, » dit Hermione.

A ce moment, la grand-mère de Neville sortit du magasin d'Olivander. Le vautour au sommet de son chapeau semblait encore plus rongé par les mites que la dernière fois qu'Harry l'avait vu. « Neville, » appela-t-elle en le cherchant des yeux.

« Je dois y aller, on se voit dans le train. J'arrive ! » il se dépêcha de traverser la foule.

« Juste aller chez l'apothicaire ! » fit Ron blessé, « On allait juste voir les jumeaux ! »

« Ne sois pas bête Ron, l'apothicaire prendra deux secondes. Si tu ne veux pas y aller, va simplement chez Fleury et Bott et on se verra là bas. » Ron roula des yeux et grommela dans sa barbe, mais alla tout de même chez l'apothicaire, ce pour quoi Harry lui fut reconnaissant parce qu'il avait besoin de renouveler sa réserve de potions et ne s'imaginait pas y aller avec une bonne raison de faire ça alors qu'il n'avait pas eu la bonne BUSE en potion.

Harry essaya de s'éloigner du groupe pour acheter ce dont il avait besoin, mais une fois dans le magasin, Ron sembla ne pas vouloir le quitter d'une semelle. Finalement, Harry s'avança simplement et fit ses achats en sous le nez de Ron.

« Qu'est-ce que tu fais ? Tu n'as pas de potions non ? » s'exclama Ron.

« Non, mais on ne sait jamais quand ça deviendra pratique, pas vrai, et Hermione va piquer une crise si on utilise tout le temps son kit. »

« C'est plutôt vrai, » fit pensivement Ron, « peut-être que je vais en acheter un peu moi aussi ? En plus, si tu veux être auror tu devrais t'y connaître, pas vrai ? »

Après que Ginny et Hermione eurent fini, le quatuor se dirigea vers la librairie. Là, ils se séparèrent avec l'accord de se retrouver à l'extérieur lorsqu'ils auraient fini.

Harry avait prit le reste de ses livres lorsqu'il se dirigea vers la section potions. Il fut soulagé de voir qu'Hermione était la seule dans l'allée qui l'intéressait. « Salut Harry, » l'accueillit-elle. « Tu prend les cours de potion avancés aussi ? »

« Euh, non, » admit Harry. « Mais je me demandais si je devait vraiment suivre le cours pour passer le concourt ? »

« Non, je ne pense pas, » répondit Hermione confuse. « Pourquoi est-ce que tu demande ça ? »

« Bien, » Harry prit une inspiration, « je veux vraiment devenir auror, et j'ai besoin des potions pour ça. Alors, je me demandais, » il s'arrêta, « Je me demandais si tu pouvais m'aider à faire un cours indépendant. J'achèterai le livre et ferai tout le travail, » l'assura-t-il voyant qu'elle semblait septique, « Je voulais juste emprunter tes notes, occasionnellement, et j'ai pensé, » il s'arrêta.

« Je ne suis pas certaine d'être la bonne personne à qui tu devrais le demander Harry. Qu'en est-il du professeur Snape, tu lui en as parlé ? »

Harry secoua la tête, « Tu sais, il ne me laisserait pas dans son cours 'Mione, je n'ais pas eu une BUSE assez bonne, et il ne peut pas faire un cours spécial pour moi n'est-ce pas ? » Il pouvait voir qu'elle commençait à être convaincue malgré son meilleur jugement. « D'ailleurs, ils disent que la meilleure façon d'apprendre quelque chose était de l'enseigner, » ajouta-t-il.

« J'imagine… »

« Merci Hermione ! T'es la meilleure ! » s'exclama Harry qui jubilait. Elle lui fit un demi-sourire alors qu'ils reportaient leur attention au rayon en face d'eux.

Après avoir été chez l'apothicaire du Chemin de Traverse et un autre passage, plus pointu, dans l'allée des Embrumes, Severus entra dans la librairie. Il y erra pendant un moment avant de se diriger vers la section potions. Il feuilletait tranquillement un livre lorsqu'il entendit des voix.

La fille Granger et Harry discutaient dans l'allée d'à c'ôté. Il écouta prudemment. Alors Harry voulait continuer d'étudier les potions hein ? Bien, s'il était prêt à le faire lui-même, alors il avait définitivement besoin d'offrir au garçon une place dans son cours. Les potions Avancées étaient plutôt difficiles, et était nettement plus dangereux d'en tenter quelques unes sans personne pour vous superviser. Rapidement, alors que la conversation se terminait, Severus se demanda si c'était ce que Harry ne lui avait pas dit, mais il repoussa rapidement cette pensée en pensant à la manière dont il pourrait faire entrer Harry dans son cours sans soulever de soupçons.

Pendant que Severus complotait, les autres payaient leurs livres à la caisse. Quand ils eurent tous payé, les quatre étudiants se dirigèrent vers Farces pour Sorciers Facétieux. Le magasin était un peu plus petit que ceux qui l'entouraient, mais tout l'espace possible était utilisé pour étaler ce que Fred et George avaient inventé. Harry aperçu des baguettes rusées, des feux d'artifices, des boîtes à sandwich esquives, et des chapeaux qui disparaissaient parmi la myriade d'autres objets. A en juger par la foule dans le magasin, les jumeaux faisaient du bon travail. Harry ne fut pas surpris de voir également dans le magasin Lee Jordan.

Au moment où il les vit, Lee prévint les jumeaux. « Salut ! » appela l'une des têtes rousses.

« Je n'aurais jamais pensé te voir ici Hermione ! » fit l'autre d'un ton effronté.

« Ron voulait venir ici, » dit-elle avec un haussement d'épaules.

« Et pas toi, je suis blessé ! »

« Je vois que les affaires vont bien, » commenta Harry en direction de George.

« Certainement ! » lui dit George.

« Nous sommes très déçu que tu ne nous ais jamais rien demandé Harry, » lui dit Fred d'un ton faussement sévère.

« Oui, eh bien, j'ai pensé à un marécage portable à mettre dans la salle à manger, mais comme je dois aussi y manger, » il finit en haussant les épaules.

« La prochaine fois j'imagine. »

« En parlant de la chauve souris, comment est sa maison ? » demanda Ron curieux. « Est-ce qu'il y avait des objets de Magie Noire partout ? »

« Pas dans les pièces qui m'étaient autorisées, » fit Harry. « L'endroit ressemble un peu à Grimmauld Place, vraiment. Du genre abandonné et vide. »

« Est-ce que Snape a été horrible ? » demanda Ginny.

« Pas pire que d'habitude, » répondit Harry. Il pensa à ajouter qu'il était bien mieux parfois, mais ne le fit pas en pensant qu'ils ne le croiraient jamais.

« Pas de veine vieux, » tenta de le consoler Ron avant que Hermione ne dise, « Puisqu'on est là on devrait jeter un œil avant de devoir partir. »

« Oui, » firent les jumeaux d'une même voix, « Vous devez voir cette chose qu'on vient juste de finir, » et ils menèrent Harry et les autres faire un tour complet des lieux avec son lot de démonstrations. Harry fut très impressionné et le fit savoir. Les jumeaux répondirent qu'ils n'auraient pas pu le faire sans lui. A ce moment, Hermione mentionna qu'ils devaient partir s'ils voulaient être chez Florian Fotarôme à temps. Quelques instants et achats plus tard, le groupe se dirigea vers le salon de crèmes glacées.

Ils virent Mrs Weasley qui les attendait à l'extérieur, cependant il n'y avait aucun signe du professeur Snape. Mrs Weasley venait juste de finir de s'assurer qu'ils avaient tout ce qui était sur leur liste et s'apprêtait à les emmener, lorsqu'une grande sorcière blonde apparut avec son fils. « Molly, » fit la sorcière, « j'aimerais te parler. »

« Oui, bien sûr Narcissa, » dit Mrs Weasley, semblant plus que surprise. « Pourquoi n'allez-vous pas à l'intérieur ? » dit-elle en se retournant vers les étudiants chargés de sacs.

« Oui, vas-y aussi Draco. Et essaye de ne pas te faire jeter de sort cette fois, » fit Mrs Malfoy d'une voix froide mais légèrement exaspérée.

Les cinq se dirigèrent à l'intérieur avec plusieurs coups d'œils et regards noirs entre Malfoy et les autres. Ils prirent une table aussi proche que possible des deux sorcières, bien qu'ils soient toujours trop éloignés pour pouvoir entendre quoi que ce soit. Tous pouvaient dire que Mrs Malfoy était légèrement plus animée que d'habitude et quoi qu'elle dise, cela agitait Mrs Weasley. « Personne n'a d'oreille à rallonge ? » demanda Ginny.

« Non, » fit Ron, « je voulais en acheter mais j'ai oublié. »

« D'oreilles à quoi ? » demanda Draco, ses oreilles se dressant.

« Oui, comme si on allait te dire quelque chose, » fit Harry.

« J'en sais plus que tu ne le crois Balafré. Tu as passé un bon été ? » ricana-t-il.

Harry ne dit rien prudemment, alors qu'il se souvenait de sa promesse à Snape, mais Hermione dit : « Tu es sûr que tu veux provoquer une bagarre Malfoy ? Ta mère vient juste de dire d'essayer de ne pas encore te faire jeter de sort, non ? »

« Ouais, j'imagine qu'elle en a marre de tous les défaire, » grinça Ron. Malfoy grogna mais fut silencieux. On aurait dit qu'il essayait de paraître indifférent et au dessus de leurs méchancetés, mais il échouait abominablement.

Quelques minutes plus tard, Molly et Narcissa se dirigèrent vers la table. « Viens Draco, » dit sa mère, et le duo partit d'un pas impérial. La matriarche des Weasley prit la chaise que Malfoy venait juste de quitter et Florian lui-même se dirigea vers eux pour prendre leurs commandes.

Quand il fut partit Ron demanda, « Qu'est-ce qu'elle voulait m'an ? » Mrs Weasley secoua simplement la tête et résista fermement à toutes leurs tentatives pour l'interroger. En fin de compte, elle devint rouge et lança sèchement : « Contente-toi de manger ta glace ! »

Ils eurent finit et payé avant que Severus ne réapparaisse. « Vous avez fini vos achats ? » demanda-t-il froidement à Harry. Ce dernier hocha la tête. « Suivez-moi alors. Je dois vous ramener chez votre famille. » Harry se retourna et salua ses amis et fut embrassé par Mrs Weasley. Enfin, il fut prêt à partir et lui et Snape retournèrent au Chaudron Baveur où ils prirent la poudre de Cheminette pour retourner au Manoir.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la bibliothèque, Harry posa ses sacs hors de la cheminée et s'écarta. Il rassemblait tous ses paquets lorsque Snape sortit de la cheminée et Harry alla à sa chambre sans dire un mot. Severus fronça les sourcils et le suivit, quoique plus lentement.

Lorsqu'il entra dans la chambre de Harry, il vit que le garçon s'était lavé et avait mit des vêtements bien plus en lambeaux que ceux qu'il portait. Severus fronça encore plus les sourcils alors qu'il le regardait aller d'un bout à l'autre de la pièce. Finalement il dit : « Je n'ais pas voulu te blesser ; je voulais simplement éviter une scène avec tes amis. »

Harry s'arrêta et cligna des yeux dans sa direction. « C'était pas ça, » dit-il en secoua la tête. « Je savais que ça arriverait. Je réfléchissais juste. »

« Réfléchissais à quoi ? »

« Je me demandais ce que Narcissa Malfoy avait dit à Mrs Weasley, je me demandais ce que Tante Pétunia va dire lorsque je reviendrai, et s'ils sont très en colère après moi ou juste un peu, » il fit une pause avant d'admettre : « Je ne veux pas y retourner. »

« Je sais, » Severus s'appuya contre l'encadrement de la porte. « J'ai entendu dire que le Professeur Dumbledore avait rencontré ta tante et avait eut une longue discussion avec elle. Si elle est si imprudente au point d'être en colère contre toi pour tout ce qu'il s'est passé cet été, je doute qu'on en tire quelque chose. C'est seulement une semaine, » continua-t-il, « où est passé ton courage de Gryffondor ? »

« Je pense que mon sens de conservation l'a transformé en soumission, » fit Harry honnêtement.

« Ca serait une première, » commenta Snape avait ce qui devait être un sourire. « Une semaine, ça n'est pas si long. Tu pourras, si tu veux, m'envoyer un hibou quand tu voudras. »

Il dit cela avec une pointe d'hésitation qui révélait plus que ce qu'il aurait aimé, mais Harry lui sourit. « Je pourrais vous prendre au mot pour ça. C'est votre dernière chance de rétracter votre offre. » Snape lui lança un regard noir, ce qui le fit rire légèrement. « Bien, » fit Harry en reportant son attention à sa valise. « Je pense que c'est tout. »

« Tu es convenablement habillé ? »

« Ouais. »

« Tu n'as rien laissé dans la salle à manger ou autre part ? »

« Non. »

« Très bien alors. »

« Je vais juste laisser Hedwige partir et je serai prêt. »

« Je vais descendre ta valise. »

« Merci, » dit Harry. « Je serais en bas dans une minute. » Snape hocha la tête alors qu'il faisait léviter la valise et quittait la pièce alors qu'Harry ouvrait la fenêtre. « On se voit dans le Surrey Hedwige, » murmura-t-il alors qu'il transportait la chouette blanche à la fenêtre. Il resta debout devant la fenêtre pendant un moment, la regardant s'envoler au loin, puis il prit sa cage, lança un dernier regard à la pièce et descendit les escaliers pour aller à la rencontre de son professeur devant la porte d'entrée.

Ils marchèrent silencieusement jusqu'à la limite de la propriété et Severus mit sa main sur l'épaule de Harry avant de les faire transplaner dans une rue proche de Privet Drive. Sans un mot, Harry prit l'une des poignées de sa valise et, après avoir mit un charme de camouflage, ils se dirigèrent vers le numéro quatre.

Quand ils trouvèrent la maison, dont Severus se moqua, Snape frappa à la porte et elle fut ouverte par Vernon Dursley. « Jeune homme, de retour, » dit-il méchamment.

« Bonjour Oncle Vernon, » répondit Harry d'un ton aussi neutre que possible alors qu'il entrait dans la maison. « Met ta valise dans le placard et monte dans ta chambre, » fit Vernon en jetant un œil prudent vers Snape.

Harry fit ce qu'on lui avait dit mais gravit les marches aussi lentement que possible. Tante Pétunia qui se tenait sur le pas de la porte de la cuisine lui lança un regard noir, alors il pressa un peu le pas. Harry atteignit le haut des escaliers avant que quiconque ne parle, alors il entra dans sa chambre et regarda autour de lui. Ca avait toujours été décevant depuis qu'il était revenu de Poudlard pour la première fois, mais maintenant la déception était plus grande que jamais.

« Est-ce que c'est vous ? » demanda la Tante Pétunia.

« Lequel ? » lui demanda Snape ses propres sourcils haussés.

« Celui qui a ensorcelé mes fleurs ! » lui dit-elle d'un air renfrogné.

« Non, ça n'était pas moi. Je vous signalerais cependant qu'Harry aura bientôt dix-sept ans, et que lorsqu'il les aura, la magie chez lui ne lui sera plus interdite. » Vernon commença à enfler et venait d'ouvrir la bouche quand Snape continua, « Jusque là, il y a eut plusieurs personnes qui ont veillé sur lui. Vous avez dû rencontrer les autres, » il les regarda d'un air interrogateur. La Tante Pétunia hocha la tête silencieusement. « Alors vous savez qu'ils sont tous redoutables. Cependant, je me sens obligé de vous dire, qu'alors que ce sont des personnes gentilles, je ne le suis pas. Vous pouvez le demander à votre neveu si vous ne me croyez pas. » Il leur lança un regard noir pendant un moment puis monta les escaliers.

Il su au moment où il vit la porte que c'était celle de la chambre d'Harry, et cela le fit grogner, mais il entra dans la chambre aussi calmement qu'il le pouvait. « Je pars maintenant. »

« Ils ont dit quelque chose ? » demanda Harry, essayant de ne pas paraître aussi anxieux qu'il l'était en réalité.

« Pas vraiment, » il sourit, « surtout quand je leur ais fait remarquer que tu seras bientôt en âge. »

« Vous ne l'avez pas fait, » plaida Harry.

« Si. Envoie-moi un hibou si tu as des problèmes. »

« Maintenant ils vont sûrement me jeter dehors quand j'aurais dix-sept ans. »

« Tu n'auras pas nulle part où aller. Les Weasleys t'hébergeront si tu n'as rien d'autre. Et tu es le bienvenu chez moi, bien que ça soit vraiment en dernier recours. »

« Merci, » dit Harry alors que Severus hochait la tête et se retournait pour partir.

Juste avant de franchir le pas de la porte, il se retourna, « Tu t'es souvenu de prendre un journal au Chemin de Traverse ? » Harry rougit légèrement et secoua timidement la tête. Severus sortit de sa poche un petit livre bleu. « Voilà. »

« Je vous vois dans une semaine, » dit Harry.

« Une semaine, » approuva Severus.

Après ça, le sorcier partit et Harry resta seul. Curieusement, il ne se sentait pas aussi seul qu'il l'avait été au début de l'été. Harry s'assit sur son lit en s'agrippant à son nouveau journal et Hedwige entra dans la pièce en planant et se dirigea vers lui. « Eh bien ma fille, » murmura-t-il, « ça va certainement être une année intéressante. »

FIN YEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !

Note de la traductrice ne faites pas attention à l'espèce de "yéé" au dessus, c'était juste un coup de fatigue mais que j'ai quand même laissé pour le fun. Bon tout ça pour dire que...voilà...sniff, c'est la fin, je ne sais pas combien de personnes liront cette note de fin inutile (je comprendrais parfaitement que peu de personne la lise puisque moi-même je ne lis jamais ce genre de notes) mais en tout cas j'aimerais vous dire à tous un grand MERCI pour m'avoir soutenu jusqu'au bout et puis pour avoir lu cette fic (même ceux qui mettent pas de reviews...(moi-même j'en met pas souvent d'ailleurs')), et puis aussi merci à MQW pour m'avoir permis de la traduire (oulaaah, ça commence à faire cliché tout ça), sinon ben je ne ferais pas la suite (parce que oui, il y a une suite) tout simplement parce que, comme je l'ais dis dans certaines réponses aux reviews, dans cette fic c'était la relation entre Harry et Severus qui m'intéressait, alors que la suite est plus basée sur Harry, Ron et Hermione et leur sixième année à Poudlard, un nouvel affrontement avec Voldemort et tout le reste, alors voilà. Bon sur ceux j'espère vous revoir bientôt !

Pour les RAR : je les posterai demain, je ne suis pas sur mon ordinateur et la connection est très mauvaise alors voilà, vous aurez vos réponses demain !

Squisse