Titre : De Profundis 00

Auteur : : Crimson Nights

Genre : Yaoi – Angst – Romance – MP – Vampires – Voyages Temporels – Pourra contenir des notions de BDSM

Sources : Harry Potter I II III IV V

DONC ATTENTION AUX SPOILERS POUR LES GENS QUI N'ONT PAS ENCORE LU OoTP !

Rating : G (mais ce n'est que le prologue. )

Pairing : Harry x Other Characters ; Ron x Draco

Disclaimer : Les personnages que vous connaissez sont à Rowling, les autres sont à moi. J'espère respecter les livres de l'auteur au maximum.

Dédicace : A Flore qui m'a franchement cassé les pieds tous les petits chapitres pour avoir la suite, et à Kaine.

AVERTISSEMENTS : Puisque Harry est censé vivre un certain temps, on pourra assister à la mort de plusieurs personnages. Donc je récapitule, si vous n'aimez pas soit le yaoi – relations amoureuses et sexuelles entre hommes – soit les hpss, soit les vampires, soit les BDSM, que vous ne supportez pas d'entendre parler de macchabées ou que vous n'avez pas encore lu l'Ordre du Phénix, ce n'est même pas la peine de lire cette fic.

Enfin, il est possible que j'utilise certains termes anglais par habitude, en particulier les noms de sorts et ceux de certains personnages (ex. Snape…). Désolé d'avance si ça arrive. Je vais essayer d'utiliser des noms français mais…

Note : Le titre de la fic est celui du Psaume 129 de l'ancien testament. Si quelqu'un veut les paroles en latin, anglais ou français, il n'a qu'à s'adresser à moi… MSOffice1

Par ailleurs, je ne prétends pas tout savoir sur les vampires, ni tout exploiter. J'utiliserai ce qui m'arrange, très franchement, et certaines choses pourront choquer les connaisseurs, mais ce n'est pas à mon âge avancé (lol) que je vais pouvoir creuser les mythes à tel point d'être incollable sur tout. Donc je risque de dériver par rapport à ce que savent certains, mais j'espère que ça ne leur gâchera pas le plaisir. C'est un peu ma version du monde vampirique, où je mélange un peu tout, de Stoker à Rice et Brite en passant par l'univers de White Wolf et la mythologie vampirique proprement dite. En gros ça ne ressemble plus à rien.

Derniers avertissements : comme je vais me servir de personnages historiques ou bibliques, je risque de les pervertir ENORMEMENT. Ce ne sont ici que les personnages d'une histoire, d'un mythe oki ? Faites abstraction sinon, lisez pas.

DE PROFUNDIS Prologue Hogwarts, Ecosse, 19 décembre 2003

« … Et donc les Moldus ne croient pas plus aux vampires qu'aux Sorciers… C'est ce qui les a conduits à se débarrasser de ceux qu'ils prenaient pour des vampires un peu de la même manière que ceux qu'ils prenaient pour des Sorciers. Par peur de ne savoir s'en défendre, ils ont commis des atrocités, ils ont tué énormément de Moldus et très peu de vampires. Ces cours ne vous sont donc pas inutiles, puisque vous allez apprendre, dans les prochaines semaines, les incantations qui repoussent les vampires, les enferment, les bannissent, les rendent inoffensifs. Il vaut en effet mieux savoir immobiliser un suspect pour s'assurer qu'il s'agisse bien d'un vrai vampire, et non de quelqu'un qui souffre de la maladie du Porphyre, un fétichiste du sang, un vampire clinique ou malade du syndrome de Renfield. Les patients dans ces derniers cas ne sont, en règle générale, une menace que pour eux-mêmes.MSOffice2 »

Un choc électrique provoqué par la montre sur son poignet avertit le jeune professeur de DCFM que le cours touchait à sa fin.

Il sourit.

Harry Potter, une fois sa crise d'adolescence passée, était devenu un sorcier apprécié autant que jalousé. Encore contraint de regagner tous les étés le Surrey pour réactiver la protection magique que sa mère avait placée sur lui à travers le sang des Evans, le jeune homme était resté de taille moyenne. Il n'était plus « petit », certes, mais son modeste mètre soixante-dix-sept le faisait paraître « courtaud » à côté de certaines personnes, Hagrid, bien entendu, Severus Snape, et même Dumbledore. Les cheveux plus noirs et les yeux plus verts que jamais, il portait sur le visage des traces de fatigue physique visibles.

Après avoir suivi une formation d'Auror fortement écourtée, durant laquelle il avait gagné de nouvelles cicatrices, sa condition d'ennemi numéro un de Voldemort l'avait amené à accepter la proposition de Dumbledore de se réfugier à Hogwarts pour prendre en charge le poste vacant de professeur de Défense contre les Forces du Mal.

Harry avait depuis longtemps laissé derrière lui la période de sa vie où il pensait dans les extrêmes, passait d'une adulation et d'une confiance sans borne envers son Directeur à une espèce de haine et de sentiment de trahison ; il savait maintenant que le vieux sorcier avait fait ce qu'il avait cru le mieux et avait été… « un peu » dépassé par les évènements. Albus était un sorcier comme les autres ; un sorcier très puissant, certes, mais qui, lui aussi, avait ses faiblesses. Et depuis cinq ans déjà, Harry avait abandonné sa rancœur à l'encontre de cet homme qui était après tout son allié dans la guerre contre Voldemort.

Par contre, le jeune professeur avait perdu la confiance aveugle et naïve qu'il avait, durant les premières années de sa scolarité, placée en son Directeur. Il l'écoutait la plupart du temps, et s'il obéissait à des ordres parfois contestables, c'était par faiblesse et pour ne pas faire de la peine à un homme déjà éprouvé. Le vieux sorcier avait fait des erreurs impardonnables, même si Harry était bien placé pour savoir combien il était difficile de voir le poids du monde se porter sur les épaules d'une seule personne. Le Gryffindor savait qu'il exagérait, qu'Albus n'avait tout de même pas de telles responsabilités, mais un être humain était parfaitement incapable à la fois de s'occuper et de protéger une école, d'entretenir des relations diplomatiques avec les hauts responsables Moldus – les rares qui soient au courant de l'existence du monde magique –, de faire croire à Fudge qu'il avait encore un pouvoir quelconque sur le pays alors que Dumbledore possédait en réalité une autonomie entière, de combattre Voldemort et ses armées alors qu'ils étaient certains que le Dark Lord montait quelque chose d'important…

Albus était très courageux de prendre tout cela à sa charge ; Harry le jugeait même téméraire, mais il ne pouvait plus se permettre de le regarder comme quelqu'un d'infaillible. Il appréciait le vieil homme, essayait de toutes ses forces de ne pas lui reprocher sa vulnérabilité et son humanité, et passait du temps à travailler avec lui. L'unité faisait la force, et s'il laissait sa rancune le submerger, l'Armée de Dumbledore et l'Ordre du Phoenix ne seraient jamais en mesure de vaincre Tom Marvolo Riddle. Il restait patient avec lui. Souvent agacé, il se contentait de grincer des dents. Il s'en voulait un peu, mais quand l'étincelle de joie factice qui brillait habituellement dans les yeux clairs disparaissait, ce qui se produisait la plupart du temps lorsqu'on lui rappelait qu'il s'était servi de Harry en vain, qu'il lui avait volé son enfance, comme il s'était en fait servi de beaucoup d'autres personnes, le Gryffindor ne pouvait s'empêcher d'avoir pitié du vieillard.

Le jeune homme frappa dans ses mains pour réveiller ceux et celles de ses élèves qui, malgré tout le mal qu'il pensait de cette situation, avaient adopté à peu près la même attitude envers lui qu'avaient eue Hermione Granger et d'autres élèves dans leur Deuxième Année envers Gilderoy Lockhart, et qui lui rappelait furieusement les histoires d'un archéologue et aventurier Moldu portant le nom de son chien...

« Bien, pour conclure, je veux que vous reteniez ceci : les seuls vampires existant de nos jours se sont réfugiés dans les Carpates. Les rumeurs concernant la présence de vampires en Angleterre est morte il y a plus de trois siècles, et rassurez-vous, ce n'était qu'une rumeur. Si vous ne risquez donc pas d'en rencontrer tous les jours, faites bien attention, les vampires sont des créatures assez discrètes, ni tout à fait vivantes, ni tout à fait mortes, puisqu'ils sont capables de se reproduire, même si c'est extrêmement rare, que ce soit avec un humain ou avec quelqu'un de leur espèce. Si, au bout d'un certain âge, ils ne succombent pas à l'Avada Kedavra, à cause d'une résistance physique et intellectuelle supérieure à la nôtre, le sort les invalide et peut les assommer des jours, voire des mois durant s'il est dirigé contre leurs parties vitales. Souvenez-vous également qu'ils n'ont plus grand chose d'humain et qu'ils restent dangereux ; nous ne pouvons être que leurs proies, surtout aux yeux des plus jeunes qui ne peuvent se passer de notre sang. »

Harry marqua un temps d'arrêt pour faire une pause, se laissant le temps de récupérer autant qu'il laissait le loisir aux élèves d'assimiler ses informations.

« Si vous reconnaissez un vampire, ce qui pourra s'avérer difficile puisque contrairement à la rumeur populaire, ils peuvent parfaitement se nourrir de mets communs et les plus vieux peuvent se balader en plein jour, ne restez pas trop longtemps près d'eux, ne les regardez sous aucun prétexte. Les rumeurs concernant leur charme sont, elles, parfaitement bien fondées : ce sont les seules créatures capables de concurrencer les Vélanes. Une fois pris dans leurs filets, vous aurez énormément de mal à vous en sortir. Nous allons bien sûr apprendre dans les cours suivants à identifier un Sanguinarien. Ils peuvent lire vos intentions : il paraîtrait que certains vampires peuvent déterminer la nature exacte d'un être en regardant la forme que prend leur… « aura ». Ils voient aussi entre eux la fonction de leurs congénères dans la communauté, et autrefois une marque magique était apposée sur eux. Je veux deux rouleaux de parchemin à me remettre après les vacances sur les vampires. N'hésitez pas à fouiller les bouquins. Ils vous indiqueront sans doute des choses que je répèterai plus tard, mais je risque d'en contredire d'autres. Pour le prochain cours, par contre, j'espère que vous aurez travaillé la pratique sur vos boucliers. Bonne soirée et à jeudi. »

Il y eut un grand bruit de livres qui se ferment et d'affaires que l'on fourre dans un sac. Harry se leva pour effacer les choses qu'il avait écrites au tableau, ouvrant la porte à ses élèves d'un simple mouvement de baguette. C'était son dernier cours de la journée. Il se disait qu'il n'était pas aussi bon professeur que Lupin, mais il dispensait à ses élèves l'enseignement qu'il jugeait utile. Il calait cependant un peu dans certains sujets comme celui des vampires justement et se contentait de référer aux livres, sachant qu'ils étaient incomplets ; le reste du temps, il leur faisait partager son expérience personnelle, préférant se fier à ce qu'il avait pu voir qu'à des choses qui avaient peut-être autant de valeur et de véracité – ou plutôt d'authenticité – que les écrits de Lockhart.

Parfois, il se surprenait à penser qu'il restait certainement un meilleur professeur que ceux qui avaient défilé durant le temps où il avait lui-même été élève – Lupin mis à part, ainsi que Mad-Eye Moody… même si ça n'avait pas été le véritable...

Cette pensée le tracassait d'une certaine manière, car la source principale de ses problèmes était son manque de confiance en lui. Il avait, après tout, failli à ses parents, à son parrain, à Hermione et à Luna Lovegood qu'il avait laissés mourir, même si on n'avait jamais retrouvé le cadavre de la Ravenclaw. Il avait surtout failli à Ron Weasley qu'il ne voulait plus voir depuis qu'il avait appris son union pour le moins inattendue avec Draco Malfoy. Cette « faiblesse » le travaillait à chaque minute, et il n'avait envie de rien plus que d'aller s'excuser auprès de son ami. A chaque fois qu'il le croisait dans l'Ordre, sa fierté déplacée, seule, le retenait.

Parfois il se disait qu'il était resté « gamin » malgré tout. Malgré tout ce qu'ils avaient traversé, malgré tout ce qui aurait dû le forcer à grandir, Harry était resté buté sur des choses contre lesquelles il n'avait en vérité aucun grief. Draco avait eu une sixième année abominable et c'était finalement Ron qui lui était venu en aide – un acte aussi stupide à première vue que suicidaire –, sans doute parce que lui-même venait de perdre Hermione. Mais si Draco avait dépassé son orgueil familial pour accepter le réconfort que le rouquin lui offrait, Harry s'était réfugié dans les préjugés de son entourage et les avait abandonnés tous les deux – du moins, il avait abandonné Ron puisqu'il n'avait jamais vraiment pu s'entendre avec le blond : il ressemblait vraiment trop à son père...

De fait, bien que Harry fut un jeune sorcier populaire et adulé de vingt-trois ans, plutôt bien fait de sa personne, il était resté célibataire et il ne comprenait pas pourquoi il ne parvenait pas à s'attacher aux jeunes femmes qu'il essayait d'approcher. Il n'avait jamais tenté de sortir avec quelqu'un de son propre sexe : l'homosexualité parmi les sorciers, quoique pratiquée plus ou moins secrètement dans les cercles de la haute société aristocratiques – qui la couplaient la plupart du temps, pour perpétuer leur lignée, avec un mariage hétérosexuel – restait encore aujourd'hui un tabou sans fondement, au même titre que toute trace d'anormalité chez les Dursley.

Dans le cadre d'un tel mariage, le futur conjoint était bien évidemment mis au courant des tendances de son partenaire avant leur union, ce qui supposait qu'il devait exister entre les fiancés une complicité palpable, comme c'était le cas pour Lucius et Narcissa Malfoy.

Lucius, qui avait eu plusieurs amants masculins, avant son séjour à Azkaban, avait donc plutôt facilement accepté que son fils soit avec un garçon, mais il avait eu plus de mal à accepter que le garçon en question soit un Weasley. Quoiqu'il ait demandé – presque prié – plusieurs fois à Draco de contracter un mariage avec une sorcière de Sang Pur pour perpétuer la lignée des Malfoy.

Lucius avait donc, suite à un procès, bel et bien été incarcéré à Azkaban, mais l'absence des Dementors, qui avaient rejoint les rangs de Voldemort, permettait aux prisonniers de rester en contact avec leur famille, et c'est ce que Lucius avait fait avec Draco et Narcissa. Quelqu'un avait apparemment tenté de le faire sortir mais il était finalement resté à Azkaban, ce qui n'était pas si mal : là-bas, personne n'espérait qu'il prenne parti.

Lucius Malfoy était loin d'être idiot. Il s'était réveillé depuis longtemps. Il savait que sa place auprès de Dark Lord était enviable, mais s'il était revenu à Voldemort, c'était plus pour protéger sa femme et son fils que par pur plaisir de tuer de stupides Moldus qui étaient pour lui aussi insignifiants que des insectes…

Quant à Ron, sa famille avait paradoxalement plutôt mal pris la nouvelle, bien que les jumeaux et Bill étaient eux-mêmes bisexuels. Arthur avait simplement paru attristé et déçu par le refus catégorique de Ron de prendre femme et d'essayer d'oublier Draco mais Molly n'avait pas supporté que son garçon tombe amoureux d'un autre ; elle se comportait donc d'autant plus avec Harry, qui n'avait jusque là jamais fréquenté de garçons, comme une mère.

Au grand dam de ce dernier.

Il aurait vraiment voulu lui dire tout simplement d'aller découvrir les joies de la fourche Moldue maniée par un paysan fanatique depuis le jour où elle lui avait demandé d'arrêter de « pleurer » la perte de Sirius, que ça ne servait à rien, que de toute manière il avait jamais été qu'un bon à rien et qu'Harry était sans doute plus en sécurité sans ce « malade » dans les parages. Elle avait dit à Hermione que ses recherches sur le Veil étaient une perte de temps. Harry savait que Molly n'avait proféré tout ceci que dans un accès de colère mais il n'empêchait qu'elle aurait dû savoir tenir sa langue.

Le fait était que le jeune homme n'avait guère besoin d'être homosexuel pour que l'on parle de lui. L'une des raisons principales pour laquelle on se méfiait des vampires était d'ailleurs qu'eux ne cachaient absolument rien de leurs préférences sexuelles, qui étaient principalement dirigées vers les membres de leur sexe. Après tout, ils avaient d'autres moyens pour se « reproduire » et quand bien même ils désiraient avoir des enfants bien à eux, ils avaient l'éternité pour les faire.

En outre, lorsque l'on est censé passé l'éternité avec quelqu'un, mieux valait trouver une personne que l'on aimait réellement, profondément et sans condition. Les vampires ne faisaient pas dans les détails, et même si la plupart des gens – Harry y compris – leur déniaient la faculté d'aimer, ils ne s'arrêtaient pas à des chromosomes pour choisir leurs compagnons. Lorsqu'une personne leur plaisait, ils la séduisaient, ils la prenaient, elle leur appartenait. Ils semblaient vénérer les humains qui se joignaient à leur groupe mais les Anglais étaient plus qu'heureux de savoir que les vampires n'avaient plus foulé leurs terres depuis des siècles. Ils étaient d'avis qu'ils restent cantonnés dans les Carpates. Ils y faisaient bien assez de dégâts là-bas.

Harry, personnellement, ne haïssait pas les homosexuels, il ne voyait pas la « différence », même si pour être honnête, ça le « dérangeait » un peu, malgré tout. Il avait trop souffert de la bêtise de son oncle pour penser que des gens qui en aiment d'autres, même si ce sont deux hommes ou deux femmes, soient des choses horribles, contre la nature et qu'il faille à tout prix éviter.

Ils avaient bien eu en Septième année un professeur d'études Moldues qui, tout en leur enseignant la culture des non sorciers, avait essayé d'ouvrir un peu leur esprit à la tolérance – et Harry était convaincu que Dumbledore avait eu une patte là-dedans – mais le jeune Potter avait préféré se fondre dans la masse de ses camarades et ignorer totalement ses sermons moralisateurs pour se consacrer à l'étude de Shakespeare, Whitman et Byron. Les autres s'étaient bien rendus compte que leurs préjugés étaient simplement fondés sur ce que leur avait dit leurs parents et le reste de la société. Ils privilégiaient cependant la stupidité populaire à leurs propres convictions de compréhension envers ceux qui restaient les boucs émissaires de leur société.

Harry avait aussi trop peur des conséquences s'il tentait le coup et s'apercevait qu'il appréciait les relations homosexuelles pour s'essayer dans cet art-là. Et puis il n'avait pas assez confiance en des partenaires occasionnels pour se risquer à briser sa réputation. Etre un symbole ne lui plaisait pas forcément, mais il était forcé de donner un certain espoir à la populace, et le voir tomber dans la débauche briserait l'image de petit saint qu'on lui avait étiquetée par-dessus sa cicatrice.

Quant à Ron, ce qui dérangeait surtout Potter, c'était qu'outre le fait qu'il ne tenait pas particulièrement à donner des raisons supplémentaires à la foule de parler de lui, il avait été blessé que le rouquin ne lui ait pas fait assez confiance pour lui parler de sa relation avec Malfoy avant qu'il ne l'apprenne par le biais des médias. « Un Malfoy s'unit à un Weasley ». C'était le titre de l'article. Cela en avait sans aucun doute choqué plus d'un. Un journaliste embusqué avait même donné des détails salaces alors que le couple s'était réfugié dans le seul endroit de la Londres Sorcière qui ne jetaient pas des pierres aux gays.

Cela ne rachetait en rien la faute qu'il avait commise envers son ami, mais ça expliquait peut-être pourquoi il avait eu la faiblesse de rester fondu dans la foule au lieu de saisir son courage de Gryffindor à deux mains pour leur faire face, suivre pour une fois ses propres idées et se tenir là où était sa place, c'est-à-dire aux côtés de l'un de ses seuls amis encore en vie…

« Eh bien, Monsieur Potter… Le tableau ne vous semble-t-il pas assez propre ? »

Harry sursauta, un long frisson lui parcourant la colonne vertébrale. Il sentait les poils se hérisser sur sa nuque, ainsi que le fin duvet qui couvrait encore ses joues de jeune adulte. A son âge, son manque flagrant de pilosité avait fait l'objet, à plusieurs reprises, des taquineries de ses aînés, en particulier des professeurs Flitwick et Dumbledore. Severus faisait des remarques plus subtiles et allait les chercher si loin que Harry ne s'apercevait souvent que trop tard que l'on s'était « moqué » de lui.

« Ah, Severus, vous pourriez apprendre à frapper… Un jour vous allez me tuer…

Quel gâchis… N'oubliez pas que je compte sur vous pour tuer Voldemort avant de vous tuer, moi… »

Severus avait depuis longtemps cessé de réprimander la « familiarité » du jeune homme. Harry était venu lui faire des excuses à plusieurs reprises au cours de sa septième année, et il les renouvelait régulièrement depuis. Il devait sans doute croire que l'humilité et le respect dont il faisait maintenant preuve à son égard avaient lavé toutes les fautes et les humiliations dont Severus avait été victime par le passé. Mais ce n'étaient que des illusions, car ce n'était pas après tout ce qu'il avait traversé, après le manque flagrant de foi en lui que son collègue avait affiché pendant la majeure partie de son enfance alors qu'il s'évertuait à lui sauver la vie, qu'il allait tout pardonner parce qu'une fois, on lui demandait l'absolution.

Il voulait bien se montrer magnanime, mais il restait Severus Snape. Le Potions Master aux cheveux gras et au cynisme à couper au couteau. Il avait un rôle à tenir. Et ce rôle lui convenait à merveille.

Il se décala de l'embrasure de la porte contre laquelle il s'était appuyé de longues minutes, à regarder le jeune professeur effacer le tableau noir.

Harry était devenu, il devait l'admettre, un homme digne d'intérêt – physiquement –, avait énormément progressé intellectuellement MSOffice3 , et si le jeune homme n'avait pas été près de vingt ans son cadet, sans doute se serait-il laissé attirer par lui.

Il esquissa un sourire empreint d'une ironie un peu cruelle, appliquant ce masque qui semblait le fortifier également de l'intérieur.

« Mais vous savez bien que j'ai toujours pris un malin plaisir à vous persécuter et à vous torturer mentalement, Monsieur Potter. »

Si le jeune sorcier se permettait de l'appeler par son prénom, comme le faisaient d'ailleurs tous les autres professeurs, le mot « Harry » avait encore énormément de mal à sortir de la bouche de Severus. C'était, pour lui, tout simplement antinaturel. Bien trop familier à son goût, en tout cas.

Il appréciait beaucoup les petites piques qu'il continuait à lancer au jeune homme, surtout lorsqu'il avait la satisfaction de le mettre dans l'embarras, en présence ou non de leurs pairs.

Tout bien considéré, surtout en présence de leurs pairs.

Severus n'avait pas tout à fait pardonné à Harry les évènements qui avaient eu lieu pendant sa cinquième année, même si le jeune homme semblait regretter vraiment. Cela, plus que le reste, lui était resté en travers de la gorge et quoiqu'il puisse advenir, l'humiliation et la rage qu'il avait ressenties en s'apercevant que son élève avait, sans pudeur, violé ses pensées les plus intimes, le révoltait. Il aurait pu profiter de l'occasion pour enfoncer davantage le fils de son ennemi l'année suivante mais il avait préféré rester avec lui d'une froideur sans nom, l'ignorer plutôt que d'accentuer encore la pression qu'il exerçait sur lui.

Par la suite, lorsque le Garçon-Qui-Avait-Survécu lui avait présenté ses excuses, il s'était contenté de réviser légèrement son jugement et d'accepter de collaborer avec son nouvel allié au sein de l'Ordre du Phoenix, conscient que les guerres intestines dans un groupe déjà ébranlé pouvaient signer la mort de la faction.

Harry avait justement baissé la tête en rougissant, dansant d'un pied sur l'autre. Que Severus veuille l'accepter ou non, Harry était un jeune homme vraiment attirant, si l'on savait regarder au-delà de sa partie superficielle, qui était loin d'être la meilleure. Il savait que le Gryffindor montrait ce que l'on attendait de lui. Le jeune homme en avait pris l'habitude durant ses premières années à Hogwarts et il réagissait en conséquence, mais cela le rendait sujet à des préjugés qui n'étaient issus que de la « crétinerie » populaire.

Comme le jeune professeur ne l'avait toujours pas invité à pénétrer dans la pièce, Severus prit l'initiative.

« La porte était ouverte », expliqua-t-il. « Donc je suppose que vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que j'entre… »

Tiré de sa rêverie chronique, Harry le regarda avec de grands yeux dissimulés derrière ses éternelles lunettes rondes. Il lui sourit.

« Non, non… Excusez-moi… Pour mon manque d'hospitalité et… vous savez quoi… »

Severus leva les yeux au ciel.

« Je vous en prie, Monsieur Potter… Vous n'allez pas encore mettre cela sur le tapis, n'est-ce pas ? Je sais très bien que « vous êtes désolé pour toutes les humiliations que vous m'avez fait subir » et vous aurez beau vous excuser un millier de fois, ce qui est fait est fait. Et puis ce petit jeu commence sincèrement à me fatiguer… »

Harry soupira, puis passa une main dans son épaisse chevelure noire, toujours indomptée.

« M. Il n'empêche que je regrette, voilà.

Vous devriez plutôt faire vos excuses à Messieurs Weasley et Malfoy. »

Le Gryffindor le regarda avec de grands yeux, comme s'il débarquait directement d'une autre planète.

Peut-être débarquait-il d'ailleurs d'une autre planète.

« Vous regrettez cela également, n'est-ce pas ? Alors pourquoi n'allez-vous pas vous excuser ? Draco n'est pas aussi « mauvais » que tout le monde veut le croire, après tout… il n'est pas assez… « intelligent » d'une certaine manière pour l'être, ou il l'est trop. Et je doute que Weasley repousse vos excuses. Il aura peut-être du mal à y croire en premier lieu mais si vous persévérez, je suis certain que votre présence à leur côté ne pourrait leur être que bénéfique. Je sais que cela vous demanderait un énorme effort, surtout pour faire dégonfler votre ego surdimensionné. Néanmoins, à long terme, cela ne peut vraiment qu'être bon pour tout le monde. »

Severus s'arrêta quelques instants pour réfléchir à la manière dont il pourrait s'expliquer.

« Je sais que Malfoy et vous… avez encore quelques « petits » différents… »

Harry grogna son accord. La réponse était évidente.

« Mais je sais que si le rouquin reprend confiance en vous, Draco finira bien par vous supporter. Je ne dis pas vous accepter, mais au moins à vous respecter autant qu'il le pourra. Et réfléchissez. Il est dans une position délicate. Je doute qu'il ne se tourne complètement vers Voldemort maintenant mais je voudrais lui éviter de basculer du mauvais côté de la barrière. Il serait un allié puissant. Grandissez un peu, Monsieur Potter. Ce n'est pas parce que vous avez été élevé par des idiots de Moldus qui n'acceptaient rien d'autre que la normalité et la banalité, et parce que vous vous sentez emprisonné à cause du modèle que vous vous devez de donner aux gens, que vous êtes obligé d'être aussi idiot qu'eux. Peut-être vous faudra-t-il un jour apprendre que le monde n'est ni tout blanc, ni tout noir, mais teinté de gris. Vous aussi avez une vie et il vaudrait mieux que vous formiez vos opinions à partir de ce que vous ressentez plutôt que de vous contenter de toujours faire ce que l'on attend de vous. Vous savez combien j'ai du mal à dire une chose pareille, mais vous avez plus de valeur et d'intelligence que l'on pourrait s'y attendre et par conséquent, vous devez faire ce que vous pensez juste, quitte à faire des erreurs. Puisque vous êtes professeur dans cette école et, c'est d'ailleurs malheureux à dire, un modèle pour beaucoup de jeunes sorciers, il n'y a guère que vous qui puissiez, à long terme, faire évoluer les mentalités… »

En voyant Potter l'écouter sérieusement, et Severus se surprit à avoir envie de sourire. Si seulement cette tête à claque avait fait aussi attention à ses cours qu'elle écoutait maintenant avec circonspection son discours…

En fait, Harry pensait qu'il avait absolument raison, même s'il se demandait quand Snape était devenu humaniste.

Le Maître de Potions laissa un sourcil amusé s'arquer doucement avant d'adopter un air sarcastique. Mettre Potter en confiance, le flatter d'une certaine manière, pour mieux le regarder se tortiller au sol lorsqu'il dirait la suite.

« Par ailleurs, vous ne devriez pas vous contenter des livres pour rédiger vos cours. Il est tout à votre honneur de respecter à la lettre ce qu'ont écrit des incompétents et de vous contenter des croyances populaires, mais cela fait également de vous, d'une certaine manière, un professeur médiocre. J'attends plus que cela de vous. Vous avez réussi à avoir – je ne sais par quel miracle – un O MSOffice4 aux NEWTs en potions, si je me souviens bien, n'est-ce pas ? Donc si vous ne voulez pas que je commence à croire que c'est ce lien avec Vous-Savez-Qui qui vous a valu cette note, montrez un peu ce que vous avez dans le ventre… »

Il savait que ses mots avaient touché le jeune homme dans sa dignité, mais ce qu'il disait était vrai, et il était persuadé que la provocation était la meilleure manière de faire réagir un certain Harry Potter. De ce qu'il avait entendu du cours du jeune homme concernant les vampires, il avait appris que ce qu'il inculquait aux élèves était assez incomplet et frôlait parfois l'erreur.

Harry fronça les sourcils.

« Je sais que vous n'appréciez pas que j'aie été choisi à ce poste que vous convoitez depuis des années, Severus, mais de là à critiquer mon cours… »

Le Maître de Potions se contenta de hausser les épaules.

« Il est vrai que j'aime cette matière depuis l'enfance, et c'est uniquement pour cette raison que je voudrais éviter que l'on apprenne des inepties aux élèves…

Severus…

Votre résumé est correct, dans l'ensemble, même si votre description des castes dans le corps de votre cours était simplifiée, mais vous incitez les élèves à craindre les vampires comme s'il s'agissait uniquement de prédateurs. Laissez-moi vous faire remarquer que le sang et la salive des vampires sont utilisés dans de nombreuses potions à vertu curative. Les vampires sont des prédateurs, c'est vrai, et c'est effectivement votre travail que d'apprendre à vos élèves à se défendre d'eux, mais n'entretenez pas les clichés qui les mettent à part de cette manière… A la base, pour la plupart, ce sont des êtres humains. Ne l'oubliez pas. Il y a plus de sorciers qui ont du sang de vampires que vous ne semblez le croire… »

Harry arqua des sourcils sceptiques.

« A vous entendre, on croirait que les vampires sont des créatures inoffensives, « ironisa le jeune homme. » En outre, mon travail est d'apprendre à mes élèves à se défendre, non à abaisser leur garde. Je ne suis pas professeur de Soins aux Créatures Magiques, Severus. C'est ma première année d'enseignement, j'utilise le cursus qu'ont tracé mes prédécesseurs. Je suis donc obligé de traiter le cas.

Les vampires sont pour la plupart moins dangereux que les loups-garous, et pourtant vous avez brossé de ceux-ci un portrait très positif…

Les vampires sont dangereux, Severus, et vous videraient de votre sang dussiez-vous leur faire face. Par ailleurs, vous avez des préjugés contre Remus mais je peux vous assurer que…

Monsieur Potter, les vampires ne mangent que pour se nourrir. Au bout d'un certain temps, les « Sanguinariens » sont même capables de se contenter d'une faible prise de sang par mois et leurs victimes s'en tirent avec une simple crise d'anémie, sans traumatisme parce qu'ils ne se souviennent de rien à leur réveil. Bien entendu, il y a des mauvais vampires, comme il y a des mauvais Moldus ou de mauvais sorciers. Mais vous ne pouvez pas mettre tout le monde dans le même sac, car en faisant cela, vous vous réduiriez au même niveau que ces Mangemorts que vous méprisez justement parce qu'ils haïssent TOUS les Moldus… Simplement parce qu'ils ne les connaissent pas. Et puis je vous ferais remarquer que les vampires sont restés neutres alors que les Werewolves ont, à la seule exception de Lupin, rejoint les rangs de Vous-Savez-Qui… »

Le Gryffindor le regardait avec une expression consternée. Snape avait une nouvelle fois la satisfaction de lui avoir cloué le bec. Mais le jeune homme se reprit rapidement.

« Les vampires sont dans les Carpates… Ils ont disparu de l'Angleterre… Que viendraient-ils faire dans cette guerre ? »

Il plissa un peu les yeux en le dévisageant, le doute inscrit sur son visage.

« Vous donnez l'impression de les défendre… comme si vous les connaissiez vraiment… »

Il eut un petit sourire et une lueur s'alluma dans ses yeux qui ne présageait rien de bon.

« Auriez-vous, par hasard, été le compagnon de l'un d'entre eux ? »

Severus s'empourpra mais fronça les sourcils. Harry n'aurait pu dire si son ancien professeur était embarrassé ou irrité. Mais la froideur de sa voix le fit plutôt pencher pour la colère…

« Non, et ceci n'est pas votre affaire. Par ailleurs, pour votre gouverne, mes connaissances viennent de sources que j'ai pu vérifier. Pas des écrits de Gilderoy Lockhart. »

Sa voix était calme et mesurée, et effectivement aussi froide que la banquise. Severus Snape n'en était alors que plus dangereux…

« Je suppose que vous vous souvenez parfaitement de ce que vous avez vu dans la Pensine… Sachez que, moi aussi, j'ai reçu la mention « Exceed Expectations » dans la matière que vous enseignez, et ce n'est pas en me contentant d'écouter les professeurs, mais en faisant des recherches pour approfondir mon cours que je suis parvenu à avoir cette note… »

Harry le fixa un moment, puis baissa les yeux, intimidé par le regard plein d'amertume de son aîné.

« Je suis désolé, soupira-t-il.

Vous avez raison de l'être. J'espère que vous allez penser à tout ce que je vous ai dit aujourd'hui, Monsieur Potter. Ah, et j'étais venu pour vous livrer l'aconit pour votre cher ami Lupin, non pour essayer d'inculquer à un cas désespéré des notions de base sur le sujet qu'il est censé enseigner…

Severus… »

Mais le sorcier s'était déjà retourné dans un virevoltement de cape, jetant presque la fiole que Harry devrait donner à Remus le jour suivant pendant une visite à Hogsmeade, et avait claqué la porte derrière lui.

Harry fixa la porte tristement, puis secoua la tête et ramassa à son tour ses affaires.

S'il avait été moins stupide pendant son adolescence, s'il n'avait pas été aveugle, peut-être aurait-il trouvé le moyen de s'entendre avec son collègue et allié… Maintenant, il était sans doute trop tard…

Severus ne lui pardonnerait jamais.

Et puis avait-il vraiment des raisons de lui pardonner ?

Harry descendait les escaliers d'un air fatigué. Il s'agaçait lui même à cause de ses petites trahisons, de ses doutes, de ses remords. A cause de sa culpabilité. Il en avait assez de ne pas pouvoir se retenir de demander pardon à tout le monde, de se sentir complètement inutile…

Il soupira, désabusé, et secoua la tête, fermant à moitié les yeux. Il était vraiment ridicule…

Arrivé en bas, quelque chose accrocha son attention.

Un morceau de parchemin échoué sur le sol.

Poussé par la curiosité, il se baissa mais, à peine l'eût-il touché qu'il se sentit bizarre, nauséeux ; le monde se ferma autour de lui ; la tête lui tournait.

Sa dernière pensée fut que sa curiosité l'avait sans doute une nouvelle fois fait tomber dans un piège de Voldemort…

Lorsque la sensation se termina, il souffrait toujours d'un mal de crâne abominable, sans doute causé par sa chute d'environ un mètre, droit sur la racine d'un arbre.

Harry perdit connaissance.

A son réveil, son corps était engourdi et il gisait, la joue sur l'humus. Il resta ainsi un long moment, immobile, avant de rouler sur le dos, hésitant encore à ouvrir les yeux. Il appréhendait que la première chose qu'il voie soit la figure d'un Death Eater, ou deux yeux rouges au-dessus de lui, mais il imaginait qu'il ne pouvait pas rester indéfiniment allongé sur le sol, les yeux clos ; il avait froid, le vent mordant au travers de ses robes noires, et il était empli d'une sensation étrange qui mettait tous ses sens en alerte.

Ce qui le frappa d'abord fut le silence des lieux. Il entendait le sifflement du vent dans les branches cassantes, les bourrasques qui secouaient la cime des arbres dénudés de leurs feuilles. Aucun autre son ne parvenait à ses oreilles, si ce n'était que le hurlement lointain d'un loup, étouffé par le bruit du vent et le craquement du tonnerre. Pas un oiseau, pas une autre trace de vie à un endroit qui, au toucher du moins, ressemblait plus à une forêt qu'aux halls de Hogwarts. Aux premières gouttes qui tombèrent sur son visage, faisant glisser les feuilles mortes qui y étaient collées, il sut qu'il fallait qu'il se trouve un abri s'il ne voulait pas tomber malade.

Mais il n'osait pas bouger.

Son instinct lui ordonnait de faire le mort.

Il était observé.

To be continued…

Notes de fin de chapitre. Bon alors ce chapitre est un prologue, donc il met en place certains éléments du « décorum », si on peut dire. J'ai posé les bases de ma version des vampires, mais ce ne sont vraiment que les bases, c'est très superficiel… Vous apprendrez d'autres choses sur cet univers par la suite, ce n'est pas tout à fait une vision classique des choses… A cause du fait, « en fait », que je distingue plusieurs catégories avec plusieurs origines, qui s'entremêlent, etc…

Donc je ne dis pas tout, tout de suite mais vous savez à quoi vous attendre…

Bye cha !

Ah, et petit lexique :

Maladie du Porphyre : les malades de la maladie du porphyre ont la peau pâle, voir blafarde, et sont très sensibles à la lumière du soleil. Ils sont également sévèrement anémiques et certains d'entre eux ont bu du sang pour pallier à leur anémie.

Vampirisme clinique ou syndrome de Renfield T5 : le syndrome de Renfield est une maladie psychologique qui fait que le malade aime boire du sang. Il porte la plupart du temps des coupures sur les mains ou les avant-bras où il a soutiré quelques petites quantités de sang. Il y a à mon sens une légère distinction entre les deux : le vampire clinique éprouve plus un besoin physique, le malade du syndrome montre un besoin plus psychologique.


PAGE \# "'Page : '#'
'" MSOffice1Bien que je doute très fortement qu'il y ait un seul barjot ici qui veuille les paroles d'un psaume ou même d'un morceau de requiem…

CONFUTATIS MALEDICTIS FLAMMIS ACRIBUS ADDICTIS……………..

MOUAHAHAHAHHAHA

PAGE \# "'Page : '#'
'" MSOffice2Voir les notes de fin de chapitre pour les petits curieux…

PAGE \# "'Page : '#'
'" MSOffice3Ce qui n'est pas difficile quand on voit le volume 5… Ok, il a fait la DA mais… A part ça…

PAGE \# "'Page : '#'
'" MSOffice4Improbable, l'Outstanding en potions aux NEWTs, n'est-ce pas ? D'un autre côté, il lui fallait bien cette note pour faire des études d'Auror…

T5Oui oui, vous avez bien entendu, « Une vie pour mon Maaaaaaaaître… »