BEHIND THE SECOND MASK

Auteur : Akuma

Traducteur : Melahel

Rating : M (attention lemon) Je décline toute responsabilité et vous invite donc si vous êtes contre le yaoi et les relations explicites entre bishô à quitter cette fic immédiatement…

Pairings : 2x1 et c'est déjà bôcou

Disclaimer : les personnages pas plus que l'histoire ne m'appartiennent, je ne suis que la traductrice… Encore que j'veux bien qu'on me fasse cadeau du p'tit Hee-chan et de Duo…

Gras : parler….


POV Duo…

Que veux-tu savoir ?

Génial, Duo Maxwell, tu viens de creuser ta propre tombe. Je n'avais pas l'intention de poser une telle question. Je n'en pris conscience qu'une fois que les mots eurent échappé de mes lèvres et lui donnèrent un moyen de se faire un chemin dans mes secrets. J'aurais voulu revenir sur ces mots, les annuler, les effacer, mais il les avait déjà entendus et il me posa rapidement sa question.

Où as-tu appris à danser ?

Je repris la respiration que j'avais inconsciemment retenue lorsque ces mots échappèrent de mes lèvres. Heureusement, ce n'était pas la question que je craignais qu'il ne pose. S'il m'avait demandé pourquoi je l'avais demandé lui comme récompense, pourquoi j'avais désiré un homme au lieu d'une séduisante jeune fille, je sais que mon masque aurait été brisé.

Je ne veux pas avouer que je l'aime.

Enfin… même s'il avait posé une question que je ne craignais pas de répondre, je ne voulais pas y répondre. Je n'aimais pas répondre aux questions qui me rappelaient le passé. J'avais envie de lui dire, « ce n'est pas tes affaires », mais c'est moi qui l'avais autorisé à me poser des questions. En plus… il avait payé pour ce droit, n'est-ce pas ? Il l'avait payé de sa virginité et je n'avais aucune raison de lui refuser une réponse.

Maudit soit-il.

Je suis un homme de parole alors je lui dis ce qu'il voulait entendre. Je lui expliquais comment Sœur Hélène m'avait appris à danser et que je m'entraînais dur pour lui faire plaisir. Je lui dis que j'écrasais de nombreuses fois les pieds de mes amis et que j'avais perdu le compte du nombre de fois où je m'étais trompé, inconscient, je lui confiais mon passé. Je continuais à radoter sur mes expériences en matière de danse, ma main caressant inconsciemment son torse jusqu'à ce que nous nous endormions tous les deux, mon sexe toujours enfoui au plus profond de son corps étroit.

Quand vint le matin, je me réveillais, mon membre dur en lui. Je taquinais sa nuque de mon nez, pinçant ses mamelons de mes doits et fit un nombre d'allées et venues en lui, le éveillant de sa torpeur.

Il était tendu tout d'abord, se sentant confus mais comme son esprit s'éclairait des brumes de son sommeil, il réalisa ce qui se passait et se détendit contre moi. As-tu encore envie de moi ? Sa voix était encore rauque de sommeil mais je compris chacun de ses mots. Le désirer ? Bien sûr, quelle personne saine d'esprit refuserait un tel cadeau d'aussi bon matin ? Je lui répondis en le pénétrant à nouveau brusquement, satisfait de l'entendre gémir de plaisir… et de peine. Cela devait être douloureux après ma première quelque peu brusque pénétration. Ce matin, je le bai…. Pris lentement, allant et venant en lui alors qu'il reposait sur le côté.

Je me baignais dans sa parfum dans le crépuscule de nos activités matinales, me sentant si bien là, allongé près de lui, et l'enlaçant. Qu'est ce que les romantiques disent dans un cas comme celui-là ? Ah, oui. Ils aimeraient que le temps s'arrête. Mais je sais qu'il ne s'arrêtera pas quand il me pose une nouvelle question.

Qui est Sœur Hélène ?

Bon sang, comment ose-t-il poser cette question. Je resserrais mon étreinte sur lui, voulant le blesser et à ma grande surprise, il ronronna de plaisir. Ce n'est pas la réaction que j'attendais de lui ! Lui, Heero Yuy le Soldat Parfait, ronronner ? Se sentait-il à ce point en sécurité dans mes bras qu'il en avait baissé sa garde ? Ou bien est-ce parce qu'il me fait confiance ainsi qu'il me l'a dit hier ?

Je suis encore surpris et il demeure silencieux. Pourquoi ? Pourquoi ne me pose-t-il pas encore une autre de ces fichues questions ? Je bougeais légèrement et sentis mon membre en lui. Je suis encore en lui, ne désirant pas quitter ce cocon de chaleur. Il fait si bon en lui. Ah, oui, c'est la réponse à ma question. Je l'ai bais… merde, pourquoi je peux pas dire ce mot ? J'ai baisé avec de pas mal personnes, hommes ou femmes, et n'ai jamais hésité à utiliser ce mot de quatre lettres. Mais avec lui… je ne parvenais à le dire.

Peu importe, je ne veux le savoir. Mieux vaut oublier cela et l'analyser lui, à la lace. Alors il pense que je vais échanger mes réponses contre une chance de pouvoir le bais… merde… le prendre. Il comprendra rapidement à quel point il a tort. C'est la dernière que je couche avec lui et la dernière fois que je réponds à l'une de ses questions.

Je lui répondis ainsi que je le fis pour la première question la nuit dernière puis on resta silencieux. Je me sentais quelque part plus léger après lui avoir raconter mon passer. Mmmh…. Je dois m'être assoupi parce que je sursautais lorsqu'il me parla.

Duo, on a cours dans une demi-heure.

Cours. Zut, maintenant je sais pourquoi je n'aime pas le matin. Je voulais louper les cours et rester ici allongé avec lui, mais nous étions sous couverture et il valait mieux ne pas se faire remarquer. A contre cœur, je quittais son corps chaud, me sentant quelque part désolé parce que je ne pourrais plus le bais… enfin coucher avec lui après cela.

Il se leva et entra dans la douche, me donnant une excellente vue sur son derrière, ma semence maculant sur ses jambes d'albâtre. Je sentis le désir monter en moi à cette vue et tentais vainement de le contenir.

Je ne voulais pas qu'il en sache plus sur mon passé.

Je ne le prendrais plus.

Cette résolution ne dura que deux secondes. La dernière chose que je sais, c'est que je suis dans la salle de bain, le plaquant contre le mur sous mon corps et le faisant mien à nouveau. Quand nous sortîmes de la douche, il me demanda qui était le père Maxwell et je lui répondis immédiatement.

J'avais goûté au fruit défendu et ne pouvait m'empêcher d'y goûter encore et encore. Je le comprenais maintenant.

J'échangeais mon passé sombre et douloureux contre un fruit défendu appelé Heero Yuy.

Il remuait sur sa chaise pendant la classe et je savais qu'il se sentait endolori, à cause de moi. J'en suis sûr. Je souris parce qu'il me foudroie du regard. Je porte à nouveau mon masque de joker, et lui celui du Soldat parfait. Nous ne les abandonnons qu'une fois que nous sommes seuls. Toutefois, mon masque ne m'empêchait pas de le désirer. La manière dont il s'agite sur cette chaise a éveillé mon désir. Je ne peux attendre d'être seul dans notre chambre avec lui.

Je le pris dans l'un des cabines des toilettes des hommes pendant la récréation. Il commença par protester mais se laissa bientôt aller et je le fis mien. Bien entendu, je dus le payer après cela. Il me posa des questions sur l'orphelinat Maxwell et je lui répondis. C'est un bon prix en échange de son corps délicieux.

Je le pris deux autres fois ce jour-là et dus payer en lui racontant le massacre ainsi qu'il me le demandait.

Le sexe avec lui devint un besoin vital et journalier pour moi. Plus il en savait sur mon passé, plus je le désirais. Je ne sais pas comment ma libido et mon passé sont liés mais ils le sont. Quand nous quittâmes l'école une semaine plus tard, j'avais atteint un record d'orgasme en son corps de 7 fois en un jour et il connaissait à présent tout mon passé. Enfin, presque.

Je me trompais en pensant qu'il avait assouvi sa curiosité sur mon passé.

Après que je l'eus pris dans le cockpit du Deathscythe avant de rejoindre les autres dans notre abri, il me demanda où j'avais appris à utiliser des flèches empoisonnées. Merde, j'avais oublié cela. Je lui révélais que mon premier amant me l'avait appris.

La fois suivante, je le pris dans notre refuge, et il m'interrogea sur ce premier amant.

Il m'était difficile de parler de Peter, mon premier amant. Je pensais qu'il m'aimait et je lui révélais tout mon passé sans hésiter un instant. Mais il me trahit et rejoignit les rangs de Oz, utilisant mon passé contre moi.

Je le tuais de ma propre main.

Heero resta silencieux tout le temps que je lui parlais de Peter. Il se tait toujours lorsque je réponds à ses questions et attend, quelque soit le temps qu'il me faille pour tout avouer. Quand je finis mon histoire, ses doigts essuyaient les larmes qui me roulaient sur les joues. Je n'avais pas réalisé que je pleurais. Bon sang, les garçons ne pleurent pas ! Je repoussais sa main et essuyais mes larmes avec colère.

Je me jetais sur lui et le pris à nouveau. J'étais en colère et blessé. J'avais besoin de me défouler. Maudit sois tuPeter, pourquoi m'a-t-il trahi ? Pourquoi as-tu rejoint Oz ? Pour l'argent ? Est-ce que l'amour ne voulait rien pour lui ? Maudit soit-il.

Je ramais en Heero. Je savais que j'étais agressif mais je ne pouvais m'arrêter. J'allais et venais, encore et encore. Soudain, je jouis si violemment que je m'évanouis sans répondre à la question de Heero.

Quand je me réveillais, la nuit était tombée. Je clignais plusieurs fois des yeux, les laissant se faire à l'obscurité qui régnait dans la pièce. Les souvenirs de la journée passée me revinrent rapidement à la mémoire. Je localisais rapidement Heero et découvrais que je m'étais assoupi sur lui, toujours enfoui en lui. Je me retirais doucement et l'entendit remuer dans son sommeil. Il devait vraiment avoir mal cette fois-ci.

J'allumais la lumière et fus choqué de voir le nombre de suçons et morsures que j'avais laissé sur lui. Me sentant coupable, je soulevais son corps élancé et le portais dans la salle de bain. Je le déposais dans la baignoire emplie d'eau chaude et l'assis sur mes genoux, lui faisant me faire face et le regardant alors qu'il reprenait conscience.

Il cligna des yeux et me regarda, confus, de ses magnifiques orbes bleues. J'ignorais son regard, m'emparant de l'éponge et commençant à le laver. Il grimaça quand je passais l'éponge sur l'une des morsures que je lui avais faites. Je me penchais rapidement et déposais un doux baiser sur sa blessure.

Désolé. Murmurais-je en déposant mes lèvres sur une autre marque, murmurant mes regrets encore et encore. Je baisais chacune des morsures visibles et il soupirait de contentement, comprenant ce que je voulais lui dire au travers de mes baisers. A-t-il jamais ressenti une telle haine ? Je ne pense pas. Fou de rage, oui, en colère souvent mais de la haine, jamais.

Pourquoi ne me hais-tu pas pour avoir brisé ta confiance ? Murmurais-je à son oreille, déposant un baiser sur la marque que j'avais faite dans son cou.

Tu n'as pas détruit la confiance que j'ai en toi. Me répondit-il dans un murmure.

Je m'écartais de lui et le regardais. Je t'ai blessé.

Tu as été violent, oui, mais tu ne m'as pas blessé. Tu ne m'as jamais blessé.

Mais

Il me coupa la parole. Si tu avais vraiment voulu me blesser, mon visage serait noircit par les bleus à cette heure.

Et bien, il avait raison. Son visage était aussi beau que d'habitude, dénué de toute marque. La seule chose que j'avais faite, c'était trop de suçons.

Il parla à nouveau, distrayant mon attention. Tu es furieux après Peter.

Je n'aime pas discuter de mon passé mais j'acquiesçais tout de même. Je gardais ma tête baissée jusqu'à ce qu'il prenne mon visage entre ses mains et me force à le regarder.

Je ne suis pas Peter. Sa respiration caressa mon nez alors qu'il se rapprochait de moi.

Depuis quand me connaît-il aussi bien ?

Il sait pourquoi je n'aime pas parler de mon passé.

Il sait pourquoi je ne veux pas que les gens me connaissent.

Et, étrangement, cela ne me dérange. C'est comme s'il avait le droit de savoir et je me sens heureux.

Je ne te trahirais pas, murmura-t-il à nouveau. Ses mots étaient comme un baume pour mes blessures qui ne cessaient de s'ouvrir depuis la trahison de Peter. Etonnant comme ses quatre mots les guérirent complètement. Je me sentais transporté et me penchais en avant, l'embrassant sur les lèvres.

Je l'embrassais pour la première fois depuis que j'avais conclu ce pacte avec lui.

Je pus le sentir se tendre, surpris, puis il fondit rapidement sous mes baisers. Ses lèvres étaient si douces, je regrettais de ne pas l'avoir embrassé dès la première fois mais j'en connais la raison également. Je m'étais écarté de lui lorsqu'il avait tenté de m'embrasser lors de l'une de nos précédentes rencontres. Mais plus maintenant, plus jamais.

Je m'écartais et nous lavais rapidement. Après l'avoir séché, je le ramenais dans la chambre et l'allongeais sur son lit intouché. Je me glissais près de lui et il se tourna rapidement vers moi, se réfugiant dans mes bras à l'image de ces derniers jours. Je l'enlaçais et caressais ses cheveux et son dos. Nous restâmes allongé en silence pendant quelque temps jusqu'à ce qu'il me demande.

Pourquoi ne m'as-tu jamais embrassé sur la bouche ?

Je souris. Il n'a pas oublié que je ne l'ai pas payé encore. Je ris franchement et librement pour la première fois depuis la trahison de Peter. Je ne pouvais m'arrêter. Il m'observa, confus et inquiet mais ne fit rien pour m'arrêter. Finalement, mon fou rire se calma, et je me retrouvais avec un mal de ventre, mais je ne m'en plaignais pas.

Je le regardais, souriant franchement et avec tant d'innocence qu'il en fut ébahi. Il était si mignon que je ne pus m'empêcher de l'embrasser à nouveau. Cette nuit, c'est comme si tout était aussi clair et brillant qu'en plein jour, et cela parce qu'il était près de moi. Et à ce moment, je sus que je ne craignais plus de répondre à ses questions.

Je n'avais plus peur de mes sentiments.

Je n'embrasse que la personne que j'aime. Je lui donnais ma réponse et observais les émotions qui jouaient sur son visage habituellement stoïque. Surprise, choc, compréhension, et accord. Il est comme une personne aveugle à qui l'on aurait rendu la vue. Il me regarda et me sourit à son tour.

Je t'aime, Duo.

Je répondis à son sourire, pas vraiment surpris par son aveu. Je l'avais deviné au moment même où il avait accepté mon pacte. Est-ce pour cela que tu veux en savoir plus sur moi ?

Il parut pensif, comme si on venait de lui fournir la solution à un problème auquel il n'aurait cessé de réfléchir sans y trouver de réponse. Il acquiesça finalement et me sourit à faire fondre une fois de plus.

Je l'embrassais.

Il m'embrassa à son tour.

Nous fîmes l'amour pour la première fois ce soir-là.

Il ne me posa aucune question.

Parce qu'il savait tout de moi.

Maintenant…

C'est à mon tour.

OWARI.


Merci pour les reviews, ca me fait super plaisir surtout que ça faisait un moment que je ne m'étais pas occupée de trads... mais je suis revenue et pour le meilleur HAHAHAHAHA...

Voilà donc la fin des aventures de Duo et Heero mais j'aurais bientot une nouvelle trad à vous proposer (j'écume les sites de yaoi fanfics pour vous satisfaire alors j'espère que vous appréciez )

J'espère que vous avez aimé la fin, moi j'trouve c'te fic intéressante paske elle montre un côté dark et dominateur chez Duo qu'on ne retrouve pas souvent… ce qui est dommage à mon avis. Merci pour votre lecture et à bientôt, sur une prochaine fic…

Prochaine update sur Too far to reach d'ici peu de temps, ainsi que pour Afterwards