Titre : La Saga des Mamans

Auteur : Dr Gribouille

Genre : Général

Rating : Général

Notes : Après des mois d'absences, me voici de retour pour vous jouer de nouveaux tours. Je sais, j'ai des fics qui attendent désespérément leurs suites, mais que voulez-vous, quand l'inspiration n'est pas là…Enfin, voici une nouvelle fic, apparaissant sous la forme de one-shot sur les différentes mamans qui tiennent un bien grand rôle dans le merveilleux livres de Celle-qu'on-ne-présentent-plus (alias mam' Rowling, si vous voyez de qui je veux parler…). Et comme le dit si bien George Lucas, « toute saga a un commencement », voici en avant-première la première maman…

Bonne lecture !


« Dans les souvenirs d'enfance de chaque bon cuisinier se trouve une grande cuisine, une cuisinière en marche, un gâteau qui cuit et une maman. »

Barbara Costikyan


Une Maman Gâtée : Molly Weasley

Huit heures sonna à l'église de Loutry Saint-Chasouple. Dans une synchronisation parfaite, 6 portes s'ouvrirent, laissant apparaître sept têtes rousses. Au signal de l'un d'eux, ils sortirent tous de leurs chambres et descendirent le plus silencieusement possible les escaliers. Arrivés à la cuisine, la seule fille du groupe ferma la porte et le plus grand sortit sa baguette.

"Silencio !" dit-il.

Maintenant, les sept frères et sœur Weasley pouvait parler en toute liberté, personne ne pourrait entendre leur conversation ultra secrète. Ils prirent place autour de la table de la cuisine, une expression sérieuse affichés sur chacun des visages.

"Très bien," reprit Bill en faisant tourner sa baguette entre ses doigts, comme ferait un chef d'orchestre. "Si nous sommes réunis aussi tôt ce matin..."

"Une honte !" ronchonna Fred. "Personne ne se lèverait aussi tôt pour mon…"

"Tu peux te taire, oui ?" grogna Percy.

"Ou quoi, Perc'," se moqua George, "tu vas me jeter un sort ? M'enlever des points ? Tu n'es pas encore préfet…"

"Mais moi, je le suis," dit tranquillement Charly, un sourire aux lèvres.

"Je peux aller faire dodo ?" demanda la petite Ginny, serrant contre elle son ours en peluche. "Je suis fatiguée…"

"Vous allez vous la boucler les Weasley ? Je parle !" s'énerva Bill.

Les autres se turent, en se lançant toutefois des regards meurtriers. Seul Ron ne suivait pas la conversation trop occuper à essayer de garder les yeux ouverts.

"Bien, je reprends. Comme vous le savez, aujourd'hui est un jour important. Donc, branle bas le combat pour tout le monde, ce jour doit être parfait…N'est ce pas, Fred et George ?"

"Si tu fais allusion à l'incident du jus de citrouille de l'année dernière, saches pour ta gouverne que c'est papa qui nous a poussés à utiliser le presse légumes…"se défendirent les jumeaux en même temps.

"C'est marrant, mais personne ne vous a cru," répondit évasivement Charlie.

Bill lança un regard noir à son frère mais ne répliqua pas.

"Très bien, soldats, voici notre mission, si toutefois vous l'acceptez : petit déjeuner à la modue !"

Aussitôt un concert de protestation se leva, venant de la part de tous.

"Pourquoi ? Qu'est ce que j'ai fait de mal ?" se lamenta Percy, les lunettes de travers.

"Sans magie, on n'est plus rien ! On sera comme des escargots sans coquilles !"

"On appelles ça en général des limaces…"

"Ca suffit !" hurla Bill, recouvrant les propos de ses petits frères et sœur. "De toute façon, nous ne sommes que 2 à pouvoir utiliser la magie, alors ça ne change rien…Et puis, ça fera plaisir à maman. Très bien, je vais répartir les taches."

"Pourquoi c'est toujours toi qui donnes des ordres ! Laisses un peu aux autres le droit de diriger !" demanda de nouveau Percy.

"Parce que je suis l'aîné, et maintenant tu te tais Perceval Weasley ou je dis à maman que c'est toi qui découpe les articles concernant la politique sur la gazette du Sorcier…"

Percy se renfrogna, mais ne dit rien. Bill se leva et désigna à chacun les taches qui lui incomber.

"Charlie, tu vas aller chercher les pots de confiture à la cave. Tu prends toutes les saveurs que tu trouveras. Oh, et puis du miel aussi. Percy, tu vas faire les crêpes."

"Pourquoi moi ?"

Les nerfs de Bill furent mis à rude épreuve. Il compta jusqu'à 7, respira profondément et regarda son jeune frère, un sourire forcé aux lèvres.

"Parce que petit Percy," commença t-il en détachant bien chaque mot, "tu es le seul à savoir faire des crêpes sans les brûlées. Tu es content ?"

Percy ne répondit rien et se dirigea vers la cuisinière et attrapa une poêle, rouspétant encore un peu pour la forme. Bill se tourna vers les jumeaux.

"Vous les deux rigolos, vous allez toaster des petits pains. Ca vous va ?"

"Tu peux compter sur nous, mon capitaine !" répondirent Fred et George en se mettant au garde à vous.

Bill se demanda si finalement, c'était une bonne idée que de laisser les jumeaux jouer avec le beurre…Il sentit alors quelqu'un tirer sur son bas de pyjama. C'était la petit Ginny, qui le regardait avec des grands yeux.

"Je fais quoi moi ?" demanda t-elle de sa petite vois fluette.

"Je vais te confier une très importante mission, Gin'," lui répondit Bill en se mettant à sa hauteur. "Tu vas aller monter la garde devant la porte de la cuisine. Et si maman descend, tu m'appelles, ok ?"

La jeune Weasley secoua vigoureusement la tête, et accourut jusqu'à la porte, manquant de faire renverser Percy au passage.

"Ron," reprit Bill en s'adressant à son dernier frère. "Tu vas préparer le plateau. Tasse, cuillère, couteau, verre et fleur."

"Fleur ?" s'écria Ron, tout à fait réveillé.

"Oui, fleur. Tu iras les cueillir dehors."

"Non ! Les Fleurs, c'est un truc de fille !"

"Très bien, je dirais à Ginny d'aller en chercher alors…Quand à moi…Café !"

Une atmosphère bon enfant régnait dans la cuisine du Terrier. Percy faisait sauter les crêpes dans la poêle, dégageant à chaque fois une douce odeur de sucre caramélisé. Les jumeaux s'amusait comme des petits fous à faire brûler une quantité incroyable de pains. Ron , sur la pointe des pieds, se décida à sortir la belle porcelaine ranger tout en haut, manquant de faire renverser le vaisselier. Charlie revint, les bras chargés de confitures à la fraise ou au myrtille – et l'on pouvait deviner qu'il avait fait un frugal repas dans la cave, quelques morceaux de fraise s'étalait majestueux sur son tee-shirt blanc. Ginny, faisait les cent pas devant la porte de la cuisine, son ours en peluche traînant par terre. Quand à Bill, il faisait trois choses en même temps : le café, le jus de citrouille et la surveillance de tous ses frères (en particulier les jumeaux).

"Alerte rouge ! Alerte rouge !" s'écria soudain la petite voix de Ginny, en entrant dans la cuisine. "Quelqu'un descend !"

Un boucan d'enfer s'éleva. On rangeait aussi vite que possible, on lavait à grand coup de baguette magique et les enfants Weasley se planquèrent sous la table. La porte s'ouvrit doucement…

"Y'a quelqu'un ?" demanda une voix masculine. "Les enfants, c'est vous ?"

Sept têtes sortirent de leur cachette.

"Papa !" gronda Charlie. "Tu pourrais prévenir que c'était toi !"

"Oh, désolé, je ne voulais pas déranger. Je peux avoir du café ? Si c'est possible naturellement."

Percy sortit une tasse et Bill y versa le liquide brunâtre.

"Que fait maman ?" demanda l'un des jumeaux. "Elle dort encore ?"

Arthur Weasley s'installa à la table, un sourire énigmatique sur les lèvres.

"On peut dire ça comme ça…Ginny où va-tu ?"

"Bill m'a dit d'aller chercher des fleurs !" s'exclama la petite fille en ouvrant la porte.

"Fais attention surtout ! Ron, va la surveiller, s'il te plaît."

Le jeune rouquin courut après sa jeune sœur, qui gambadait déjà joyeusement dans le jardin, arrachant au passage des fleurs multicolores.

Arthur Weasley reporta son attention sur ses fils et eut un sourire quand il vit ses jumeaux entamer une bataille de farine avec Percy. Le pauvre garçon n'avait aucune chance de riposter et n'arrêtait pas de lancée des « je vais le dire à maman ! », jusqu'à ce que ses cris soit étouffer par une attaque de petits pains particulièrement hargneux.

"Une fois de plus, le mal à triompher ! Que celui qui oses se rebeller contre les diaboliques jumeaux Gred et Forges se mettent en garde ! Pas de quartier !" s'exclama Fred, tenant une cuillère en bois en guise d'épée.

"Papa," grogna Percy, couvert de farine des pieds à la tête, "dis-leur d'arrêter !"

Arthur n'eut pas le temps de répondre, puisque ses deux plus jeunes enfants arrivaient, tenant entre leur mains deux énormes bouquets de fleurs sauvages. Et tandis que Percy tentait désespérément de se laver, Bill prit le plateau du petit déjeuner et les enfants Weasley quittèrent la cuisine sans plus de cérémonie, abandonnant leur père derrière eux.

Les six garçons et l'unique fille montèrent les escaliers, dans la joie et la bonne humeur. Arrivés devant la chambre de leur parents, ils se mirent à chanter, certains juste, d'autres faux…

"Joyeux anniversaire, maman !"

Charlie ouvrit doucement la porte, et tous tentèrent d'entrer en même temps.

"Faites attention au plateau, bon sang !" s'écria Bill.

Tout au fond de son lit Molly Weasley regarda ses chers enfants lui apporter son petit déjeuner au lit.

"Merci mes chéris, vous êtes tous des anges !" s'exclama t-elle, heureuse. "Vous êtes adorables ! Venez là que je vous embrasse !"

Aucun de ne fit prier deux fois et chacun reçut deux énormes baisers sur les joues. Puis les enfants s'installèrent de part et d'autres de leur mère, qui commençaient son petit déjeuner.

"Deux sucres, bien comme il faut !Mmh, ces tartines sentent si bons ! Pas une goutte de jus de citrouille n'est tomber ! C'est toi qui a fait les crêpes Percy ? Ginny, ton bouquet est magnifique !"

Et lorsque la tasse fut vider, les tartines et les crêpes engloutis , Bill, Charlie, Percy, Fred, George, Ron et Ginny lui donnèrent ses cadeaux d'anniversaire :un parfum, un petit pendentif en forme de cœur et un pull rouge tricoter main, avec écrit « maman » en grand. Molly soupçonna vaguement Charlie d'y être pour quelques chose, mais se contenta de rire. Il y eut des rires et des explications dans tous les sens, tellement, que Molly sentit sa tête lui tourner mais elle les remercia chacun, leur dit combien elle les aimait de tout son cœur et qu'ils seraient ses chers anges jusqu'à la fin des temps…

Fin