Disclaimer : les personnages de Larme Ultime (Saikano) ne m'appartiennent pas, et c'est la même chose pour plusieurs des phrases de ce shot.

C'est un oneshot particulièrement court, désolée XD

Ce seul nom.

C'est bientôt la fin. Et c'est une étrange pensée qui vient, comme ça, presque en retard alors qu'on la croyait proche, si proche qu'on pouvait la toucher.

Beaucoup de gens vont mourir…

Pa…parce que je suis une arme…

C'était bientôt la fin. J'ai tenu comme je le pouvais.

La faim et la soif sont trop intenses.

Je n'ai plus rien à vivre. Rien à voir. Juste mourir, comme ça, ici, alors que je suis avec elle, c'est tout ce que je recherche après tout ça.

Tout est en train de changer.

Tous les êtres qui sont nés sur cette planète.

Ils sont tous morts. Mes parents. Les siens. Akemi. Fuyumi-sempai. Atsushi.

Tous.

Sauf nous, qui sommes les seuls êtres vivants encore…

Elle, qui les a tous tués.

Moi, qui l'aime.

Tu m'aimes, malgré tout ce que je fais ?

Est-ce une puissance supérieure quelconque, destin ou déité, qui gouverne nos actions, ou bien est-ce que tout cela est le fruit de l'ambition humaine ?

J'ai peut-être eu la réponse, un jour.
Aujourd'hui, ça n'a plus d'importance.

Seul compte ce cœur que j'entends battre pour l'éternité.

Je l'entends, le son de ton cœur… je le sens… c'est agréable…

Il reste donc tant de toi, en moi…

Je l'aime.

Je vais la laisser seul.

Je ne peux pas mourir car elle mourra avec moi, et ce jour-là, plus rien n'existera, plus personne pour se souvenir d'eux, plus personne pour se souvenir des autres, plus personne pour savoir qu'un jour, une planète s'appelait la Terre, et qu'elle a été détruite par une adolescente…

J'ai encore rayé une ville de la carte.

C'est un châtiment.

Une adolescente…

Mignonne….

Mais lente…

Petite et timorée…

Empotée, et dont les notes étaient en-dessous de la moyenne, toujours, sauf en histoire du monde, parce qu'elle voulait se souvenir des villes qu'elle détruisait…

Et qui répétait toujours…

Pardon…

Je veux devenir forte…

Personne pour se rappeler qu'un jour, ils s'étaient aimés, malgré tout, malgré la mort, malgré la guerre, malgré le sang qui leur salissait les mains.

Je t'aime je vais te tuer

Tous les deux, nous allons vivre, nous allons nous aimer…

C'est bientôt la fin.

Mes yeux n'auront jamais vu qu'un seul visage.

Mes lèvres n'auront jamais prononcé qu'un seul nom.

Chise…

Pardon, je t'aime

pardon, j'ai envie de vivre

(Fin)