Thème : Débordement

Couple : Roy Karstein Tashiro/ Jack Banvôme Nison

Fandom : Kizuna

Disclamer : ces persos ne sont pas à moi

Ne me tuez pas, voilà un petit lemon en bonne et dûe forme ! Je le trouve pas terrible mais j'espère qu'il vous plaira quand même !

Une nuit pour une vie

Cela faisait plus de deux semaines qu'ils ne s'étaient pas touchés….

Et en plein boulot, au moment crucial, Roy l'embrassait ! Un baiser profond, un peu violent, très agréable après tant de nuits d'abstinences, mais au moment où il devait tuer sa cible !

Furieux, Jack repoussa son compagnon et rajusta rapidement son arme. Trop tard, l'homme était déjà hors de portée, à l'abri dans le bâtiment.

Un lourd silence s'établit…

Roy savait que Jack était énervé, mais il avait agi selon sa conscience, et c'était ce qui comptait à ses yeux. Il n'avait pas voulu voir cet homme tomber devant lui, touché en plein cœur par son amant. Il le respectait trop pour cela. Une petite voix intérieure lui disait qu'il défiait tous les principes de tueur à gages, mais il préférait l'ignorer. Par contre, ce qu'il ne pouvait ignorer, c'était la colère qui montait en Jack.

Ce dernier se tourna lentement vers lui, enleva lentement ses lunettes noires et lui hurla :

- MAIS QU'EST-CE QUI T'A PRIT ?

- Désolé Jack….

- ET JE PEUX SAVOIR POURQUOI ?

- Je ne veux tout simplement pas que cet homme meurt.

Jack soupira un grand coup, essayant désespérément de se raccrocher au peu de raison qu'il lui restait. Ne pas faire place à la colère….

Il continua sur un ton ironique :

- Tu savais combien ce contrat allait me rapporter !

Roy releva la tête qu'il avait maintenu baissée devant l'attitude de son compagnon et lui sourit.

- Je vais te dédommager !

Le tueur le regarda surpris.

- Et comment ? Tu trouves trouver tout cet argent où ?

Le jeune homme lui sourit d'un air malicieux.

- Faisons un échange, d'accord ?

- Oh sûrement pas !

- Pourtant je suis sûr que ce contrat-là va te plaire !

- Dis toujours.

- Tout cet argent que je te dois, je te le rembourse en nature, ok ?

- Mais de quoi tu parles ?

- Mon corps contre la vie de cet homme.

Jack accusa le coup.

- Tu es sérieux ?

- Bien sûr !

- Tu acceptes de revenir….

- Mais je ne suis jamais parti, rit Roy.

Jack lui lança un regard lourd de sous-entendus :

- Tu as compris ce que je voulais dire.

- Oui, j'accepte. Je suis à toi pour la nuit entière.

Il voulait rajouter pour la vie entière mais se tut.

Le jeune homme sourit malicieusement et se pencha vers Jack qui ne bougeait toujours pas, et il lui déposa un baiser sur les lèvres.

Un avant-goût auquel le tueur ne pu résister. Il se leva d'un bond, releva son compagnon et descendit immédiatement de l'immeuble sur lequel ils étaient perchés, entraînant son compagnon à sa suite, sans un mot. Son compagnon sourit, il jouait avec une flamme et cela avait éveillé un feu en Jack.

Toujours dans le silence, ils montèrent dans la voiture, Roy répondant au jeu de Jack, et filèrent jusqu'à leur appartement. La nuit était tombée sur la ville et c'est dans la pénombre qu'ils gravirent les escaliers, aucun n'ayant réellement envie d'allumer la lumière de la cage, de peur de briser leur bulle.

Puis ils entrèrent et Jack conduisit Roy jusqu'au lit sur lequel il le renversa. Le jeune homme rit.

- On dirait un jeune marié !

- On ne se paye pas toujours d'aussi beaux cadeaux !…. Tu m'as beaucoup manqué…

Sur ce, il le rejoignit sur le lit et commença à l'embrasser, doucement, puis de plus en plus violemment. La diète avait été trop dure, d'un côté comme de l'autre, et Roy répondit aussi fort aux baisers de son amant. Il voulut enlever sa chemise mais Jack le retint.

- Laisse-moi te déshabiller.

Lentement, il déboutonna sa chemise, et la passa sur ses épaules. Le mouvement du tissu sur sa peau fit frissonner Roy. Jack se mit à laisser sa bouche parcourir ce torse si parfait, si beau de son amant, provocant de petits gémissements chez Roy. Il était très doux et en même semblait contenir une violence insoupçonnée, chacun de ses baiser provoquait un feu en Roy, qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Sa langue le brûlait, ses lèvres le glaçaient. Lorsqu'il se mit à titiller ses tétons avec sa langue, Roy frémit et se raidit. C'était si bon.

Puis Jack quitta son torse, s'empara de ses doigts et les porta à sa bouche, posant sur chacun d'eux de petits baisers. Chaque baiser renvoya en Roy des coups d'électricité qui venaient vibrer au fond de lui-même.

Abandonnant enfin ses doigts, Jack commença à enlever le pantalon du jeune homme qui n'opposa aucune résistance. Le caleçon partit aussi vite et Roy aida Jack à enlever ses propres vêtements : ils se retrouvèrent nus, face à face dans le grand lit.

- Jack….

Le tueur lui posa un doigt sur la bouche pour le faire taire.

- Tais-toi, tu m'as fait assez souffrir comme ça ! Tu ne sais pas ce que j'ai dû endurer à te voir si loin de moi chaque nuit ! J'ai bien l'intention de te le faire payer !

Puis il s'allongea sur le lit, recouvrant d'un œil malicieux le jeune homme. Ce dernier lui sourit et se mit à son tour à l'embrasser sur tout le corps, jouant avec ses sensations comme un chat joue avec une pelote de laine. Tantôt il se montrait doux, le léchant gentiment, tantôt il jouait au mauvais garçon et s'acharnait méchamment sur ses tétons. Jack frissonnait, gémissait mais se laissait faire.

- Roy, prends-moi dans ta bouche ! souffla-t-il.

- Vos désirs sont des ordres, répondit le jeune homme.

Ses lèvres descendirent doucement, laissant sa peau en braise, jusqu'à son intimité, dressée et gonflée par le désir. Il l'effleura d'abord de petits baisers doucereux avant de la prendre totalement en bouche, commençant de lents va-et-vient qui comblèrent Jack. Ce dernier se rejeta la tête en arrière au moment où il connut l'extase. Il avait l'impression d'avoir aperçu les couleurs d'un arc-en ciel.

Reprenant son souffle, il mit ses doigts dans la bouche de Roy et recueillit sa propre semence, qu'il étala sur le torse de son amant.

- A mon tour maintenant.

D'un puissant coup de rein, il renversa Roy dans les draps et le domina de toute sa hauteur.

- Tu n'es qu'un garnement, tu as joué avec mes sentiments, et j'ai horreur de ça ! Car je t'aime comme personne n'a jamais aimé ! Tu es mon ange mais tu me brises le cœur !

- Jack, je t'aime.

Sur ce, le tueur se pencha sur son amant et ils s'embrassèrent voluptueusement, s'avouant leur amour mutuel par geste après ces paroles.

Brisant soudain leur union, Jack retourna Roy sur le ventre et l'obligea à se mettre à quatre pattes sur le lit.

Il le pénétra violemment, sans préliminaire, comme s'il cherchait à le marquer de son sceau, comme si son amour n'admettait aucune limite, aucune retenue. Jack en cria de douleur.

- Tu as mal ? Et bien considère cela comme ta punition. C'est à moi de te faire souffrir.

Il le pénétra plus profondément, plus violemment, pour mettre sa menace à exécution, ce qui amena des larmes au coin des yeux de Roy. Il cria de nouveau sa douleur, ce qui excita encore plus son partenaire. Il entama alors un va-et-vient qui provoqua une vague de douleur en Roy, en même temps que le plaisir montait, doucement, tout doucement, puis de plus en plus fort, repoussant la souffrance au loin, défiant toute logique, toute raison, dominant en maître le corps entier de Roy….

Ils atteignirent l'orgasme en même temps, aussi haut que l'Himalaya, aussi haut que leurs rêves, aussi haut que leur amour…

Jack retomba sur le lit aux côtés de son amant. Il lui avait semblé toucher le ciel et cela l'avait ébloui. Roy se coucha sur son épaule et déposa un léger baiser sur sa joue.

- Pardonne-moi.

Jack tourna la tête vers lui et lui sourit.

- J'e t'aime. Face à cela, aucun pardon ne fait le poids.

Ils reprirent doucement leur souffle quand Roy sentit un objet dur.

- jack, ne me dis pas que…

- Le contrat était pour toute la nuit que je sache, et deux semaines d'abstinence, ça vous détruit un homme…

Il renversa son corps sur lui et commença à l'embrasser.

- D'accord, mais alors doucement…

- Pourquoi, demanda Jack en relevant la tête. Je t'ai fait si mal que ça ?

Roy acquiesça, un peu honteux.

- Promis, je vais être aussi tendre qu'un agneau….

Ils firent l'amour plusieurs fois cette nuit-là, débordants de passion, redécouvrant leurs corps avec plaisir, renouant leurs liens, recréant ce qui ne pouvait pas être détruit mais ce qui pouvait se démultiplier à l'infini, ce qui ne pouvait se mesurer, ce qui ne pouvait disparaître, tout ce qui faisait qu'ils étaient eux : leur amour….

Jim sortit heureux : le contrat était signé et ses associés parés pour l'avenir. Il lança un coup d'œil vers les toits, ressentant une impression étrange. L'image du jeune homme qu'il avait rencontré la veille lui revint en mémoire…

- Je te souhaite tout le bonheur possible Roy…..