Destins parallèles revu et corrigé!

Comme mentionné dans ma précédente note, je vais reposter ma fic en entier. Après l'avoir relu, recorrigé et y avoir ajouté toute la cohérence que je pouvais, voici enfin le premier chapitre transformé en prologue pour votre propre plaisir!

Bonne lecture!

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Prologue: Fatalité, maîtresse de nos Destins…(1)

Tout le monde connaissait Harry Potter, ce sorcier qui avait par cinq fois échappé aux griffes du Seigneur des Ténèbres, le sinistre Lord Voldemort. Et, à cause de ce dernier, jamais Harry ne fut un adolescent ordinaire… Mais pour une fois – une seule fois! – il aurait aimé être simplement quelqu'un de normal, oublier ses malheurs, oublier… Sirius, oublier Voldemort…Oublier le poids écrasant du rôle qu'il occupait aux yeux de tous. Cesser d'être ce qu'il avait toujours été. Le Survivant et, plus récemment, l'Élu. Pouvoir profiter du moment présent, simplement, en compagnie de Ginny Weasley, la jolie rouquine qui était devenue l'une des ses meilleures amies, au même titre que Ron et Hermione. Peut-être même plus…

Au fil du temps et des vacances, Harry avait presque volontairement évité Hermione et Ron, mais le Terrier, la demeure des Weasley, n'étant pas bien grand, presque fatalement, il se retrouvait aux mêmes endroits que Ginny. Tout d'abord, ils ne faisaient que se tenir compagnie, en silence, perdus dans leurs propres pensées. Puis, au fil du temps, ils avaient commencé à discuter, d'abord de futilités, puis, inexorablement, de sujets plus sérieux.

Au fur et à mesure que les vacances passaient, une confiance, puis une complicité s'était installée… Ce fut même à Ginny que Harry parla en premier de son état d'esprit et celle-ci se montra fort compréhensive… Alors Harry se mit à rechercher de plus en plus la compagnie de Ginny, à chaque fois qu'il en ressentait le besoin… Et ce, même à Poudlard… Bien qu'il se répétait sans cesse qu'elle n'était que la sœur de Ron, il ne pouvait s'empêcher de commencer tout doucement à ressentir quelque chose de plus fort que de l'amitié pour sa charmante amie.

Novembre 1996…Quelque part dans le château…

-Chut! Tu vas nous faire repérer! chuchota Harry.

-Si tu n'arrêtes pas de parler, c'est toi qui vas nous faire repérer! Toi et ton obsession pour Malefoy… Regarde où ça nous a mené! répondit sur le même ton Ginny. Qu'est-ce que c'est, dis-moi?

Harry et Ginny s'étaient retrouvés dans une petite salle du château – un ancien bureau de professeur, - mais il y avait eu un éboulement, dévoilant ainsi une salle jusqu'alors condamnée. De nature curieux, les deux adolescents s'étaient enfoncés dans la pièce d'où sortait une faible lumière argentée. À présent, ils se tenaient devant une grosse bassine de pierre, peu profonde, dont les bords étaient gravés de runes antiques. Une pensine?

-Qu'est-ce que ça fait ici, ça? marmonna-t-il, davantage à lui-même qu'autre chose.

Ginny lui lança un regard interrogateur.

-Pardon? demanda-t-elle.

Harry soupira et passa sa main dans ses cheveux, avant de secouer la tête. Ginny se pencha alors vers l'objet et écarquilla les yeux en lisant ce qui y était inscrit. Elle était passionnée de runes; aucune ne lui résistait!

-Qu'est-ce que…, commença Ginny avant de reprendre sa lecture, mais à voix haute cette fois-ci, dans une langue morte, étrange, mais mélodieuse.

Pendant un bref instant, le temps sembla suspendu puis, brusquement, le sol sembla basculer et les deux adolescents plongèrent tête première dans la bassine. C'était une sensation fort familière aux yeux de Harry pour y avoir déjà goutté plus d'une fois. C'était bel et bien une pensine! Une fraction de seconde plus tard, Ginny et lui tombèrent durement sur un tout autre sol…

-Qu'est-ce qui s'est passé? bredouilla la rouquine d'un air un peu hagard.

Mais Harry ne lui répondit pas : il observait la pièce où les deux amis se trouvaient, fronçant les sourcils.

-Je crois que nous sommes dans un souvenir, déclara-t-il.

Il traversa dans la pièce adjacente et s'approcha de la fenêtre pour observer le ciel où la lune était presque pleine. Tout à l'heure, elle était en forme de croissant. Ginny se leva également et s'approcha du mur opposé à la fenêtre, là où les rayons lunaires éclairaient un calendrier.

-Harry! Viens voir! s'exclama-t-elle.

Harry s'approcha et ce qu'il vit confirma ses soupçons. Un souvenir en effet… De l'année 1971, pour être plus exact.

-Tu as vu? Août 1971! C'est incroyable! s'exclama Ginny

-Pas si incroyable que ça…, répondit Harry. Si ce que je pense est exact, ce qu'on a découvert, c'était une pensine et on l'a enclenchée lorsque tu as lu les runes dessus.

-1971… Mais c'est l'année où tes parents rentrent à Poudlard, non?

Harry leva les yeux vers le plafond, faisant un rapide calcul.

-En effet…

Ginny se mordit la lèvre inférieure. Inconsciemment, Harry lui prit la main et la serra.

-Allons… ne fais pas cette tête! On n'a qu'à attendre la fin du souvenir et on pourra revenir!

Mais Ginny secoua la tête.

-Je ne crois pas… Ce n'était pas très compréhensible, mais les Runes écrites sur la pensine parlaient d'une fenêtre sur le temps, quelque chose qui permettrait de revivre les événements révolus.

-Quoi?

Argh! À quand les dictionnaires langage prophétique-anglais, anglais-langage prophétique? Ginny pouffa. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle sembla remarquer que Harry lui avait pris la main. Elle rougit légèrement et le lâcha, avant de s'asseoir contre le mur.

-Bon… Qu'est-ce qu'on-on-on-on-on fait? demanda-t-elle en poussant un bâillement.

Harry resta silencieux. Que pouvaient-ils bien faire? Ils ne savaient même pas s'ils étaient réellement dans un souvenir ou alors… dans le passé. Quoiqu'il en soit, il avait enfin la chance de rencontrer ses parents… dans une autre situation que le fameux souvenir de Rogue… La voix de Ginny le tira subitement de ses pensées.

-Mais Harry, j'y pense! On pourrait essayer de faire l'inverse! s'exclama-t-elle. Mettre un de nos souvenirs dans la pensine et lire les Runes à l'envers!

-On pourrait essayer…

Harry se mit à fouiller pour sa baguette, tapotant ses poches, les retournant… mais pas de baguette! Ginny aussi faisait de même et les deux amis en vinrent à la même conclusion : leur baguette avait dû tomber lors de l'éboulement. Harry poussa un juron.

-Mais pour ça, il faudrait une baguette! ragea-t-il.

-Ce n'est pas grave Harry…, soupira Ginny. On pourrait peut-être essayer de dormir un peu à la place? On aurait les idées plus claires…

Cette fois-ci, ce fut Harry qui bâilla et il acquiesça. Une douce chaleur l'envahit. Excellente idée! Malgré le grand inconfort que leur donnait le plancher du bureau, leur degré de fatigue était si élevé qu'ils s'endormirent sans peine…

Août 1971… Quelque part dans le château…

Argus Rusard n'aimait pas faire le ménage de bon matin, mais les Elfes de Maison oubliaient parfois certaines salles et, au mois d'août, c'étaient ces salles qu'il fallait nettoyer avec le plus d'ardeur…malgré la chaleur. Heureusement, la canicule n'était pas à son plus haut point à cinq heures du matin. Mais rien ne présageait que le concierge de Poudlard ferait une telle rencontre un samedi matin du mois d'août…

En effet, Harry et Ginny étaient plongés dans les bras de Morphée lorsque Rusard les surprit, mais les deux jeunes se réveillèrent en sursaut. Personne ne pourrait dire qui, de Rusard, de Harry ou de Ginny, était le plus surpris.

-Mais qu'est-ce que vous faites ici? Et au beau milieu des vacances, pardi!

Ginny et Harry se relevèrent le plus rapidement possible et fixèrent Rusard. Que dire? Que faire? Trouver une excuse, oui, mais quoi?

-Je crois qu'une petite visite au bureau du directeur serait de mise, jeunes gens..., siffla-t-il.

Harry et Ginny échangèrent un regard teinté de fatalisme. Les deux étaient arrivés à la même conclusion : ce n'était pas un souvenir!

Ils emboîtèrent donc docilement le pas du concierge. Le trajet jusqu'au bureau du directeur de Poudlard se fit dans le silence le plus complet. Ils arrivèrent bientôt devant une gargouille et le concierge marmonna le mot de passe. Harry crut entendre une friandise quelconque. Était-ce Dumbledore, le directeur? La gargouille s'effaça pour laisser place à un escalier, permettant ainsi à Rusard, à Ginny et à Harry de monter tout doucement jusqu'à l'étage supérieur, devant une solide porte de chêne. Le concierge lança un regard mauvais aux deux adolescents et cogna à la porte. Quelques minutes plus tard, après de nombreux « J'arrive! », le « Entrez! » tant attendu se fit entendre.

La porte s'ouvrit et Rusard et les deux adolescents obtempérèrent. Harry et Ginny réprimèrent un éclat de rire en voyant leur futur directeur. Albus Dumbledore portait une robe de chambre violette avec un bonnet de nuit et sa barbe et ses cheveux argentés étaient attachés avec des rubans rouges.

-Qu'y a-t-il, Mr Rusard? demanda Dumbledore, fatigué, d'un ton un peu morne.

-Ces jeunes gens étaient ici, monsieur, répondit le concierge, d'un air triomphant.

Dumbledore se racla la gorge et tourna la tête vers Harry et Ginny. Il écarquilla légèrement les yeux, semblant être en proie à un profond doute… Son ton changea, plus curieux.

-Et que faites-vous ici? demanda Dumbledore à l'adresse de Harry et de Ginny.

-En fait, c'est une longue histoire, professeur, répondit Ginny, qui prit place dans un des fauteuils.

-Eh bien, j'ai tout mon temps! répliqua le nouveau directeur, désormais plus alerte.

Harry lança un regard en coin au concierge et le directeur comprit le message.

-Mr Rusard, je pense que Peeves fait encore des siennes, déclara Dumbledore d'un ton badin.

Rusard marmonna un juron et sortit du bureau. Il attendit quelques secondes, le temps que les pas de Rusard s'évanouissent et il reprit la parole, avide de vérifier ses hypothèses ou de comprendre…

-Mr Potter? Miss Evans? s'étonna Dumbledore.

Ginny et Harry se lancèrent aussitôt un regard surpris. Quoi? Ginny passa lentement une mèche de ses cheveux en arrière de son oreille et décida de prendre la parole.

-En fait, euh… Pas exactement… Je m'appelle Ginevra Weasley, pour ma part.

Harry haussa un sourcil. Ginevra? Il se retint pour ne pas rire et acquiesça.

-Quant à moi, je m'appelle effectivement Potter, mais vous devez peut-être confondre avec James Potter. Mon nom est Harry.

Lentement, le professeur Dumbledore défit l'un de ses rubans rouges, comme pour se ressaisir.

-Bien sûr… les morts ne peuvent pas revenir à la vie…, murmura le directeur, pour lui-même.

Il fronça les sourcils, son regard s'arrêtant sur le visage des deux adolescents. Il semblait établir des liens que lui seul pouvait voir.

-Quoique…, reprit-il lentement.

Harry, qui avait entendu le murmure du directeur, sursauta et pâlit. Comment? M… morts?

-Quelle est la dernière date dont vous vous souvenez? demanda le professeur Dumbledore en fronçant les sourcils.

-Le 17 novembre 1996! répondit Ginny.

-Nous sommes le 17 août 1971…, déclara-t-il.

-Alors, que pouvons-nous faire? demanda Harry.

Le professeur Dumbledore semblait avoir pris une décision. Et Harry craignait d'entendre les prochaines paroles du directeur…

-Eh bien, la technologie dans les voyages intertemporels n'étant pas très avancée, vous devrez rester à cette époque. Mr Potter, vous serez James Potter et vous, Miss Weasley, vous serez Lilyann Evans.

Les craintes de Harry furent fondées.

-Pardon? Professeur! Vous êtes sûrs de vouloir nous donner ces identités? demanda-t-il.

-La fatalité est une chose irrémédiable, Mr Potter. Si elle a décidé de vous envoyer ici, c'est bien pour une raison. Obscure certes, mais il y en a bien une!

Harry resta silencieux en poussant un soupir. Même vingt-cinq ans plus jeune, le directeur de Poudlard tenait des propos incohérents…

-Très bien. Si vous n'avez pas d'objections, Miss Weasley, vous habiterez chez les Evans. Mr Christopher Evans est un cracmol, mais un allié fort précieux et de confiance en ces temps troubles et Mrs Rose Evans est une moldue. Ils ont une fille, Pétunia, qui sera de deux ans votre aînée. Et vous, Mr Potter, vous habiterez chez les Potter. Edward et Joeva Potter sont deux célèbres mage-guerriers travaillant au Ministère – encore une fois, des alliés de confiance - et ils ont une fille, Anthea, qui va entreprendre sa cinquième année à Poudlard. Quant à vous deux, vous devrez entrer en première année.

L'adolescent fatigué des devoirs en Harry se réveilla.

-Comment? On devra recommencer toute notre scolarité? s'indigna Harry.

Le directeur acquiesça. Harry soupira et Ginny éclata de rire.

-Harry, ce n'est pas la fin du monde! Dis-toi que, comme ça, tes devoirs vont être plus rapides à faire et tu auras plus de temps libre! le raisonna-t-elle.

Harry sourit. Elle avait raison, la petite Ginevra… Dumbledore se racla la gorge.

-Vous allez rester ici en attendant que votre famille d'accueil ne vienne vous chercher, déclara-t-il. Je leur écrirai un hibou.

-Vous êtes sûrs qu'ils vont accepter? demanda Ginny, un peu sceptique.

-Oui, répondit Dumbledore. Ils me font confiance. Je les connais bien.

Il n'ajouta rien d'autre, mais montra la porte du menton.

-Vous pouvez disposer, je vous retrouverai dans la Grande Salle dans deux heures. Je suppose que vous connaissez bien le château…?

Harry et Ginny acquiescèrent et quittèrent silencieusement le bureau tandis que le directeur se mettait à écrire les lettres aux familles d'accueil.

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(1) J'écoutais Notre-Dame de Paris lorsque j'ai dû trouver un nouveau titre pour le premier chapitre devenu prologue et je trouvais que cet extrait de la chanson Fatalité allait merveilleusement bien à ma fic.

Lexyann

Réponses aux reviews du chapitre 19

Kyzara : Bonjour! Merci bien! Je vais essayer d'améliorer ça!

Lolo : Merci beaucoup! Je ne sais pas exactement combien il reste de chapitres…

smoke : Merci beaucoup!

Pascale: Kekou toi! --' Oh arrête! Mme Rosmerta n'est pas pédophile! Sirius est majeur! 17 ans, c'est la majorité, chez les sorciers! Nah! - Mais Leonora est une bonne fille! Rah! Là! là! Héhé! Brillante Pascale! Mais je ne veux pas en dire trop! Hihi! En effet… La vie est fragile… soupir Merci beaucoup!

beru ou bloub : Les films ne sont pas une référence? Pour certains trucs oui, mais pour d'autres, non. J'aimais bien les têtes réduites!

Bartiméus : Merci beaucoup!

Fitz of Amber : Oui! Oui! Je compte la finir! Mais je manque cruellement de temps et d'inspiration… Mais bon… J'espère que la nouvelle version t'aidera à patienter! en fait, je ne sais pas quand le chapitre 20 va être écrit… Désolée… Merci beaucoup!

GinnyPotter02 : Merci beaucoup! Pour Harry et Ginny, tu verras. Éventuellement. Plus tard dans l'histoire. Mais le passage est déjà écrit en résumé dans ma sorte d'épilogue. Pour Remus et Ketza, si je me souviens bien, j'avais écrit le passage.