Le Destin n'est pas Inébranlable, juste Impénétrable

Disclaimer : Oh, plein de choses que j'ai pas envie de dire… Je souis obligée ?

Rating : Ben… Hormis mon esprit follement sadique et dérangé (il se venge, là, l'esprit dérangé), y'a pas grand-chose à signaler. Peut être un langage qu'il n'est pas sur de sortir devant papy mamie, mais sinon, ça va

Résumé : On met Harry face à Voldemort. Jusque là, rien d'anormal. Ledit Voldemort tente – encore – de tuer Harry. Toujours rien à signaler. Alors pourquoi est ce que Harry Potter se retrouve là où il ne devrait pas être face à des personnes qui sont censés être six pieds sous terre ? Baaaaaaaaaah…

Note d'Auteur : Hum… Que dire ? Je suis vraiment, mais alors vraiment désolée. Moi, j'en avais pas l'impression, mais ça fait une paye que j'ai pas publié… Je suis vraiment désolée, car c'est vraiment très long. J'aimerai bien écrire plus, plus vite, mais j'y arrive pas… Quoiqu'il en soit, merci à Kei.Otaru, à 666Naku, à Sargis Drake (naaaaaaan, je m'arrête pas ! et je le ferais pas ! même si je vais en avoir pour un bon moment), à Gigi (le coup des sabres marche toujours…), à Jully Reed, à Adenoide, et à Luke S (on y est arrivée, après une bataille acharnée contre ces choses qui osent s'appeler nos ordis…)

Bonne lecture, maintenant

Chapitre 8 : Help !

Pour la première fois depuis le début de sa scolarité, Harry était content d'avoir Potion. Etonnant hein ? Surtout quand on savait que les professeurs de cette dite matière avaient une prédisposition à le détester. Mais ça, pour le moment, Harry s'en foutait comme d'une guigne. En effet, la salle de classe de Potion – ou cachot, au choix – était un havre de paix… Mouais, bon, peut être pas de paix, mais du moins de tranquillité et de silence. La raison de cette demande ? Elle était toute simple : depuis l'annonce du bal par Dumbledore la veille, les filles de cessaient de l'apostropher, de le coller, de lui demander… bref, de lui bouffer son espace vital, et ceci pour lui demander d'aller au bal avec elles. Harry savait pourquoi, mais ça le gonflait. Franchement. C'était pas comme s'il allait y aller avec une fille dont il ignorait jusqu'au nom. Mais elles, ça ne les arrêtait pas. Malheureusement.

Ça lui rappelait le bal de quatrième année, pour le Tournoi des Trois Sorciers. Depuis, il avait cependant changé, bien sur. Autant physiquement que mentalement. Physiquement n'incluant pas forcément la métamorphose du directeur. En effet, à part les cheveux et les yeux – Merlin que ça faisait du bien d'avoir des cheveux domptables –, il était presque le même – Dumbledore avait juste changé un peu sa morphologie faciale pour qu'il ressemble un peu plus à sa mère. Bref, c'était toujours Harry Potter, et non pas un parfait étranger. Encore que, ça dépend pour qui. Quoiqu'il en soit, à quatorze ans, il était gêné que toutes ces filles lui demandent, alors que maintenant, il en était profondément agacé. Elles le saoulaient à minauder comme ça.

Ses camarades Maraudeurs – Pettigrow exclu, mais ça, ça paraissait évident – subissait la même affluence. James – qui était revenu de son séjour de l'infirmerie, avec en prime des courbatures en souvenir – et Remus, ça les avait emmerdés dès le départ, alors que pour Sirius, au début, ça l'amusait. Au début. Maintenant, ils en étaient tous presque à se cacher sous leur Cape d'Invisibilité. Mais ça aurait suscité quelques questions. C'était ça, d'être beau, de nos jours. Même si Harry ne se pensait pas particulièrement beau, mais les filles le croyaient assez pour lui.

Il avait bien essayé le visage impassible, peu avenant et le regard de la mort qui tue. Ca avait marché pendant… Allez… Une heure. Après, la marée était revenu encore plus forte qu'avant. Il exagérait peut être un peu, mais se faire aborder toutes les cinq minutes lui tapait sur le système. Il pouvait même plus se balader tranquillement.

Voilà pourquoi il se retrouvait à s'asseoir dans les cachots, avec un peu d'avance, avec un soupir de soulagement. Même s'il savait que le soulagement ne durerait que deux heures. Rogue était là lui aussi. En fana des Potions qu'il était, ça ne l'étonnait que moyennement. En tout cas, lui, il ne devait pas avoir de problèmes. Déjà, rien qu'avec sa réputation d'adepte de Magie Noire, ensuite avec son caractère aussi chaleureux et accueillant qu'une banquise en pleine tempête de neige, Harry en était désormais réduit à l'envier. C'était à regretter de ne pas avoir de cheveux gras. Et de savoir sourire. Enfin.

Harry remarque seulement ensuite que Rogue le regardait peu amène. Chez lui, ça voulait dire qu'il en voulait à quelqu'un. Qu'est ce qu'il avait encore fait ? Ah, oui…

« Je vois que t'as pas aimé que j'intervienne hier, déclara Harry, un petit sourire au visage.

-C'est Black qui avait commencé. »

Le nouveau Gryffondor poussa un looooooooong soupir devant ce comportement plus qu'enfantin. Qui aurait cru que Rogue serait encore puéril à cet âge là ? Pas lui, en tout cas.

« Ca, c'est la super réplique de la mort qui tue. Mais c'est pas vrai. C'est toi qui a commencé à attaquer Sirius.

-Ca, c'est ce que le chien t'a dit. » Ah, que d'amour « Comment tu sais que c'est vrai ?

-Je l'ai entendu, gros malin.

-Alors pourquoi t'es pas intervenu plus tôt ?

-Trop loin. »

Rogue haussa un sourcil. Ce garçon était tout, sauf normal. Si lui cachait des secrets, alors Matthews cachait carrément un monde. Il reporta son attention sur son voisin quand celui-ci poussa – encore – un soupir à fendre l'âme. Rogue haussa le deuxième sourcil car cette réaction était du, somme toute logique, à la fille qui s'avançait résolument vers lui. Harry jura

« Roh fait chier… »

La fille – une blonde de septième année de Gryffondor, forcément – allait lui parler malgré l'enthousiasme clairement manquant du pauvre garçon, quand Stevenson fit son entrée, faisant sursauter presque tout le monde. Presque. Harry se contenta de soupirer de soulagement, sous le regard perplexe de son voisin.

« Faites la potion d'Illusion dont la méthode de conception se trouve à la page 236. Bien entendu, je ne m'attends pas à ce que beaucoup de monde y réussisse. Mais bon. C'est mon métier, donc au boulot, et plus vite que ça. EN SILENCE ! » ajouta-t-il, coupant net tout les similis d'embryons de conversations, pour ensuite se tourner vers un tas de copies qu'il commença immédiatement à gribouiller de rouge, manquant de trouer le pauvre parchemin.

Le Gryffondor et le Serpentard ouvrèrent leur livre à la page dite, et Rogue commença immédiatement. Bien entendu. Harry, lui, lisait les instructions. Il le faisait depuis une dizaine de minutes quand il grommela :

« Non mais c'est pas vrai… Crétins que ceux qui écrivent les manuels scolaires. Si on ajoute les larmes de Salamandre avant la poudre d'ailes de chauves souris, et qu'après seulement on met les graines de Rivea Corymbosa, ça nous épargne de poirauter deux fois une demie heure en touillant le truc (N/A : Alors je précise que j'ai totalement inventé ça. Je sais même pas si les graines de truc muche là, existent…Désolée, Marlou, mais fallait préciser ça). Tous des incapables. »

Et il se mit à la préparation de sa potion, sous l'œil perplexe et très surpris de Rogue. C'est ainsi que une demie heure plus tard, alors que le cours durait deux bonnes heures que Harry obtenait une potion d'un vert pâle translucide. Bref, réussie. Alors que même Rogue en était à peine à la moitié. Le professeur d'approcha rapidement car Harry s'était mis à glandouiller entre temps, n'ayant rien à faire.

« Matthews, que faites vous ? Ce n'est pas en regardant les mouches voler que vous ferez votre potion. Quinze –

-J'ai fini, Monsieur, déclara Harry d'un ton torve. Le professeur l'avait sorti de sa sieste. Quel peu de considération, quand même.

-C'est impossible. »

Harry ne fit que lever un sourcil ironique.

« Voyez par vous-même. »

Stevenson jeta un coup d'œil dans le chaudron (« Si seulement il pouvait s'y noyer… ») et déclara d'un ton glacial à refroidir un esquimau habitué à vivre sur la calotte glaciaire :

« Essayez votre potion. »

Le Gryffondor poussa un soupir, pour changer, et prit une fiole de potion. Son regard se fit immédiatement lointain. Il prit une moue ennuyée, pour finalement hausser un sourcil et soupirer d'agacement. Au bout d'une dizaine de minutes, il revint à lui.

« Si vous n'avez pas plus de réactions, c'est qu'elle n'est pas réussie. Elle nous met face à ce qu'on ne veut absolument pas voir. Vingt…

-Je le savais ça, monsieur. Mais ça fait déjà bien longtemps que j'ai surmonté mes démons. Même s'ils s'obstinent. »

Cette potion avait plus ou moins le même effet que les Détraqueurs, à quelques détails près, le froid en moins, l'image en plus. Le Maître des Potions, ne trouvant rien d'autre à ajouter et agacé de n'avoir pas pu retirer de points, retourna à ses copies, traumatisant au passage les élèves qui ne travaillaient pas. Bref, le modèle psychique de Rogue dans le futur. Lequel se pencha d'ailleurs vers lui pour lui demander :

« Qu'est ce que t'as vu ?

-Secret défense. » répondit Harry en souriant. Il ajouta, peut être pensant que Rogue ne l'entendrait pas, peut être pas : « Mais peut être les verra-t-on… »

Sirius, qui était placé devant eux, se retourna vers Matthews, ignorant complètement Rogue. Ça valait mieux, probablement. Avant qu'il n'ait eu l'occasion de dire quoique ce soit, Harry répondit :

« Non, Sirius, tu ne sauras pas. Non, cherche même pas à savoir. »

Black se reretourna, grommelant dans sa barbe contre les « nouveaux rabat joie ». Il s'apprêtait à ajouter un œil de triton. Peu conseillé à cette étape. Mais le Gryffondor ne faisait pas attention, pourtant d'habitude assez doué – si, si, il n'est pas nul en Potion, il s'amuse, nuance –, trop grognon.

« Sirius, non, ne rajoute pas ça ! Tu vas… »

Explosion du chaudron (« … tout faire exploser… »), recouvrant la moitié de la classe et le professeur. Les touchés se trouvaient donc être Lily, Bellatrix, Wilkes, lui-même, Harry, Rogue, James et sa voisine dont le nom lui échappait. Et bien sur Stevenson. La potion, à cause de la fausse manœuvre, était certes verte claire, mais d'une consistance caoutchouteuse liquide. C'était super. Le professeur fit rapidement disparaître la potion, mais ne rajouta rien d'autre qu'un « moins vingt points pour Gryffondor », étant finalement habitué.

Tandis que Rogue continuait sa potion, qui par un miracle, ou une intervention divine, n'avait pas été touché par le syndrome Black, très contagieux, Harry glandait. Jusqu'à ce qu'il reçoive en pleine poire un avion en papier. C'était d'une discrétion. Il ouvrit la missive pour y découvrir une énième demande d'accompagnement au bal.

« J'en ai marre ! »

Rogue lui jeta un regard perplexe.

« T'as un problème

-Oui. Les filles. Elles sont chiantes quand elles veulent. »

Sur ces paroles, Lily se retourna et fusilla son ami du regard en articulant silencieusement « Je t'ai entendu. »

« Aïe. Enfin bon.

-T'es assailli ? demanda Rogue ironique.

-T'as pas idée. Je ai maaaaaaaaaaaaarre. Quelqu'un, sauvez moi ! »

Et il retourna bougonner dans son coin, pendant que Rogue se disait que oui, il avait à côté de lui un spécimen plus que curieux de l'espèce humaine.

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Le reste du cours s'était plutôt bien déroulé, si on exceptait le fait que Wilkes se soit retrouvé par un quelconque miracle la tête dans son chaudron, alors qu'il était de stature plutôt volumineuse. Sirius s'était marré comme une baleine asmathique pendant une bonne quinzaine de minutes, durant lesquelles le professeur essayait de venir en aide à son élève. Stevenson fusilla le Gryffondor du regard, mais n'ayant aucune preuve, ne put retirer de point. Hormis les quinze points pour « non assistance à personne en danger ». Le paaaaaaauvre Serpentard aurait pu se noyer ! Ca aurait été dommage…

Le soir, toute l'équipe de Quidditch était allée s'entraîner malgré l'averse qui tournait au déluge.

« Quel temps pourri, marmonna le Capitaine.

-Oh tu sais, j'ai vu pire, lui répondit Harry en rigolant, malgré tout trempé jusqu'aux os.

-Si ça continue, on va se noyer… »

Tous les membres de l'équipe firent les gros yeux. Connerie, quand tu nous tiens…

« Toi, tu traînes trop avec Sirius. » fit remarquer Matthews, engendrant plusieurs rires.

Une fois ses coéquipiers dans les airs, James relâcha le Souaffle et les Cognards. Il observa le Vif d'Or, septique. Il interpella le nouveau.

« Hé, Harry ! Je lâche le Vif ou pas ? »

Le concerné acquiesça vaguement, avant de repartir s'échauffer. James haussa les épaules mais obéit. Si avec cette pluie diluvienne, il arrivait à le repérer…

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« Mais je te jure Sirius, il est malade ce mec ! Il…

-Oui oui, j'ai compris Jamesie.

-Mais il est…

-JAMESIE ! »

Ce qui attira inévitablement l'attention de Harry et Remus.

« Qu'est qu'il y a ? s'enquit l'Attrapeur.

-Oh, James me saoule avec ta performance de toute à l'heure. Je crois que tu lui as fait peur. »

Ce qui fit bien rire Matthews. En effet, il avait testé une feinte de Wronski, chose qu'il n'avait pas fait depuis belle lurette, et était allé un peu trop bas au goût de James. Rire qui s'arrêta rapidement quand il vit deux filles, une de Poufsouffle, une de Serdaigle, se diriger vers leur groupe, le fixant lui.

« Hum… Je crois que je vais aller à la bibliothèque, hein ! A plus tard les mecs. »

Sitôt dit, sitôt fait, trente secondes plus tard, il n'y avait plus trace du Gryffondor.

« Elle est encore ouverte la bibliothèque ? »

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Le pauvre Gryffondor harcelé fit sa réapparition au dîner, en compagnie de Lily, qu'il avait croisé en chemin. Une fois installé à côté des Maraudeurs, tous les regards de la gent féminine – à part peut être les Serpentard, et encore – étaient tournés vers la table des Rouge et Or, au grand damne de ceux-ci, qui s'en seraient bien passés.

« Pourquoi est ce que vous, on vous laisse tranquille ? » demanda Harry à l'encontre des trois Maraudeurs concernés. De toute manière, depuis le début de l'année, il n'avait pas adressé la parole à Pettigrow, et il s'en portait très bien. Ça lui évitait de finir à Azkaban pour meurtre avec ou sans préméditation.

James, Sirius et Remus haussèrent les épaules. Harry soupira pour la trois cent quatre vingt deuxième fois ce jour ci. Ou peut être trois cent quatre vingt trois… Il avait perdu le compte à force. Si encore il avait pu ne pas aller au bal… Mais non ! Tous les élèves étaient obligés d'y aller, à moins de vouloir tester une punition du cru du vieux directeur. Bref, personne n'avait envie de s'y risquer, leur bon vieux directeur étant follement cinglé. Et encore, s'il n'y avait que ça… Vous ne le saviez peut être pas, mais le très grand et illustre Albus Dumbledore avait eu la saugrenue idée de rajouter une clause à ce fichu Bal. C'était en fin de compte un Bal Costumé. Il n'y a pas à dire, le Vieux Sénile devait tenir à se mettre un Survivant tout fraîchement débarqué du futur à dos.

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La journée continua son cours. C'est logique en même temps, personne n'avait jamais réussi à figer le temps. Enfin, si, mais bon, là n'est pas la question. Après avoir du endurer encore une vingtaine de demandes dans la dernière heure, James, Sirius, Remus et Harry avaient finalement décidé de trouver refuge dans leur vénérable dortoir. Qui d'ailleurs tenait plus du terrain miné que de la chambre. Sauf, à l'origine, les coins du Loup-Garou et du Survivant, mais le fait était que James et Sirius avaient la formidable capacité à s'étaler n'importe où, n'importe quand, n'importe comment. Le voyageur temporel se souvenait parfaitement avoir rangé ses quelques affaires pas plus tard que la veille. Enfin bref.

« Dites, c'est quand déjà qu'on doit aller à Pré-au-Lard ? »

Remus fit mine de réfléchir, farfouilla dans les papiers qui volaient un peu partout dans la pièce, regarda sa montre, puis annonça d'une voix égale :

« Dans trente deux secondes précisément. »

James et Sirius restèrent un moment ahuris, tandis que Harry haussait un sourcil goguenard. C'était assez marrant. Il ajouta au bout d'un petit moment :

« Faudrait peut être y aller, non ? L'entrée, c'est pas non plus la porte à côté. »

Cette interruption des plus constructives eut le mérite de sortir les deux amis de leur attitude figée. Puis ce fut la panique pour retrouver l'argent dans tout ce foutoir.

Les quatre Gryffondor arrivèrent avec sept minutes et trente huit secondes de retard, comme se fit le devoir de leur rappeler le professeur Astrawälher. Le regard tueur s'adressa tout particulièrement à Harry. Probablement que ses explications lui avaient plus tapé sur les nerfs qu'informé véritablement. Harry avait la manie de parler par borborygmes et monosyllabes compréhensibles que de lui seul. Du moins, pour les explications délicates qu'on lui demandait – et bizarrement, on était rarement plus renseigné qu'avant.

Les filles de septième année de Gryffondor étaient quand à elles déjà présentes, bien entendu. James fit alors une remarque des plus subtiles :

« … Euh… Il est où Peter ? »

Remus nota avec étonnement la brusque tension de Matthews. Seulement, son visage ne reflétait rien de particulier. Juste un certain détachement face aux regards des plus insistants de son professeur, sans aucun doute, préféré. Mais le loup-garou oublia bien vite cette attitude quand ledit Peter fit son apparition, passablement essoufflé. Il parvint à marmonner :

« Désolé… pas vu l'heure. »

Harry, qui avait été pris d'une aussi brusque qu'inexplicable envie de meurtre violent et sanguinaire à la mention du rat manchot – la prothèse ne comptait pas – observa avec suspicion ce même rat, facilement reconnaissable, qu'il est vingt ans de moins ou pas. A ce moment, une évidence lui sauta à la figure aussi subitement qu'on se casse la gueule quand on marche sur la savonnette dans la douche : le futur-meutrier-à-exterminer arrivait par le couloir quoi menait tout droit dans les cachots, il n'y avait pas à parlementer là-dessus. Harry connaissait le château comme sa poche, des nuits d'insomnie aidant grandement, dirons nous. Et Harry comprit que ce sale rat, ce sale traître, cet emmanché, cet encu… Bref, que Peter Pettigrow était, sans nul doute possible, déjà un Mangemort, ou du moins, au service du Grand Dégénéré de service. Et que donc, son explication comme quoi, s'il avait refusé de servir l'autre serpent albinos, il l'aurait tué, c'était que du bidon, de la connerie, de la marmelade. Bref, qu'il s'était bien foutu de sa gueule. Et que quand il rentrerait chez lui – parce qu'il rentrerait, car il n'avait, à sa connaissance, aucun lui déjà existant plus tard – il aurait des comptes à rendre. Il en avait déjà envers ce fils de… Bref, envers le sale rat, mais cette fois ci, il n'aurait aucun état d'âme – bien que pour ce genre de déchet, il n'en avait plus depuis belle lurette. Tout ça pour dire que ça remontait à loin.

« Bon, on peut y aller maintenant ? J'ai pas que ça à faire non plus… bougonna le « baby sitter » commis d'office.

-Si aimable. » répliqua le Survivant, ne se privant pas de rouler des yeux « Vous avez qu'à vous faire payer les heures supplémentaires. Puis, ça aurait pu être pire…

-Oui, vous tout seul. »

Remus écoutait cet échange complètement sur le cul. Depuis quand un élève, nouveau de surcroît, se permettait de parler comme ça avec un professeur ?

« Vous croyez pas si bien dire… »

Bon, ok, c'était définitif, leur comportement était plus qu'ambigu. On aurait dit avoir à faire à deux anciens rivaux qui passaient leur temps à se narguer l'un l'autre. Son père, un militaire moldu, se comportait de la même manière avec un de ses anciens camarades de combat. Il y avait toujours eu une sorte de compétition entre eux. En gros, ce n'était pas le comportement qu'était supposé avoir un enseignant et son élève. A résoudre.

« Fais attention, à force de trop réfléchir, la solution va t'échapper… C'est comme la pêche : plus t'essayes, moins t'y arrives. »

Remus sursauta, il ne l'avait pas entendu arriver. C'était plus qu'inhabituel. Il arrivait à entendre même Sirius – quand il faisait un effort, il était impossible à repérer pour presque tout le monde. Le temps qu'il remette ses pensées dans l'ordre qui leur était assigné, Matthews était de nouveau en train de se battre visuellement avec leur professeur. A propos de lui, Lupin sentait un truc de bizarre dans son aura. Il ne pouvait pas voir concrètement les auras, ça, c'était impossible pour le commun des mortels, mais en temps que non humain, ou du moins en partie, il pouvait ressentir vaguement. Tout ça pour dire que chez les deux individus, Astrawälher comme Matthews, quelque chose différait de chez tout le monde –Dumbledore mis à part. Puis franchement, quel rapport entre la pêche et son problème ?

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Pendant tout le chemin jusqu'à Pré-au-Lard, qu'ils avaient fait en partie dans une calèche tirée par des Sombrals – Harry leur avait d'ailleurs fait un signe de reconnaissance, reconnaissant ceux qui l'avait aidé… ou plutôt qui l'aiderait. Bref, prise de tête… – Harry avait maintenu le contact visuel avec son très cher et adoré professeur. Il avait ainsi donc pu deviner que celui-ci savait ce qu'il n'était pas censé savoir, soit qu'il n'était pas celui qu'il était censé être. Donc le pauvre Harry Potter, Survivant – ou plus précisément, Futur Survivant – de son état, avait en plus des deux Maraudeurs et du futur Mangemort – malgré lui ou pas, il n'en savait foutrement rien – un professeur borné, trop perspicace et diablement acharné sur son pauvre dos qui promettait d'avoir moult courbatures. Le professeur Dumbledore lui avait fait une couverture assez inefficace : elle avait duré à peine deux mois. Encore huit à tenir sans devoir dévoiler ses secrets. Mais comme le résumé de sa vie ne se résumait malheureusement que sur ces secrets, il ne pouvait donner de renseignements bien constructifs pour assouvir la curiosité maladive de ses nouveaux camarades. Ça, ça annonçait encore maints et maints problèmes… Quand il disait qu'il ne cherchait pas les ennuis, mais que c'étaient eux qui le trouvaient… Et que personne ne voulait le croire. Ça donnait une furieuse envie de déclencher un cataclysme, surtout quand la personne en question se trouvait être Draco Malfoy. Ça lui allait bien de lui dire ça…

En tout cas, Harry avait bien capté le fait que ce très cher et adoré professeur – il se répétait, certes, mais il n'y avait pas d'autres qualificatifs pour cette charmante personne – l'avait testé quant à l'étendue de ses connaissances avec les questions plus que débiles sur les chimères. Il était certain qu'il en avait déjà vu une, si ce n'est en avoir abattu une. Mais lui avait foncé tête baissée dans ce piège pourtant grossier. Il s'était fait avoir comme un bleu. Ses éducateurs en feraient une syncope… Mais comme il était passablement crevé et légèrement – mais alors très légèrement – en rogne contre cette ... cette chimère de pacotille qui lui avait bousillé sa chemise – ça, c'était un truc à ne pas faire : bousiller les affaires de Harry Potter… Sinon, vous auriez vite fait de comprendre pourquoi est ce que Harry avait défait tant de fois le mage le plus craint de tous les temps, exception faite de Serpentard lui-même – mais avait en plus, mis à jour deux des secrets qu'il était le moins amène à expliquer. De part la douleur du souvenir, mais aussi de la difficulté, voir de l'impossibilité de narrer certains évènements. Bref, tout le monde restait dans le potage, et c'était très bien comme ça.

C'est ainsi que cet adorable personnage qu'incarnait Astrawälher gardait un œil – voir les deux, plus sa baguette – sur notre pauvre voyageur perdu entre deux temps, persuadé d'avoir à faire à un élève qui en savait un petit peu trop, et qui pourrait représenter un danger plus que conséquent pour la très paisible école qu'était Poudlard. Autant qu'elle peut l'être en étant peuplée de sorciers en tout genre – méchant, gentil, crétin, débile, imbécile heureux… Notamment en étant apte à devenir lui aussi un mage noir ultra puissant, un peu psychopathe, très schizophrène – ou du moins l'a-t-il été – légèrement halluciné et un peu trop ambitieux. Bref, tout ce qui qualifiait un sorcier méchant pas beau.

Le professeur avait raison pour la partie du « un peu trop puissant » qui pourrait – pourrait – être dangereux. Seulement, il avait tord ensuite. Harry ne s'aviserait pas de détruire une école. Quelle perte de temps ! Ok, ok, il plaisantait… Poudlard représentait une de ses maisons, et il avait autre chose à faire que de jouer à Je-Veux-Détruire-Le-Monde-Prosternez-Vous-A-Mes-Pieds-Pauvres-Mortels-Que-Vous-Etes. Et surtout, il aurait pas mal de monde peu sympathique une fois énervé après lui. Très peu pour lui. Il tenait quand même un minimum à la vie.

Ce très cher Harry Potter, Survivant de son Etat, mais pas reconnu dans cet espace temps – ne pas être une célébrité de temps en temps faisait du bien – ne reprit ses esprit que quand Lily lui passa frénétiquement un main devant les yeux, l'air de perdre un peu patience. Il vit alors qu'ils étaient arrivés, et qu'il était seul dans la calèche, alors que ses camarades le regardaient, étonnés qu'ils soient encore là dedans, et son professeur le regardant suspicieusement, probablement persuadé que le nouveau concoctait quelque plan machiavélique afin de faire régner le terreur sur ce paisible village. Harry en soupira bruyamment, et sortit rapidement et souplement de la voiture, restant un peu en retrait, ne s'étant toujours pas dépêtré de ses pensées problématiques. Il ne remarqua les yeux noirs le scrutant, la personne sentant que quelque chose était encore plus étrange que d'habitude avec cet élève. En passant à côté des Sombrals, Harry en caressa un, ne remarquant pas le froncement de sourcil de son professeur qui ne l'avait pas quitté des yeux.

Ils entrèrent dans une boutique de déguisement – le vieux sorcier n'en démordait pas, il voulait que tout le monde soit déguisé – et Lily et Errina s'extasièrent devant les magnifiques tenues qui étaient entreposées dans l'entrée. Et Harry, lui, désespérait, et maudissait pour les trente huit prochaines générations Dumbledore. Ce sorcier était un génie, mais honnêtement, il était tordu.

« Cette tenue irait à ravir à Rogue… »

Sirius avait fait cette remarque très constructive en regardant fixement un costume de chauve souris, un air ultra sérieux sur son visage. Harry rigola.

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Harry soupira et offrit un regard reconnaissant à Hagrid. Depuis la veille, sa situation ne s'était pas améliorée. Bien au contraire. Il savait que Dumbledore lui avait donné un physique agréable, mais de là à avoir une partie de la population féminine à ses trousses, il y avait un fossé. Il était présentement l'heure de pause du déjeuner, et Harry, voyant le danger arriver de loin – environ trois mètres cinquante, la distance qui le séparait du bureau de deux Poufsouffle avec qui il avait eu cours en dernière heure de la matinée. Faisant fi de son estomac grondant, estimant que mourir de faim valait mieux que mourir asphyxié par une troupe de filles en furie. Mais il n'était cependant pas désespéré au point d'accepter les gateaux-rochers d'Hagrid. Il y avait une limite à tout.

Tout ça pour dire qu'il avait trouvé refuge chez le garde-chasse, se rendant compte en passant qu'il n'était pas encore venu rendre visite à son vieil ami – bien que techniquement, il ne l'ait encore jamais rencontré. Il avait ainsi refait connaissance avec le demi-géant, assurant ainsi sa sécurité. Personne n'allait venir le chercher là. Comme l'avait dit le garde-chasse, il était le premier après les Maraudeurs, Lily, Errina et Selene la première personne à lui rendre visite. Il en avait même versé des larmes de crocodile, faisant doucement rire le Gryffondor. Hagrid restait et resterait toujours le même. C'était le mieux que d'avoir des bases auxquelles se rattacher.

En attendant, cela ne résolvait en rien son problème : dès qu'il pointerait le bout de son nez dans une zone peuplé de ce cher Poudlard, le problème – ou plutôt les – referait son grand come back de façon tonitruante et assez étouffante. De plus, comme le lui avait fait siiii gentiment remarquer ce très cher James – se dire que ce jeune homme était son père étant extrêmement déroutant, il préférait finalement l'appeler par son prénom – le match de Quidditch qui se profilait à l'horizon ne ferait rien contre cette côté de popularité : jusqu'ici, l'attrait du sang neuf attirait ces filles – si tant est qu'on puisse appeler ces choses « humains », ce dont Harry doutait plus que fortement – et ensuite, ce serait au tour de celui du grand sportif de haut niveau, avec tout ce qui va avec, les sangsues collantes qui étaient nommées groupies comptant malheureusement dans l'équation. Il s'en serait bien passé. Ce genre de filles ne l'intéressait pas vraiment, il laissait ça à Malfoy. D'ailleurs, si ledit Malfoy l'entendait, Harry aurait mieux de courir très vite. C'est que la chose pouvait devenir hargneuse.

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Harry jeta un coup d'œil à gauche. A droite. Rien. En haut. Pas plus. En bas. Là, il y avait quelque chose, même si c'était pas vraiment ce qu'il cherchait… Il évita d'une agile torsion de son balai le méchant cognard qui s'était découvert une attitude revancharde envers un certain Survivant… En tout cas, qu'est ce que son Eclair de feu lui manquait… Ce balai, bien qu'étant un des plus récent sur le marché était… hé bien, il était vieux. Trop vieux. C'en était à pleurer. Il avait même pas le temps de s'apitoyer un peu sur son sort et de se remettre de ses émotions que déjà une balle meurtrière refaisait son apparition, lancé par c't'abruti de Sylfor. Y'a pas à dire, les Serpentard étaient chiants. Très rancuniers, aussi…

Le match avait commencé depuis maintenant une bonne heure, et toujours pas de signe de ce fichu vif d'or. De un, parce qu'il avait un putain de mal de crâne signé Tommy – même si le responsable n'était pas eu courant, merci pour lui. Le pauv' chou crisait un peu. Fallait bien évacuer le stress de temps en temps, sinon, ça nous faisait des rides avant l'âge – quoique dans le cas Voldemort, y'ait plus grand-chose à faire. Mais là, ça devait être la frustration de ses attaques ratées – par ses bons soins. De deux, bien que les Serpentard sous-estiment grandement ses capacités, ils n'étaient pour autant pas des crétins finis – quoique, ça dépendait du Serpentard. Et que donc, les batteurs de l'équipe tant aimé l'avait pris pour cible mouvante. Il s'en serait bien passé, tiens…donc, la baballe carnivore qu'il venait d'éviter était plus ou moins la soixante douzième. En une heure. Dire qu'il en avait ras le cul serait un euphémisme. Ah. Soixante treizième. Combec et Hyorel faisaient bien leur boulot, certes, mais ils pouvaient pas se reconvertir gardes du corps officiels non plus. De toute manière, il n'en avait pas réellement besoin, étant assez agile pour les éviter. Mais les deux combinés… ça l'emmerdait prodigieusement. Bah, il avait connu pire… Alors, vif d'or… Vif d'or…

« Oh… But pour les verts. 100-80, pour les Lions. Hé les gars, bougez vous, un peu, il vous rattrape là…

-Black ! »

James lui jeta un regard noir. De quoi il se mêlait, non mais oh ! Il reporta son attention sur le jeu et vit Jeremy, à qui il venait de passez le souaffle, marquer un but.

« OUAIS ! BUT POUR LES LIONS ! Prenez en de la graine, vils Serpentard !

-BLACK ! Impartialité, vous connaissez ?!

-J'ai déjà du en entendre parler… Mais ce que ça veut dire, alors là… »

Une heure que ça durait. Remus leva les yeux au ciel. Sirius était tout, sauf impartial. Il vit que Harry se disait la même chose. Visiblement, le pauvre Attrapeur profitait d'une brève accalmie dans sa poursuite. Le pauvre. L'était pas épargné. Le loup garou vit Dist, le deuxième Batteur, renvoyé un cognard sur le pauvre Gryffondor. Lupin attendit sans se faire plus de souci que ça : il l'éviterait, tout comme les autres. Mais voilà, non, le brun ne bougea pas d'un pouce, et se prit le cognard en plein milieu du dos. Forcément, il tomba. La gravité, vous savez…

Lily étouffa un cri quand elle vit son ami tomber. Elle qui pour une fois venait voir un match de Quidditch, elle était servie…

« En morceaux… on va le ramasser en petits morceaux, murmura Lily, horrifiée.

-…Ouais. »

Elle le fut encore plus après la remarque de son amie. D'ailleurs, pourquoi était-elle amie avec cette fille si froide qui n'était pas plus alarmée que ça par la chute d'un camarade ? Parce que justement, elle avait un cœur. Bien planqué, certes, mais tout de même là. En parlant de Selene, elle n'avait décidemment pas l'air bien ces derniers temps. Mais là n'était pas l'heure des tagivergeances en tout genre. Mais plutôt celui de ce ronger les sangs – les doigts aussi, par la même occasion – pour un ami en difficulté. En effet, notre Survivant continuait de tomber – remarquez par là le temps gigantesque de la chute.

Toute l'école regardait l'élève tomber, totalement amorphe. Sous le choc pourrait-on dire, mais certains étaient limite sur le point de faire une danse de victoire – pas la peine de préciser où se trouvaient ces débiles. Sauf James. Passé le temps de réaction, il s'était précipité pour essayer de rattraper son ami, mais peine perdu : il était bien trop loin. Alors que l'on attendait encore le bruit sinistre et craquant de l'atterrissage du pauvre Attrapeur, quelque chose que personne n'attendait se produisit : une lumière argentée fit son apparition autour de Harry. Stoppant net sa chute, le faisant atterrir en douceur. Et tout le monde observa avec des yeux comme des ronds de flan ce qu'il venait de se passer. Il y eut un silence de mort. Plus personne ne parlait, ni ne bougeait. Sauf les cognards. Mais eux, c'était une autre histoire. Puis il y eu un retentissant :

« Quel est débile profond qui m'a fait ça, que je le remercie comme il se doit ? »

Matthews avait parlé d'une voix calme. Dangereusement calme. En fait, on le voyait bien, il était totalement furieux. Et il avait surtout un putain de mal de dos, en plus du mal de crâne. Qu'on vienne lui dire après que non, il n'était pas maudit. Ce qui fit sortir tout le monde de son hébétitude. Lily et Remus se remirent à respirer, James secoua la tête de soulagement, l'infirmière se précipita sur Harry, décidemment habitué, pour analyser son dos, où un bleu monstrueux se formait, et Sirius fit part de son avis à tout le monde :

« FAUTE ! NAN MAIS BANDE DE VICELARDS ! VOUS AVEZ PAS HONTE ! ATTAQUER QUELQU'UN QUI NE FAISAIT RIEN ! BANDE DE RUSTRES, CRETINS VISQUEUX ! »

Et étonnamment, la directrice des Gryffondor ne songea pas à le réprimander.

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« Nan mais espèce de cinglé ! Tu serais pas un peu frappé ?! Ca t'a pas suffit tout à l'heure peut être ?! Fallait que t'en rajoutes un couche ! »

Lily s'éloigna, continuant de jurer contre « un abruti complètement suicidaire » qui « ne pouvait rien faire de mieux que de lui coller un putain de frayeur » en « faisant que des conneries, nan mais je vous jure ». Jamais Harry n'avait vu en Lily autant sa mère – pour ce qu'il s'en souvenait.

« Elle a pas tord, vieux. C'était quand même sacrément tordu ce que tu nous as fait. Déjà qu'elle était pas rassurée du tout quand t'es remontée sur ton balai, je te parle même pas de ta feinte. Mais alors là…Tu nous a quand même sacrément refilé les pétoches. »

Sirius Black, ou la voix de la raison.

« Bah, j'ai fait pire… »

Les trois Maraudeurs présents lui offrirent des têtes septiques, mais néanmoins suspicieuses. Avec cet uluberlu, on était sur de rien.

Comme vous en vous en doutez, Harry avait finalement attrapé ce satané vif d'or, une bonne demie heure après être remonté sur son balai. Forcément, comme l'autre crétin d'Attrapeur de Serpentard – sans aucun doute un critère de sélection – lui collait au train pour une raison inconnue – après tout, d'après les éloges faites aux présentations des équipes, il n'était qu'un débile profond aussi doué sur un balai qu'une girafe constipée – et n'était pas décidé à le lâcher. Il avait donc fait une feinte. Forcément, l'autre sinistre abruti l'avait suivi et avait décidé d'avouer son amour éternel pour le sable du stade de Quidditch. Mais bon, il était bien connu que Pomfresh faisait des miracles, et le Vert et Argent pu récupérer ses quatre dents manquantes, réparer son bras droit et sa jambe gauche, son nez aussi, et le gros coquard sur son œil droit se réduisit à une simple tache jaune – ressemblance frappante avec du fond de teint mal étalé, et croyez le, depuis quelques jours, du fond de teint mal étalé, il en avait vu défiler.

Bref, comme il a été dit précédemment, un Serpentard, c'est très rancunier. Très chiant aussi. Donc, Harry se retrouvait avec tous les Serpentard sur le dos. Autant dire que se prendre un Poursuiveur dans le dos n'était pas ce qu'il préférait. Alors, en ayant ras la casquette de ce match qui s'éternisait, il envoya gentiment Tom et ses crises de nerfs aux toilettes – si le principal intéressé ne l'avait pas grillé, il était encore plus idiot que ce que le Survivant aurait jamais pu imaginer – et ignora les cognards au lieu de les pister. Les évitant tout de même quand ils se pointaient. Il tenait pas à s'en reprendre un dans la gueule, merci. Il ne se préoccupa plus que du vif d'or. Etonnamment, quand on se concentre sur une seule chose, c'était tout de suite plus facile. Il repéra donc la chose qui lui courait sur le haricot depuis un moment très près du sol, vers la moitié réservé au Serpents. Il allait plonger, mais, Ô comble de l'ironie, juste à ce moment, les batteurs Vert et Argent l'encadrèrent de manière très rapprochée. Leur batte bien en main, forcément. Alors qu'il voyait le coup en pleine gueule arriver de très très loin, l'excuse desdits batteurs étant d'avoir confondu sa tête avec un cognard, vu qu'il y avait dans les deux la couleur noire. Certes, on peut croire que les Serpentard sont très débile, mais il y avait une limite à tout. Même à la connerie. Donc, Harry ne voulant pas vraiment voir son joli minois prendre une forme des plus… écrasé – après cette reconstruction faciale, il pourrait fréquenter Pansy Parkinson sans être accusé de zoophilie – il improvisa sur le moment.

Visiblement, il n'avait pas fait la meilleure chose qui soit. En fait, il se trouvait seulement à quelques mètres du vif d'or, bien plus en hauteur. Et comme toute tentative – ou même non tentative – de délaissement des deux crétins se solderait par un aplatissement facial, il n'avait comme qui dirait pas beaucoup d'alternatives. Pas plus de temps. Donc il fit quelque chose certes digne d'un Gryffondor, mais aussi digne d'un suicidaire accompli : il inclina légèrement son balai. Les deux gardes du corps par vocation instantanée suivirent le mouvement, levèrent leur batte, et se figèrent. L'Attrapeur s'était mis debout sur son balai, et il se jeta en arrière, fit une sorte de salto arrière afin de finir la tête vers le haut. Ensuite il leva le bras, attirant ainsi son balai à lui, histoire d'éviter de s'aplatir par terre – il n'y tenait toujours pas – et se posa tout en douceur au sol. Tout le monde avait arrêté son activité pour le regarder – encore – jusqu'à ce qu'un retentissant « HARRY MATTHEWS », grâce de la très célèbre Lily Evans, ne casse le silence de mort.

Enfin, en gros, il avait fait peur à tous ceux qu'il avait approché – sauf les Serpentard. Mais eux, ils aimaient personne. Ils avaient plutôt attendu impatiemment qu'il se ramasse par terre. Sauf Rogue et Narcissa. Narcissa, parce qu'elle ne regardait pas spécialement le match – elle devait encore se demander ce qu'elle pouvait bien faire là – et Rogue, qui bien que n'aimant personne – PERSONNE – ne souhaitait pas non plus voir cet étrange individu au cimetière. Puis il avait quelques petites choses à résoudre à propos de lui…

James, lui, bien qu'il ait eu très très très peur – il l'avait vu tomber trèèèèès vite et se rattraper trèèèèès près du sol – était très content et satisfait : en effet, grâce à cette manœuvre, Harry avait attrapé le Vif d'or, faisant ainsi gagner son équipe avec une bonne avance, leur permettant ainsi de gagner pas mal de points. Alors maintenant, non seulement ils étaient en tête de championnat, mais également en tête pour remporter la Coupe des Quatre Maisons. N'était-ce pas fabuleux ?

« … ne refaites plus un coup comme ça, Mr Matthews ! »

Décidemment, on le lâchait plus avec ça. C'était bon, il avait compris ! Pas comme si il avait un petit pois à la place du cerveau, au contraire de certains – non, non, personne n'était visé, si, si, c'était vrai. Elle devrait être contente elle, d'ailleurs ! Après tout, il avait quand même fait remporter le match pour Gryffondor, pardi ! Mais nan. Maintenant, il était catalogué dans la case 'suicidaire'. Positivement et formidablement fantastique, n'est ce pas ? Comme s'il avait besoin de ça pour mourir, franchement. Il y avait beaucoup de volontaires.

Une fois que McGonagall eut fini de l'enguirlander au sujet de Dieu seul sait quoi – il avait arrêté d'écouter au bout de trois minutes – il se dit que ça y était ! il allait être libre. Que nenni, il se foutait le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude, en plus. Parce que les fans en furie, il les avait oublié€s. Ils étaient pourtant pas un modèle de discrétion absolue, mais bon, que voulez vous… Aussitôt la co-directrice éloignée, il fut tout bonnement et simplement enseveli. L'horreur. Le tout accompagné d'un tas de questions et d'exclamations débiles :

« Où t'as appris le Quidditch ?! »

« T'es trop fort, tu vas jouer en professionnel ? »

« T'as pas eu peur en sautant ? »

« Tu veux bien m'apprendre ? »

« Que… »

Et tout un tas d'autres conneries inutiles. Oui, parce que certaines conneries étaient utiles, regardez Sirius. Enfin. Allez savoir comment, mais Harry se retrouva sain et sauf, et bien planqué dans les vestiaires désormais vides. Evidemment, les autres membres de l'équipe n'avaient pas eu un savon de leur Directrice de Maison, eux ! Bref, il était seul. Encore heureux qu'ils aient apposé un sortilège qui empêchait les personnes autres que les joueurs et les professeurs sur la porte des vestiaires, sinon il était vraiment bon pour se suicider.

Il se changea donc, forcément, avec tout ça, il avait pas vraiment eu le temps, et patienta quelques temps histoire d'être sur que tout le monde soit parti. C'était dans ces moments là qu'il regrettait d'oublier sa cape d'invisibilité. Cape qui lui fit penser à la Carte du Maraudeur.

« Et meeeeeeerde ! »

Carte du Maraudeur qu'il avait encore oublié de vérifier…

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Forcément, sur son chemin, il tomba sur une des personnes qu'il convenait le moins de voir dans des moments comme ça. Non, non, pas Astrawälher. Enfin, pas cette fois ci… Naaaaan, il tomba sur la très très intelligente et perspicace Selene Smith. Déjà qu'elle savait des trucs qu'elle devait pas savoir, ou qu'elle se doutait de trucs qu'y aurait mieux valu que ça se sache pas. Ben oui, rappelez vous, ils s'entraînaient ensemble. Donc elle savait qu'il était trop fort. Bon, lui aussi savait ça à propos d'elle, mais il se doutait déjà qu'elle ne devait pas être tout à fait humaine… Ce n'était pas très dérangeant dans ce sens là, mais dans le sien, si. Après tout, il était un peu rescapé d'une époque lointaine…

Quoiqu'il en soit, il se doutait bien que la Miss pas très très nette souhaiterait savoir tout ce qu'elle pouvait sur lui. Il aurait fait la même chose.

En tout cas, Selene ne semblait pas au meilleur de sa forme à ce moment là. Déjà que la dernière fois… Là, c'était encore pire. Pourtant, c'était le genre de fille dans le genre incassable, increvable, et ainsi de suite. Alors que là, on avait l'impression qu'elle allait s'effondrer à la moindre pichenette. Enfin, quand même pas, mais Harry savait que c'était pas très loin de la vérité. Ce n'est qu'une fois qu'il fut à côté d'elle qu'elle s'aperçut de sa présence. Elle ne sursauta tout de même pas, il ne fallait pas non plus pousser.

« Tiens, Matthews… » Elle fit une légère pause, semblant quelque peu dans ses pensées « Tu n'as pas peur de mourir… »

Ce n'était pas une question, pas non plus une accusation, pas plus qu'une demande d'explication. Simplement un constat.

« Non. Pourquoi ?

-Tu n'hésites pas… »

Etrangement, il ne pensa pas qu'elle faisait référence au match. Après tout, ce n'est pas parce qu'on faisait quelque figure acrobatique qu'on avait pas peur de la mort.

« A quoi bon ? Ça devra bien arriver un jour. »

Un silence suivit cet étrange dialogue. Non, non, pas un silence pesant, à couper au couteau ou que sais-je encore. Juste un silence, quand il n'y a plus rien à dire. Mais ce silence fut coupé par le grognement de Selene. En effet, elle avait trébuché et pressait une main sur sa tête. Ça lui rappelait vaguement les moments où Tommy-chou lui faisait des virées surprises dans sa tête. Mais là, ça ne devait normalement pas être Voldemort. Mais ça n'avait pas l'air très agréable pour autant. Il le rattrapa avant qu'elle ne tombe par terre, mais Smith se reprit assez rapidement, replaçant son masque de glace. Harry s'en demanda presque s'il n'avait pas rêvé…

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Dire qu'il en avait marre serait un euphémisme. Il en avait plein le dos, ras la casquette et tout ce que vous voulez. En fait, ce n'était pas le bal, le pire. C'était les deux semaines avant le bal qui l'étaient. Car comme l'avait prédit James, le match n'avait en rien arrangé la situation. Au contraire. Mais bon, il s'était bercé de l'illusion, que peut être, ça finirait par se tasser, hé ben naaaaaaaaaan. Il en bénissait les professeurs de Potion, de Métamorphose et la Bibliothécaire qui ne laissait pas place au bavardage, donc à d'éventuelles invitations. Les Maraudeurs étaient logés à la même enseigne que lui, en tout cas. Il n'était pas rare de voir Harry et trois des Maraudeurs essayer – tout résidait dans le « essayer » – de se frayer en chemin parmis les élèves tout en passant inaperçus. Ce qui avait bien entendu lamentablement échoué, à chaque fois.

Enfin, voyons le côté positif des choses – enfin, tout est relatif – Harry ne pouvait plus se mesurer à Astrawälher, par manque de temps. Ce qui n'était pas forcément une très bonne solution, car ledit professeur avait décidé d'éclaircir le mystère par d'autres moyens, certains beaucoup moins conventionnels. Bref, ça craignait carrément, mais Harry était bien trop occupé pour s'en apercevoir. Il finirait bien par s'en rendre compte, mais la question était quand et dans quelle condition. Enfin. Donc, le prof avait également fait quelques recherches sur ce jeune homme tout ce qu'il y a de plus compliqué, à l'instar de notre très cher Sirius Black, mais il avait tout de même plus de contacts que ce jeune, devrait-on dire. Et ce très cher Stephen découvrit foule de détails très utiles pour lui, et très, mais alors très embêtant pour notre Survivant adoré. Le pauvre…

Arrivé donc à plus ou moins cinq jours du Grand Bal, et Sirius, Harry, James et Remus n'étaient pas loin du suicide collectif, ou du génocide. Au choix.

Sirius sortait de la bibliothèque. Oui, il lui arrivait d'aller à la bibliothèque, malgré ce que tout le monde pouvait bien faire et les simulations d'apoplexie que faisait Pince. En fait, il cherchait les différentes sortes de tatouage sorcier. Comme vous avez pu l'imaginer, ceci concernait le voyageur temporel, Sirius étant d'une curiosité plus que maladive, et clairement acharné. Donc, vu que le tatouage de celui-ci était sans nul doute un tatouage sorcier, vu qu'il bougeait, Sirius était allé en chercher le symbole. Car il y avait bien une raison au fait que les tatouages dans ce genre soient rares : les tatouages devaient fusionnés avec la magie du sorcier, faisait partie intégrante de lui, et ne pouvait être retiré sous aucun prétexte. Certes, on voyait beaucoup de sorciers avec des tatouages, mais pas des comme celui-ci. Ledit tatouage était en fait comme une sorte d'entité. Un peu comme un tableau, mais en plus bizarre.

En fait, le tatouage devait représenter le sorcier, car le sorcier devait accepté le tatouage, de même que l'entité devait accepter le sorcier qui l'a portait. Si l'un des deux s'y refusait, les conséquences pouvaient être atroce : si le tatouage n'acceptait pas le porteur, celui-ci souffrait le martyr des heures durant, jusqu'à ce que le tatouage se résorbe. Et c'était horriblement long, selon le degré de rejet de l'entité. On pouvait même en mourir. Si le sorcier ne l'acceptait pas, cela apportait une souffrance pour une durée indéterminée, en fait jusqu'à ce que le sorcier finisse par l'accepter, ou du moins le tolérer, et le sorcier pouvait finir par mourir si tout son organisme rejetait le tatouage.

Les personnes qui n'avaient pas accepté le tatouage étaient néanmoins très rare, car on choisit consciemment de s'en faire un. Mais c'était déjà arrivé à des personnes qui se les étaient fait faire pendant une nuit de beuverie. Tout ceci était assez compliqué, mais il fallait savoir que les sorciers qui s'en faisaient, avaient mûrement réfléchi et avait un certain nombre de recherches, afin de pouvoir trouvé leur représentation la plus probable. Par exemple, un pur Gryffondor ne se ferait décemment pas tatoué un serpent. Vous voyez le genre.

Enfin, quoiqu'il en soit, il n'avait pas trouvé de décryptage probable pour un phoenix style tribal et noir. En même temps, tout ceci n'était que très approximatif, mais on pouvait normalement trouvé au moins une vague définition, mais là rien, que dalle, nada. Et autre. Comme d'habitude, quoi…

Donc, Sirius Black, Maraudeur de son Etat, Commentateur pas vraiment partial de Quidditch… et considéré comme un très bon parti par une population majoritaire de la célèbre Ecole de Magie Poudlard, sortait de la bibliothèque, et ne put éviter l'attaque : deux Serdaigle de son année, qui malheureusement s'étaient mises en tête qu'elles seraient l'heureuse élue qui accompagnerait Sirius Black au bal. Peut être est-il utile de préciser que les deux demoiselles avaient déjà essayé en la personne d'Harry Matthews, mais qu'elles avaient fait choux blanc. Il leur semblait que le nouveau serait plus accessible que l'un des Maraudeurs, mais héhé, que dalle.

Sirius se retint de justesse de pousser un soupir à fendre les pierres. Mieux valait éviter vexer des demoiselles dans ce genre là. Après leur avoir dit le plus patiemment possible que non, il ne voulait aller avec aucune d'elles au bal – tout ceci avec beaucoup de tact, bien entendu – il se sauva rapidement, recherchant le plus rapidement possible la quiétude de son dortoir. Il lui semblait que toutes les filles de Poudlard étaient venues pour lui faire leur demande. Il commençait vraiment à saturer. Mais il pouvait néanmoins s'estimer heureux que Dumbledore n'est pas prévenu de ce bal avant, car sinon le calvaire aurait duré beaucoup plus longtemps. James, lui, était en relative paix – tout résidait dans le relativement – car tout le collège savait pertinemment qu'il allait finir avec la très respectée Lily Evans. Comme quoi, oui, il n'y avait que les principaux concernés qui n'en savaient rien. Mais cela n'empêchait pas quelques rêveuses de tenter leur chance – sans grand succès. Et Remus, allez savoir comment, parvenait à se fondre dans la masse et à passer inaperçu. Quand il était seul. Accompagné de James, Sirius ou Harry, tout de suite il était repéré.

En chemin, il croisa son sujet de recherche, soit Harry, qui lui aussi essayait d'échapper à quelques prétendantes. Rapidement, ils arrivèrent à leur dortoir, avec la promesse de n'en plus sortir avant le bal. Quel espoir.

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Le Grand jour arriva enfin, au plus grand bonheur des ces messieurs qui voyaient leur calvaire presque fini. Ceci dit, tout résidait dans le presque, pauvre d'eux. Vous pouvez les plaindre, en effet.

En ce jour heureux, où toutes les hormones en furie avaient trouvé leur place, Dumbledore, dans son extrême magnanimité, avait autorisé les professeurs à ne pas donner cours, histoire de leur éviter de faire une crise de nerfs. La majorité des professeurs s'étaient bien entendu jeté sur cette possibilité pour essayer de conserver leur reste de santé mentale. Sauf Stevenson, McGonagall et Astrawälher. Et devinez qui avait l'extrême honneur et joie de les avoir en cette journée sainte ? Je vous le donne dans le mille : les Gryffondor de Septième Année, forcément. Et aussi les Serpentard pour deux des trois cours, mais ça, on s'en fout.

Pendant le très adoré cour de Potion, Harry avait bien été tenté d'essayer de se noyer dans son chaudron, afin d'éviter quelques furies, mais il avait malheureusement été devancé par Sirius. Sale clebs, il lui paierait. Maintenant que Môsieur était à l'infirmerie accompagné de Remus, ne restait plus que lui en proie à de magnifiques regards énamourés. Ça lui donnait la nausée, honnêtement. Et en métamorphose, ils avaient « appris » à transformer leurs bureaux en animaux divers et variés. Certainement que lors d'une bataille, ça sera très utile, mais bon… Harry avait depuis longtemps reconnu le talent de McGonagall, mais le fait était que le programme était très, mais alors très vaguement merdique.

Et il en avait conclu que Astrawälher avait décidé de maintenir son cour dans le simple but de l'emmerder. Son sujet de cour avait été : les différents clans dans le monde magique. Ha ha ha…. Hilarant. Honnêtement.

« Quelqu'un peut m'en citer un ? »

Il y eut quelques ricanements, et un garçon de Serpentard lança moqueusement « Les Mercenaires du Chaos », faisait par ainsi rire la totalité des Serpentard, à deux trois exceptions près.

« Mais espèce de gros débile, c'est un légende, comme La Guilde d'Ozalee, ça existe pas ! »

Il y eu d'autres gloussements, puis Harry, trouvant tout ça débile, intervint :

« Et pourquoi tu dis ça ?

-Mais enfin, tout le monde le sait !

-Et pourquoi donc ?

-… »

L'élève ne reçut qu'un regard torve très peu expressif de la part du Survivant, qui se désintéressa de nouveau au cours.

« Et vous, Mr Matthews, qu'en savez vous ? »

Bah oui, forcément, y'en avait qu'un pour ne pas le laisser en paix cinq minutes, c'était Astrawälher.

« Déjà plus qu'eux… »

Et notre digne Garçon-Qui-A-Survécu laissa de nouveau sa tête retomber sur son bureau avec un bang ! sonore.

« Mr Matthews !

-Quoi, encore ?! »

Et Harry lui lança un regard signifiant clairement « foutez moi la paix, nom de Dieu ! », se détourna, reposa sa tête sur le bureau, dans le but très clair de retourner roupiller un coup. Avec tout ça, il n'avait plus vraiment le temps de dormir. Cependant, sentant – encore – un regard insistant sur sa personne, il redressa vivement la tête, afin de faire face à son professeur, qui le regardait, sourcils haussés, comme faisant face à un dilemme, mais avec une petite étincelle de victoire dans les yeux. D'où lui venait sa précédente déclaration selon laquelle Astrawälher avait maintenu son cours seulement pour le faire un peu chier. Et le regard qu'il avait intercepté de la part de ce fouineur notoire lui laissait comprendre qu'il avait appris quelque chose sur lui. Donc qu'il avait cherché. Donc que, encore une fois, il s'était fait avoir comme un bleu. Ciel, il se ramollissait. Il devrait faire plus d'attention que ça aux recherches menées sur sa personne, sinon ladite personne ne saurait duré très très longtemps… Donc, combien de personnes cela faisait-il à surveiller ?

…Beaucoup trop…

Enfin, il ne s'était pas non plus emmerdé avec tout ça, il s'était posé sur sa table histoire d'essayer de finir sa nuit. Et forcément, le Professeur n'avait pas aimé. Mais alors qu'est ce qu'il s'en foutait…

Enfin, avec le bal de ce soir et toutes ces merdes sur le dos, allez savoir pourquoi, mais le Survivant avait très envie de courir très loin et très vite…

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Note d'auteur : Bon, à l'origine, c'était beaucoup beaucoup plus long, mais le fait est que j'étais encore loin d'être arrivée là où je voulais, et que donc j'ai désormais plein de pages d'avance (quand je disais beaucoup plus long…)

Donc, finalement, bal dans le prochain chapitre, pas dans celui d'après, nan nan, dès le début du prochain qui sera que sur ça – et des arrivés très très pas voulues à l'origine, et très très spéciales…

Donc, p'tite review ? (même si je mériterais punition pour ce délai qui dépasse tous les entendements pour la chose que c'est… )