UN DRAGON, DEUX DRAGONS…. ?


Auteur : mwa, Bidibou, pour vous servir ;

Couple : DM/LL

Rating : G

Disclaimer: rien ne m'appartient hélas.. Tout est à la vénérable et talentueuse JK Rowling !

Le titre est très nul mais j'ai rien trouvé de mieux !

OS EN 4 parties… (de plus en plus longues d'ailleurs.. cadeau pour cette nouvelle année !

Résumé : Lui est aveugle. Elle, au contraire,voit bien trop clair et décide d'ouvrir ses yeux orage à la vie..Mais ce n'est pas chose facile que d'amadouer le jeune serpentard.. Heureusement, elle a une petite chose qui pourrait l'intéresser... DM/LL NO SPOILERS


UN DRAGON : la légende du Dragon d'eau.

Une fleur de pommier virevoltait dans une grâce tourbillonnante jusqu'à l'herbe verte. Le soleil distillait ses ardeurs lumineuses et, l'eau du lac, tel un papier glacé, n'était pas amèrement ridée sur cette partie du rivage.

Au loin, des élèves barbotaient en gloussant dans l'eau douce, mais leurs bruitages ne s'entendaient pas. Ils se laissaient juste deviner.

Un jeune homme avait voulu s'éloigner de ce tapage. Il se tenait adossé à un vieux cèdre et quand il relevait la tête il voyait l'étendue verdâtre.

Il se croyait seul…

Et c'est ici que cette histoire commence.

Draco Lucius Malfoy s'était isolé en ce printanier matin d'Avril pour lire et profiter en toute quiétude de son dimanche.

Pansy Parkinson avait bien entendu poussé des hauts cris en le voyant sortir de la salle commune, mais, suivant un geste vague et nonchalant du fils Malfoy, Crabbe et Goyle- à classer dans la catégorie des mastodontes – avaient chacun saisi un bras de la vilipendante ventouse attitrée de leur compagnon et chef pour lui proposer – quasiment de force- de jouer à Charmes Ou Vérités…

Classique…

Mais efficace !

Bref, Draco avait contourné le lac et s'était assis sur un tapis de mousse, à l'ombre. Là, il dévorait une encyclopédie sur les dragons, s'extasiant sur leurs beautés enflammées et leurs regards hérétiques.

C'est alors qu'il arrivait à un passage pour le moins intéressant de son i Dragons Damnés De Part le Monde /i , écrit par Xeros Croustnik, sur le Dragon Sibérien aux écailles satinées, capable de contenir une source de chaleur malgré son environnement glacial, qu'un bruit venant du lac le fit sursauter et perdre fâcheusement le fil de sa lecture.

Il avait cru entendre un ressac.

Il posa son livre précautionneusement, non sans voir corné la page en cours et s'approcha à grands pas de la berge.

Pestant contre le crétin qu'il allait découvrir à faire des ricochets près de son lieu de retraite, il serra les poings, imprima un mépris total sur ses traits…

Et resta interdit.

Il n'y avait rien là… Ni personne.

Aucune vaguelette, aucune ride, aucun clapotis, ni gringalet boutonneux, ni même une libellule urticante !

.- Saleté de Calmar ! Grommela-t-il, trouvant un coupable idéal pour se passer les nerfs.

Le Calmar Géant de Poudlard ne répondit pas. Il ne sortit même pas une tentacule violette et lourde de vase pour le happer ou le noyer... Mais Draco entendit, derrière lui, une voix douce, rêveuse, éthérée, légèrement malicieuse. Une voix qui prononçait des paroles étranges... Et totalement erronées !

.- Tu te trompes... Murmura la voix féminine. C'était le Dragon d'eau du lac.

Draco leva un sourcil caustique quand il vit qui osait proférer de telles âneries.

A Poudlard, c'est bien connu, il n'y a que ce Calmar. Par ailleurs, il n'existe en Angleterre qu'un seul Dragon d'Eau et il est élevé en captivité.

Et puis, cette fille, il en avait déjà entendu parler. Ses paroles et agissements n'étaient pas de ceux qu'on prend en compte.

Alors il se tourna vers elle.

.- Tiens ! Loufoca ! Quel déplaisir de te voir ici !

Et il se fendit d'un sourire carnassier.

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Luna Lovegood cacha derrière ses airs d'éternelle songeuse le profond sentiment de tristesse que la pointe persiflante du blond avait fait surgir.

Elle se baissa, en fredonnant une berceuse pour Gobelins énervés, cueillit une ronce aux feuilles dentelées, qui, elle trouvait, sentait bon, et la planta dans une de ses longues tresses blondes.

Draco Malfoy lui jeta un regard torve et elle se débarrassa de ses chaussures vernies sur les semelles desquelles elle avait pris soin de coller des Coussinets Planeurs. Les chaussettes blanches réglementaires suivirent.

Elle voulait tremper ses pieds. Et Draco Malfoy ne l'en empêcherait pas.

Elle sourit et fit glisser son pied droit dans l'eau claire et son binôme ne tarda pas à le rejoindre sur un gros caillou plat et doux.

Draco Malfoy l'avait regardé faire. Les yeux fous. Elle aurait été un garçon, elle se serait prise une trempe. Elle en était presque certaine. Et trouvait ça regrettable.

.- C'est plutôt le dragon d'eau qui était mécontent. Pas le Calmar. Babilla-t-elle. Les dragons n'aiment pas les temps trop secs, comme aujourd'hui. Tu devrais savoir ça, toi.

Elle ne voulait pas l'agacer mais elle y réussit fortement.

Il prit cette diatribe débitée sur un ton placide comme une insulte à son intellect.

.- Je le sais pertinemment, Lovegood ! Riposta-t-il. Nul besoin d'être passé par un asile pour sortir de telles inepties !

Sa langue sembla à la jeune fille aussi venimeuse que celle d'un aspic.

Il s'avança le plus possible d'elle, prenant garde à ne pas mouiller d'une once son pantalon noir de coupe impeccable qu'il avait du payer au prix fort et qui s'harmonisait impeccablement avec son sous-pull.

.- Maintenant je te prierais de bien vouloir cesser de polluer cette eau pure ! A moins que tu ne veuille que ton Dragon, dont personne ne se soucie, ne te croque un orteil !

Son souffle sur sa nuque alors qu'il se penchait vers elle pour le dominer de sa hauteur, était brûlant.

Elle baissa les yeux sur ses doigts de pieds, blanchis par la clarté aqueuse et les trouva plutôt mignons, alors pour les venger, elle décida de refuser sa courtoise proposition.

Elle remua les pieds, savoura l'exquise sensation de fraîcheur sur ses chevilles fines, puis releva la tête pour planter ses yeux dans ceux de son interlocuteur. Il bouillait de rage et ses pommettes se teintaient de vermillon.

.- Il me semble que toi, tu te soucies des Dragons. Dit-elle.

Il se recula furieux.

.- Tu m'espionnes, la folle ?

Elle cligna des yeux.

Pourquoi était-il si désagréable ? Et idiot ? Et aveugle ?

.- Je n'ai pas besoin de ça, Draco. Ça se voit que tu les admires. Tu as leur regard.

.- Ah, vraiment ? Fit-il, sournois.

Puis voyant qu'elle n'explicitait pas plus, occupée à rider l'eau de ses doigts, il reprit, brusquement.

.- Et alors ?

Elle sortit de l'eau. Elle l'avait eu. Il était intrigué.

Sous son regard incrédule, elle se dirigea vers l'arbre et saisit le livre. Il grogna puisqu'elle n'avait pas pris soin de sécher ses mains. Elle consulta le sommaire, tourna quelques pages et attisa davantage sa curiosité.

.- Ton livre est incomplet. Il manque la Légende Du Dragon d'Eau.

.- Et qu'est ce que c'est ? Une farce du Chicaneur ?

Elle se laissa glisser le long du tronc de l'arbre, souriant comme une damnée, et étendit ses jambes. Lui, debout, la toisait toujours. Il refusait en bloc l'idée que, quelque part, il pouvait s'être trompé.

.- La légende dit que les Dragons d'Eau ont des sautes d'humeur. Lorsque leur habitat est trop chaud ou que les sentiments humains qu'ils ressentent les incommodent, ils deviennent aigris, leurs écailles rosées deviennent brunes et ils remontent à la surface, quelques courts instants.… Sais-tu ce que dit la suite de la Légende ?

Elle n'attendit pas sa réponse.

.- Sais-tu que ce sont ses dragons qui provoquent les embruns sur nos côtes, les moussons dans les pays d'Asie, les averses d'orage ?

.- Evidement ! mentit-il.

.- Oh... Soupira-t-elle. J'aurais pensé que Draco Malfoy ignorait qu'ils n'étaient pas simplement que d'idiots cracheurs de feu.

Il lui arracha le livre des mains, et elle se releva. Dépitée.

.- Ma pauvre… Railla-t-il. Tu vis dans des chimères ! Et pour le reste, tu ne me connais pas, alors n'essaie pas de penser pour moi, tu veux ? Ta tête exploserait.

Il fit une moue amusée.

.- Quoique ce ne serait pas une grosse perte…

Elle n'était pas blessée. Juste déçue.

« Vraiment », pensait-elle, « quand on a de si beaux yeux, comme un ciel en furie, n'est-il pas mieux de les écarquiller ? ... Et de voir ? »

oo§0§oo

Elle avait lacé ses chaussures alors qu'il persiflait de nouveau.

Puis, elle s'était levée, et l'avait considéré. La tête légèrement de biais. Elle arborait une moue mi-boudeuse, mi-triste. Mais ne disait rien.

Elle s'était approchée de lui et pour une raison inconnue de lui, il remarqua qu'elle lui arrivait au menton, et que, ses yeux, n'étaient pas globuleux... Non, ils étaient simplement... Eveillés… Et bleus.

Il lui jeta un regard hautain dont il usait couramment. Cette fille détonnait vraiment !

.- Bon écoute ! Tu me déranges là ! S'emporta-t-il. Alors ouvre tes oreilles : s'il y a eu des Dragons ici, ils sont repartis sitôt leur rôle accompli après le tournoi des Trois Sorciers.

Elle se redressa, leva un bras qui franchit un rayon de soleil oblique, et sans qu'il ne voit le coup venir, posa une main fraîche sur ses yeux, fermant ses paupières.

Surpris, il recula mais ne trouva que le tronc rugueux de l'arbre.

Agacé du contact de ses cils sur cette paume humide, il écarta le poignet d'une grippe rustre et resta pantois alors, que, hissée sur ses pieds, elle déposait un baiser léger à l'aube de son front.

Il n'eut pas même besoin de la repousser. Elle s'était écartée, la bouche en cœur, à une distance suffisante pour essuyer une quelconque tentative vengeresse du jeune homme.

.- Il y en a là où l'on voit... Là où l'on prend le temps et où on met sa foi pour regarder.

Sa mâchoire se crispa et elle tourna le dos, en esquissant un entrechat.

Sans le regarder, elle ajouta :

.- Tu devrais rentrer …Chantonna t'elle. Le dragon est vraiment furieux, tu sais.

Et elle partit en courant vers le château.

Ses tresses, aussi folles qu'elle, tressautaient dans son dos.

Draco secoua la tête. Puis se mit à ricaner de l'esprit dérangé de cette drôle de fille et de son apparent béguin sans avenir pour lui.

Et tout aussi soudainement, se tut, net.

Il leva la tête et vit. Entre deux grosses branches feuillues. Un coin de ciel. Gris.

Son amusement trépassa dans sa gorge.

Une grosse goutte s'écrasa sur l'arrête de son nez. Pile entre ses deux yeux.

Là, où, comme un prélude messager, Luna Lovegood, d'un effleurement rosé, avait cherché à éveiller son regard.

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À suivre….

DEUX DRAGONS : l'histoire fabuleuse d'Iseltine Appresthy.

est ce que ça vous a plus?

est ce que j'aurais droit à quelques petites reviews ?

est ce que vous aimez ce couple?