Deux esquisses pour un tableau
Auteur : ylg
Base : Candélabres
Genre : surnaturel
Rating : G / K
Disclaimer : Candélabres est la propriété exclusive de maître Algesiras, mais elle est gentille, il paraît qu'elle ne râlera pas si on fait des fics dessus :p
Je ne me fais pas de sous avec ceci, mais je rêve, un jour, de pouvoir aller à une convention de BD et d'en repartir avec une dédicace… je rêve...

Deux tout petits machins que j'avais écrit il y a plusieurs mois, hypothèses sur la création du tableau aux Candélabres. Rendus caducs par la parution du tome 4, mais j'ai eu envie de les publier quand même…


Vampire.

Neuf esprits du feu, neuf porteurs de lumière. Neuf candélabres.

Le peintre les a vus et a désiré leur lumière.

Il leur a proposé d'ancrer leur souvenir dans la mémoire des hommes, de fixer leur beauté éternelle sur la toile. L'un après l'autre, il les a séduits et convaincus. L'un après l'autre, ils ont posé pour lui. De leur images séparées, il a créé une composition. Tous, ils ont été réunis sur un tableau unique.

Quand il a eu fini de représenter le dernier d'entre eux, il a posé un miroir à la place de son modèle. Il a complété l'œuvre en y incluant sa propre image.

Il voulait juste cette lumière en eux. Chaque trait de couleur la liait un peu au canevas. Puis, il y a apposé son ombre. Chaque coup de pinceau la dévorait.

Au final, leur lumière est passée en lui.


Constantinople, 18XX.
Cité fascinante...

Liam y a erré longtemps, à la recherche de la beauté. Il a croisé nombre de personnages hauts en couleurs, nombre de personnalités disparates. Il a toujours aimé la diversité. Il s'est toqué de certains. Issues de Turquie même ou des quatre coins de l'Europe, voire du monde, il a fait la rencontre de ces personnes hors du commun. Toutes très différentes, toutes complémentaires. Leur seule ressemblance, une étrange lumière qu'il sentait briller en eux.

Il avait voulu capturer cette lumière, l'immortaliser. Au fil des années, au gré de ces découvertes, il les a fixés sur la toile. Chaque coup de pinceau semblait emprisonner la lumière, et la faire rejaillir.

Vint un moment où malgré ses recherches, il ne trouva plus personne qui éveillât son intérêt. Craignant de voir sa passion s'éteindre, il rassembla ses souvenirs, ses croquis, quelques esquisses, les tableaux créés au hasard des rencontres. Il réunit ses porteurs de lumière sur une seule toile. En faire-valoir de leurs couleurs, de leur lumière, il ajouta sa propre ombre sur le côté.

Il y appliqua tout son art, y mit tout son cœur. Chaque touche de couleur semblait contenir une partie de son âme. On raconte qu'il captura l'essence même de ses modèles, mais que l'acharnement avec lequel il peignit lui coûta la santé.

Quand le tableau fut achevé, il dépérit complètement et finit rapidement par s'éteindre. C'est à cette époque que des êtres étranges naquirent ici et là, dix esprits du feu.