Titre : Saving Connor: Sauver Connor

Auteur : Lightning on the Wave

Traductrices : Crazy-Snape, Chaola, Ange de Crystal, Kameya, Lilith Lliane Myrddin, Ariane Malfoy-Shinigami,

Bêta lectrice : Phaine

Bêta Correcteur : Phaine

État de la fic anglaise : Terminé( 22)

État de la fic française : Terminé; Traduit : Terminer

Chapitre traduit par : Crazy snape

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Bonne lecture!

Et n'oubliez pas de reviewver!

Eni et Onarluca

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Voici le dernier chapitre de Saving Connor, dans lequel s'achève la première année d'école. Une fois encore, ceci n'est pas la fin de toute l'histoire. La suite arrivera bientôt sous le titre de "No Mouth But Some Serpent's".

Chapitre Vingt : Vérité

Harry savait qu'Hagrid les avait trouvé, et il savait qu'il avait envoyé Neville courir jusqu'au château lorsque Connor avait babillé une certaine version de l'heure qui venait de s'écouler, une version impliquant "Voldemort" et "un serpent" et il savait que Connor était en sécurité; il aurait été incapable de s'endormir si Connor n'avait pas été en sécurité.

Mais il ne se souvenait pas s'être endormis ou même avoir sombré dans l'inconscience ou quoiqu'il ait pu faire et qui l'ait amené à être raccompagné au château dans les bras d'Hagrid.

« Quoi ? » marmotta-t-il. Il se tourna, et siffla alors que sa côté brisée ou quoique cela puisse être, lui transperça le côté.

« Tout va bien, Harry » Dit Hagrid en le tenant plus fermement. « Ton frère m'a dit ce qu'il s'est passé. Tu-Sais-Qui et tout le reste. » Il frissonna, un frisson qui secoua Harry, et qui surmonta la léthargie dans laquelle il tombait. « Nous allons bientôt te conduire à Dumbledore, et il pourra t'soigner, et puis… »

« Où allez-vous avec mon étudiant ? »

Harry regarda, puis gémit malgré lui alors que la douleur se faisait plus grande. Snape, bien sur. Snape avait dû s'énerver quand il avait vu qu'Harry ne se montrait pas à leur séance d'entraînement, et il s'était probablement résolu à le chercher. Harry s'attendait recevoir une réprimande pour son absence le lendemain, car aucune des excuses qu'il aurait pu inventer pour avoir manquer le faux duel aurait été suffisante pour le professeur. Il n'avait certainement pas pensé que Snape le chercherait dehors, ni qu'il leur tomberait dessus comme ça.

« Vous, laissez le tranquille ! » s'écria violemment Connor avant qu'Hagrid ne puisse dire quoi que ce soit. Tournant la tête, Harry vit son frère se mettre entre le professeur de potion et lui, les poings serrés. Il devait probablement pétillé en disant ces mots, quoique Harry ne puisse voir son expression. Ses yeux devaient être étincelants. « Il s'est tenus devant moi dans la forêt lorsque Voldemort à montrer son vrai visage, et… »

« Donnez le moi. »

Harry sentit Hagrid le serrer contre lui. « Il est très blessé, Professeur Snape » dit le demi-géant. « Il a Vomit du sang avant que je le porte. Je pense que Dumbledore doit le voir… »

« Non. Pas encore. Accompagner Mr. Potter chez le directeur. Je suis sure qu'il va vouloir savoir ce qui s'est passé »dit Snape. « Pendant ce temps, je vais m'occuper de son frère. » Harry parvint à tourner suffisamment sa tête pour voir que Snape était actuellement en train de tendre ses bras, ce qui lui donnait envie de rire comme un hystérique. Mais avant ça il était sur d'une chose, il voulait rester avec Connor.

« Professeur Snape » coassa-t-il, « Ce n'est vraiment pas nécessaire. Connor pourrait avoir besoin… »

Il toussa, puis, il sentit la douleur du coup grandir, et il ne put arrêter de tousser. Du sang tâchait le devant de sa robe. Il sentit ses yeux rouler derrière sa tête, et il entendit une voix stricte dire, « Ne soyez pas idiot, Potter, j'ai les potions nécessaires pour m'occuper de ça » et il se tut.

La main de Connor toucha brièvement son front. « Fait attention, Harry » chuchota-t-il avec, pour la première fois depuis qu'ils avaient quittés la clairière de Voldemort, un soupçon de peur dans la voix. « Je vais venir te voir bientôt. »

Harry tenta de dire qu'il ne voulait faire attention, qu'il voulait aller avec Connor, mais à cet instant Snape le porta. Le professeur marchait moins régulièrement qu'Hagrid. Harry serra les dents et ferma les yeux, se concentrant pour ne pas tousser, encore. Il ne voulait pas donner à Snape plus d'opportunité de l'attaquer.

« Qu'est-ce qui vous a fait ça ? »

Harry ouvrit les yeux, mais il n'avait que très peu de visibilité car ils étaient déjà rentrés dans Poudlard, et avançaient a travers les sombres couloir d'un pas rapide et sa tête se pressait contre l'épaule de Snape. Ennuyé, il tenta de se rassoire, mais cette stupide douleur à la côte l'en empêcha. Il décida cependant de répondre à la question. Plus vite il le ferait, plus vite Snape pourrait le soigner et plus vite il pourrait rejoindre Connor.

Et de toute façon, si il était si soucieux de me guérir, pourquoi ne me conduisait-il pas à l'infirmerie ?

« Un Doloris » murmura-t-il. Il sentit Snape faire un petit mouvement, mais il ne pouvait dire si c'était de peur ou de dégoût ou le simple souvenir d'une douleur passée. En tant que Mangemort il avait certainement utilisé ce sort et y avoir été soumis. Personne n'a jamais dit que Voldemort était sain d'esprit la dernière année de son règne.

Snape lui fit traverser une porte familière, et renter dans son bureau. Il déplaça Harry dans ses bras, murmura un sort, et transforma l'une de ses chaises divan. Snape déposa Harry, puis tourbillonna et traversa la pièce, cherchant quelque chose dans le casier à potion contre le mur du fond.

Harry le regarda de ses yeux vagues. Snape était absorbé, les sourcils froncés et un moment plus tard, il saisit deux fioles, l'une d'entre elle était remplis d'un liquide pourpre et l'autre transparent, et revint. Harry se lécha nerveusement les lèvres. Snape n'avait pas de raison particulière de vouloir le voir mort—Harry se serait senti considérablement plus inquiet si il s'était occupé de Connor—mais il était le fils de James, et Snape aurait vraiment dû le conduire chez Pomfrey.

« Buvez ça » lui ordonna Snape, en lui tendant le liquide pourpre.

Harry le prit, le regarda avec résignation, il avala le liquide.

Sa respiration fut instantanément plus calme, et une chaleur se propagea dans son corps, avalant la douleur de sa côte. Quand il toussa à nouveau, une salive ordinaire sortie. Harry soupira alors que les tremblements de ses membres, qu'il avait à peine remarqués, cessèrent, et il réussit même à sourire à Snape. « Merci, Monsieur. »

« Qu'est-il arrivé dans la forêt ? » Snape avança jusqu'à la cheminé et appela un elfe de maison avant qu'Harry n'ait pu répondre, commandant un verre de jus de citrouille. Il indiqua la fiole au liquide transparent lorsque Harry le regarda interloqué. « Cela doit être pris dans une boisson. Cela ne signifie pas que vous deviez rester bouché bée comme un idiot jusqu'à ce que la boisson arrive, Potter. »

Harry ferma la bouche. « Connor a vaincu Voldemort, monsieur. »

« Comme il a vaincu la troll, et les Lestranges » dit Snape. « Tout comme il a attrapé le Vif d'or lors de notre match contre Gryffondor. Bien sur qu'il l'a fait. »

Harry se raidit, puis grimaça; ses muscles lui faisaient toujours mal, quoique que le pire de ce qui restait du Doloris semblait avoir presque disparus. Il repensait à ses victoires un peu plus tôt dans l'année avec une pointe de regret. Si il les avait mieux cachées, alors il n'y aurait pas eu de soupçon sur Connor, et Snape n'aurait eu aucune raison de penser qu'Harry puisse dire autre chose que la vérité.

Bien sur, pensa Harry, alors qu'il croisait le regard obstiné de Snape, cela aurait aussi été plus simple si je n'avais pas eu un foutu connard suspicieux comme Directeur de Maison.

« Il l'a fait, Monsieur » Dit-il calmement. « Voldemort était dissimulé, d'une façon ou d'une autre attaché et je ne sais pas comment, sur la nuque du Professeur Quirrell. Quirrell a essayé de toucher Connor, et a commencé à brûler. Voldemort s'est détaché tout seul pour sauver sa propre vie, et s'est envolé dans la forêt. »

« Tout cela ne dit pas pourquoi vous avez subi un Doloris » remarqua, presque cliniquement Snape. Un elfe de maison apparu, portant un plateau sur lequel un verre de jus de citrouille était posé. Snape le prit, l'elfe fit une révérence et disparut. Alors qu'il mélangeait la potion au jus, les yeux du professeur ne quittèrent jamais Harry. « Ou pourquoi vous avez suffisamment de pouvoir autour de vous pour tuer quatre Aurores expérimentés. »

« Tout c'est passé comme je vous l'ai dit Monsieur » protesta Harry.

Snape se moqua, s'avança vers lui et lui tendit le gobelet de jus de citrouille. Harry l'avala sans protester. C'était probablement quelque chose pour le faire dormir, et bien que cela le séparerait un peu plus longtemps de Connor, cela arrêterait en même temps les questions de Snape et Harry était tout à fait pour.

Il cligna des yeux lorsqu'il eut fini le jus. Cela soulageait un peu plus la douleur de son corps, mais cela sembla agir en l'empêchant de se concentrer dessus. Il regarda son gobelet, et faillit le laisser tomber. Snape lui arracha des mains et le posa sur le bureau, il se baissa au niveau d'Harry et fixa son visage.

« J'en ai assez de vos excuses » Chuchota-t-il. « Je sais que vous ne me dites pas toute la vérité. Maintenant, je ne vous donne plus le choix. » Il fit une pause, pendant un long moment, puis un sourire méchant apparut sur son visage. « Ce que vous venez juste d'avaler, Potter, c'était du Veritaserum. »

Pendant un long moment, Harry ne comprit pas ce que cela impliquait. Le Veritaserum lui faisait penser à autre chose—

Puis il comprit.

Et la fragile confiance qu'il avait prudemment construite autour de Snape au cours de leurs séances de duel, et des devoirs de Potion que Snape lui avaient données, disparut sous les trombes de la trahison.

Harry se battit. Il tenta se lever, essaya de partir, tenta de discuter. Il ne pouvait pas. Tous ses mouvements restaient dans sa tête. Il flottait là, et regardait la bouche de Snape s'ouvrir avec indifférence, alors même que sa magie se tendait pour attraper le professeur de potion.

« Pourquoi étiez vous dehors, Potter? »

« J'ai appris la semaine dernière par Hermione que Connor aurait une retenue dans la forêt interdite » dit la bouche d'Harry sans que sa volonté ne la guide. « Je pensais que Quirrell pourrait essayer de frapper à ce moment là puisqu'il n'y aurait aucun adulte autour. Je l'ai suivis pour le garder en sécurité. »

Les yeux de Snape rétrécirent légèrement. « Pourquoi pensiez-vous que la forêt interdite serait le meilleur endroit pour une attaque ? »

« Parce que j'y ai vu Quirrell en Novembre, buvant du sang de licorne. »

Pendant un moment, Snape sembla sur le point d'étouffer, ses yeux étaient visiblement plus écarquillés. « Merlin » murmura-t-il. Puis il se leva et fit les cent pas autour du bureau pendant un moment. Harry profita de cette opportunité pour lutter à nouveau contre le Veritaserum. Cela ne changea rien, continuait de sentir comme le poids d'une pierre sur sa poitrine, et sa tête restait légère.

Snape se retourna. « Novembre. Quand en Novembre ? »

« Une semaine avant le match de Quidditch et l'attaque des Lest ranges » répondit la bouche traîtresse d'Harry. « Je savais que quelque chose arriverait quoique je ne sache pas qu'il serait capable de libérer des Mangemort. Je savais qu'il y avait un traître parmi les amis de Dumbledore. Je me suis entraîné, et entraîné jusqu'à ce que je pense être prêt à tout éventualité, et je l'étais. »

Les yeux de Snape n'étaient plus que deux fentes. "Stupide, stupide garçon," siffla-t-il. « Pourquoi n'êtes vous pas venu me voir ? Ou Dumbledore? »

« J'ai pensé que Dumbledore le dirait au traître. » Dit Harry. « Et je protége toujours Connor. C'est mon devoir. »

Snape pencha la tête. « Devoir ? »

« Depuis l'attaque de Voldemort' » continua Harry, serein à la surface mais hurlant intérieurement, « ça a été mon travail de défendre Connor. Maman me l'a dit. C'est pour ça que j'ai appris plus de magie. Je veux être capable de le protéger, de tuer pour lui, et de mourir pour lui si nécessaire. Et je veux me rendre ordinaire, pour que tout le monde croit que la magie est celle de Connor. »

Harry ne comprit pas l'expression de Snape à ces mots. Il s'était attendu à de la surprise, mais pas une colère noire, pas à une brève étincelle qui semblait le conduire prêt de la nausée.

Snape ferma les yeux respira un long moment, comme si il avait besoin de ce son pour le calmer. Puis il rouvrit les yeux. « Continuez ce qui c'est passer ce soir » dit-il. « Que s'est-il passé quand Quirrell a attaqué votre frère ? »

« Il a d'abord envoyé le serpent… » Commença Harry.

Il raconta toute l'histoire d'un coup, uniquement ponctué par les questions de Snape, qui lui demandait principalement de clarifier les sorts qu'il avait utilisé ou de donner plus de détails sur le babillage de Voldemort. Harry laissa sa bouche jacasser. Il plongea au plus profond de ses pensées, examinant farouchement les pales chaînes du Veritaserum qui blessait son libre arbitre. Il savait qu'il devrait être capable de les briser, comme il avait brisé la pierre, mais il n'avait jamais vu quoique ce soit comme elles auparavant. Et il était épuisé à cause de la bataille contre Voldemort. Il ne savait pas si il pourrait déployer suffisamment d'énergie pour les briser avant quelques heures.

Il termina son histoire, et Snape le fixa un instant en silence. Puis il se leva, fit un grand pas en direction d'Harry. Harry se recroquevilla instinctivement sur le divan.

« Voici la preuve. Mr Potter » chuchota Snape. « Que vous être Celui-qui-a-survécut. »

Harry secoua la tête. « Ce n'est pas vrai » dit-il, et le Veritaserum laissa entendre à Snape que c'était ce qu'il pensait vraiment.

« Si, ça l'est » Dit Snape, sa voix prenait de la force bien qu'il ne hausse pas le ton. « C''est votre cicatrice qui brûle en présence du Seigneur des Ténèbres. Vous être celui à qui il a jeté un sort et dont il s'est moqué en disant que c'était une revanche pour toutes ces années de souffrance. Il a reconnu son adversaire. Et votre pouvoir, Mr. Potter. Presque égale au sien. L'entraînement vous rendra plus fort. Vous êtres celui qui va débarrasser le monde lui, peut-être avant que vous quittiez l'école. »

« Il voulait tuer Conn or » dit Harry. Le Veritaserum garantissait que tous ce qu'il disait provenait de son ultime conviction. « La cicatrice de Connor lui faisait mal lorsque Voldemort passait au-dessus de lui. Et il l'a appelé Le Survivant. Si il y a une chose que vous devez croire, c'est ça. Ma cicatrice n'est qu'une…une cicatrice. La cicatrice de Connor est un lien avec lui. »

« J'aurais pensé que vous voudriez me croire. » Se moqua Snape, les yeux brillants d'une manière qu'Harry n'avait jamais vu. « Après tout, cela épargnerait de la souffrance à votre bien aimé jumeau. »

Harry répondit à nouveau à contrecœur. Parlant simplement de ce qu'il était contre les règles de parler. « Mais cela attirerait l'attention sur moi. Cela ne peut arriver. Tout le monde doit penser que je suis un étudiant ordinaire. C'est ce que Maman et moi avions prévu. J'ai promis. Je n'ai pas été très doué jusqu'ici pour ménager l'attention que l'on porte sur moi, mais je vais m'améliorer. »

Snape se moqua de lui. « Vous n'êtes pas ordinaire, Mr. Potter » dit-il. « Vous ne le serez jamais. Je ne connais aucun autre enfant avec vos pouvoirs. Je ne connais aucun enfant qui aurait pu recevoir une rafale de doloris et continuer cependant de se battre. N'importe quel garçon ordinaire aurait couru voir ses professeurs au moment même ou il aurait découvert les plans de Quirrell, ou aurait été découvert et tué. Vous vous êtes battu et avez planifié comme si c'était une bataille et vous avez gagné. » Il avait toujours cette étrange lueur dans les yeux, comme si il pensait qu'Harry voudrait faire quelque chose avec lui après ça. « Vous êtes un soldat. »

« Oui » reconnut Harry à contrecœur. « Maman m'a entraîner à l'être. Mais un soldat silencieux. »

Snape secoua la tête. « Je vais faire en sorte que tout le monde le sache » dit-il. « A moins que vous n'alliez vous-même voir le directeur Dumbledore et que vous ne lui disiez ce qui s'est réellement passé. » Il baissa la tête et regarda Harry, moqueur, les paupières à moitiés baissées.

Harry se mit à douter que Snape le dise vraiment à tout le monde—cela ferait juste d'Harry une cible et Snape ne semblait pas le vouloir—mais même quelques personnes pourraient être un désastre. Harry pouvait à peine supporter de rivaliser avec son frère en potion et au Quidditch. Il frissonna en pensant à ce qu'il pourrait se passer si cette arène s'agrandissait.

Mais il y avait une échappatoire. Il le devait.

Il marmonna et baissa les yeux, « Très bien je vais le dire au directeur. Mais la lumière blanche provenant de Connor. Comment expliquez-vous ça ? »

Snape fit un signe de la main. « Il y a beaucoup de vieux enchantements, Potter, de la magie baser sur le sacrifice. La dette de vie est juste la plus commune et connue. Vous aimez votre frère. Je crois que c'est votre amour qui l'a épargné, et non sa force innée, ce que » là il ricana à nouveau—« Je crois il n'a que peu. »

Harry grogna, mais hocha la tête comme si il était d'accord. J'en sais trop sur ce monde pour produire ce genre d'amour. Je me suis trop disputé avec Connor. Ce doit être sa propre innocence et pureté qu'il l'a produite. Je ressemble trop à Voldemort.

« Vous allez ainsi apprendre à aimer les Serpentards » dit doucement Snape, son ton était plein de promesse. « Je verrais bien. » Harry le fixa, incrédule, mais il ne se rendait pas compte que ce qu'il disait était complètement et absolument fou.

Il se recula, et son visage redevint neutre, au dehors du signe de joie qui brillait dans ses yeux noirs. « J'en ai fini pour ce soir » dit-il. « Allez voir le directeur, et dites lui la vérité, ou vous pourrez être sur que je le découvrirais. »

« Bien sur, Professeur Snape » murmura respectueusement Harry, puis il se leva et boita jusqu'à la porte.

« Harry. »

Harry cligna des yeux et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Le Professeur Snape le fixait, et son visage, et ses yeux n'avaient aucune expression.

« C'est très bien »dit-il doucement.

Harry secoua la tête. Il savait combien les compliments de Snape étaient rares, mais il ne voulait pas recevoir celui là.

Il m'a donné du Veritaserum de force.

Harry de dirigea prudemment vers le bureau du directeur, souhaitant trouver un autre professeur, si il le pouvait pour apprendre quel était le mot de passe. L'influence du Veritaserum en lui s'atténuait. Il lui faudrait choisir prudemment ses mots, mais il pensait plutôt qu'il lui serait possible de convaincre le directeur ce que de ce qu'il voulait lui faire croire. Il avait toujours été un bon menteur, et de plus, il avait la force de la vérité, de l'ultime un pouvoir plus fort que les sournois Serpentards et leurs jeu malhonnête—de son côté.

Snape souriait d'un air affecté en jetant un coup d'œil autour de la grande salle. C'était le festin de fin d'année, et les Serpentards avaient bien travaillé. Les murs étaient drapés de bannières vertes et le joyeux bruit provenant de leur table était retentissant, tandis que les Gryffondors se recroquevillaient, semblant maussade et rancunier. La coupe de Quidditch était à eux, en grande partie grâce au talent d'Harry Potter sur un balai, et il menait aussi aux nombres de points par maison, donc la coupe des maisons serait aussi à eux dans quelques moments.

Harry Potter était assis près de Draco Malfoy à un bout de la table de Serpentard. Il était calme, comme il l'était depuis le jour où Snape l'avait obligé à dire la vérité, se frottant simplement occasionnellement le front. Il avait réussit à dompter son pouvoir, il ne déchirait plus les protections de Snape comme lors de son premier retour. Snape savait cependant que les impressions qu'il avait eu un peu plus tôt dans l'année étaient justes. Le pouvoir du garçon avait grandit. C'était soi-disant impossible.

Snape en était venu à accepter que ce qui était impossible, était habituel avec Harry Potter, et il avait décidé de travailler dessus. Le garçon lui avait rapidement rendu ses livres de Potions, et s'était montré prêt à maîtriser les cours de cinquième année. Ses sortilèges de duels étaient plus puissants qu'il ne l'avait été. Snape avait donnée au garçon des devoirs d'été "supplémentaires" afin d'améliorer à la fois ses connaissances et son pouvoir, et Harry avait accepté sans se plaindre. Sa rébellion n'avait pas encore disparu, mais Snape l'avait suffisamment domptée pour qu'elle se terre pendant un temps.

Dumbledore tapota sa fourchette sur son gobelet en or et se leva ensuite. Les bavardages cessèrent instantanément, et les étudiants se tournèrent vers le directeur, en attente.

« Je pense qu'il est tout à fait approprié » disait Dumbledore, « aussi comme nous arrivons en été, un temps d'espoir, et de renouveau pour la plupart d'entre nous, et de vacances… »

La plupart des élèves applaudirent à ce moment, les jumeaux Weasley étaient le plus bruyants. Snape leva les yeux au ciel. Plus longtemps ils applaudiraient, plus longtemps ils resteraient là. Idiots.

« Nous approchons de la remise de la coupe des maisons, le symbole de tant d'effort et de travail tout au long de l'année » termina Dumbledore. « Et, je dois dire, que toutes les maisons ont exceptionnellement bien travaillé cette année. »

Snape grogna, et regarda les bannières vertes. Tout le monde savait déjà qui avait gagné. Les Serpentards attendaient avec le sourire, tandis que les autres maisons marmonnaient et jetaient des regards méchants vers leur table.

« A la quatrième place, avec trois cent vingt-sept points » commença Dumbledore, « La maison de Poufsoufle. »

Applaudissements polis mêlés de ricanements de la part des autres. Snape se pencha et souhaita que Dumbledore continue. Puisqu'il savait que le vieil homme n'en ferait rien, il commença à rêver à ce que James Potter dirait lorsqu'il réaliserait que son fils aîné avait aidé à ce que, et la coupe des maisons et celle de Quidditch reviennent à Serpentard. Il était vrai que, Dumbledore n'avait pas récompenser Harry du moindre point lors de la nuit dans la forêt, mais son travail de Potion était en grande partie responsable du fait que les Serpentards aient tant d'avance.

« A la troisième place, avec trois cent quarante points, la maison de Serdaigle. »

Snape envisageait d'envoyer une lettre de raillerie à James Potter enduite de l'une de ces potions expérimentales, l'une de celles lui permettant de voir l'expression sur le visage de Potter lorsqu'il la lirait. Ça pourrait valoir le coup.

« A la seconde place, avec trois cent soixante-douze points, la maison de Gryffondor .»

Snape regarda vers la table de Gryffondor, et eut un sourire suffisant devant le visage renfrogner du jeune héros. Connor Potter avait besoin de grandir, et qu'on lui rappelle sa place quoique pas aussi méchamment que son frère une quinzaine de jour plus tôt. Cela ne lui apprendrait pas où est sa place, mais cela serait un début, la plus agréable étape pour l'y amener.

« Et à la première place, avec quatre cent soixante douze points, la maison de Serpentard. »

Les applaudissements qui provenaient de ses étudiants étaient assourdissants. Le regard de Snape se promena sur eux et s'arrêta quand il vit qu'Harry n'applaudissait pas. Par contre, il regardait intensément la table des professeurs, comme si il pouvait en changer les visages de part sa simple volonté.

Snape eut un sourire guindé. Pas cette fois, mon garçon. Il y a des choses qui n'iront pas dans le sens de ton frère.

« Mais… » poursuivit Dumbledore, « Il me semble que la remise des points ne soit pas encore terminée."

Snape fronça les sourcils. De quoi est-ce que le vieil homme était-il en train de parler là ? Personne encore n'avait distribué de points pendant le banquet.

Il ressentit soudain une étrange et brève vague d'espoir. Peut-être qu'il voulait récompenser Harry de ses points devant tout le monde. Et alors il ne pourra plus se cacher. D'un autre côté, cela serait-il prudent ? De révéler à tout le monde à la fois que leur bien-aimé sauveur n'était pas celui qu'ils pensaient ?

« Nous avons parmi nous des étudiants qui s'appuient sur les preuves et non sur les rumeurs et les on-dit » Continua Dumbledore, « mais selon leurs propres yeux et oreilles. Ils ont recherché un objet qu'ils pensaient être en danger, et ensuite sont venus me prévenir qu'il était en danger, et part qui il était mis en danger, la nuit, ou Lord Voldemort a été empêcher de s'en emparer. » Il sourit au milieu des bourdonnements et halètements qui prouvait que la dernière rumeur s'avérait être vrai, et sourit à deux de Gryffondor. « A Ron Weasley et Hermione Granger, cinquante points chacun pour leur tact, leurs courages et leurs intelligences supérieurs à leur âge. »

Snape serra si fortement la table, qu'il sentit les vaisseaux sanguins dans ses mains se briser. Non. Il ne pouvait pas faire ça.

« Et il y a parmi un exemple encore plus grand, » continua Dumbledore, dont la voix s'adoucit imperceptiblement. « Celui de Connor Potter, qui a affronter et vaincu le Seigneur des ténèbres dans la forêt interdite et ceux grâce au pouvoir de l'amour, pour cela je lui accorde cent points. »

Il fit une pause alors que les cris grandissaient, et il dit, avec un sourire encore plus grand, « Je crois qu'il est nécessaire de changer la couleur de nos bannières. »

Il tapa dans ses mains, et un vent traversa le Hall, changeant chaque étendard qu'il touchait en bannière rouge Gryffondor. Le bruit parvenant de a table de Gryffondor était à présent des cris de joies. Le visage du héros avait complètement changé.

Snape tremblait, une brume rouge lui brouillait la vue. Il n'y a aucun doute quant à quel maison est votre préférée, Albus, pensa-t-il violemment. Pas le moindre doute.

Dumbledore leva son gobelet pour faire un toaste avec les étudiants. Seuls les Gryffondors, les Serdaigles et les Poufsoufles lui répondirent. Les Serpentards restèrent blancs, silencieux et immobiles, sauf un étudiant.

Quand le directeur se rassit, Snape se pencha vers lui et siffla, « Comment pouvez vous faire ça ? »

Dumbledore lui jeta un regard et rit tout bas. « Et bien, Severus, j'ai eu le sentiment que les jeunes Mr. Weasley et Mademoiselle Granger méritaient de la reconnaissance. Pas moins que le jeune Mr. Potter. Ce n'est pas tous les jour qu'un enfant se bat contre le Seigneur des Ténèbres et survit. »

Snape grogna. « Alors Harry Potter ne vous a pas dit ce qui c'était passé dans la forêt ? »

Dumbledore haussa un sourcil. « Bien sur que si. Et son témoignage concorde en tout point avec celui de son frère. J'ai, au départ, suggéré une récompense plus conséquente, mais le jeune Harry m'a persuadé que donner des points à la maison serait la méthode la plus juste de réparer la dette que Poudlard doit à nos courageux Gryffondors. »

Snape tourna brusquement la tête vers la table de Serpentard table. Harry était penché en avant, il le fixait.

Snape pouvait lire de là où il était le « Va te faire enculer » qui se trouvait dans ses yeux.

Il n'avait apparemment pas dompté la rébellion d'Harry Potter après tout.

Snape ouvrit la bouche. De quelques mots, il pouvait faire en sorte que cette comédie tourne court, et que les choses reprennent leurs places, que la coupe revienne aux véritables vainqueurs—

Mais il aurait à révéler d'où lui provenait cette information. En faisait prendre du Veritaserum de force à un enfant sans défense.

Ou, du moins, à un enfant qui jouait, avec une anormale intensité l'être sans défense, et qui était aussi un menteur talentueux et accomplit.

Snape serra les poings. Cela aurait été intolérable qu'un quelconque Potter le batte à ce jeu.

Mais ce Potter était un Serpentard, et un Serpentard suffisamment puissant pour abattre quatre Aurors.

Et, Snape en était à présent convaincu, le véritable Survivant.

Snape ravala sa colère. Il prit son verre et le souleva dans pour un dernier toast très personnel, en direction de la seul personne qui comprendrait son geste, et pour qui cela aurait de l'importance.

Harry le regarda un long moment. Puis il inclina la tête dans une petite révérence et tendit sa main, à demi-ouvert, au niveau du haut de sa poitrine.

Dans un geste de défi offert et accepter, découvrit Snape après c'être creuser la cervelle un instant. Un geste très ancien, que même les sang pur n'utilisait plus bien souvent.

Snape s'appuya contre le dossier de sa chaise, sirotant son verre et regardant Draco qui distrayait Harry et commençait à se plaindre, certainement de l'injustice générale de la vie, et Harry lui répondait, ses mains effectuant des mouvements de plus en plus animés. Snape ne pouvait savoir avec certitude si Harry était d'accord ou pas avec Draco.

Cela n'avait pas d'importance, Snape était sur que d'une manière au d'une autre, Harry reviendrait l'an prochain tout aussi prêt à le défier, avec tout autant de pouvoir, et tellement Serpentard, qu"il resterait pour Snape la meilleur possibilité pour que sa maison gagne du respect.

Le forcer à être ce qu'il était, allait en effet être un challenge.

Un challenge, pensa Snape tout en vidant son verre, que j'attends avec impatience.

Rendez-vous pour la suite avec

No Mouth But Some Serpent's