Titre Anglais: Valentine's Day Repeated

Titre Français : St Valentin en Boucle

Auteur: Cosmic

Traductrice : Squisse

Email de l'auteur: bananacosmicgirl
Site web de l'auteur: www . cosmicuniverse . net
LiveJournal:
bananacosmic . livejournal . com

Part: 1/5
Rating: R/T
Category: Romance
Status: Complete

Pairing: Draco / Harry

Disclaimer (1): It's not a happy not limited to Bloomsbury Books, Scholastic Books and Raincoast Books, and Warner Bros., Inc. Je ne touche aucun argent et aucune infraction de copyright ou de marque déposée n'est voulue.

Résumé: ça n'est pas une saint Valentin très joyeuse pour Draco. Mais d'un autre côté, il pourrait avoir une chance de pouvoir la refaire entièrement…

Note de l'auteur : cette fic a été inspirée d'une vielle Buffy/Spike que j'ai lu il y a quelques années. Spike était coincé dans la même journée et devait la revivre encore et encore. C'est la même idée générale, bien qu'elle soit, bien sûr, totalement différente ;)

Disclaimer (2) : tout ce qu'il y a au dessus est de la part de l'auteur. Eh oui, pour changer non seulement les personnages ne sont pas à moi mais en plus l'histoire ne l'est pas non plus, elle appartient à Bananacosmicgirl.

Note de la traductrice : tout d'abord pour ceux qui liraient l'autre fic que je suis en train de traduire, ne vous en faites pas, je ne m'arrêterais pas . Ensuite, toujours pour les même, cette fic est complètement différente de l'autre que je traduis, voilà, sinon pour les aures bonne lecture !

Valentine's Day Repeated

Draco Malfoy plaqua ses cheveux en arrières et se regarda dans le miroir. Bien sûr, il ne quitterait jamais sa chambre sans être parfait, et en ce jour particulier, ça serait encore plus difficile. Toutes les filles – et quelques garçons – le regarderaient aujourd'hui, espérant voir quelques signes d'intérêt qu'il pourrait leur porter. Les filles espèreraient, plus ou moins ouvertement, avoir une carte de sa part pendant que les garçons voudraient qu'il leur 'accorde un moment' pour lui donner un cadeau attentionné ou une autre absurdité dans le genre.

Généralement, le jour de la St Valentin se finissait avec la chambre de Draco décorée avec quelques fleurs, de même que de nouveaux colliers et autres choses qui 'rappelait-simplement-telle-ou-telle-personne-de-Draco'.

Quelqu'un frappa à la porte, et un instant plus tard, Pansy Parkinson se pavanait dans la pièce. Elle était vêtue d'une robe de chambre dénouée. Son soutien gorge en dentelles et ses sous vêtements rouges se voyaient largement, tout comme ses jambes et un décolleté assez plongeant. Draco se demanda si elle utilisait un sort d'accroissement des seins – c'était certainement le cas.

« Draco, » ronronna-t-elle, « je ne sais pas quelle robe porter ce soir. »

Draco la regarda. Pansy se donnait l'illusion qu'ils allaient avoir un rendez-vous secret à la tour d'Astronomie et peut importe ce qu'il lui avait dit concernant la probabilité que cela ne se reproduirait jamais, elle n'écouterais pas. Elle croyait toujours que la seule, mauvaise partie de baise qu'ils avaient partagé avait été la meilleure chose au monde et qu'ils allaient se marier et vivre heureux pour toujours.

Elle avait besoin qu'on lui remette les idées en place.

« Pansy, » dit Draco d'un ton glacial, « il n'est pas question qu'on sorte encore ensemble. Je me fiche de laquelle de ces robes affreuses tu décides de porter ce soir parce que je ne serais nul pars à côté de toi et comme ça je ne te verrais pas. »

Pansy regarda Draco. Sa lèvre inférieure commença alors à trembler et des larmes se déversèrent le long de ses joues. « Pourquoi est-ce que tu dois être aussi mesquin ? » lui cria-t-elle avant de faire demi-tour pour sortir de la chambre en courrant.

Draco roula des yeux en la regardant puis se replongea dans ses réflexions.

« Tu es magnifique, » lui dit le miroir

« Je sais, » répondit Draco.


La Grande Salle était remplie de monde. Partout des couples s'embrassaient et leurs mains se déplaçaient vers des endroits vers lesquels elle ne devraient vraiment pas être lorsque les enseignants étaient présents, mais le jours de la St Valentin, les étudiants semblaient moins s'inquiéter de ce fait. Des cœurs roses étaient éparpillés parmi les tables et des nuages en forme de cœur flottaient au niveau du plafond enchanté.

Draco se moqua du Golden Trio, où les deux tiers – la sang-de-bourbe et la Belette – fourraient leurs langues dans la gorge de l'autre. Il remarqua que Potter semblait s'ennuyer.

Draco fit son entrée, parfaitement conscient que tous les étudiants le regardaient. Il avait toujours l'air parfait, mais avec ses nouvelles robes et ses superbes nouvelles chaussures, il était encore mieux. Cependant, aucune des filles n'osa venir le voir, et au moment où lui et ses sbires eurent pris place à la table des Serpentards, les conversations de la Grande Salle reprirent au même niveau que celui qu'elles avaient avant qu'il arrive.

Une fois que Draco eut commencé à manger, les hiboux arrivèrent, et pas moins de seize d'entre eux se posèrent en face de lui. C'était plus un paquet de plumes, et Draco espéra qu'aucune d'elles ne se retrouverait dans son assiette une fois que les oiseaux furent partis.

Rien dans le tas de cartes et de cadeau ne semblait même vaguement intéressant. Avec un air d'ennui sur le visage, Draco ouvrit les cartes – il y en avait une de Mandy Brocklehurst, avec qui Draco avait…copulé quelques semaines auparavant. Elle avait été un bon coup, mais pas assez jolie ou spirituelle pour garder l'intérêt de Draco. Sa camarade de Serdaigle Lisa Turpin, à qui Draco n'avait jamais donné rendez vous, et ne l'avait même jamais voulu, lui avait également envoyé une carte mielleuse décorée de cœurs roses.

Il y avait trois cartes de Poufsouffles plus jeunes, et Draco pensa que toucher à l'un d'eux se rapprocherait de la pédophilie et il frémit à l'idée de donner rendez-vous à l'un d'entre eux. Prince des Serpentards, sûrement, mais il se devait de fixer des limites. D'autre part, Megan Jones, qui avait envoyé une carte avec beaucoup plus de goût décorée d'un unique cœur, était une fille bien plus belle et la remettre dans son lit ne gênerait pas Draco. Bien que la fille ne soit pas très intelligente, son corps était bien assez. On pouvait dire la même chose de Wayne Hopkins qui lui avait aussi envoyé une carte avec une note disant 'j'ai passé un moment magnifique la semaine dernière'. Draco grogna – bien sûr qu'ils avaient passé un moment magnifique. Draco était magnifique.

Il jeta un coup d'œil au reste des cartes ; il n'y avait rien qui soit réellement digne d'attention. Jusqu'ici, la journée lui avait rapporté deux nouveaux colliers en argent et une petite figurine en forme de dragon, également en argent. Aucun Gryffondor ne lui avait envoyé quelque chose – ce qui n'était pas surprenant, s'il l'avaient fait ils auraient été considérés comme étant les traîtres de leur maison – et aucun Serpentard excepté Pansy n'avait fait de démarche. Ca n'était pas non plus vraiment surprenant sachant que les Serpentards étaient connus pour être sournois et envoyer une carte pour déclarer son attachement à quelqu'un n'était pas sournois.

Draco continua son petit déjeuner, se mêlant vaguement aux autres personnes de sa maison car leurs conversations restaient assez ennuyeuses. Pansy l'avait enlacé pendant qu'il ouvrait ses cartes mais il n'y avait pas fait attention et maintenant elle l'ignorait royalement.

Quant il eut fini, Draco s'apprêta à se lever lorsqu'un hibou fit son entrée dans la salle. C'était l'un des hiboux de l'école et il portait une unique rose d'un rouge éclatant dans son bec. La salle toute entière était silencieuse et tout le monde regardait l'oiseau qui volait au dessus des tables. Finalement, il se posa en face de Draco.

« Qu'est- que –» marmonna-t-il quelque peu désorienté. Les livraisons du jour étaient déjà passées.

Le hibou lui donna un léger coup avec sa patte pour qu'il prenne la rose. Pendant une seconde, Draco se demanda si c'était de la part de son père ou du Lord Noir, mais il se reprit bien vite se disant que c'était stupide. Pourquoi l'un d'eux lui aurait-il envoyé une rose rouge ? Non, c'était manifestement le cadeau de St Valentin de quelqu'un.

Il prit la rose du bec du hibou. L'oiseau picora quelques miettes sur la table avant de s'envoler.

« C'est de la part de qui ? » ce fut Millicent qui le lui demanda. Draco se moqua d'elle. Si l'un des Serpentards aurait été assez idiot pour lui envoyer un cadeau de St Valentin ça aurait été elle. Elle n'aurait pas eut d'esprit si sa vie en dépendait.

« Ca ne te regardes pas. » Lui répondit-il. En effet, mais la vérité était que Draco ne savait pas de qui venait la rose. Bien qu'il ait une idée…

Alors que Draco se rendait à son premier cours de la journée en laissant les autres derrière lui, il repensa aux dernières semaines qui s'étaient déroulées. La rose n'était pas le seul cadeau étrange et anonyme qu'il avait reçu. Il y avait, cachés dans sa table de nuit, d'autres petites choses qui étaient arrivées par hibou à des heures bizarres. Il y avait un dessin le représentant qu'il savait avoir été fait par Dean Thomas, un Gryffondor, quelques mois auparavant. Pourtant le fait que Thomas soit derrière les cadeaux anonymes était improbable – il était fou amoureux de Finnegan, un autre Gryffondor. Sans compter que Thomas était connu pour avoir dessiné tous les élèves de septième année.

Et il y avait eut d'autres cadeaux. Une bague en jade représentant un dragon qui mordait sa propre queue et formait ainsi un bijou qui lui allait parfaitement. La seule raison pour laquelle Draco ne la portait pas était qu'elle aurait soulevé trop de questions.

Il avait également reçu une Pierre précieuse turquoise encastrée dans une superbe amulette – la pierre de naissance de Draco ainsi qu'une pierre de protection en une. Le chef d'œuvre pendait maintenant sous la chemise de Draco. Il avait bien sûr vérifié l'amulette avec tous les sorts de détection qu'il connaissait mais il ne s'était rien passé. Il y avait une magie puissante dessus, mais c'était une magie protectrice, et donc une bonne magie.

Et maintenant il y avait la rose. Bien que ça soit aussi beau que les autres cadeaux qu'il avait eus, tout ça commençait à l'irriter – il voulait trouver qui était la personne qui lui avait envoyé tout ça. Jusqu'ici, il n'était arrivé qu'à quelques conclusions : il était improbable que son admirateur secret soit plus jeune que lui ; les charmes de protection placés sur la pierre précieuse était bien trop complexes pour être lancés par un jeune étudiant. Les cadeaux étaient réfléchis et non basés sur un simple coup de tête. Il prenaient du temps à être faits – et étaient bien trop chers pour ça.

Et il y avait une deuxième conclusion – la personne avait de l'argent. La bague et l'amulette turquoise étaient vrais et par conséquent très chers. Draco était heureux de ça – ça éliminait d'office les Weasleys comme admirateurs potentiels.

Après ça Draco ne savait pas. Il ignorait si son admirateur était un garçon ou une fille, ainsi que de quelle maison il était. Il avait brièvement pensé que ça aurait pu être l'un des professeurs, mais élimina rapidement cette idée. Aucun professeur de Poudlard n'était le genre de personne à envoyer des cadeaux anonymes comme ça, et surtout pas à un étudiant.

Draco arriva en métamorphose. Il s'assit et parcouru la classe du regard alors que le professeur McGonagall continuait son cours en transformant des choses vivantes en d'autres choses vivantes.

« Mon but est que chaque personne ici soit capable de transformer une petite créature vivante en une autre avant que l'année ne soit terminée, » dit McGonagall. « Ca n'est pas aussi facile que ce que vous pourriez imaginer – lorsque l'on transforme des choses vivantes, il est crucial que non seulement n'extérieur mais aussi l'intérieur soit correctement transformé. Un rat changé en lapin ne survivra pas s'il en a seulement l'apparence et que l'intérieur n'est pas changé. »

Draco résista à l'envie de bailler. Il avait déjà entendu tout ça auparavant et avait été forcé de lire des livres sur le sujet. McGonagall lui jeta un coup d'œil. Elle ouvrit alors une petite boite et en sortit une souris. Elle se leva et marcha jusqu'à Draco.

« Mr. Malfoy, » dit-elle, « comme vous avez l'air si sûr de vous, cela ne vous dérangerait pas de montrer à la classe comment transformer cette souris en furet ? »

Draco entendit des ricanements dans la salle, et lança un regard noir tout d'abord à ses camarades puis à McGonagall. Personne ne le laisserait oublier cet évènement embarrassant en quatrième année.

Il présenta sa baguette et se força à rester calme. Il avait peut-être déjà lu des livres sur ce sujet, mais il n'avait jamais eu à mettre tout ça en pratique.

«Transeo pasco demuto,» dit-il en pointant sa baguette sur la souris. Un peu de lumière engloutit la souris mais quand elle s'évanouit, tout ce qui avait changé sur la souris était sa fourrure – d'un brun sombre elle était devenue presque blanche sur les bords.

« Je suppose que vous allez devoir être un peu plus attentif Mr Malfoy, » dit McGonagall avec un regard significatif.

Draco retint un ricanement. Il voulait répondre mais il savait que ça ne l'avancerait à rien et qu'il aurait une retenue. Il se rassit sur sa chaise et répondit par un regard noir à ceux des autres élèves qui osaient le regarder. Curieusement, l'un de ceux qui osait le regarder était Potter – et il ne le fixait pas ; il regardait. C'était déconcertant et après un léger ricanement, Draco détourna les yeux.


Lajournée passa. Entre métamorphose et potions, Draco fut tiré dans une salle de classe abandonnée et reçu un profond baisé. Ca ne fut que jusqu'à ce que Draco la repousse, le souffle court, et demanda : « Qui es-tu ? » que la fille s'arrêta brusquement. Les yeux remplis de larmes elle se rua hors de la salle de classe. Draco se creusa la tête mais ne put trouver – elle était sûrement l'une de ses nombreuses conquête-d'une-nuit, mais pourquoi est-ce que les filles pensaient toujours que ça signifiait quelque chose ?

Quittant la salle de classe abandonnée, Draco descendit les escaliers jusqu'à la salle de Potions. Snape ne dit rien lorsqu'il entra.

« Aujourd'hui nous allons commencer à étudier les Sérums de Vérité. Cela inclue donc le Veritaserum, la potion Folium et le Juroserum. Nous allons commencer avec le Juroserum. Quelqu'un peut-il me dire quelles sont les propriétés du Juroserum ? »

Comme toujours, Granger avait la main levée, mais comme toujours, Snape l'ignora. A la place, il fit un signe de tête en direction de Draco qui avait paresseusement levé sa main.

« Le Juroserum est le plus faible des Serums de Vérité, » dit-il d'une voix traînante, « une personne ayant prit du Juro aura toujours le contrôle de ses secrets les plus sombres, mais ne sera pas capable de ne pas dire la vérité sur les choses qu'elle pense à l'instant. »

« Exact, » dit Snape, « cinq points pour Serpentard. Tout comme les autres Serums de Vérité, l'utilisation de Juroserum est strictement contrôlée par le Ministère. Avant qu'ils aient établis la loi sur la façon dont on avait le droit d'utiliser la potion, elle était souvent utilisée pour des blagues apparemment inoffensives mais qui finalement se terminaient toujours très mal. »

Il continua son cours. Draco, qui avait déjà lu des livres sur la potion, se rassit et pensa à la façon dont il utiliserait la potion s'il l'avait. Ca serait définitivement très amusant d'en donner à Potter et de l'entendre répandre se qu'il pensait de Draco. Ca serait encore plus marrant de voir Potter en retenue pour utiliser les mots qu'il dirait sûrement – et bien sûr, Draco s'arrangerait pour que Snape soit dans les parages.

« Allez chercher les ingrédients et commencez vos potions, » entendit-il dire Snape. « Cette potion est difficile à réaliser, mais elle est rapide. Une seule erreur, une seule seconde pendant laquelle elle aurait mijoté trop longtemps la rendrait inutile. »

Draco avait déjà vu Snape faire cette potion, et savait combien il était important de respecter les doses et les secondes.

Il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour que sa potion bouillonne légèrement, elle était d'un violet parfait. Avoir Snape comme parrain avait été quelque peu ennuyeux car le père de Draco avait toujours fait en sorte qu'il ait des cours de Snape. En entrant en première année, il en savait un peu plus que les autres enfants en ce qui concernait les potions – et maintenant il était heureux que son père ait forcé Snape à lui enseigner.

Ce fut exactement au bout des trente-six secondes écoulées où Draco devait ajouter la langue de dragon hachée, qu'une explosion fit trembler les murs des cachots.

« Mr Weasley vous prenez des cours de potions du niveau des ASPIC, » dit Snape d'un ton froid à Ron Weasley, « ça ne devrait pas vouloir dire que vous êtes au moins capable de lire? Cinq points en moins pour Gryffondor pour idiotie pure. »

Draco vit le visage de la Belette devenir de la même couleur que ses cheveux, mais la tête rousse ne dit rien. Draco vit Potter poser une main calme sur le bras de La Belette.

« Et une retenue ce soir à sept heures Mr Weasley, » dit Snape.

Draco se mit à ricaner légèrement et La Belette lui lança un regard noir. Potter le regarda simplement – son visage était pratiquement sans expression et ses yeux étaient vides de toute haine. Pour la deuxième fois dans la journée, Draco se sentit incertain par rapport à ce qu'il se passait dans la tête de Potter. Finalement, il sourit d'un air narquois en direction de Potter et reporta son attention à sa potion, ajoutant la langue de dragon juste à temps.

Quand les cours furent finis, Draco retourna dans sa chambre pour se relaxer un peu avant le dîner. Quelques autres cartes de St Valentin étaient arrivées durant le déjeuner. Il les plaça devant lui sur son lit. Bien qu'il ne veuille pas l'admettre, il espérait qu'une de ces lettres ou cadeaux qui se trouvaient devant lui était de la part de son admirateur secret.

Sa déception devenait de plus en plus grande au fur et à mesure qu'il ouvrait enveloppe après enveloppe, et qu'il ne trouvait que des cartes idiotes de Poufsoufles stupides. Ils étaient sans aucun doute les personnes les plus idiotes de la planète.

A la fin, il ne resta plus qu'une chose que Draco n'avait pas ouverte sur le lit. C'était une boite empaquetée avec une petite carte posée dessus. Il n'y avait rien d'écrit sur la carte, bien qu'il y ait – seulement une rose plutôt mal dessinée qui était exactement de la même couleur que celle que Draco avait reçu le matin même.

Il ouvrit soigneusement le paquet et sourit légèrement lorsqu'il trouva une boite de chocolats. Ils étaient tous en forme de cœur et comme il était seul dans la pièce, Draco s'autorisa à sourire. Ils avaient l'air délicieux. Il tendit la main et en prit un. Il voulut alors se gifler pour sa stupidité car au niveau de son nombril –

– Draco sentit un portoloin se déclencher.


Il atterrit en brandissant sa baguette. Il la pointa au hasard dans la pièce, mais il se rendit compte rapidement qu'il ne semblait pas y avoir de danger imminent aux alentours. Il se trouvait dans une pièce qui, pour tout ce qu'il vit, pourrait être une des anciennes salles de classes inutilisées de Poudlard. Il y avait des bureaux et des chaises, tous semblant ne pas avoir été utilisés depuis plusieurs décennies, et un bureau plus grand en face des autres qui lui rappela celui de McGonagall.

L'éclairage de la pièce n'avait cependant rien de celui d'une salle de classe. Sur tous les bureaux se trouvaient de nombreuses bougies, toutes allumées pour donner à la pièce un aspect surnaturel. Il n'y avait pas de fenêtres, et donc aucune lumière de la fin de l'après midi ne pénétrait dans la salle – si les bougies avaient été éteintes, la pièce aurait été plongées dans le noir complet.

Draco fit quelques pas hésitants dans la pièce. Il tenait toujours sa baguette tendue devant lui, prêt à parer toute attaque. Le plancher craqua sous son poids.

« Il n'y a rien de dangereux ici Draco, » fit une voix.

L'interpellé regarda autour de lui mais il ne pouvait pas dire d'où provenait la voix. Il ne la reconnu pas ; il savait qu'elle était plus grave que n'importe laquelle. Il y avait encore une fois de nombreux sorts pour changer une voix.

« Montre toi, » dit Draco. « Si tu n'es rien de dangereux, alors ça ne te dérangeras pas que je puisse te voir. »

La voix soupira. « Je ne suis pas dangereux Draco. Baisse juste ta baguette, s'il te plait ? »

Bien que Draco ne reconnaisse toujours pas la voix, elle avait quelque chose de très familier. Elle ne sonnait pas du tout d'une manière menaçante, alors après un moment d'hésitation, Draco abaissa sa baguette.

« Tu es celui qui m'a envoyé les cadeaux ces dernières semaines ? » demanda Draco.

Il n'y eut aucune réponse. A la place, Draco entendit un léger froissement de tissus, un chuchotement 'finite incantatem'. Il se tourna vers l'endroit d'où venait le bruit et eut le souffle coupé.

« Potter ? » demanda-t-il, sa voix se remplissant d'horreur. Qu'est-ce que Potter faisait en l'amenant dans un endroit pareil ? Potter allait-il finalement le tuer ?

« Euh, salut, » fit Potter, d'un ton qui n'avait rien de quelqu'un qui était prêt à commettre un meurtre. Mais d'ailleurs, rien dans la situation n'indiquait que Potter voulait sa mort – les nombreuses bougies donnaient à la pièce un aspect presque romantique et l'attitude de Potter ressemblait plus à celle d'un première année nerveux.

Soudain, Draco se rappela de la forme du portoloin qui l'avait amené ici. Une boite remplie de chocolats en forme de cœur avec un petit dessin de la rose qu'il avait reçu plus tôt dans la journée. Les cadeaux qu'il avait reçus au cours des dernières semaines défilèrent dans sa tête et l'amulette de protection chauffa contre sa peau.

« Tu es mon admirateur secret ? » demanda Draco la voix remplie d'un pur dégoût.

Les joues de Potter se mirent à rougir. Il demanda timidement, « Tu as aimé les cadeaux ? »

Le visage de Draco se crispa avec répugnance lorsqu'il se rendit compte qu'il avait vu juste. Potter était celui qui lui avait envoyé tous les cadeaux ! Il était celui qui lui avait donné l'amulette de protection qu'il portait en ce moment même ! Draco ne savait pas quelle personne il aurait espéré découvrir derrière les cadeaux, mais ça n'était certainement pas le Golden Boy de Gryffondor !

« Draco ? » demanda doucement Harry.

« Je ne t'ais jamais donné la permission de m'appeler par mon prénom, » cracha Draco en direction de Harry. Puis, après une courte pause il dit : « Je ne pourrais jamais aimer quelque chose que tu m'aurais donné Potter. Tu me dégoûtes. »

Le visage de Harry se décomposa. A ce moment même, Draco réalisa ce que les regards que Potter lui avait lancé pendant la journée – et pour être honnête ces dernières semaines – signifiaient. Ils voulaient dire ça - que Potter était son admirateur secret !

« Mais –» commença Harry mais Draco ne le laissa pas finir.

« Quoi ? » demanda-t-il d'une voix dure et froide. « Tu pensais que j'allais te tomber dans les bras ? Que j'allais te dire que j'aimais les cadeaux et que j'espérais que c'était toi ? Que j'ai des sentiments pour toi ? Que je t'aime? » Sa voix se faisaient de plus en plus forte à chaque mot. Puis, en regardant le visage d'Harry, il rit cruellement. « Oh Merlin, tu le pensais. Tu espérais tout ça ! Oh, ça n'a pas de prix. Est-ce que tu es amoureux de moi ? »

Harry ne répondit pas. Draco pouvait le voir avaler difficilement.

Draco secoua la tête et sourit méchamment à Harry. « Je ne pourrais jamais t'aimer Potter. Tu es si en dessous de moi que même la poussière a plus de valeur. »

Il atteint la porte qui avait été juste derrière Potter tout au long de la discussion. Quand il passa près de lui, il entendit le souffle rapide de Potter et il sourit pour lui-même, sachant qu'il avait finalement réussit à blesser le Garçon-Qui-Avait-Survécu.

Draco se retrouva dans le couloir et réalisa que le portoloin n'avait seulement emmené au deuxième étage de Poudlard.

« Draco, s'il te plait, » entendit-il derrière lui.

Il se retourna et jeta un regard froid à Potter. « Je t'ais dis que tu n'avais pas l'autorisation d'utiliser mon prénom. »

A ce moment, Draco était devant les escaliers et d'autres étudiants défilaient dans les couloirs. Quelques uns s'arrêtèrent ce qui fit également stopper les autres pour voir ce qu'ils regardaient. En quelques instants, une foule s'était rassemblée.

« Est-ce qu'on pourrait juste –»

« Juste quoi Potter ? » ricana Draco, « 'Juste parler' ? Je ne pense pas. Juste passer du temps dans la même salle que toi m'a fait me sentir sale. Il n'y a plus, et n'y aura plus jamais rien dont nous pourrions parler, tu me dégoûtes Sang-de-Bourbe. »

Un halètement collectif traversa la foule et le sourire malicieux de Draco s'agrandit. Il se dirigea plus près de Potter, se préparant à lui donner le coup de grâce.

« Le simple fait de te voir me rend malade, » dit Draco, « et penser que tu sois amoureux de moi me donne envie de me tuer. »

Il le dit juste assez fort pour que la foule l'entende et des murmures commencèrent aussitôt. Potter tomba à genoux.

Draco lui tourna le dos et partit.


Potter ne mangea pas dans la Grande Salle ce soir là. Draco s'assit à sa place, ses camarades lui donnant joyeusement des tapes dans le dos et lui disant à quel point cela avait été génial de voir Draco finalement remettre Potter à sa place. Ceux qui n'avaient pas été là lorsque ça s'était produit en avait vite entendus parler et Draco su que toute l'école était déjà au courrant de l'amour de Harry Potter pour Draco Malfoy.

Ce soir là, Draco était définitivement le roi des Serpentards alors qu'il était assit dans la Salle Commune et qu'on le félicitait sur la manière dont il avait blessé Potter.

Seul un léger pincement au niveau de son cœur lui disait qu'il avait fait quelque chose de mal. Draco ne l'écouta pas et lorsqu'il revint dans sa chambre et trouva les chocolats sur le lit, il les lança à travers la pièce avec le dessin, le collier, la bague et la rose.


Voilà ! premier chapitre terminé !