Titre: Longing 1 : La route la moins empruntée (J'ai décidé de garder l'original (Longing), mais vous pouvez le traduire par 'Profond désir')

Auteur original: Befanini , Traductrice: moi

Rating: T/M pour le langage employé + Shounen-ai.

Résumé: « L'amour aux premiers abords est facile à comprendre. C'est quand deux personnes qui se sont regardé durant toute une vie que ça devient un miracle. »

Note: Cette fic me procure toujours une certaine émotion. C'est la première histoire qui m'a fait m'intéresser au couple Sanzo/Gojyo. J'avais commencé à la traduire pour moi (cela me permet aussi d'améliorer mon anglais), et je me suis dit que ça pouvait vous intéresser, alors j'ai demandé à l'auteur qui a accepté. J'ai tout fait pour respecter le plus possible ce qu'a voulu exprimer l'auteur, mais j'ai pris quelques libertés car certaines phrases ne se formulent pas comme ça en français…

Autre chose 'Longing' est en fait une trilogie, mais on peut lire Longing 1 sans lire la suite. Si vous aimez ce couple et que vous avez quelques notions d'anglais, je vous invite fortement à lire toutes les autres fics de Befanini (ce sont exclusivement des Sanzo/Gojyo et elles sont vraiment géniales !)


Prologue

Il s'assit à son bureau, fixant à l'extérieur de la fenêtre l'aube magnifique d'un jour nouveau. La forêt qui entourait le temple de Kinzan était enveloppée de brume matinale, et tout était au plus calme pour accueillir les premiers gazouillements joyeux des oiseaux et le bruit de quelqu'un balayant la cour. Lentement, le soleil se levait pour transpercer la brume, envoyant d'intenses rayons de lumière qui passaient à travers la cime des arbres pour tacheter d'or les pavés de pierre et la fontaine centrale. Le faible son des chants matinaux des moines atteignait ses oreilles, et déjà la pile de papiers devant lui l'appelait. Pour un moment encore, les perçants yeux violets s'attardèrent au dehors, se posant finalement sur la route menant au temple qui serpentait et enroulait la montagne… et dans sa gorge monta une attendue et profonde sensation de désir qu'il se trouva incapable de renier.

Il haussa alors les épaules, inconscient du léger soupir qui s'échappait de ses lèvres. S'il venait, il venait. C'était tout. Et s'il ne le faisait pas, et bien… demain serait un autre jour. Secouant la tête avec regret à sa mélancolie inhabituelle, il se tourna, déterminé à donner à la pile de papiers son entière, réelle attention. Juste un fichu jour de plus dans la vie de Toa Genjyo Sanzo Hoshi Sama, c'était ainsi.