Genre : UA, OOC, Romance

Couple : Draco et Harry of course !

Dédicace : cette mini-fic à chapitre est pour ma petite Kida Saille. Tu vois chouki, tes tentatives de persuasion pour me faire écrire du fic sur HP ont fini par porter leurs fruits ;)

Bonne lecture !


The Lust

« Harry attends ! »

Les portes de l'ascenseur allaient se refermer lorsqu'une main passa in extremis entre les deux battants et en réouvrit l'accès. Un jeune homme de vingt-neuf ans à la chevelure rousse s'y engouffra avant que les portes automatiques ne se referment derrière lui.

Ron Weasley, cadre supérieur chez McGonagall et Associés, l'entreprise High Tech la plus en vue du moment, s'appuya de tout son poids contre la paroi en lambris rouge de l'ascenseur, les mains posées sur les genoux pour tenter de reprendre son souffle. Une cravate bleue à moitié défaite sur une blouse blanche dont les premiers boutons avaient eux aussi la sale manie de ne pas être attachés, demeuraient la signature vestimentaire de ce jeune directeur marketing. Seul le pantalon noir parfaitement repassé malgré les nombreuses heures de travail accumulées pendant la journée, collait avec son statut hiérarchique. Pour le reste, il avait à l'heure actuelle, plus l'air d'un jeune stagiaire que d'un haut dirigeant de la multinationale.

« Tu sais Ron. », dit une voix moqueuse. « J'ai un portable. Il suffisait de m'appeler au lieu de me courir après dans toute la boîte. »

Le dit jeune homme leva son visage pour croiser le regard amusé de son supérieur et non moins ami Harry Potter.

Impeccablement vêtu d'un long manteau d'hiver, le jeune responsable de la filiale européenne possédait une classe que peu de gens pouvaient se targuer d'avoir à son âge. Son physique de sportif était agréablement mis en valeur par un costume sombre deux pièces, une chemise d'un bleu claire et une cravate de la même teinte mais striée de fines lignes argentées. Sa chevelure brune disciplinée par un peu de gel, son sourire franc et communicatif ainsi que son regard d'un vert profond ne faisaient que rajouter au charme de Harry.

« Je croyais que tu étais déjà parti. », répondit le rouquin en se redressant. « Lorsque je t'ai aperçu au fond du couloir je t'ai appelé mais tu ne m'as pas entendu. »

« Et qu'est-ce qui est aussi important pour que tu te mettes à me courser comme un lièvre ? »

« Je voulais savoir si tu faisait quelque chose ce soir. »

« Ron. », dit-il avec une légère trace d'agacement dans la voix.

« Fais pas ta mauvaise tête Harry. C'est ton anniversaire aujourd'hui, tu vas pas me dire que tu comptes rester enfermé chez toi à mater un film sans intérêt alors que tu pourrais faire la fête avec tes potes ? »

« On en a déjà parlé. »

« Non. Tu as décidé avant même d'entendre notre argumentation. », répondit Ron. « Et je peux t'assurer qu'Hermione avait préparé un plaidoyer d'au moins cinquante points qui t'aurait sans aucun doute convaincu. »

Harry eut un haussement de sourcil sceptique.

« Bon d'accord, au pire ça t'aurait assommé mais au moins on aurait pu en profiter pour t'embarquer avec nous avant que tu t'en rendes réellement compte. »

« Si Hermione t'entendait, elle te ferait sûrement dormir sur le canapé jusqu'à la prochaine période glacière. »

Ron fit un mouvement de la main comme pour balayer la dernière remarque de son ami.

« Allez Harry ! Tu ne vas pas rester cloîtré chez toi éternellement. Faut sortir vieux, te changer les idées, faire des rencontres, t'envoyer en l'air. »

C'est sur ces dernières paroles que les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le hall d'entrée mais aussi sur la silhouette de la directrice générale, Minerva McGonagall. Agée d'une cinquantaine d'années, cette femme à la main de fer dans un gant de velours était tout autant admirée par ses pairs que redoutée par ses concurrents directs pour son flair dans les affaires. C'est elle qui avait personnellement choisi Ron et Harry persuadée que ces deux jeunes loups feraient des merveilles.

Et comme à son habitude, elle ne s'était pas trompée.

Grâce à leurs talents combinés et à leurs idées innovantes, ils avaient su faire grimper le chiffre d'affaires de l'entreprise, même dans les secteurs dits à risques.

« Monsieur Weasley, Monsieur Potter, vous voilà en pleine discussion qui, je suppose, concerne notre prochaine campagne de lancement. », dit-elle en entrant dans la cabine d'ascenseur tandis que ses deux employés en sortaient.

« Oui. », répondit Ron avec aplomb. « Je disais justement à Harry à quel point nous allions atteindre des sommets avec ce nouveau produit. »

Minerva leva les yeux au ciel devant le piètre rattrapage de son responsable marketing tandis que son ami ne pouvait empêcher un sourire d'apparaître sur son visage.

« Ce qui me rassure Monsieur Weasley c'est de savoir que votre imagination est bien mieux utilisée dans votre travail que dans vos boniments. », rétorqua-t-elle en appuyant sur le bouton du dernier étage. « Et Monsieur Weasley ? »

« Oui ? »

« N'oubliez pas votre veste la prochaine fois. », termina-t-elle avant que les portes ne se referment.

Ron poussa un soupir face à cette sempiternelle remarque.

« Personne ne peut créer lorsqu'il est habillé comme un pingouin ! »

« Bonne soirée Ron. », dit Harry en tentant de s'échapper pendant que son ami ruminait contre la rigidité des convenances de leur directrice.

« Hey minute ! Tu penses quand même pas filer en douce comme ça. », répondit son ami en continuant de le suivre dans le grand hall vitré.

« Je ne pense pas Ron, je le fais. »

« Si tu continues à être aussi buté, je vais devoir utiliser la manière forte. »

« Et que comptes-tu faire ? », dit Harry amusé. « Tu vas peut-être me plaquer au sol, me ligoter et me traîner dans toutes les boîtes de la ville jusqu'au petit matin ? »

« J'avais pas vraiment ça en tête mais ça pourrait se faire. On irait ensuite dans un club gay et je te laisserais au bon soin d'un amateur sado-maso. »

Lassé par toute cette histoire, Harry fit un mouvement négatif de la tête avant de se diriger vers la porte principale et de saluer au passage les deux responsables de la sécurité qui avaient pris leur poste pour la nuit.

« Allez Harry, fais un effort ! », insista Ron. « Sinon je te préviens, je trouverai un moyen de te faire payer tes abandons répétés et tu devrais te méfier, je peux faire preuve de beaucoup d'imagination. »

« Je n'en doute pas, bien que de ta part, rien ne puisse réellement me surprendre. »

« N'en sois pas si sûr. », répondit le rouquin tandis que son ami poussait le lourd battant pour sortir.

D'un geste de la main, le brun salua son collègue avant de prendre le chemin de son appartement.

Il n'était que sept heures du soir et les rues étaient encore bondées dans ce quartier new-yorkais des affaires. C'était assez rare pour Harry de terminer aussi tôt. En règle générale, son travail l'obligeait à rester beaucoup plus tard. Mais comme aujourd'hui se révélait être le jour de son anniversaire et qu'il avait craint, à juste titre d'ailleurs, que ses amis voudraient le traîner dans toute la ville pour faire la fête, Harry avait essayé de partir en douce.

Bien que possédant un naturel de noctambule, il devait avouer que depuis quelque temps, il n'avait aucune envie d'écumer les bars et les night-clubs jusqu'à l'aube. En fait, ce changement de vie était dû à sa rupture avec son ancien compagnon.

Olivier Dubois et lui avaient partagé leur vie durant deux ans. Au début de leur histoire, ils avaient formé un couple parfaitement heureux. Ils partageaient les mêmes centres d'intérêts, sortaient dans les mêmes boîtes sans compter que côté sexe, ils avaient à plusieurs reprises réveillé plus d'un voisin.

Mais au fil des mois, les sentiments d'Olivier, loin de se renforcer à l'égard de son amant s'étaient effilochés. Les disputes avaient commencé à se succéder de manière de plus en plus rapprochée.

Harry n'avait pas réellement compris ce qui avait tout déclanché. Son amant lui avait reproché plusieurs choses dont le fait qu'il semblait donner plus d'importance à son travail qu'à leur couple. Il avait donc essayé de passer plus de temps avec lui, d'organiser des week-ends où ils seraient en tête à tête mais rien n'y fit. Durant les dernières semaines, l'ambiance était devenue réellement invivable entre eux et Olivier avait fini par le quitter.

Cette séparation l'avait réellement blessé. Harry n'était pas du genre fleur bleue mais il avait espéré que son compagnon et lui pourraient construire quelque chose de solide. Les relations dans le milieu gay n'étaient pas évidentes, surtout à New York. Si vous cherchiez une aventure de quelques soirs, aucun problème mais pour partager un peu plus qu'un lit, les choses se révélaient être beaucoup plus difficiles.

Harry n'avait pas l'intention de se refermer sur lui-même et de se mourir d'amour, ça n'était pas vraiment dans son tempérament, mais le fait d'avoir perdu quelqu'un avec qui il avait tant partagé, le rendait plus réservé.

L'avantage de cette situation c'est qu'il avait redoublé d'effort dans son travail ce qui avait d'ailleurs rapidement porté ses fruits.

Le désavantage était l'inquiétude que son manque d'entrain avait engendré chez ses proches. Ron et Hermione lui avaient même proposé à plusieurs reprises de lui présenter certains de leurs amis, chose que Harry s'était empressé de refuser. Il n'avait aucune envie de les voir jouer les entremetteurs en herbe.

Le second inconvénient résidait dans le fait qu'il demeurait un jeune homme en pleine santé et que parfois, il aurait aimé avoir un corps chaud à serrer dans ses bras. Il avait même été tenté à plusieurs reprises de sortir juste pour trouver quelqu'un pour la nuit, histoire de se sentir moins seul mais il avait renoncé à chaque fois. Bien que le sexe eût son charme, à son âge il aspirait à un peu plus.

Plongé dans ses pensées, Harry ne vit pas le temps passer et avant même qu'il s'en rende réellement compte, il était arrivé devant son immeuble.

Son appartement se situait dans un quartier chic de la ville. La bâtisse datait du début du siècle et avait été entièrement restaurée lorsque les propriétaires actuels l'avaient acquise quelques années plus tôt. Le loyer était assez élevé mais vu qu'il gagnait sa vie plus que confortablement, Harry s'était payé le luxe d'habiter dans un endroit qui lui plaisait vraiment.

Un gardien surveillait en permanence l'entrée du bâtiment. Il avait aussi la charge d'annoncer les visiteurs aux locataires et de réceptionner les colis. Cela évitait les allées et venues dans l'immeuble et assurait une certaine sécurité aux habitants.

« Bonsoir Hagrid. », dit-il en voyant que son ami était de service ce soir.

« Oh bonsoir Harry. », répondit ce dernier avec entrain.

Les deux hommes avaient sympathisé dès leur rencontre. Hagrid pouvait impressionner si l'on se fiait uniquement à son physique. D'une stature très imposante, ce quadragénaire forçait le respect rien que par sa haute silhouette. Mais contrairement à ce que pouvaient suggérer les apparences, Hagrid était une personne très calme et réservée. Il avait tout du Teddy Bear en fait, surtout avec son uniforme rouge.

« Tu rentres tôt ce soir. »

« Oui, j'avais pas trop envi de faire des heures supplémentaires. », répondit le jeune homme. « Au fait, est-ce que je pourrais vous demander un service. »

« Bien sûr. »

« Si Hermione ou Ron viennent, pouvez-vous leurs dire que je suis sorti. »

« Euh oui. », répondit Hagrid étonné. « Mais pourquoi ? Vous vous êtes disputés ? »

« Non pas du tout. Je voudrais juste ne pas être dérangé. »

« Pas de problème. »

« Merci beaucoup. », dit Harry avant de se diriger vers l'ascenseur et de s'y engouffrer.

Il connaissait suffisamment ses amis pour imaginer les voir débarquer ce soir et le traîner par la peau des fesses avec eux. Alors autant prévenir que guérir !

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur un couloir de couleur claire. A cet étage, il n'y avait que deux appartements, le sien ainsi que celui d'un certain Severus Rogue que Harry n'avait encore jamais croisé. Hagrid lui avait expliqué que son voisin de palier était un célèbre chimiste et qu'il passait son temps à parcourir le monde. Cette situation arrangeait parfaitement Harry qui évitait comme ça toutes querelles de voisinage.

Arrivé devant sa porte, le jeune homme la déverrouilla et pénétra dans son Home Sweet Home.

Un grand vestibule constituait la première pièce de l'habitation. Tout comme le reste de l'appartement, il était constitué d'un sol de bois foncé dont les lames dataient de la construction de l'édifice ainsi que de murs couleur sable qui permettaient de conserver et d'amplifier le moindre rayon de lumière extérieure.

Une fois débarrassé de son manteau et de ses chaussures, Harry déposa ses clés sur un meuble qui décorait l'entrée et se dirigea dans la pièce attenante qui se révélait être un vaste salon. Une paire de canapé trois places en cuire marron avaient été disposés au centre autour d'une table basse qui était en fait un ancien coffre qu'Hermione lui avait offert lorsqu'il avait pendu sa crémaillère. Un home cinéma dernier cri trônait sur l'un des murs du salon tandis qu'au fond de la pièce, une grande bibliothèque regorgeait de trophées et de photos cumulés d'année en année. Un bar en coin agrémenté de quelques hauts tabourets finissait la décoration de la pièce.

Trois portes donnaient accès à deux chambres possédant chacune leur salle d'eau ainsi qu'à une cuisine dernière génération dont le réfrigérateur pouvait, selon les options choisies, vous informer sur la météo du jour, les cours de la bourse, ou vous avertir que vous veniez de terminer le dernier pack de lait.

Harry enleva sa veste et sa cravate qu'il posa négligemment sur le dossier du canapé. Avec soulagement, il déboutonna les premiers boutons de sa chemise avant de se diriger vers sa chaîne stéréo. Après quelques secondes, un morceau de jazz se mit à envahir l'espace amenant avec lui une ambiance feutrée. Harry se versa ensuite un verre et vint prendre place sur son sofa. Il laissa sa tête basculer vers l'arrière et observa avec un air absent le liquide ambré dont les reflets jouaient à travers le cristal.

Il en but plusieurs gorgées avant de poser son verre sur la table basse. Aidé par la musique et l'alcool, son esprit se mit doucement à dériver et sans qu'il ne se rende compte, ses paupières lourdes de sommeil se fermèrent petit à petit.


Ce furent des coups à sa porte qui ramenèrent Harry du pays des songes.

Un coup d'œil à sa montre lui indiqua qu'il était plus de vingt-trois heures. Grommelant contre l'indésirable, le jeune homme se releva avec lenteur, sentant qu'il payerait cher le fait de s'être endormi dans une position pas possible.

Harry passa une main dans ses cheveux tout en étouffant un bâillement.

Les coups se firent à nouveau entendre.

Mais qui pouvait bien venir à cette heure-ci ? En plus, Hagrid ne l'avait pas appelé pour lui annoncer un éventuel visiteur. La main sur la poignée, Harry eut un étrange pressentiment.

Et si Ron avait mis sa menace à exécution ?

C'est pas comme s'il était totalement réfractaire à toute idée de faire la fête mais honnêtement, il n'avait aucune envie d'aller s'enfermer dans des boîtes enfumées à écouter de la musique assourdissante et à boire jusqu'à oublier son propre nom.

Les coups retentirent pour la troisième fois et Harry se décida à ouvrir. Quitte à affronter la tornade rouge autant le faire rapidement.

« Ron qu'est-ce que tu… »

Mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge.

Contrairement à ce qu'il avait imaginé, ça n'était pas son ami qui se tenait devant lui mais un jeune homme extrêmement séduisant qui lui était totalement inconnu.

L'étranger devait avoir plus ou moins le même âge que lui, peut-être un peu plus jeune. De taille identique à la sienne, il était toutefois d'une carrure un peu plus légère que son manteau noir à la coupe parfaite ne faisait que souligner agréablement. Le jeune homme possédait une longue chevelure blonde attachée au bas de sa nuque ainsi qu'un regard gris acier absolument magnifique. Une peau assez claire et des traits fins et réguliers accentuaient sa beauté naturelle.

« Je suis désolé. », s'excusa Harry après avoir retrouvé l'usage de la parole. « Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. »

« Y a pas de mal. », répondit l'inconnu d'une voix basse.

« Euh… est-ce que je peux vous aider ? »

« En fait, ça dépend. »

Devant l'air d'incompréhension du brun, le jeune homme précisa sa réponse.

« Etes-vous Harry Potter ? »

« Oui c'est moi. », répondit ce dernier de plus en plus intrigué par cette drôle de situation.

« Tenez . »

L'inconnu lui tendit ce qui semblait être un carton d'invitation d'un blanc immaculé. Harry le prit dans ses mains et le détailla avec curiosité. Quelques lignes étaient inscrites élégamment à l'encre de chine. Un message pour lui de toute évidence.

Salut Harry,

Puisque tu as décidé de faire bande à part, je me vois dans l'obligation de te faire parvenir ton cadeau d'anniversaire à domicile. J'espère que tu l'apprécieras à sa juste valeur et qu'il te redonnera goût aux bonnes choses de la vie.

Ron

« Mais de quoi il parle ? », demanda Harry en relevant son visage vers celui de son étrange messager.

« Vous devriez retourner la carte. »

Le brun s'exécuta.

Quelques mots étaient inscrits sur le verso. Pendant quelques secondes, Harry les lut et relut comme s'il n'arrivait pas à en saisir complètement le sens.

Après un instant de flottement, il fit à nouveau face à l'inconnu les sourcils froncés.

« C'est une plaisanterie ? »

« Absolument pas. », répondit le blond avec une voix posée bien que son sourire en coin montrait à quel point il semblait amusé par la situation.

D'un pas assuré, l'inconnu se mit à avancer vers lui.

« Attendez ! », balbutia Harry tout en reculant par réflexe.

Sourd à ses faibles protestations, son invité surprise pénétra à son tour dans l'appartement et referma la porte derrière lui sans jamais quitter son interlocuteur des yeux. Son attitude entière avait changé. A présent, il avait tout d'un prédateur face à sa proie.

« Je crois qu'on devrait en parler avant. », dit Harry tout en percutant le meuble de l'entrée sur lequel il avait posé ses clés quelques heures plus tôt.

« Je ne suis pas là pour discuter. », lui répondit l'inconnu en déboutonnant son manteau et en le laissant glisser le long de ses épaules. Le vêtement tomba sur le sol et fut abandonné sans aucun regret par son propriétaire.

Harry ne put s'empêcher de le dévorer des yeux. Cet homme était réellement très séduisant.

A présent vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise d'un gris identique à son regard, le bel étranger vint se coller contre son hôte. Ce dernier se retrouva prisonnier entre le meuble de l'entrée et le corps absolument divin de son « agresseur ».

Une main vint tout naturellement se poser sur le torse de Harry à la hauteur de son cœur tandis que les lèvres du blond frôlèrent sa tempe.

« Alors Monsieur Potter. », murmura-t-il à son oreille. « Etes-vous prêt à ouvrir votre cadeau d'anniversaire ? »

Harry recula un peu son visage dans le but de faire face au jeune homme mais à peine eut-il le temps de croiser son regard gris que deux lèvres expertes vinrent capturer les siennes.

Surpris, il laissa s'échapper le carton d'invitation qui tomba avec légèreté sur le sol et sur lequel on pouvait lire une suite de caractères inscrits à l'encre de chine.

The Lust

Private Nightclub


A suivre…