Oui, je sais, c'est rapide. Mdr.

Je me rends compte que le manque de repère temporel dans le chapitre précédent a pu dérouter certaines personnes. Alors je me suis dit que j'allais publier ce chapitre 10 directement pour ne pas vous faire peur! Oui!Oui! Je suis un ange, je sais! Mouhahaha!

*sors *

On fait un grand pas dans l'histoire, je vous préviens. Je craque! Faut que j'arrête de faire des personnages aussi beaux... Alala! *s'en va baver plus loin *

Chapitre 10

Harry se réveilla, le cerveau en compote. Il peinait à retrouver ses repères. Le papier peint arraché ci et là ne lui disait rien. Le décor lui paraissait très vieillot. Chaque objet appartenait à quelqu'un d'autre. Plus âgé. Des photos étaient punaisées les unes sur les autres recouvrant les murs. Il y voyait Alira en compagnie de deux vieilles personnes qui ressemblaient à Arthur Weasley. Harry prit conscience que la jeune femme avait entassé des souvenirs. Des ancres rassurantes. Lui aussi entassait un tas d'objets paraissant peu importants aux premiers abords. Ils représentaient tant pour lui. Ils étaient la preuve qu'un jour il avait compté pour quelqu'un. Doux mensonge ou pas.

Il baissa les yeux sur sa sœur qui lui tourna dos. Les mots d'Alira lui revinrent comme un coup de poing en plein estomac. Il caressa ses cheveux avec tendresse. Ils se connaissaient à peine mais il s'était déjà attaché à elle. Ses espoirs reposaient sur eux. Elle n'avait pas le droit de dire qu'il allait l'abandonner. Pas alors que son cœur était déjà en lambeaux et qu'il avait l'impression que il ne s'en remettrait jamais. Depuis qu'elle était apparue dans sa vie, il en oubliait un peu ses douleurs morales. Il croyait en un lendemain plus beau. Peut-être à une famille unie.

Il se leva silencieusement, enfila ses chaussures et descendit au rez-de-chaussée sans prendre garde à ce qui l'entourait. Aujourd'hui, il s'agissait de la rentrée des classes. Il se demanda comment ils se rendraient à la gare. Remus et Severus étaient déjà attablés autour d'un copieux déjeuner. Dobby le salua en se vautrant par terre. Il n'écoutait pas la petite créature. Il salua Remus et Severus, s'attabla et se servit une tasse de café et un petit pain dans la foulée.

- Draco sait pour moi, lâcha-t-il comme une bombe.

Severus resta stoïque. Remus pinça les lèvres, un éclat entre soulagement et peur dans ses yeux dorés.

- Il a promis de ne rien dire, enchaîna-t-il.

- J'ai confiance en lui. Il tiendra son rôle, assura Severus en repliant son journal pour le poser à côté de lui.

Étrangement Harry n'en doutait pas. Le regard perdu, il songea à la situation présente. Aujourd'hui, ils entreraient dans l'arène. Face à l'ennemi. Il écarquilla légèrement les yeux, le pain dans la bouche. Aujourd'hui, Marc serait dans le train. Il allait enfin le voir. Son coeur palpita. Il déglutit avec peine. Un nouveau regain d'énergie parcourut ses veines. Quoique Dumbledore ferait, il ne plierait pas. D'ailleurs, sa décision prise, il jeta un regard vers le maître des potions qui terminait tranquillement son thé.

- Je voulais vous remercier, Severus, déclara-t-il debout face à son maître d'apprentissage. De m'avoir permis de venir retrouver ma sœur.

Ce dernier le dévisagea, sceptique.

- La fin du monde serait-elle proche?

- Je l'ignore mais votre tentative d'humour me donnerait presque envie de le croire, le taquina le jeune homme.

Remus éclata de rire alors qu'Harry les saluait de façon protocolaire et disparaissait pour réveiller Alira. Il entendit vaguement un « sale garnement » résonner dans la pièce. Il grimpa les marches quatre à quatre mais s'arrêta au centre du couloir, face à son reflet. Il n'avait pas réellement changer avec sa peau tannée par le soleil, ses cheveux noirs en bataille, ses lèvres pleines faisant la moue. Néanmoins, ses yeux verts brillaient d'un éclat différent. S'il devait le définir, il dirait qu'il est enfin sûr de lui. Il est combattif, prêt à déplacer des montagnes. Il allait défier. Il ne flancherait plus devant ses ennemis. Il allait défier et attendre l'instant propice pour tout chambouler.

Le monde volerait en éclat par son unique faute. Sa décision.

Il entra dans la chambre. Alira rangeait un sac. Elle se tourna pour le saluer. Le bisou mouillé qu'elle déposa sur sa joue le fit sourire un peu plus. Elle semblait aller mieux.

- Tu es prête pour le grand saut?

- Pas du tout, avoua-t-elle. Ai-je le choix?

Harry ricana. Il n'y avait pas à répondre à cette question. Personne n'avait le choix, pour le moment.

- On retourne au Square?

- Il faudra bien. Dumbledore risque de faire un arrêt cardiaque en ne vous trouvant pas au manoir, intervint Remus qui prit sa veste sur le fauteuil rapiécé.

Alira rougit légèrement, honteuse. Elle remercia le loup pour sa présence et sa patience. Puis elle s'excusa de lui avoir parlé aussi librement.

- Mon dieu! Si les jeunes n'ont plus le droit de me dire ce qu'ils pensent, que vais-je pouvoir faire de ma vie de professeur? Tout cela va devenir ennuyant.

- Vous allez enseigner à Poudlard? s'étonna-t-elle.

- L'unique professeur qui a survécu au poste de défense contre les forces du mal... Bien sûr que je vais tirer le diable par la queue, une nouvelle fois.

Ils descendirent dans le hall, traversèrent les barrières de protection autour du manoir et transplanèrent accrochés aux adultes.


De son côté, Draco n'en menait pas large. Blaise ricanait ouvertement dans son dos alors qu'il fermait sa dernière valise.

- Quatre heures pour te préparer. Tu bats le record de l'année dernière. Mais j'ai gagné mon pari, au moins, s'amusa son meilleur ami.

Draco lui jeta une paire de chaussettes sales à la figure. Son ami grimaça en laissant tomber l'infâme projectile.

- Bon! Avoue tout! Qu'est-ce qui te rend aussi heureux?

Blaise était décidément trop clairvoyant quand ça le concernait. Sans un mot ou une expression différente, le jeune homme pouvait déceler la plus petite faille en lui.

- Je n'ai pas le droit d'être heureux par la rentrée des classes?

- Bien sûr! Si je ne devais pas t'enchaîner à tes valises depuis ta première année. Si je ne devais pas te retenir de sauter du Poudlard Express encore en marche pour rejoindre tes parents lors des vacances, railla Blaise, un petit air suffisant sur son visage rond.

Draco fit la moue.

- Ha! Je sais! s'exclama son meilleur ami. Tu as enfin accepté que...

Le blond sauta sur son ami pour plaquer ses mains sur sa bouche.

- La ferme! grogna-t-il, le regard noir. Les murs ont des oreilles, imbécile.

Les yeux de Blaise se plissèrent d'incompréhension.

- Ça doit rester un secret jusqu'à nouvel ordre. Alors je me fous de ce que tu vas faire mais garde ta langue pour toi. Compris?

Le jeune homme écrasé sur le lit hocha la tête positivement. Le cri de Narcissa les tira de leur bulle. Draco sauta à terre en se rendant compte de sa position: à quatre pattes au-dessus de son meilleur ami, le visage penché vers le sien. Il jura du mauvais timing.

- C'est pas ce que tu crois, lança-t-il.

Mais sa mère fermait déjà la porte en s'excusant de ne pas avoir frappé. Draco se pinça l'arrête du nez tandis que Blaise partait dans un fou rire mémorable.


Harry soupira en subissant l'attaque « pieuvresque » - comme la surnommait Alira - de Molly. Le soulagement faillit avoir raison de lui quand elle s'éloigna. Remus lui ébouriffa les cheveux, le faisant râler. Il plaqua ses épies sur sa tête. Du coin de l'œil, il vit Draco et sa clique entrer dans le train. Leurs regards se croisèrent. La boule dans son estomac s'intensifia.

- Il est temps de monter, intervint Severus. Nous nous rejoindrons sur le quai.

Harry regarda les deux professeurs avancer vers l'avant du train. Il sourit en remarquant les premières années qui traînaient jusqu'au dernier moment près de leurs parents. A onze ans, quitter son foyer n'est pas une mince affaire. Il promena ses yeux sur la foule qui se dissipait jusqu'à se figer sur une silhouette plus haute que la sienne. Il eut du mal à comprendre pourquoi sa gorge s'asséchait soudainement. Pourquoi son cœur cogna à toute vitesse dans sa cage. Harry ne pouvait pas décrire ses traits mais son charisme l'attirait tel un aimant. Ses cheveux noirs corbeaux voletèrent sous la légère brise. Son long manteau suivit le mouvement dévoilant de longues jambes serrés dans un jean bleu foncé délavé sur les cuisses. Il leva une main puissante et sans doute aussi grande que son visage vers ses cheveux qu'il ôta de devant ses yeux.

- Harry? L'appela Hermione en suivant son regard. Un nouveau.

Le jeune homme rougit violemment en rentrant dans le train. Il ne comprenait pas pourquoi il se sentait aussi fébrile juste pour une silhouette.

Aussi sexy soit-elle!

Le trajet se passa relativement calmement. Personne ne pensait aux Serpentards absent alors que chaque année, une confrontation avait lieu dans le train. Personne ne prit attention aux réponses disparates du « héros ». Tout se passa tellement calmement que c'en aurait été effrayant. Si quelqu'un s'en était fait la réflexion, bien sûr. Mais personne n'y prit attention entre les rires, les discussions et les jeux. Ils descendirent sur le quai de Poudlard pour rejoindre Remus et Severus, un peu plus loin. Et personne ne fit attention à la tête blonde qui les dépassa sans commentaires.

Enfin attablés, chacun y alla de son commentaire. Harry sourit à Alira qui dû attendre près de la table des professeurs. Son regard passa sur les deux nouveaux avec elle. De près, le garçon qui l'avait déstabilisé était encore plus hypnotisant. Son visage ne dévoilait aucune émotion. Il respirait la fierté et l'assurance. Ses traits secs mettaient en valeur l'arrête de son nez droit et fin, ses yeux légèrement en amandes d'un brun presque jaune foncé et ses lèvres pleines.

Dans ses rêves, Harry avait dû s'avouer être totalement sous le charme de cet étranger alors qu'il ne l'avait jamais vu. Dans la réalité, il nourrissait une envie qui ne l'avait jamais effleuré auparavant. C'était effrayant et excitant à la fois. Honnêtement, cet homme était un appel à la luxure. Si la pomme du jardin d'Éden lui avait ressemblé, il comprenait pourquoi Ève l'avait croquée. Le jeune homme rougit de ses propres pensés.

Il revint à l'instant présent quand sa sœur fut sous le Choixpeau. Il laissa son corps se détendre quand elle le rejoignit à sa table sous les applaudissements de sa maison.

- Marc Fin, lança McGonagall.

Son aura sombre. Sa façon de marcher comme en territoire conquis. Les filles se pâmèrent alors que le nouveau prit place sous le Choixpeau. Le temps paru se figer. Fébrile, Harry attendait le choix de l'objet magique. Bien que, sérieusement, il se moquait de la maison dans laquelle ce garçon finirait. Ça ne changerait rien. Il était intoxiqué. Irrémédiablement. Les gens de sa maison explosèrent en cri et hurlement hystérique. Il se boucha les oreilles, attendant un peu de calme avant d'ôter ses mains. Du coin de l'œil, il vit le nouveau approcher. Le cœur dans la gorge, il le contempla alors qu'il le dépassait. Hermione rigola devant lui. Ses amis se moquèrent. Même sa sœur le taquina. Harry tenta de reprendre pied dans la réalité mais là, embaumé dans son parfum sucré, il peinait à s'éclaircir les pensées. La profondeur de ses yeux sombres et le micro sourire qui avait pris place sur ses lèvres avaient manqué de le tuer sur le coup.

L'envie d'entendre sa voix chuchoter à son oreille comme dans leurs apartés chimériques le saisit aux tripes. Il avait la sensation qu'entendre sa voix était vitale pour lui.

- Alphard Black.

Ses fantasmes volèrent en éclat alors que le nom résonnait douloureusement en lui. Le garçon qui prit place sur le tabouret ne ressemblait pas réellement à Sirius. Il était maigre, les traits fins et doux, la peau blanche. Ses cheveux d'un brun éclatant, eux, lui rappelèrent son parrain: ils caressaient ses larges épaules et tombaient en d'épaisses mèches au-dessus de ses yeux gris. Harry se désintéressa de lui quand le Choixpeau hurla Serpentard. C'était presque risible de voir un Black finir dans cette maison. Sans doute était-il un petit-cousin de Narcissa.

Comme chaque année, ils chantèrent, écoutèrent le discours ennuyant du directeur et mangèrent dans la bonne humeur. Les filles de Gryffondor entourait le nouveau qui répondait aux questions sans jamais se démonter, toujours avec un sourire convenable aux lèvres. Harry avait envie d'hurler de frustration.

- Ça va Harry? Se moqua gentiment Hermione.

- Oui, pourquoi? Grogna-t-il en piquant rageusement une patate.

Ron leur jeta un regard curieux en s'empiffrant.

- Ce mec est un appel au viol, soupira Dean Thomas, juste à côté de Ginny qui le frappa d'un coup de cuillère.

- Je ne peux qu'approuver, sourit Seamus. J'ai hâte de le mâter dans les vestiaires de Quidditch.

- Qui te dit qu'il fera du Quidditch? Grinça Ron avant de s'empiffrer à nouveau.

C'était à croire que ce garçon ne mangeait jamais à sa faim.

- Tu as vu sa carrure? S'écria Dean. C'est absolument impossible qu'il ne joue pas dans l'équipe.

- Comment se rincer l'œil sinon? ricana Seamus.

Harry sentait la moutarde lui monter au nez. L'envie de claquer les têtes de ses deux camarades l'une contre l'autre le démangeait. Il se figea en se rendant compte des propos tenus par sa conscience.

Temps mort!

La jalousie l'envahissait lentement mais sûrement. Une remise en question ne serait pas du luxe. Même s'il avait rêvé de lui, rien n'indiquait clairement que Marc se souvenait de lui. Ou même qu'il n'ait pas simplement fait un rêve prémonitoire mixé avec un fantasme sorti de nulle part. C'était possible ça? Harry fronça les sourcils, la fourchette en suspend. Il faudrait qu'il questionne Hermione pour avoir confirmation de sa théorie.

Il se retrouva sur son lit sans savoir comment. Perdu dans ses pensés, il avait suivi le mouvement. Il se changea en soupirant. La fatigue le submergeait bien malgré lui. Il espérait qu'Alira et Draco allaient bien chacun de leur côté.


Draco posa son pyjama sur son lit. Ses camarades le regardèrent sans un mot. Il sortit de la pièce, certain de trouver le nouveau dans la salle commune. Deux petites heures et il avait cerné ce type.

Alphard Black.

Quelque chose n'allait pas dans le tableau. Le nouveau se tenait devant la cheminée, le regard dans le vague. Draco était certain de le connaître. D'avant. Sous une autre apparence. Il hésita longuement avant de remonter. Ça ne servait à rien de ruer dans le tas. Il devait d'abord voir son comportement puis aviser. Calmement pour ne rien gâcher.

Il se coucha, ferma les rideaux après avoir souhaiter bonne nuit à ses amis.

La nuit portait conseil.


Alira sourit, amusée par la brune assise sur son lit. Hermione venait de se glisser entre les rideaux de son lit et la regardait avec de grands yeux surpris.

- Donc tu le voyais en rêve?

Alira acquiesça et rougit légèrement. Ça paraissait fou dit comme ça. Pourtant, c'était la réalité. Plusieurs nuits durant ces derniers mois, elle avait vu ce garçon, lui avait parlé, avait rigolé, pleuré. Jusqu'à cette nuit particulière. Cet instant où elle souhaita ne jamais l'avoir rencontré. Où elle se mit à prier pour que ces rêves n'aient aucune signification.

La douleur cuisante se réveilla en elle. Hermione lui saisit une main et la pressa. Elle ne comprenait pas tout. Néanmoins la détresse de la jeune fille la touchait aussi.

Le voir en vrai était un coup au coeur atroce. Elle n'avait pas osé relever les yeux quand il avait été placé parmi les Serpentard. Soulagée d'avoir pu faire changer d'avis le Choixpeau, elle se sentait un peu honteuse de son chantage. Mais elle ne pouvait pas aller dans cette maison. Vu les circonstances, Dumbledore lui en aurait fait voir des vertes et des pas mûres. L'espionnage, ce n'était pas son trip.

- Tu ressens quoi pour lui? la questionna Hermione.

Son sourire désabusé parla pour elle bien mieux que les mots. Sa première impression avait été la bonne: Alphard était parfait en tout point. Un frisson la parcourut. Elle n'aurait jamais pensé réagir aussi violemment en le voyant en chair et en os. Le besoin de le toucher, de lui parler avaient manqué de la pousser à se lever et le rejoindre près de Draco. Heureusement, entourée de tous ces sorciers et sorcières inconnus, un peu perdue, elle s'était abstenue de se faire honte dès le premier jour.

- Bon! Tu ressens quoi tout court, maintenant?

- Frustrée et paumée? tenta-t-elle de rire.

Hermione sourit piteusement. Elle devait vraiment faire pitié.

Quand elle avait osé relever son regard vers lui, elle avait lu tant de sentiments dans ses yeux gris. Amusement. Passion. Intérêt. Et Interrogation. Derrière sa nonchalance attirante, Alphard possédait une aura détonante qu'il maniait avec une dextérité démoniaque. En tout cas, pour elle. Tout le monde s'était tourné vers Marc mais elle n'avait eu d'yeux que pour le nouveau Serpentard.

- Et ca ne peut pas s'arranger? Tu devrais aller lui parler, raisonna la jeune fille en face d'elle.

Alira se cala contre ses coussins. Elle avait longuement réfléchi à la situation. Elle ne pouvait pas parler avec lui. Dès qu'elle avait tenté d'aborder ce sujet, il avait tourné la discussion à son avantage. Avantage physique, bien entendu. Vu sa réaction en le voyant de loin, elle n'osait imaginer la facilité avec laquelle il allait la tourner en bourrique. Sa plus grande frustration résidait dans son incapacité à lui dire « non ». Simplement non. Ils devaient mettre cartes sur table mais c'était impossible. Et quand elle insistait un peu trop, il s'énervait et coupait le rêve avant de disparaître pendant des jours. Un vrai gamin.

Elle expliqua tout cela à sa camarade qui l'écouta avidement. D'ailleurs, elle se demandait si Hermione ne vivait pas cette histoire par procuration. Ses joues roses foncées, sa bouche légèrement ouverte, le corps en avant, elle paraissait sur le point de lui sauter dessus pour la secouer et retirer d'elle tous les détails des évènements. Un peu comme une fangirl, en fait.

- En gros, le problème est trop important pour passer au-dessus.

- Vu ma famille... Je ne peux pas faire ça à l'un d'entre eux. Je ne peux pas me taire. Je le dois. Mais ça me fait mal. C'est injuste.

- On va trouver une solution, t'en fais pas, assura Hermione.

Alira la remercia. Si quelqu'un pouvait l'aider, c'était bien ce petit bout de femme de génie. Sans avoir tout dit, elle avait su résumer la situation en de simples mots. Ça signifiait beaucoup pour Alira. Celle-ci se coucha dans son lit en refermant les rideaux.

Elle pria longuement pour que cette histoire ne la prive pas de ce qu'elle voulait tant avoir dans sa vie: sa famille.

A suivre...

Argh! Je dois tout relire et refaire toute la mise en page à chaque fois... je comprends pas ce nouveau délire de fanfiction... . *boude*