Disclaimer : Ils ne sont toujours pas à moi.

1 ) En mission

Rodney râle, bougonne , gémit, se plaint.

Il a chaud, il est fatigué, il faut qu'il s'arrête pour une raison ou une autre : Boire, pipi, essoufflé, épuisé, coups de soleil, allergies etc..

Le colonel Sheppard le soupçonne de tenir une liste d'arguments qu'il met à jour régulièrement tant ses raisons de faire des pauses sont variées..

Rodney n'aime pas qu'on le force, qu'on l'oblige. Il veut aller en mission, ça oui. Mais il ne faut pas que cela demande trop d'effort. Il est un scientifique, un génie lui. Chacun sa place. Les militaires c'est fait pour crapahuter en portant des sacs lourds, et accessoirement être au service du scientifique présent en le déchargeant de toute tache subalterne qui empêcherait son génie de s'exprimer.

Oui, il ne faut pas brusquer Rodney McKay. Il n'aime pas ça.

Sauf quand il s'agit de trouver un E2PZ. Alors là il s'agite, fonce comme un bulldozer, écarte les intrus d'un mouvement de main pressé, houspille les trainards...et va au charbon. Oui, Sheppard et Teyla peuvent en témoigner. Ford aussi s'il était encore parmi eux : On a vu le grand Rodney McKay, le génie en personne la pelle à la main au fond d'un trou qu'il avait lui même creusé. Il faut dire qu'il y avait un de ces précieux cylindres à la clé.( 1)

Donc, une raison pour mettre la main à la pâte.

Dans ce cas là il ne ménage pas sa peine. C'est un McKay au mieux de sa forme : Corps dynamique et cerveau en ébullition.

John l'observe se déplaçant : Rodney est un peu lourd, il manque de grâce mais est capable d'une certaine agilité. Surtout lorsqu'il s'agit de se jeter à terre.

Mais il est courageux. Il l'a démontré à plusieurs reprises même s'il a à plusieurs reprises démontré aussi le contraire.

Et puis il a évolué. Il est capable de prendre des risques et de se dépasser quand il le veut bien.

Chez Rodney, en mission, tout est dans la motivation.

Il n'est pas rapide, non, mais il est précis dans ses gestes. Pas si maladroit qu'on pourrait le penser.

Bon, ce n'est pas un as du tir mais il se débrouille.

Il faut dire que Rodney a beaucoup appris.

Bien qu'il ait conscience qu'il s'agit d'une vision subjective, John Sheppard a toujours l'impression que le corps de McKay occupe une place importante dans l'espace. Ce n'est pas dû à la corpulence du scientifique. D'ailleurs celui-ci n'est pas gros. Cette sensation est sûrement due à la personnalité de l'homme : Rodney est envahissant en quelque sorte. Il est difficile de l'oublier.

C'est une présence.

Et il parle, il parle…Un véritable moulin à paroles. Il donne toujours son avis sur tout, même quand on ne lui demande pas.

Rodney se laisse tomber au pied d'un arbre sous le regard goguenard de Ronon. John détaille les cheveux châtains, fins, coupés courts qui dégagent le grand front pale, les yeux bleus foncés sous les cils épais, la bouche un peu tordue qui lui sourit présentement. Un beau sourire. Reconnaissant parce que John vient de déclarer qu'il est temps de faire une pause.

Pause égale chocolat. Chocolat égale rondeurs.

John voit le corps de Rodney comme une succession de courbes. Des courbes pleines qui épousent un corps compact. Des épaules larges et rondes, une poitrine large, des cuisses larges.

Des fesses charnues qui tendent le pantalon.

John sourit : Rodney a un gros cul. Mais il le devine ferme.

Sous le tee-shirt saille un léger renflement. C'est le petit ventre rond et les inévitables poignées d'amour qui vont avec.

Il semble au colonel Sheppard que le corps de Rodney McKay ne comporte pas d'angles...

(1) La communauté des quinze ( Brotherhood )