Vlan ! Fin de l'histoire !
Le lundi suivant, Roy arriva au moment où Ed émergeait.

" Tiens ? J'aperçois des mèches blondes ! C'est toi Full Metal ? Tu pourrais pas te relever un peu que je puisse te voir ?" lança-t-il.

" Bonjour vénérable ancêtre." riposta Edward.

Roy fronça les sourcils. Depuis l'arrivée de Meiling il avait tendance à l'attaquer sur son âge. Ed passa devant une fenêtre et y jeta un oeil distrait. Puis il stoppa, et revint en arrière. Intrigué, Mustang s'approcha.

" Qu'est-ce que tu regarde ?"

" Les filles là-bas."

Roy regarda à son tour. Dans la cour arrière se trouvaient Meiling et Riza. A cause de la chaleur elles portaient un short et un débardeur. Roy sourit en voyant son lieutenant vêtu de la sorte. Les deux filles s'entraînaient au combat. Pour le moment, elles terminaient un kata, suite de mouvements d'arts martiaux simulant un combat imaginaire.

" Bien, maintenant montre-moi comment tu te défends." fit Meiling.

" Entendu." répondit Riza en se mettant en position.

Elle attaqua par un coup de poing, bloqué par son amie. Riza enchaîna par un coup de pied retourné. Meiling para, puis lui rendit la pareille et l'atteignit à la joue.

" Ca va ?" demanda-t-elle.

" Oui, tu t'es retenue."

Elles reprirent leur combat. Riza découvrit l'agilité de son amie, qui égalait sûrement celle d' Edward. Elle avait un mal fou à l'atteindre. Pourtant la blonde savait très bien se défendre. Meiling finit par mettre Riza au tapis.

" Pas mal ! Tu es plus rapide qu'autrefois, mais encore un peu lente à mon goût." commenta-t-elle.

" Toi par contre, t'es sacrément vive !" souffla Riza.

Meiling sourit en réponse, et l'aida à se relever. Puis après quelques instants, elle remirent ça.

" Qu'est-ce que vous regardez ?" demanda Al en découvrant son frère et le colonel plantés devant la fenêtre.

Roy répondit par un signe de tête, montrant l'extérieur. Al s'approcha, pour découvrir les deux combattantes.

" J'te tiens !" s'exclama Riza en bloquant son amie.

" Que tu crois !" répliqua Meiling.

Elle se libéra d'un coup de reins, fit passer Riza par-dessu elle, et coinça ses bras sous chaque jambe. Enfin elle lui mit un bras autour du cou. Riza tenta de se libérer, mais en vain.

" Je pourrais te briser le cou dans cette position." annonça la rousse.

" Non merci, sans façons ! Dis, dans ton dossier il est dit que tu sais y faire avec les armes blanches."

" Oui c'est vrai. Tant qu'il y était, mon père m'a appris à les manipuler."

" Tu pourrais pas m'apprendre ?" demanda Riza.

Meiling libéra d'abord son amie.

" Si bien sûr. Tu veux commencer par quoi, le lancer de couteaux, d'étoile ou le sabre ?"

" Le sabre me tente bien." avoua Riza.

" Vous en avez ici ?"

" Je crois ... ils sont en bois, on ne se blessera pas comme ça. Je vais aller nous en chercher deux."

" Je te suis, je meurs de soif !"

Les filles rentrèrent dans le bâtiment er trouvèrent les garçons.

" Colonel ! Avez-vous la clé de la salle d'armes ?" questionna Riza.

" Oui dans mon bureau. Vous avez l'intention de faire un peu de tir ?" répondit Roy.

" Non. Du sabre."

Oo ... déjà que Riza était à craindre avec des flingues, qu'est-ce que ça allait donner avec un sabre !

" Au fait, beau combat mesdemoiselles." reprit-il.

" Ah vous nous avez vues ... merci." fit Meiling.

" Je ne savais pas que tu savais te servir d'un sabre." dit Ed.

" Si. C'est mon père, Yori Yumika qui m'a appris."

" Le fameux maître ?" releva Al.

Meiling hocha la tête avant de boire. Eh bien ! Une mère surpuissante en alchimie, un père maître en arts martiaux ... avec une telle ascendance Meiling ne craignait personne. Ed et Al se résolurent à aller prendre leur petit déjeuner, tandis que le colonel alla dans la cours pour voir les filles s'excercer. Il s'assit sur les marches. Riza revint et lança un sabre en bois à Meiling.

" Vous êtes là depuis longtemps ?" interrogea Roy qand Riza passa près de lui.

" Depuis 6h30."

" Quand même !"

Riza rejoignit Meiling. Première leçon : comment bien tenir son sabre. Ensuite, elle lui montra comment bloquer des coups simples. Les frères Elric rejoignirent le colonel et s'assirent à côté de lui. Les filles accélérèrent la cadence, entrechoquant toujous plus brutalement les fausses lames.

" Bien ! Tu apprends vite." dit Meiling.

" Quelle heure il est ? Ah zut on va devoir s'arrêter." répondit Riza.

" On peut reprendre ce soir si tu veux." proposa son amie.

" Si chacune ne finit pas trop tard, avec joie."

Elles se dirigèrent vers les marches.

" Déjà fini ?" lança Roy.

" Comment ça déjà ? On est là depuis 6h30 du mat'nous ! Si vous voulez tout voir levez-vous en même temps que nous !" répliqua Meiling.

" Euh ... je suis pas trop du matin, moi." fit Ed.

Ils rentrèrent pour se rendre dans le bureau commun. Les autres arrivèrent peu de temps après. Les filles revinrent une fois douchées et changées. Roy aurait bien voulu que Riza reste en short et débardeur, mais c'était impossible, quand à le lui demander ... Meiling en revanche arborait une tenue qui ressemblait à celle d' Ed.

" Alors, que faisons-nous aujourd'hui ?" lança celui-ci depuis le divan.

" On nous a signalé un autre vol de bijoux dans un quartier de Central. Toujours le même modus opérandi." répondit Havoc.

" Qui est ?" demanda Meiling.

" Arrivée souterraine dans la boutique, ouverture des vitrines et du coffre avec on ne sait trop quoi, et aucune trace."

" Donc pas de piste sur les coupables." fit Al.

" Non, nada."

" Eh bien voilà une mission pour nos trois alchimistes préférés." décréta Mustang, en regardant les trois jeunes gens alignés sur le divan.

" Pourquoi pas ? Donnez-nous l'adresse qu'on aille y jeter un oeil." répondit Meiling.

Havoc la griffonna sur un papier, et la lui tendit.

" Merci. Allez les gars, on est partis !" s'exclama Meiling en leur tapant sur les genoux.

Ed et Al se levèrent pour la suivre. La jeune fille déplia le papier pour regarder l'adresse. Ils pourraient y aller à pieds.

" Jouer au gendarme ! Ils nous confient de ces trucs parfois." dit Ed, les mains croisées derrière la tête.

" Faut bien qu'on serve à quelque chose. Bon je compte sur vous pour me guider, je ne suis là que depuis quinze jours, et cette ville est si grande." reprit Meiling.

" Fais voir ... ouais je connais. C'est par là." annonça Al en tournant à gauche à la sortie du Q.G.

Une demi-heure plus tard, ils étaient dans la boutique cambriolée.

" Pardon monsieur. Nous sommes alchimistes d'Etat, on nous envoie pour enquêter." annonça Ed en montrant son insigne.

" Oh oui bien sûr ! Faites comme chez vous." répondit le bijoutier.

" Merci."

Les jeunes examinèrent les vitrines. Les trous percés était nets.

" C'est des pros y'a pas à dire. Quelque chose me dit que ces voleurs ont des connaissances en alchimie. Je ne vois aps ce qui peut faire des trous aussi nets." annonça Meiling.

Al se penchait vers le trou d'où étaient sortis les voleurs.

" On devrait aller voir où ça mène." dit-il.

" T'as raison. J'ai pris des lampes." ajouta Ed.

Il les alluma, puis un par un ils se glissèrent dans le trou. Le tunnel ne permettait de marcher qu'à quatre pattes. Ils progressèrent ainsi pendant une bonne dizaine de minutes, avant de ressortir dans un terrain vague.

" C'est bien pensé quand même. Le coin est discret, personne ne peut vous voir sortir avec le butin." admit Al.

" C'est sûr. On est à environ deux cents mètres derrière la boutique." ajouta Ed.

" La sortie et l'entrée sont discrètes une fois le tunnel creusé, mais une telle entreprise a forcément été remarquée." dit Meiling.

" Sauf si ..." reprit Al.

" Sauf si quoi ?"

" Sauf si tu as vu juste pour l' alchimie, ce tunnel a dû être creusé avec."

" Qu'est-ce qui te fait penser ça ?"

" Tout comme pour les vitrines il n'y a pas de traces autour. C'est bien trop ... propre, dirons-nous."

" Si on a affaire à des alchimistes, ça risque de compliquer les choses." dit Ed.

" Ah bon ?" sourit Meiling.

Se rappelant sa prestation lors de son combat contre le colonel, ils furent rassurés. Et puis eux-même n'avaient rien à craindre. Al décida de reboucher le tunnel, et ils repartirent.

" Il existe pas moins d'une vingtaine de bijouteries dans Central. Comment allosn-nous les capturer ?" s'interrogea Ed.

" Cinq d'entre elles sont éliminées car déjà visitées." rappela Meiling.

" On pourrait tenter un piège." suggéra Al.

" Tu as un plan ?" questionna Meiling.

" Un début en tout cas. Il paraît qu'il va bientôt y avoir une exposition de bijoux anciens et précieux. M'est avis qu'ils ne vont pas laisser passer une occasion pareille."

" Bonne idée frangin. Ce sera l'occasion idéale pour nous de les avoir. Voyons ... il faut déjà se renseigner sur cette expo."

" Il faut trouver aussi un moyen de mettre les bijoux en sûreté." ajouta Meiling.

" Que diriez-vous de les remplacer par des faux qu'on aura fait ?" proposa Al.

" Eh ben ! T'es en forme toi aujourd'hui ! Bravo !" répondit Meiling.

Alphonse rougit sous le compliment. Le trio décida de presser le pas pour rentrer au Q.G. Mustang leva la tête en entendant toquer, et les vit entrer.

" Déjà ?" dit-il.

" Non. On aurait besoin d'un petit coup de pouce de votre part pour mettre en place votre idée." répondit Meiling en venant droit vers lui.

" Je t'écoute."

" Il nous faudrait savoir quand aura lieu l'exposition de bijoux ancien ici à Central. Et aussi un rendez-vous avec le directeur pour se mettre d'accord."

" Je dois pouvoir vous arranger ça. Mais je veux connaître votre idée en question." répondit Roy.

" Sans problème."

Meiling lui exposa alors le plan d'Al, et il sembla trouver l'idée bonne. Il décida d'appeler le directeur sur-le-champ. Meiling revint vers ses amis.

" Et maintenant, il nous faut de la matière." dit-elle.

" Du plastique fera l'affaire, on en trouvera bien quelque part." dit Al.

" Je vais t'aider." proposa Ed.

Ils sortirent. Meiling entendit le colonel raccrocher.

" Voilà. Vous avez rendez-vous demain à 10h00." annonça-t-il.

" Merci bien. Et maintenant à nous deux colonel : nous avons une petite opération à faire." lança-t-elle.

Riza releva la tête. Ainsi que d'autres, qui regardèrent Meiling et Mustang alternativement.

" Très bien, allons-y." décida-t-il.

Meiling invita Riza d'un signe de tête, et elle suivit. La jeune fille les conduisit à une chambre inoccupée. Elle fit s'allonger le colonel sur le lit, et Riza prit une chaise pour se mettre à côté.

" Je vais le chercher." dit Meiling.

Riza se tourna vers son supérieur.

" Comment vous sentez-vous ?"

" Un peu anxieux, mais ravi à l' idée de retrouver ce que j'ai perdu."

Un silence s'installa. Meiling revint avec une petite boîte et ses gants.

" Que se passera-t-il si l'opérationé échoue ?" demanda Riza.

" Elle n'échouera pas. C'est de l'alchimie médicale, je m'y suis excercée avec une cousine." révéla Meiling.

" Décidément tu as une famille bien pratique." fit Mustang.

" Oui. Il n'y a que mon oncle Meiko qui fasse tache. Mais je ne désespère pas qu'il revienne dans le droit chemin. Son alchimie sera utile un jour."

Elle demanda à Roy d'ôter son cache-oeil. Puis elle prit quelques cachets qu'elle lui donna avec un verre d'eau. Pendant qu'il buvait, elle traça un cercle de transmutation sur son oreiller, avec un feutre. Roy reposa sa tête dessus, et Meiling enfila ses gants. Ce qui les étonna : n'avait-elle pas déjà tracé un cercle?

" Cela double les chances et limite les risques." dit-elle en réponse à leur regard interrogatif.

Les cachets commencèrent à agir, et le colonel sentit ses yeux se fermer. Par prudence, Meiling attendit encore un peu, et lui coupa les mèches qui cachaient l'oeil.

" Tu es sûre qu'il ne sentira rien ?" interrogea Riza.

" Certaine. Je lui ait donné des anesthésiants. Bon, on y va."

Meiling ouvrit la boîte, et posa un globule d'oeil sur cleui de Mustang. Puis elle activa le cercle sous l'oreiller, frappa dans ses mains et les plaça sur le front et le tempe du colonel. Une lumière dorée apparut, enveloppant toute la tête. Riza regardait fascinée. L'opération ne dura pas longtemps. Après quoi, Meiling remit le bandeau et alla tirer les rideaux.

" Là. J'aime autant qu'il ne force pas trop pendant quelques heures."

" Combien de temps devra-t-il rester dans la pénombre ?" questionna Riza.

"Le restant de la journée serait parfait. Il pourra ôter son bandeau demain matin."

" Je ne te remercierais jamais pour tout ce que tu fais pour nous deux."

" Commence donc par faire en sorte qu'il reste tranquille. Et assure-toi qu'il prenne ces médicaments toutes les trois heures. Ce sont des calmants et des anti-inflammatoires. Un comprimé de chaque." expliqua Meiling en lui tendant des plaquettes de médicaments.

Riza acquiesça, et Meiling quitta la pièce. Puis elle sortit du Q.G. Un peu après, Al alla trouver son grand frère.

" Nii-san ? Tu sais où est Meiling ?"

" Non pourquoi ?"

Ed vit alors son air embarrassé, et qu'il cachait quelque chose dans son dos.

" Je ... je voulais lui offrir un bouquet de fleurs. Tu crois ... qu'elle avec Fuery?" dit-il inquiet.

" Sais pas.Vu ta timidité, je te suggère de lui écrire une carte et de déposer ton bouquet dans sa chambre."

" Très bonne idée !"

Al attrapa aussitôt un bout de papier et un stylo. Ensuite, il alla déposer son présent dans la chambre de son amie.

" Al ? Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?" demanda Meiling au moment où il sortait.

" Euh ... je ... j'étais ..."

Il s'écarta, et elle aperçut les fleurs sur une table. Elle sourit et lui fit une bise.

" T'es adorable. Moi aussi j'ai quelque chose pour toi. Il paraît que c'est ton anniversaire."

" Ah oui ! C'est vrai !"

" Tiens."

Elle lui tendit alors le carton orné d'un noeud qu'elle portait. Al l'ouvrit et découvrit un chaton siamois.

" Oh qu'il est mignon ! " s'exclama-t-il en le prenant.

" J'ai entendu dire que tu aimais beaucoup les chats. Maintenant que tu n'es plus occupé avec la Pierre Philophale, tu auras du temps pour t'en occuper." dit-elle.

Le petit chat regarda son nouveau maître d'un air poliment intrigué. Al regarda Meiling avec tendresse.

" Merci Meiling."

Sans réfléchir, il passa une main derrière la tête de la jeune fille, et l'embrassa.

" Pardon ! Je ... je suis désolé ... euh !" bafouilla-t-il.

" Ce n'est rien ... bon ... je te laisse."

Al ramena le chat dans sa chambre et l'installa sur le lit.

" Nii-san regarde ce Meiling m'a offert pour mon anniversaire ! Je vais l'appeler Ling-Mei."

" C'est pas le prénom de ta copine à l'envers ?" lança Ed.

" Si c'est en son honneur ... et puis parce que je l'aime."

" Oublie pas de le lui dire."

Entre-temps, Riza veillait toujours Roy. Justement, il se réveillait. Il distingua le visage de Riza.

" Pourquoi fait-il sombre ? Et pourquoi ai-je encore mon bandeau ?"

" Meiling souhaite que vous ne forciez pas trop au début. Tenez, il faut que vous preniez ces cachets." dit-elle en tendant le verre et les comprimés.

Roy les prit docilement, puis reposa le verra.

" Quand est-ce que je pourrais enlever mon cache-oeil ?" demanda-t-il.

" Demain matin en principe. En attendant reposez-vous."

" Je ne suis pas fatigué." dit-il doucement.

Le lendemain, Meiling vint le voir avec Riza. La rouquine ôta elle-même le bandeau. Roy ouvrit doucement son oeil, et vit les deux jeunes femmes sourirent.

" Incroyable !" souffla Riza.

" Alors, de quoi j'ai l'air ?" questionna Roy.

" C'est ... vous êtes exactement comme avant. On dirait qu'il ne s'est rien passé."

Roy sourit devant son air émerveillé.

" Vous allez pouvoir vous lever, mais patientez encore une heure au moins, le temps que votre oeil s'habitue à la lumière. Et continuez à prendre les cachets." fit Meiling.

Elle se leva, et écarta les rideaux. Roy sentit son oeil réagir à la lumière,et plissa les yeux.

" Je vous laisse, le rendez-vous avec le directeur de l'expo approche. Riza tu sais quoi faire."

Riza acquiesça tandis qu'elle sortait. Puis elle attrapa les cachers et le verre d'eau et les tendit aussi sec à Roy.

" Vous alllez me servir d'infirmière c'est ça ?"

" Tout juste Auguste".

" Vous voulez remplacer les bijoux par des faux ?" répéta le directeur.

" Tout à fait M. Harrold. Avouez que c'est quand même plus sûr." répondit Ed.

" Certes, mais comment allez-vous y prendre ?"

" Nous sommes alchimistes. Contentez-vous de nousasurer l'accès aussi souvent que possible." ajouta Meiling.

" Très bien."

Ils changèrent les bijoux la veille de l'exposition. Ensuite, ils n'eurent plus qu'à attendre l'arrivée des voleurs. Ed avait trouvé une poudre particulière qui leur permettrait de pister leur proies.

" J'espère que vous les aurez." fit Harrold.

" Si le plan fonctionne oui." répondit Al.

Le directeur éteignit la lumière, et les laissa dans l'obscurité. Les trois alchimistes se cachèrent derrière une vitrine et attendirent. Les heures passèrent, et ils commencèrent à s'ennuyer ferme. Tout à coup, des éclairs surgirent au milieu de la salle. Puis une espèce de ninja jaillit d'un trou.

" C' est une femme." chuchota Meiling.

" Le piège est en place ?" souffla Al.

" Ouais, y'a plus qu'à attendre qu'elles tombent dedans." fit Ed.

D'autres ninjas sortirent quand la première eut ouvert les vitrines, et elles raflèrent les bijoux. Soudain, une espèce de poudre leur tomba dessus, sans qu'elles s'en rendent compte. En revanche pour nos amis, c'était très clair.

" Allez, on les suit." fit Meiling une fois la dernière voleuse entrée dans le tunnel.

Chacun entra dans le tunnel. La poudre spéciale les guidait, visible grâce aux lunettes qu'ils portaient. Ils ressortirent assez loin de la salle, et suivirent les voleuses par la voie des airs. La piste lumineuse s'arrêta dans un quartier pour le,moins délabré. Les voleuses étaient là dans un garage à examiner leur butin, quand la porte tomba.

" Bien le bonsoir mesdames." fit Ed.

" Qui êtes-vous ? Comment nous avez-vous trouvées ?"

" Nous sommes Alchimistes D'Etat, et vous trouver ne fut pas compliqué avec le piège qu'on vous a tendu. Mais jetez un oeil à ça, vous devriez comprendre." répondit Al en leur lançant ses lunettes.

L'une d'elles les attrapa au vol, et les mit. Elle jura en remarquant les traces de poudre sur elle et ses complices.

" Au fait ! Les bijoux sont en plastiques." précisa Meiling.

" Vous ne nous tenez pas encore !" s'exclama celle qui avait les lunettes.

Toutes dégainèrent un sabre. Une volée de couteaux et d'étoiles les firent lâcher leur armes.

" Wow ! Bien joué Meiling !" commenta Ed.

" Merci. Al mon p'tit chou, si tu voulais bien finir le travail ..."

" B-bien sûr ! Nii-san ?" demanda Al en rosissant.

" Je te suis."

Ils frappèrent dans leur mains pour transmuter une cage. Mais une des voleuses s'échappa et rattrapa son sabre.

" Eh bien j'ai bien fait d'emporter le mien." fit Meiling en sortant un manche d'où pointait un bout de lame.

Les garçons eurent l'air moins rassurés qu'elle. Ils constatèrent cependant qu'il s'agissait d'une lame télescopique. La ninja fonça sur eux à grande vitesse. Meiling se plaça devant les garçons, et bloqua un coup de lame. Les lames s'entrecroisèrent avec fracas. Soudain, Al eut un cri de peur. Du sang venait de couler. La ninja porta une main à son épaule sanglante.

Puis elle repartit avec un cri de rage. Meiling ne se laissa pas émouvoir, et échappa ses coups avec souplesse. Le combat parut durer des heures. Et puis ... et puis une lame fut brisée. Meiling pointa sa lame sur la gorge de son ennemie.

" Le sang a déjà coulé, restons-en là." proposa-t-elle.

" JAMAIS !"

Elle se dégagea, et attrapa deux sabres. Puis elle bondit sur Meiling avant que qui ce soit réagisse. L'alchimiste ne comprit que son adversaire ne s'arrêterait qu' une fois morte. Le choc des lames reprit, toujours plus acharné et assourdissant. Al était terrifié par ce combat, et se sentait sans forces. Soudain Meiling tomba.

Mais cela ne suffit pas à l'arrêter. Elle pirouetta et flanqua ainsi des coups de pieds à son adversaire. Puis elle lui fit perdre un sabre d'un autre coup de pied au poignet. Le combat continua, jusqu'à ce que Meiling plonge son sabre dans le ventre de son ennemie.

" Tu t'es battue avec honneur." dit-elle.

La ninja sourit, contente que Meiling ait compris ce qui l'avait poussée à se battre ainsi. La rousse s'écarta pour éviter le jet de sang quand elle retira son sabre.

" Oh mon dieu elle l'a tuée !" fit Al.

" Oui, mais dis-toi que l'autre avait sûrement la même intention." fit Ed.

Meiling ferma les yeux et inspira. Elle n'avait pas eu le choix. C'était elle ou l'autre.

" Vous avez vaincu notre chef, nous nous rendons."dit une des voleuse en baissant la tête.

Meiling acquiesça en silence. La police vint chercher les voleuses, et le fruit des autres vols restitué. Les jeunes gens revinrent au Q.G faire leur rapport le jour suivant. Mustang n'était pas encore là. Il s'assirent donc sur le divan en attendant. Le colonel arriva cinq minutes plus tard. La porte s'ouvrit sur Roy ... mais un Roy différent.

" Co ... colo ... colonel ! Votre ... vous avez ... vos deux yeux !" bégaya Havoc.

" Finement observé lieutenant." répondit Roy avec un sourire.

" Mais ... comment ça se fait ?" demanda Breda.

" Un petit miracle que je dois à notre petite dernière." expliqua Roy en posant une main sur l'épaule de Meiling.

Celle-ci sourit et tendit son rapport. Riza s'approcha de son amie, et lui dit à l'oreille :

" Devine quoi ? Roy m'a dit qu'il m'aimait !"

" Sérieux ? Et ?"

" Et moi aussi quelle question !"

Le colonel remarqua la mort d'une des voleuses. Le rapport, rédigé par Al stipulait que Meiling avait proposé à son adversaire de s'arrêter, mais qu'elle avait refusé, la contraignant ainsi à la tuer. Il ne dit rien. Une heure plus tard, Al rattrapa Meiling alors qu'elle allait s'entraîner avec Riza.

" Meilng attends ! Je voudrais te parler."

Riza lui dit qu'elle l'attendait dehors.

" Oui ?" fit Meiling.

" Tu sais ... j'ai vraiment eu peur quand tu t'es battu au sabre hier." commença-t-il.

"Je suis désolée si ça t'a effrayé. Mais je n'avais pas le choix, malheureusement."

" Tu aurais pourtant pu te servir de ton alchimie." accusa-t-il.

"Je sais, mais je ne le fait que si mon adversaire le peut aussi. Question d'équité."

" Si jamais elle t'avait fait du mal ... je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je ... je tiens beaucoup à toi tu sais." avoua-t-il.

" Ah oui ?"

" Oui ... je ... je t' ... je ..."

" Respire un grand coup et lance-toi." conseilla Meiling.

Al fit comme elle a dit, puis :

" Je t'aime."

" Oo "

Un ange suivit cette déclaration.

" Tu ... tu m'aime ?" demanda-t-elle.

Al hocha la tête, attendant avec appréhension. Puis Meiling sourit, lui attrapa le visage et l'embrassa. Al y répondit avec ferveur, ayant l'impression qu'une cécharge lui parcourait le corps.

" Je t'aime aussi figure-toi." mumura-t-elle.

Al sourit, et l'embrassa à nouveau. Puis Meiling le laissa pour aller s'entraîner.