Réponses reviews :

-Nekochan Miharu :Bah, t'as changé de nom ? C'est mimi Neckochan… Ca me fait penser à Fruits Basket… J'ai découvert ce manga il y a quelque temps et ça a été un vrai coup de foudre ! C'est pourquoi j'en parle, lol ! Mais ça n'a peut-être rien à voir avec ton pseudo…

-Masayoshi : Merci ! Contente que ça te plaise !

-Ange : Hum… non, le coup du thé vert n'a rien à voir avec Shien… Je veux dire que je n'avais pas pensé à ça. Sinon, j'adore toujours autant tes reviews, bien que tu me traites de sadique à chaque fois ! Yep ! T'as pas vraiment tord de toutes façons ! Quoiqu'il en soit, merci beaucoup ! Comme je l'ai dit, j'apprécie vraiment tes commentaires !

-Meisenshi : Attaque bisoubisou ? lol ! viou… Ca peut effectivement résumer la situation !

-Nirva-kun : Ah… c'est certain, le couple Sanzo/Goku en a attendrit plus d'un! Dont moi la première ! Ravie que ça te plaise en tous cas !


Chapitre 4 : Rien n'est anodin… sauf si tu décides de le voir ainsi.

Les quatre amis étaient finalement de retour dans la maison d'Hakkaï et de Gojyo. Le chemin de retour avait été plus long que prévu car Goku s'était soudainement mis à marcher en zigzag, si bien que Sanzo avait du le soutenir pour l'aider à trouver sa route. Le jeune yokai en avait profité pour entourer fortement avec l'un de ses bras la taille du moine.

Goku n'était en réalité pas ivre au point d'avoir besoin d'une personne pour l'assister dans ses déplacements, mais l'occasion était trop belle ! Comme les autres pensaient qu'il était fortement éméché, il savait que ça ne paraîtrait pas étrange à Sanzo qu'il s'agrippe à lui ainsi. Il avait donc joué de son état pour tenir le blond dans ses bras. Le métis et son amant venaient tout juste de leur souhaiter une bonne nuit avant de disparaître dans leur chambre et à présent, Sanzo et Goku se retrouvaient seuls dans le salon.

« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes arrivés, dit le bonze d'une voix monotone alors qu'il retirait le bras du yokai de ses épaules. Il s'attendait à ce que Goku retire son autre main qui encerclait toujours sa taille, mais ce dernier n'en fit rien. Oh, saru, tu peux me lâcher maintenant ! Comme il n'obtenait pas de réponse, il souffla d'un air exaspéré, pensant que le jeune homme s'était endormi debout. Il saisit doucement le bras du yokai pour tenter de l'éloigner, mais celui-ci se défendit et resserra de plus belle son emprise.

- mhhh… non, je suis bien comme ça, murmura tout bas Goku tout en faisant glisser sa tête vers le cou du blond. Ce dernier se tendit soudainement alors qu'il sentait maintenant le souffle chaud du brun contre sa peau.

- Eh ! Je n'suis pas ta peluche ! Laisses-moi respirer, tu m'étouffes ! Goku ne prêtait pas la moindre attention à ce que lui disait Sanzo, bien au contraire, il se blottit un peu plus contre ce dernier et inhala fortement comme pour permettre à l'odeur du blond d'envahir entièrement son être.

- Tu sens si bon… Sur cette remarque incontestablement inattendue qui fit dresser ses poils sur son corps, Sanzo se retrouva incapable d'empêcher son sang de monter à ses joues. Il devait absolument se reprendre !

- Arrête tes conneries ! Les gamins qui ne savent pas tenir l'alcool ne devrait pas en boire ! S'il avait osé imaginer une seconde ce qui allait suivre sa remarque, il aurait tourné 7, non 700 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Goku venait de relever la tête pour poser un regard malicieux et insistant sur les lèvres de Sanzo.

- Un gamin ? … Je vais te montrer si je suis un gamin… », murmura-t-il avant de rapprocher lentement son visage de celui de Sanzo. Celui-ci, dont le cœur s'était soudainement mis à chanter la Marseillaise, s'obligea à tourner la tête au dernier moment, offrant ainsi sa joue aux lèvres du yokai. Goku avait à présent la sensation de flotter au milieu des anges. Ayant fermé les yeux, et se laissant complètement submerger par la chaleur étourdissante qui l'envahissait au contact du blond, il ne se rendit pas compte qu'il avait manqué sa cible et remuait doucement et amoureusement ses lèvres contre la peau blanche.

Les yeux grand-ouverts de Sanzo qui fixaient le vide n'avaient jamais paru aussi expressifs qu'à cet instant précis. Quiconque aurait tenté de croiser son regard aurait été emporté par le tourbillon d'émotions qui semblait se lire à l'intérieur, chacune d'entre-elles luttant pour assurer sa domination sur les autres. Avant ce jour, personne n'avait été assez fou pour vouloir prouver de manière irréfutable qu'il était physiquement possible qu'une tête d'environ 3 kg puisse subitement contenir 5lt de sang.

Apparemment, Sanzo était bien déterminé à démontrer le contraire. Sa tête était si rouge qu'une tomate en serait devenue verte de jalousie ! Et il était plus que probable que si la tête de Sanzo avait été une cocotte-minute, on aurait pu distinguer clairement de la fumée s'échapper de ses oreilles permettant ainsi d'évacuer la pression intense qu'il ressentait à l'intérieur du crâne.

Et comment pouvait-il en être autrement, alors que le nombre de questions qui se bousculaient férocement dans son cerveau rivalisaient avec le nombre de synapses qu'il contenait ? Surtout qu'il ne s'agissait pas de questions de second rang. Non, il s'agissait de ce genre de questions qui selon ta réponse te donne un allé simple vers le paradis… ou l'enfer. Mieux vaut ne pas te tromper !

Son esprit trop occupé à essayer de mettre de l'ordre dans son embouteillage de neurones déchaînés ne lui avait pas permis d'enregistrer de suite le fait que les mains de Goku s'étaient mises à se balader dans son dos. Cependant, maintenant qu'il en avait pris conscience, il semblait ne plus pouvoir penser à autre chose. Les milliards de questions disparues en un battement de cils. Son sang lui parut être monter à ébullition et il aurait voulu que ce soit de colère, mais son corps frissonnant et le léger vertige qu'il ressentait trahissaient le fait qu'il éprouvait du plaisir à recevoir les caresses du brun.

Cette pensée le perturbait au plus haut point et il maudit son incapacité à se sortir de cette situation délicate. Pourquoi acceptait-il ça ? Pourquoi n'avait-il pas encore repoussé Goku ? C'est finalement quand les mains de Goku glissèrent sur ses fesses et que ce dernier émit un gémissement de satisfaction que Sanzo trouva la force de repousser fermement ce dernier.

Et si quelqu'un osait dire que c'est parce-qu'il venait de paniquer, son ami le plus fidèle répondant au dangereux et terrifiant nom de Smith & Wesson se portait plus que volontaire pour lui faire changer d'avis en lui relookant le corps à coups de plomb! Pour le moment, c'est un éventail qui fit son apparition, s'abattant furieusement sur la tête de Goku qui ne tarda pas à tomber au sol. Entre deux inspirations forcées, Sanzo rugit, son visage toujours aussi écarlate d'embarras… euh, pardon, de colère… de colère :

« Singe débile ! As-tu la moindre idée de ce que tu es en train de faire ! Goku ne parût pas vraiment perturbé par la soudaine attaque dont-il fut victime. Il se releva lentement et vacilla légèrement sous l'effet de l'alcool qui continuait de circuler vicieusement dans son sang, avant de murmurer un « j'ai très chaud » tout en retirant sa veste trempée d'une manière incroyablement sensuelle.

Non ! Sanzo ne venait pas de penser cet adjectif qu'il trouvait fort déroutant, et il n'avait en aucun cas des difficultés à déglutir alors qu'il ne pouvait détourner les yeux du jeune yokai qui avançait de nouveau sur lui de manière féline, les joues et les lèvres rougies de passion, tout en paraissant le déshabiller d'un regard définitivement hypnotique. Ne t'approches pas ! Tu es complètement ivre et tu fais n'importe quoi ! Sanzo parlait si vite qu'il en oublia de respirer.

Soudainement, un mur rencontra son dos, lui indiquant qu'il avait reculé inconsciemment pour maintenir une certaine distance avec Goku qui continuait de se rapprocher de lui. Lorsqu'il n'y eut plus que trois pas pour les séparer, Sanzo menaça sérieusement, sa main qui tenait l'éventail se levant pour appuyer ses propos : Si tu me touches, je te jure que je te le ferai regretter ! Goku se stoppa et décida de s'y prendre autrement, subitement énervé et terriblement frustré.

- C'est un crime de vouloir te toucher ! Tu agis comme si je voulais te faire du mal… Il tenta un petit pas en avant avant de poursuivre, … alors que tout ce que je veux, c'est te serrer ans mes bras, te caresser et t'embrasser. Ses paroles furent si directes qu'elles en choquèrent Sanzo qui laissa tomber son éventail au sol, en même temps que sa bouche s'ouvrit de surprise. Goku profita de cet instant de faiblesse pour réduire rapidement la distance entre eux d'eux avant de saisir promptement la bouche de Sanzo avec la sienne et de l'embrasser comme si sa vie en dépendait.

Doublement choqué, Sanzo qui n'avait pas eu le temps cette fois de tourner la tête, resta figé une fois de plus, tiraillé entre l'envie terrible de s'abandonner dans les bras du brun et sa pensée rationnelle qui lui disait de repousser une nouvelle fois Goku avant que quelque chose d'irréparable ne se produise. Il savait en effet que Goku n'était pas vraiment lui-même et qu'il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Toutefois, même en sachant cela, il ne put empêcher la question qui lui brûlait les lèvres de quitter sa bouche lorsque Goku délaissa finalement celle-ci pour s'intéresser au cou du blond.

- Pourquoi ? … Pourquoi fais-tu ça ? … Pourquoi… avec moi ? » Comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle au monde, Goku trouva lentement l'oreille de Sanzo et souffla sa réponse d'une voix douce et suave. Les mots que Sanzo avait le plus redouté durant toute sa vie, s'avérèrent ceux qu'il avait le plus besoin d'attendre de la bouche de Goku, et subitement guidé par des émotions trop fortes, il retourna finalement l'étreinte de Goku, ses bras venant l'enlacer possessivement.

Goku gémit une nouvelle fois de contentement et cette fois-ci, ce sont les lèvres de Sanzo qui vinrent trouver les siennes. Même si ce n'était que l'espace d'un baiser, il voulait croire en ce que le jeune yokai venait de lui dire. Il s'étonna lui-même lorsqu'il offrit entièrement sa bouche à Goku dont la langue tentait avidement de se frayer un chemin à l'intérieur. Un gémissement… puis un deuxième… Goku qui se frottait maintenant avec fougue contre lui était en train de le rendre fou. Il fallait qu'il arrête ça maintenant !

Malgré le bien être et le désir évident qu'il ressentait pour Goku, il avait l'impression de profiter de son état et il ne souhaitait en aucune manière que Goku regrette amèrement ce qui était en train d'arriver lorsqu'il serait sobre le lendemain. Juste quelques secondes de plus… Sanzo n'en revenait pas à quel point il avait besoin de ce contact physique avec le yokai et n'arrivait pas à se décider à s'éloigner de Goku.

Il ne fit rien lorsque Goku, après l'avoir dirigé habilement, l'obligea à s'étendre sur le canapé avant de s'allonger sur lui. Il ne fit rien non plus quand Goku le défit de son blouson pour ensuite glisser ses mains dans son tee-shit, et il ne fit toujours rien lorsque Goku remplaça ses mains par ses lèvres sur son torse. Il devait se rendre à l'évidence ! Il était bien incapable d'empêcher quoi que ce soit à présent.

Le yokai était bel et bien parvenu à le conduire dans un état d'excitation qu'il n'aurait jamais cru possible. Une excitation bien plus grande que sa fierté, bien plus forte que le sentiment de culpabilité qui demeurait pourtant présent, une excitation… surtout capable de le détourner de sa peur. Alors qu'il venait finalement de décider que plus rien n'aurait d'importance cette nuit-là, à part leurs deux corps se mouvant l'un contre l'autre, il s'aperçut que le yokai allongé lourdement au-dessus de lui avait cessé tout mouvement.

Une nouvelle fois, un sentiment de panique l'envahit, pensant que Goku venait finalement de réaliser où il se trouvait, ce qu'il faisait et qu'il n'avait en réalité jamais eu l'intention de se livrer à de telles activités avec lui. Cependant, le franc ronflement qui suivit ses pensées, le rassura l'instant d'une seconde avant qu'une énorme veine d'irritation vint pratiquement recouvrir son visage tout entier. Le singe venait de s'endormir sur lui ! Le singe venait de s'endormir sur lui le laissant au bord de l'EXPLOSION !!!

Sanzo eut l'incommensurable envie de virer le yokai à grands coups de poings. Au lieu de ça, il respira profondément pour se calmer. Puis, il se mit à observer Goku avec attention, les battements de son cœur reprenant doucement un rythme normal. La tête de Goku était posée sur le torse du blond, ses lèvres étirées en un léger sourire et ses yeux naviguant doucement derrière ses paupières laissaient à penser qu'il était maintenant dans un profond sommeil et qu'apparemment son rêve était des plus agréables.

Les yeux de Sanzo s'attardèrent ensuite longuement sur les joues encore roses de Goku et une étrange pensée surgit dans sa tête. Il avait envie de les mordiller gentiment. Il s'en défendit et chassa cette idée saugrenue de son esprit. Il soupira finalement, perdu dans ses songes. Que Goku se soit assoupi était en réalité la meilleur chose qui pouvait arriver et à présent qu'il avait regagné un semblant de pensées objectives, il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir terriblement d'avoir laissé ceci arriver.

Oui, maintenant il en était certain, Goku n'avait jamais eu l'intention de l'embrasser, ni même de lui dire ces mots qui l'avaient profondément touché. Il avait simplement été victime des effets abrutissant de l'alcool. C'était en effet mieux pour lui de penser ainsi. C'était surtout moins effrayant et moins douloureux sachant à quel point il était tout simplement fou de penser que Goku et lui pouvait se mettre ensembles. Comme tu es cruel, Goku… Même si ce n'était pas vraiment toi, me dire ça… sans penser aux conséquences… si cruel.

C'est avec un cœur devenu lourd comme une pierre qu'il s'extirpa doucement de dessous Goku. Il se leva et prit une couverture pour couvrir avec précaution le yokai affalé sur le canapé. Il le contempla un instant tout en caressant affectueusement l'une de ses joues. Il sortit finalement de la pièce et ferma sans bruit la porte derrière lui, pour ensuite se diriger dans la cuisine. Il aurait voulu sortir pour faire quelques pas, mais dehors c'était encore un véritable déluge. C'est vrai… la pluie… Je l'avais complètement oublié.

Il sortit son paquet de Marlboro de la poche de son jean avant de s'asseoir sur une chaise. Il en extirpa une cigarette et l'alluma machinalement, plongé dans une réflexion intense. Il devait bien l'admettre, Depuis que lui et Goku s'étaient installés ici, il avait beaucoup changé. Il n'était pas stupide. Il avait comprit qu'il était attiré par le yokai et ceci depuis un bon moment maintenant. Seulement, au temple, il s'était toujours interdit d'y penser… pour tout un tas de raisons plus ou moins évidentes.

Et peut-être est-ce le fait de se retrouver ici, avec ses amis, comme une personne quelconque qui n'a aucun titre à assumer, mais ces derniers temps il s'était finalement permis de rêver un peu… D'imaginer que Goku viendrait l'embrasser et lui dire ce qu'il souhaitait entendre comme il venait de le faire. Si cruel… Goku.

« Si tu n'es pas plus attentif, tu vas finir par te brûler les doigts. Sanzo leva brusquement la tête pour regarder Gojyo qui se tenait dans l'encadrement de la porte, puis après avoir finalement enregistré ce que ce dernier venait de lui soumettre d'une voix basse, s'intéressa à sa cigarette qui s'était consumée sans son aide entre ses doigts. Il l'écrasa dans le cendrier que Gojyo déposa devant lui sur la table avant de rétorquer d'une voix sèche sans vraiment le vouloir.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Il sourit presque face à la stupidité de sa question. Gojyo était chez lui. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait. Gojyo qui avait appris à déchiffrer les réactions du blond, savait bien que celui-ci avait été surpris par sa présence et qu'il était simplement sur la défensive. Il répondit donc sereinement :

- Hakkaï n'aime pas que je fume dans la chambre, alors je suis venu ici. Il prit place à côté de Sanzo et s'alluma à son tour une cigarette. C'est après une longue minute de silence, alors que Gojyo scrutait discrètement du coin de son œil Sanzo, qu'il remarqua quelque chose qui attira fortement son attention. Sa curiosité le poussa à demander d'une voix suspicieuse mais non railleuse : Il s'est passé quelque chose entre toi et Goku ?

Il sut aussitôt qu'il avait tapé en plein dans le mille, quand Sanzo gloussa avant de se tourner subitement vers lui, ses yeux écarquillés et confus, ses pommettes prenant assurément une merveilleuse couleur pourpre. Sanzo aurait pu se cogner la tête contre le mur, comprenant qu'il venait bien malgré lui de donner une réponse positive au métis. Depuis quand ses actes trahissaient-ils ses émotions ! Il détourna vivement la tête, voulant éviter à tout prix le regard perçant de Gojyo.

- Qu'est-ce que tu veux insinuer… Il… il ne s'est rien passé ! Voilà qu'il bafouillait ! C'était la meilleure ! Décidément, ce soir, il n'en ratait pas une ! Il jura l'espace d'une seconde contre Goku pour sa capacité à le rendre aussi niais.

- Je n'insinue rien. Les jolies marques sur ta joue et ton cou en disent suffisamment. Gojyo attendit un instant le baffeur, pensant qu'il avait été trop direct avec son ami qu'il savait oh combien susceptible, mais c'est un simple silence qui accueillit ses paroles. Etonné, il observa plus méticuleusement le blond et fut stupéfait de pouvoir distinguer clairement un voile de tristesse dans les yeux améthystes.

Maintenant véritablement intrigué, il ne put s'empêcher d'essayer d'en savoir un peu plus : En tout cas, ça à l'air de te troubler… Même si je suppose qu'il est inutile de te le demander… Il prit le temps de tapoter du bout de son index sa cigarette pour faire tomber le trop plein de cendre avant de poser sa question de manière perplexe. Tu veux en parler ? Comme il avait pu s'y attendre, sa proposition n'était pas vraiment la bien venue. Sanzo avait instantanément froncé les sourcils et ses lèvres venaient de se déformer pour donner jour à une grimace qui montrait qu'il avait presque été offensé par la question.

- Je n'ai rien à dire à un kappa pervers comme toi ! Répondit Sanzo fièrement, toujours sans lever les yeux sur Gojyo. Celui-ci sourit machiavéliquement. Il était plein de ressources et savait bien par quel moyen il pouvait obtenir des informations du blond, même si ce n'était pas très loyal…

- A ta guise ! Je demanderai demain à Goku ce qu'il s'est passé ! Il comprit qu'il avait gagné lorsque Sanzo abaissa son poing fortement sur la table tout en lui lançant un regard des plus colériques. Sanzo était tout à fait conscient que Goku finirai par tout révéler au métis, et ainsi celui-ci se servirait de ça pour se moquer ouvertement de lui. Ceci était tout bonnement inimaginable !!!

- Occupes-toi de tes fesses ! Je te dis qu'il ne s'est rien passé alors laisses-tomber ! Gojyo finit de fumer tranquillement, puis se leva pour se diriger vers la porte avant de lancer d'un air moqueur :

- C'est ce que nous verrons… Il pouvait sans le moindre doute se révéler démoniaque par moment, surtout quand il s'agissait de taquiner un certain blond. Avant même qu'il n'eut le temps d'ouvrir la porte, Sanzo grogna, passablement irrité, mais largement conscient du fait que si Goku se souvenait de tout le lendemain, Gojyo serait gratifié du moindre détail. Et cette pensée lui était intolérable ! Il préférait encore donner sa propre version des choses au métis.

- Bien ! Bien… Puisque ton pauvre cerveau de demeuré semble dans l'incapacité de comprendre des notions simples comme celle du respect de la vie privée des gens, je vais te dire ce qu'il s'est passé ! Mais je te préviens, si tu fais une seule remarque sarcastique devant moi, Goku, Hakkaï ou même n'importe qui d'autres, je te colle une balle entre les deux yeux ! Gojyo étant maintenant habitué aux menaces de mort de Sanzo, y resta totalement indifférent et fut plus que ravi de venir retrouver la chaise qu'il venait tout juste de quitter, impatient d'entendre quelques détails croustillants. (C'est beau de rêver Gojyo…) Sanzo voulant se débarrasser de cette torture au plus vite prit une grande inspiration et déballa l'affaire.

- Comme tu avais pu le remarquer, Goku n'avait pas les idées très nettes ce soir et je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, mais… il m'a limite sauté dessus ! Il raconta ceci comme s'il était indigné et se garda évidemment bien de divulguer qu'il s'était complètement laissé faire et qu'il avait même participé ! Gojyo n'avait pas besoin de connaître les petits détails sans importance après tout !

- Tu ne sais pas ce qu'il lui est passé par la tête, vraiment ?Je parie que tu as aimé ça !

CLICK !

Hum… peu importe… Que s'est-il passé ensuite ?

- Que veux-tu qu'il se soit passé ? RIEN ! Il était tellement fatigué qu'il s'est endormi, et heureusement pour lui sinon j'aurais été obligé de l'assommer moi-même ! ( hum… passons…)

- … Gojyo se garda bien d'exploser de rire, mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait ! Regardant avec un écœurement certain l'air amusé de Gojyo, Sanzo se dépêcha de clore le sujet.

- Si tu es satisfait, j'en suis ravi ! Je vais dormir un peu maintenant.

- Tu comptes dormir ici ?

- Non, tu vois bien que je m'apprête à faire un tennis, idiot !

- Tu es nerveux de te retrouver à nouveau seul avec Goku ?

- Arrête de te monter des films !

- Des films, hein ? Tu ne t'en rends sûrement pas compte mais parfois quand tu regardes Goku tes yeux sont bien plus éloquents que tu ne sembles le croire…

- … Subitement mal à l'aise, Sanzo préféra ne rien rajouter et se demandait ce que Gojyo connaissait exactement de ses sentiments pour Goku. A présent qu'il y pensait, Gojyo lui avait récemment balancé deux ou trois remarques qui sur le coup lui avaient semblé sans intérêt, croyant que Gojyo cherchait seulement à l'agacer. Mais avec ce qu'il venait d'insinuer, il commençait à penser que Gojyo savait et c'était pour lui loin d'être une bonne nouvelle.

- Que se passe-t-il ? Hakkaï venait d'entrer dans la pièce. Après s'être servi un verre d'eau, il se tourna vers les deux hommes assis à la table, montrant ainsi qu'il souhaitait se joindre à la conversation. (C'est vilain d'écouter aux portes Hakkaï) Plus qu'enchanté de mettre son amant au parfum, Gojyo se pressa de parler avant que Sanzo se décide à le bâillonner.

- Notre singe a sauté sur notre blondinet qui est maintenant tout perturbé et qui refuse de regagner son lit comme un grand garçon ! »

Sanzo reformula aussitôt ses paroles à l'intérieur de sa tête. Que Gojyo soit au courant était la chose la plus déplorable qui pouvait arriver en ce bas monde. Il pouvait maintenant s'attendre au pire ! De plus, s'il se voulait logique, si Gojyo s'était rendu compte de quelque chose, alors Hakkaï aussi. Et comme il connaissait ces deux-là, ils n'allaient pas lui rendre les choses faciles. Il n'y en avait en effet pas un pour rattraper l'autre. Il couvrit son visage d'une main, dégoûté… Pourquoi avait-il décidé de passer ses vacances avec eux ?

A suivre…


Bon, je vais être franche, je n'ai aucune idée de quand je posterai la suite de cette fic. J'avais même pensé l'arrêter mais apparemment elle vous plaît et je dois dire qu'elle est plutôt amusante à écrire ! Cependant, j'aimerai finir mon autre fic avant de continuer celle là et ça risque de prendre du temps! Donc voilà, ça c'est dit ! Merci de prendre ceci en considération.