Titre : Reste avec moi

Auteur : coqcigrue

Disclaimer : les personnages et l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, bien évidement, sinon ça se saurait, je les emprunte juste le temps d'une petite fic sans prétention

Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire… SLASH HPDM

Petite Note 1 : ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.

Petite Note 2 : Je pense écrire entre 5 et 10 chapitres et updater assez régulièrement… mais je dois vous dire que je suis 'reviewivore', alors si vous voulez lire la suite, pensez à me nourrir de reviews, et je me dépêcherais de publier la suite ()

Petite Note 3 : Petite fic commencée un jour de déprime, mais je vous promets, même si ça commence mal, il y aura une fin heureuse…

Chansons écoutées pendant l'écriture : Qui que tu sois de Blankass, Wind of change de Scorpions, The sound of silence de Simon & Garfunkel, Lonely day de System of a down, Serre moi de Tryo…

Bonne lecture.

Reste avec moi

Prologue

Je passais dans le couloir en lisant le journal, encore un article de ce minable journaliste qui serait mieux inspiré de vivre sa vie plutôt que d'épier la mienne et pondre un ramassis de conneries. 'La vie rêvée d'Harry Potter, interview et photos inédites de celui-qui-a-vaincu'… Menteur ! Je ne lui ai jamais adressé la parole et il parle d'interview…

Je laissai échapper un ricanement sarcastique. J'aurai mieux fait de m'abstenir, d'une part parce que l'écho de mon rire me faisait mal, me rappelant qu'il n'y a pas si longtemps encore il avait un son joyeux, et d'autre part parce que ça réveillait la monstruosité pendue au mur de l'entrée.

« Immonde petit sang-de-bourbe, ta mère aurait mieux fait de mourir avant d'enfanter un dégénéré tel que toi » Encore un hurlement rageur et des propos insultants du portrait de la mère de Sirius…

Elle ne me supporte pas, et c'est réciproque. Mais là, c'est la méchanceté de trop, je vais craquer. J'avais promis à Hermione de ne plus boire, mais c'est trop dur. Il me faut un verre.

Evidement… j'aurais du m'en douter, ses bonnes intentions sont passées par là. Plus une seule bouteille dans cette maison trop grande et trop froide. Cette grande maison vide, sans âme.

Je passe de pièce en pièce sans but, comme une âme en peine. Je frissonne dans mon pyjama trop grand, il fait froid et je ne suis pas habillé… à quoi ça sert ? J'ai encore maigri, et plus rien ne me va.

De toute façon, je n'autorise personne à venir me voir ici. Il n'y a guère qu'Hermione et Remus qui s'y risquent encore…

Je retourne dans ma chambre, me laisse tomber lourdement sur le lit, dans des draps qui auraient bien besoin d'être changés.

Il restait une bouteille de Whisky pur feu sous mon lit…

Personne dans cette maison, personne pour me réconforter ni me réchauffer… personne pour me parler, ou tout simplement me supporter…

Il est beau, le survivant, comme ça, alcoolique dépressif et insomniaque, si entouré de gens superficiels et si seul à la fois… Y'a des fois ou je me dis qu'il aurait été plus facile de perdre mon combat contre Voldemort.

La Guerre a laissé des traces, le genre de traces qui ne s'effacent pas. Ceux qui promettaient un monde meilleur avec la mort de Voldemort ont du se tromper ou écouter une mauvaise prédiction de Trelawney. Il y a eu beaucoup de morts et de blessés, quand à ceux qui sont encore en vie… le sont ils vraiment ?

Dean et Seamus, Padma, Angelina, Colin,… beaucoup d'élèves sont morts. Des professeurs aussi…

Hermione attend l'enfant de Ron, qui ne semble pas se réveiller de son coma. Ginny n'a plus vraiment de vie, elle soigne sa mère qui a peu à peu sombré dans la folie avec la perte de son mari, de Percy et de Charly, Bill marqué à jamais, et Ron dans un piteux état. Tonks ne pourra plus avoir d'enfants, et même si elle cache sa tristesse, ses cheveux ne sont plus jamais roses. Remus est vivant, mais le gouvernement menace de le 'parquer' pour sa propre sécurité, oubliant tout ce qu'il a fait pendant la guerre pour ne plus voir que sa nature de loup garou. Snape a subi tellement de Doloris qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même… il m'apprécie maintenant, c'est pour dire.

Quant à moi… Moi, je crois que j'ai du m'arrêter à la case survivre, et que je ne pourrais jamais accéder au niveau supérieur, vivre.

Ma vie est de pire en pire. Je croyais, bêtement, qu'après avoir vaincu, je pourrais redevenir quelqu'un de normal, qu'on me laisserait enfin en paix, mais c'était un rêve. Ma vie est une succession de désenchantements.

Je n'ai jamais demandé à être admiré, glorifié, encensé, j'ai fait ce qu'il fallait faire, et je ne m'en sens pas particulièrement fier. C'est vrai, ça, personne n'a envie d'être aimé pour être un assassin.

Parce que c'est ce que je suis devenu en tuant Voldemort. Mais bizarrement, tout le monde l'oublie, ça. Les mangemorts sont méprisés et détestés pour avoir tué sous les ordres de Voldemort, et moi, j'ai tué, et on ne m'en aime que plus…

Je passe mon temps à être invité à droite et à gauche, par des amis, des connaissances, le gouvernement, des sorciers que je ne connais même pas, et paradoxalement, je ne me suis jamais senti aussi seul.

En fait, c'est peut être trop demander, mais je n'ai qu'une seule envie, être aimé pour moi-même, et non parce que je suis celui-qui-a-vaincu. Pathétique, non ? Surtout quand on sait que d'autres vendraient père et mère pour être à ma place… Enfin, c'est ce que disait le minable journaliste de ce torchon dans son article de ce matin.

J'étouffe, il faut que je m'en aille, que je sorte de cette vie pour pouvoir en recommencer une autre. Mais je ne sais pas si j'en aurais le courage.

L'alcool n'est pas assez puissant pour oublier, je ne veux pas devenir dépendant de la drogue, cette saleté qui tue des moldus. Je ne veux pas non plus d'une potion, de toute façon, je suis bien incapable de fabriquer même la plus simple potion d'oubli, alors vu la quantité de souvenirs à effacer, je n'y arriverais jamais.

J'ai déjà pensé à essayer de devenir quelqu'un d'autre ou m'enfuir, mais… je ne suis pas sûr d'en avoir la force. Dans le monde sorcier, même si je change de pays, on me reconnaîtrait à ma cicatrice… Et dans le monde moldu… je pourrais m'y habituer, mais il y a toujours le risque q'un cracmol du genre de Madame Figgs soit dans le voisinage…

Madame Figgs…

Ca faisait longtemps que je n'avais pas pensé à elle et à ses chats… Ce serrait peut être la solution, prendre ma forme d'animagus et me faire adopter par Madame Figgs…

Pitoyable ! A peine bu une bouteille que je divague déjà… Je finis le fond de whisky et me laisse emporter dans le sommeil, qui semble un peu moins dur à apprivoiser dans mon état.

ooo

Quelqu'un ouvre brutalement les rideaux et enlève mes couvertures. Je me réveille la bouche pâteuse et en proie à un mal de tête abominable. Il faudrait vraiment que je dise à Hermione d'éviter de faire hurler la merveilleuse mère de Sirius si tôt le matin.

Quoique, vu l'air réprobateur de mon amie, les poings sur les hanches et le nez retroussé, les négociations semblent mal parties…

« Harry, tu as 10min pour prendre une douche, si tu veux que je mange avec toi. Il est déjà midi et demi, et j'ai rendez-vous avec le médicomage obstétricien à 14h. »

Ce n'est pas vraiment une invitation gentille, mais plutôt un ordre… Je ne sais pas si c'est le contrecoup de la guerre ou l'effet grossesse, mais elle a pris tellement d'assurance et d'autorité qu'elle en est presque effrayante…

Osant à peine grogner, je m'exécute. Je ne veux pas la décevoir un peu plus.

Sous l'eau bienfaisante, des bribes de mes pensées de la veille me reviennent. Ce n'est peut être pas une si mauvaise idée que ça, finalement.

Je n'ai jamais dit à personne que j'avais réussi à devenir animagus… Ce serait le moyen de commencer une autre vie, être accepté et aimé pour ce que je suis…

Mais qui voudrait d'un minuscule et famélique chat gris ? Peut être qu'en demandant à Hermione de me donner à quelqu'un…

Je descends à la cuisine les cheveux encore mouillés, mais j'ai fait l'effort de changer de pyjama… Pitoyable ! Comme si un pyjama un peu plus propre qu'un autre pouvait me rendre moins pathétique…

Hermione me sourit quand même gentiment. Elle a préparé une tarte à la tomate. Je ne sais pas pourquoi elle se donne autant de mal pour moi. Ce serait plutôt elle qui aurait besoin de soutien avec Ron et le petit bout qui va bientôt naître…

« Dis, Hermione, si je décidais de retourner en France suivre une cure au centre de psychomagie, tu t'occuperais de mon chat ? » je dis, timidement, la voix butant un peu sur les syllabes. Ca fait si longtemps que je n'ai pas parlé.

« Tu as un chat ? Depuis quand ? Oh, Harry, je suis si contente que tu t'intéresses enfin à quelque chose. Mais je ne pourrais pas, avec le bébé. Remus ou Tonks pourraient peut être… »

« En fait, c'est pas vraiment le mien, la coupai-je, je l'ai trouvé presque mort de faim dans le jardin il y a quelques jours. Ce serait bien si vous lui trouviez une famille, comme ça je pourrais rester aussi longtemps qu'il le faudra en cure. C'est pas vraiment un bébé, mais pas encore un adulte, alors… »

« Mais bien sûr, Harry, on trouvera sûrement une famille pour lui. Quand penses tu partir ?»

« Je ne sais pas… à la fin de la semaine, je pense. J'aurais bien aimé être là pour la naissance, mais… je ne veux pas que le bébé me voie comme ça. » j'avoue piteusement.

Je baisse les yeux, n'osant croiser le regard d'Hermione. J'ai honte de ce que je suis devenu. Je suis plus que pitoyable, et je le sais…

Pour la première fois, je tends une main tremblante et effleure timidement le ventre déjà bien arrondi. La main d'Hermione se referme sur la mienne en une douce pression et me guide vers la droite. Mon cœur bondit dans ma poitrine quand je sens remuer le petit être, et une larme s'échappe de mes yeux.

« Oh, Harry. Tu sais, je suis sûre que tu serras le plus merveilleux des parrains. Si tu as besoin d'un peu de temps, ce n'est pas grave, nous t'attendrons. Et puis, il ne naîtra pas tout de suite, il reste encore trois semaines… »

ooo

Ma décision est prise, je vais expérimenter une vie insouciante d'animal de compagnie. J'ai envoyé un hibou à Remus, et il m'a répondu que Tonks avait un jeune cousin qui se sentait un peu seul et qui serait ravi d'avoir un peu de compagnie.

Je passai mes journées à me promener dans la maison sous ma forme d'animagus, pour laisser mon odeur et des poils gris un peu partout, le nez d'un loup-garou est terrifiant, il devine tout à la moindre odeur.

Le reste du temps, je le passai à rechercher un sort pour éviter de me faire retrouver ma forme humaine contre mon gré. J'inventai finalement une formule, et ensorcelai un collier de cuir vert. Même si je pensai que Tonks m'enverrait dans la partie moldue de sa famille, on n'est jamais à l'abri d'un changement de dernière minute, et je ne veux pas rater ma chance.

La date fatidique arriva enfin. Arrivant à maîtriser la magie sans baguette, même sous ma forme animagus, je m'enfermai moi-même dans une cage à chat, laissant un mot d'explication sur la table de la cuisine. Ma nouvelle vie commençait.

ooo

A suivre...

Alors, vous avez aimé? Je dois publier la suite? une petite review?