Par avance : L'histoire originale et l'univers de cette fanfic sont propriétés de JK Rowling (même si on s'en fout puisque j'ai pas l'intention de vendre cette fanfic). Cependant, les personnages centraux de la fanfic sont de mon invention. Merci de ne pas les réutiliser (sais-t-on jamais). La narration peut déranger puisque l'héroïne glisse dans son récit quelques remarques personnelles fait du point de vue du présent (donc ce ne sont pas des anachronismes), mais bon ça ne bloque pas tout non plus. Je ferai avancer une histoire d'amour lentement, pour les fans du genre... Bonne lecture.

MARGARET

Margaret Finey, dite Maggy. Cheveux bruns longs, yeux verts-gris. Lieu de résidence : Londres. Profession : élève à l'école de sorcellerie de Poudlard. Je suis assez spéciale dans le sens où je suis née de parents… « Non-sorciers ». Certains diraient « Moldus », mais je hais cette expression, elle fait partie de ce que je n'aime pas chez les sorciers. Ca peut paraître étrange de critiquer ma propre condition, mais je me considère comme gardant un pied dans le monde des simples humains, et je ne suis pas prête de l'en enlever. D'ailleurs ma détermination à affirmer mon origine m'a apporté bien des problèmes. Mais commençons par le début.

LA LETTRE QUI CHANGE TOUT

Je suis quelqu'un de banal sur la base. Deux parents, une sœur, ma famille était un modèle. J'avais de bonnes appréciations à l'école, autant d'amis que j'en voulais, bref mon enfance se passait bien, et surtout était celle de n'importe quel enfant standard. Puis lorsque j'atteignit mes 11 ans, mes parents reçurent une étrange lettre. Cette étrange lettre. Elle m'était adressée, alors mes parents me la donnèrent innocemment. Toutefois ils tenaient à connaître l'expéditeur. J'étais quelqu'un de déjà très cartésienne à l'époque, malgré mon jeune âge. Le Père Noël, la petite souris, je n'y croyais plus depuis quelques années. Alors quand j'ai lu la lettre, je l'ai donnée de suite aux parents en disant :

« C'est sûrement quelqu'un qui me fait une blague. »

La lettre d'admission à Poudlard était spéciale pour les enfants qui ne connaissaient pas encore le monde de la magie. Elle était très explicite sur ce qui attendait le sorcier. Mes parents la lurent à leur tour. Je pensais qu'ils allaient rire de bon cœur, mais au lieu de ça ils se regardèrent d'un air inquiet.

Mon père est un homme spirituel, voire très boute-en-train. Il parle assez fort et n'hésite pas à faire des mimiques particulièrement « cartoon ». Ma mère est quant à elle très pragmatique, reste calme en presque toutes les circonstances, ce qui ne l'empêche pas d'avoir de l'humour. J'ai héritée d'un peu des deux : je suis une contemplative, mais je n'hésite pas à sortir des blagues quand m'en vient une. Il y a enfin ma petite sœur, dont je suis l'aînée de 3 ans, qui est un ange ; je suis presque trop protectrice envers elle. J'adore cette famille.

Quand mes parents se sont échangés ces regards incertains, j'ai senti une boule se former dans ma gorge. Je ne sais pas encore aujourd'hui pourquoi je me suis sentie aussi tendue. Mes parents m'assirent sur mon lit et se mirent de chaque côté de moi, me prenant chacun par une épaule, en me rappelant des évènements dont je n'avais pas le souvenir. Des choses bizarres lorsque j'étais enfant telles que des objets volant, d'autres qui s'embrasaient sans raison, d'autres encore qui changeaient de couleur, tout cela se passait à proximité du petit enfant que j'étais. Mes parents avaient gardé le secret de ces étranges phénomènes, et lorsque vers mes 3 ans, tout redevint normal, ils furent soulagés. Mais avec cette lettre, c'étaient des interrogations qui revenaient en grand nombre. Ils me dirent que je devais prendre au sérieux cette lettre et me rendre là où l'on m'avait demandé de me rendre : le Chemin de Traverse.

J'ai plutôt mal accueilli la nouvelle, me demandant si je n'étais pas un monstre. J'ai pleuré pendant quelques minutes tandis que mes parents me consolaient. Puis étrangement, la première chose que j'ai demandé était si ma sœur allait subir le même sort. Mes parents m'assurèrent que tout était normal en ce qui la concernait. Je fus rassurée.

J'étais pleine d'appréhension à l'idée d'entrer dans cette école. Il y avait tant de gens que je connaissais dans ma banale école publique, et l'idée de ne plus les voir pendant l'année était une torture pour moi. Il allait falloir en plus leur mentir, car la lettre stipulait que le secret devait être gardé à tout prix, sans quoi les conséquences seraient terribles.

Je restai assise sous le pommier du jardin une partie de l'après-midi de ce jour où je reçus la lettre, imaginant à quoi pouvait ressembler cette damnée école. Oui, lorsque j'appris la nouvelle, je ne ressentis aucune joie. Cette inscription était un problème plus qu'autre chose, un obstacle dans ma paisible vie. Mon avis a changé par la suite, mais ce n'est pas pour autant que je considère mon destin de sorcière comme une bénédiction.

Le jardin jouxtant le mien par le fond était celui des Granger. Des personnes vraiment sympathiques, leur fille Hermione notamment. Seule sous mon pommier, je me tournai vers leur jardin et regardai au travers du petit grillage. Hermione était également dehors, lisant un livre sur une chaise longue à l'ombre d'un parasol. Il faisait grand beau à Londres ce jour-là. Je m'approchai du grillage et dit :

« Salut Hermione.

La jeune fille ne leva pas immédiatement les yeux de son livre. Puis elle me regarda avec un sourire et ferma son ouvrage après avoir marqué la page.

– Margaret, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu dans le jardin.

– Je ne m'y rend que lorsque j'ai besoin de calme.

– Oh, et pourquoi as-tu besoin de calme aujourd'hui ?

– J'ai reçu une lettre bizarre. Elle est inquiétante.

Hermione parut intriguée puis demanda :

– Tu as bien onze ans, c'est ça ?

– Euh, oui…

– Cette lettre étais ton inscription pour Poudlard, c'est ça ?

Je restai muette. J'avais du mal à croire qu'elle ait pu deviner. Puis les liens se firent tous seuls dans mon esprit après que je me sois rappelée d'une chose : je ne voyais plus Hermione que pendant les étés. J'avais pensé qu'elle allait simplement en internat loin d'ici.

– Hermione, tu… Tu es… Tu es…

Hermione me lança un regard aussi fier qu'affectueux.

– Oui, je suis une sorcière. Et si j'ai bien deviné c'est également ton cas.

J'acquiesçai avec appréhension.

– Quelle coïncidence ! Nous sommes voisines et nous sommes destinées à la même chose. Car je pense que tes parents, comme les miens, ne sont pas des sorciers.

Je secouai vivement la tête, toujours silencieuse.

– C'est une grande chose qui s'offre à toi. Tu vas découvrir un monde où beaucoup de choses sont possibles !

Je n'étais pas d'accord avec sa vision des choses.

– Mais je ne veux pas y aller, moi. Je suis bien là où je suis, je n'ai pas besoin d'apprendre la sorcellerie.

Hermione ne sut quoi répondre à cela. C'était compréhensible. Je lui demandai :

– Tu es là-bas depuis deux ans, c'est ça ?

– Oui je vais entrer en troisième année.

– C'est sympa là-bas, au moins ?

– Eh bien… Ca dépend de toi. Moi je trouve l'endroit très sympathique, et les sorciers ne sont pas d'horribles créatures. Ce sont juste… Des gens différents. Tu n'as pas à t'inquiéter. Et puis maintenant, dis-toi que quelqu'un est là pour t'accompagner…

Hermione avait raison, j'étais un peu soulagée que quelqu'un que je connaissais se retrouve au même endroit. Mais Poudlard et le monde des sorciers restaientt vraiment abstraits pour moi. Ainsi je me mis à lui poser pas mal de questions sur l'organisation là-bas. Et elle répondit si bien qu'il ne me manquait que les images. Elle se réjouit à l'idée de m'en apprendre plus et m'invita à venir dans son jardin pour me montrer ses bouquins.

D'autant que je me souvienne, Hermione a toujours vécu avec des livres. Il y en a toujours un à proximité d'elle. C'est quelqu'un qui adore apprendre, et aussi je dois l'avouer sortir sa science. Mais ayant hérité du pragmatisme de ma mère, je l'écoute toujours sans rechigner. Je pense qu'elle apprécie cette attitude que j'ai.

Elle me montra ses ouvrages, qui parlaient de sorts, de potions, de créatures magiques et de Poudlard. Très instructif, mais un peu rébarbatif. Je me rendis compte qu'en apprenant davantage sur le monde dans lequel j'allais plonger, je ne l'aimais pas davantage. Mais je voulais toujours en savoir plus, car je voulais être le moins surprise possible. Je passai donc la fin de l'après-midi à l'écouter et à lire. Je repassai dans mon jardin avec une flopée de livres qui ne servaient pas à Hermione et qu'elle m'avait proposés afin de les parcourir tranquillement.

Je parlai de la situation d'Hermione à mes parents lors du dîner. Ce fut également l'occasion d'apprendre à ma sœur ce que j'allais devenir. La petite Angelica le prit très bien, mais c'était normal à son âge et avec son tempérament de douce rêveuse. Elle vint même me faire un câlin en me répétant à quel point elle était fière de sa sœur. Je la serrai contre moi avec un sourire triste. Moi je ne ressentais aucune fierté. La frustration de devoir passer l'année à Poudlard grandissait encore et encore, et ça se voyait sur mon visage. Mes parents le remarquaient bien mais ne voulaient pas en parler.

Ces derniers allèrent le soir sonner à la porte des Granger histoire de discuter avec eux de la condition de leur fille. Ils revinrent un peu plus tard avec un air satisfait. Je supposai que leurs craintes s'étaient envolées. Pas les miennes. J'attendais avec agacement le week-end où je devais aller chercher mes fournitures.