Une suite qui n'était pas prévue au départ, un peu moins angsty, un tout petit peu moins platonique (mais toujours amour courtois à la puissance cent). Les notes sur les propriétaires légaux et sur les noms des personages s'appliquent toujours.


Elle est sa soeur et c'est la seule chose qui le retient de mettre sa vie à ses pieds et de lui promettre de l'aimer toujours.

(En réalité, il l'a déjà fait, mais pas de cette façon-là. Il le fait chaque jour, mais pas de cette façon-là.)

Je ferai n'importe quoi pour toi, lui a-t-il dit un jour, demande-moi n'importe quoi. Si c'est pour toi, je pourrai le faire.

(Il sait de toute façon qu'elle ne lui demandera rien qui puisse lui faire de la peine, même s'il souhaite vaguement qu'elle exige de lui des tâches ardues, des exploits qui ajouteraient à sa gloire à elle plus qu'à la sienne.)

Mais elle se contente de lui sourire avec douceur et fierté, et n'exige rien. De même, elle n'a jamais tenté de l'influencer dans la façon dont il arbitre les conflits du seireitei, alors qu'elle le pourrait - peut-être parce qu'elle le pourrait. Il sait que c'est parce qu'elle a confiance en lui, qu'elle l'approuve.

(Et pourtant, peut-être est-il alors un peu trop rationnel, un peu trop froid. Même quand son esprit est tout entier consacré à la façon de garder les humains et les yôkai en paix, de rendre le monde meilleur, son coeur reste avec elle.)

Mais il ne peut rien lui refuser, et c'est pour cela que quand elle lui demande de l'embrasser, souriante et souveraine, il n'a pas un instant d'hésitation pour réaliser ces désirs interdits par leur lien de sang, qui sont leur souhait à tous les deux.

(Parce qu'il lui a déjà confié sa honte et ses doutes, en même temps qu'il lui a donné son coeur et sa vie, et il n'en reste plus rien.)