Disclaimer : Rien à moi ! Les persos sont à JKR, le texte est de witowsmp, je ne fait que traduire cette magnifique fic !

Débute quand Ginny se réveille dans ... La chambre des secrets – chapitre 17 – L'héritier de Serpentard

« Je vais être renvoyée ! », pleurait Ginny tandis que Harry la remettait maladroitement sur ses pieds. « J'ai voulu venir à Poudlard depuis que Bill y est venu, et maintenant, je vais devoir partir, et... Que vont dire papa et maman ? »

Comme Harry regardait la jeune fille pleurant et voyait à quel point elle était terrorisée, il ne put s'empêcher d'avoir envie de la réconforter. Il tendit sa main droite, et toucha son menton, de manière à gentiment tourner sa tête vers lui. Sur le ton le plus confiant qu'il pouvait avoir après cette épreuve, il dit : « Ce qu'ils vont dire, Ginny, c'est qu'ils t'aiment. »

Il avait espéré qu'elle cesserait de pleurer, mais elle se mit à pleurer encore plus. Il mit ses 2 mains sur les épaules de Ginny, et l'embrassa chaleureusement. Elle posa la tête sur son épaule, et continua à sangloter plusieurs minutes, avant de le regarder avec gêne et de dire : « M..Merci Harry. »

Leurs yeux se rencontrèrent à ce moment, et, pendant une seconde, Harry sentit une secousse à l'intérieur de lui, et il se détendit pour laisser Ginny partir. Il sourit stupidement et dit : « Ppas de pproblème. Nnous devons reretourner vers Ron.3

« Ron est là ? » demanda Ginny.

« Oui. Un éboulement nous a séparé,. Il aura probablement eu le temps de creuser une ouverture pour nous maintenant. »

Ils se mirent en route, et quittèrent la chambre avec Ron et le professeur Lockhart. Harry expliqua ce qui s'était passé, et Ginny n'eut aucun problème. Les victimes du basilic furent restaurées, et les examens de fins d'années avaient été annulés. Harry était assis entre Ron et Hermione à la table des Gryffondors, dans le grand hall, pour le déjeuner, quelques jours avant que le train ne les ramène à la maison pour les vacances. Normalement, ils auraient du avoir des examens a passer ce jour-là, mais les examens ayant été annulés, la journée était libre. Harry vit Ginny assise sur la gauche de la table, entre Fred et Georges. Il lui fit un signe de la main. Son visage devint aussi rouge que ses cheveux, et elle se cacha le visage dans les mains. Clairement, elle était encore plus gênée à son égard depuis qu'ils avaient quitté la Chambre des Secrets. Fred et Georges saluèrent Harry.

« Ron ? » demanda Harry, « Comment va ta soeur depuis.. Ben, que c'est arrivé ? »

« Hé bien, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sur. Mes frères et moi essayons de lui tenir compagnie. Tu sais, maman nous l'a demandé. Bien sur, nous l'aurions fait, nous l'aurions fait de toutes façons, t'sais. C'est notre soeur. Elle semble heureuse, mais aussitôt que nous essayons de lui en parler, elle devient triste quelques instants, avant de s'énerver et de dire qu'elle ne veut pas en parler. »

« Bien sur qu'elle ne veut pas en parler ! » s'exclama Hermione, qui semblait choquée par l'incompréhension manifeste de Ron. « Si cela t'était arrivé à TOI, Ron, voudrais-tu en parler ? » Avant que Ron puisse répondre, Hermione dit : « Elle a besoin d'en parler, mais elle est gênée. Elle se sent coupable de tout ce qui est arrivé, même si personne ne lui dit rien. Le problème, c'est qu'elle ne se sent pas capable d'en parler pour l'instant. Peut-être ne sait-elle pas avec qui elle pourra en parler sans être gênée. Cela a été presque un viol de sa personnalité. »

« A qui penses-tu qu'elle devrait en parler, Hermione ? » demanda Harry.

Elle lui jeta un regard significatif et dit : « Oh, je ne sais pas. Quelqu'un qu'elle respecte. Quelqu'un en qui elle sait pouvoir avoir confiance. Quelqu'un qui sait déjà ce qui lui est arrivé. » Ses yeux semblaient creuser le crâne de Harry. « Quelqu'un qui était dans la chambre des secrets avec elle. Quelqu'un qui s'est opposé à Tom Jedusor. Quelqu'un qui l'a laissée pleurer sur son épaule. Quelqu'un à qui elle ne refuserait pas de parler. »

« Moi ? » demanda Harry, surpris. « Elle ne peut même pas me regarder sans être gênée ! Attends ! Comment sais-tu qu'elle a pleuré sur mon épaule ? »

« Elle me l'a dit quand j'essayais de lui parler. »

« El.. Elle t'a dit qu'elle voudrait m'en parler ? » demanda Harry, qui se sentait de plus en plus nerveux.

« Pas directement, Harry ! J'ai essayé de la faire parler de ce qui s'est passé quand elle s'est réveillée dans la Chambre des Secrets, et elle m'a dit à quel point elle t'avait trouvé merveilleux à ce moment-là... Avant de me dire qu'elle ne voulait pas en parler. »

« Donc tu penses qu'elle voudrait me parler ? Je.. Je ne suis pas sur d'être la bonne personne quand il s'agit de parler sentiments. »

Ron se décida à parler : « Harry, je sais que tu es gêné par le béguin qu'elle a pour toi. Même moi je suis gêné parfois. Mais si tu peux l'aider, mec, vas-y. »

Hermione regarda Harry et dit : « Tu as eu le courage de faire face au professeur Quirrel quand il essayait de voler la pierre philosophale ! Tu as eu le courage d'attraper le vif avec un bras cassé ! Tu as eu le courage de combattre un basilic. Tu as eu le courage d'affronter Tom Jedusor ! Et maintenant tu n'as pas le courage d'affronter le regard d'une fille de 11 ans qui a le béguin pour toi ! Harry, tu as sauvé sa vie. Quand un sorcier ou une sorcière sauve la vie d'un ou une autre, cela créé un certain lien enter eux. Elle le sait. Elle ne refusera pas de te parler, si tu te soucies assez d'elle pour essayer. »

« Ce n'est pas... Je n'ai pas demandé... Bon, d'accord ! J'essayerais de lui parler aujourd'hui, mais je pense qu'elle va juste rougir et s'enfuir ! » En fait, c'est ce qu'il espérait qu'elle ferait. Il ne voulait pas l'admettre, mais il avait beaucoup pensé au moment où leurs yeux s'étaient rencontrés, et il se doutait qu'il y avait là le début de certains sentiments qu'il n'aurait pas du avoir pour la soeur de son meilleur ami. De toutes façons, ce n'étaient en fait pas des sentiments très forts , donc il pourrait se débrouiller. Cela le gênait juste un peu quand elle était là. Au moins, il ne rougissait pas dès qu'il la voyait. Il resta silencieux le reste du repas, et ni Ron ni Hermione ne le dérangèrent. Ils savaient sans doute qu'il essayait d'imaginer quoi dire à Ginny.

Quand tout le monde commença à quitter le grand hall, Harry se leva et alla vers Ginny. Elle, Fred et Georges se levaient tout juste. Harry dit : « Heu, Ginny, heu, est-ce que nous pouvons aller parler seuls quelque part ? » Harry pensait que même son sang n'était pas aussi rouge que ne le devint le visage de Ginny. Elle regarda par terre, bougeant nerveusement ses pieds. Les jumeaux regardaient le haut de sa tête avec une expression d'amusement. A l'intérieur de la tête de Harry, une voix murmurait : « Dit non. Dit non. Sinon je serais accroché. »

« Heu, et bien... D'accord, Harry. O où vveux tttu qqqqque nnnnous allions ? » répondit Ginny d'une voix faible et mal assurée, sans lever les yeux sur lui.

« Nous allons vous quitter. » dit Georges.

« Nous savons quand nous dérangeons. » dit Fred. Les 2 jumeaux sourirent et partirent.

Harry se demanda si Hermione leur avait parlé de son plan consistant à lui demander de parler à Ginny. La voix dans sa tête dit : « Magnifique ! Maintenant, tu dois lui parler ! »

Harry s'écouta dire : « Je pense que nous devrions trouver un coin près du lac. » et il se dit : « Maintenant, elle va croire que tu veux sortir avec elle, mais tu ne le veux pas, n'est-ce pas ? »

Elle sembla encore plus nerveuse, et, sauf erreur de sa part, elle tremblait une peu. Mais, sans lever les yeux du sol, elle répondit : « OK ».

En silence,n ils sortirent et se dirigèrent vers le lac. Il pensa à lui prendre la main, mais il décida que ce serait mieux sans ça. Il ne voulait pas la tromper sur ses intentions. Quand il trouva un endroit tranquille et isolé des autres, il lui fit signe de s'asseoir. Elle le fit, et lui aussi.

Dans sa tête, la voix dit : « plus vite tu commences, plus vite c'est fini », donc il fit une tentative : « Tu vas bien, Ginny ? »

Regardant toujours le sol, elle répondit : « Oui. »

Harry comprit que si elle ne le regardait pas, cela n'irait pas. Il lui demanda gentiment : « Ginny, pourrais-tu me regarder, s'il te plaît ? ». Elle tourna la tête pour le regarder, et l'espace d'une seconde, il pensa qu'elle était vraiment mignonne quand elle rougissait. Puis il dit : « Beaucoup de gens s'inquiètent pour toi, Gin, dont moi. Mais je ne peux pas t'aider sans que tu ne me parles. »

« Tu m'as déjà aidée, » répondit-elle rapidement. « Tu as risqué ta vie pour moi, et je ne pense pas que je pourrais jamais cesser de t'être redevable. Merci »

Cela gêna Harry, mais le rendit aussi déterminé. Si elle pensait lui devoir quelque chose, pas de problème, il allait utiliser ce sentiment. « Je n'ai pas besoin de remerciements. J'ai juste besoin que tu me dises la vérité. Ce qui t'es arrivé était horrible ! Tu as le droit d'avoir besoin d'aide ! » Harry criait presque. Harry baissa sa voix jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un murmure, la regarda droit dans ses magnifiques yeux marron, et dit : « S'il te plaît, Ginny, dis-moi ce que tu ressens. Pourquoi essaies-tu de convaincre tout le monde que tu vas bien ? »

« parce que je suis fatiguée d'être traitée en victime ! » Elle criait presque sur Harry, qui tressaillit. Ginny dit alors : « Je suis désolée, Harry. J'ai toujours été le petit bébé : la petite fille fragile et protégée, qui ne peut probablement prendre soin d'elle-même. Et simplement pour prouver que c'est vrai, je me fait posséder par Voldemort. » A ce moment, des larmes se mirent à couler de ses yeux, mais elle continua : « Maintenant, tous mes frères continuent à m'ennuyer. Je sais ce qu'il font ! Maman leur a demandé de mieux me protéger ! Ils continuent de penser à moi comme à un bébé ! Que penseraient-ils si je leur parlait des cauchemars ? » Elle s'arrêta, se rendant compte qu'elle en avait dit plus que ce qu'elle voulait, et regarda le lac.

Harry sut qu'il devait continuer à la faire parler. Il voulait l'aider. Lentement, il posa sa main gauche sur sa joue, lui tourna la tête de façon à ce qu'elle le regarde, et demanda : « Des cauchemars ? »

Ginny le regarda pendant 30 secondes, des larmes s'échappant toujours de ses yeux, puis dit : « Je suppose que tu ne me laissera pas partira avant que je ne t'ai parlé d'eux ? » Il secoua fermement la tête. « Tu dois me promettre de n'en parler à personne ! Pas même à Ron, pas même à Hermione, et à personne même de ma famille ! Tu me le promets ? »

Harry hocha la tête, et dit : « Oui, je te le promets. »

Ginny cessa de pleurer, mais elle semblait éperdue. Elle dit : « Chaque nuit depuis les évènements, je fais le même rêve. Je me réveille dans la Chambre des secrets une fois de plus. Seulement, cette fois, après que tu m'as aidée à me relever, tu commences à me crier après, à me demander comment j'ai pu faire ça. Pourquoi voulais-je appeler ce serpent pour pétrifier tous ces gens ? Tu me dis que je dois aller à Azkaban, avec les restant des serviteurs de Vvvoldemort. Tu me dis que je suis une honte pour ma famille. Tu dis aussi que tu n'es venu que pour détruire Jedusor; que tu ne pensais pas que j'avais le droit de vivre. Tu prends alors ta baguette avant de la pointer sur moi. C'est alors que je me réveille en pleurant, parce que je sais que tout ce que tu m'as dit est vrai. » Elle se remit à pleurer.

Il l'entoura de ses bras, et elle posa de nouveau sa tête sur son épaule. Il dit : « Ce n'est pas vrai ! Personne ne pense cela de toi, et moi moins que tout autre. »

Ginny sourit environ une demi-seconde, et dit : « Moi si. Je ne suis pas censée m'en vouloir, mais c'est parfois le cas. Tu sais, tu avais raison sur ce que mes parents diraient. Aussitôt que nous avons été seuls, la première chose qu'ils m'ont dit, c'est qu'ils m'aimaient et que ce n'était pas de ma faute. Mais cela ne change pas ce que j'ai fait. Je suis heureuse que personne ne soit mort, mais il aurait pu y avoir des morts. Tu aurais pu mourir. Et c'était de ma faute ! J'ai été tellement stupide de continuer à écrire dans cet agenda. J'aurais du savoir, j'aurais du pouvoir m'arrêter... »

« Tu as fait une erreur. Tout le monde en fait. Tu dois apprendre à vivre avec. Ma mère est morte pour me sauver ! Des fois, je m'en veux pour ça, mais ce n'était pas de ma faute ! C'était celle de Voldemort ! A cause de lui, je n'ai pas de parents. A cause de lui, je vis chez les Dursley ! A cause de lui, je n'ai jamais eu personne qui me dise qu'il m'aime ! » Il s'arrêta là. Il en avait dit plus qu'il n'aurait voulu. Qu'allait-elle penser de lui maintenant ? Qu'il était un petit garçon voulant une moman et un popa pour lui dire qu'ils aimaient leur petit Harrynouchet chéri.

Ginny releva les yeux vers lui, avec à nouveau une envie de pleurer. Et pour la première fois depuis des mois, pas sur elle-même. Il savait quel genre de vie il avait avec les Dursley, mais elle n'avait jamais fait le rapprochement, que le 'survivant' était aussi le 'mal-aimé'. De ce que Harry lui avait dit, les Dursley lui auraient dit tout ce qui était dans son cauchemar. Elle voulait l'aider. Elle voulait hurler de toute sa voix qu'elle l'aimait, mais cela n'aurait pas marché. Il penserait qu'elle disait ça seulement pour qu'il se sente mieux. Mais des gens se préoccupaient d'Harry. Elle décida de dire : « Harry, il y a plein de monde qui s'inquiète pour toi ! »

« Tu veux dire, comme la plupart de ceux de l'école, qui pensaient que j'étais l'héritier de Serpentard ! » demanda-t-il en essayant de ne pas paraître en colère.

Elle décida de ne pas tenir compte du fait qu'elle faisait ce dont il était accusé, et dit : « Non ! Je parle de Ron, d'Hermione, de mes parents, de moi. »

Les joues d'Harry rougirent légèrement. Il savait qu'elle avait raison. Il pensait que c'était bon à entendre. Il dit : « Je sais. Mais pour en revenir à ce que je disais, ce qui t'es arrivé était dû à Voldemort, et à Lucius Malefoy ! » Harry la comprenait mieux qu'il ne l'aurait pensé. « Tu étais seule. Tu avais 4 frères ici, et aucun n'avait de temps à te consacrer. L'un d'eux passait tout son temps avec moi, moi avec qui tu aurais voulu passer du temps. Tom avait du temps pour toi. Tom t'écoutais. »

« Tom m'utilisait. »

« Nous aurions du passer du temps avec toi, Ginny. Je suis désolé, Ginny. Je suis la raison pour laquelle nous ne l'avons pas fait. Je me suis senti mal à l'aise avec toi toute l'année. »

« Parce que mon crétin de frère a dit que j'avais le béguin pour toi. » Son visage baigné de larmes rosit légèrement, et elle rit tout bas. « Je pense, heu, je ne peux pas nier, surtout maintenant. Tu as sauvé ma vie, Harry. Cela signifie, heu, qu'il y a un lien entre nous. »

« Je l'ai entendu dire, » Dit Harry, en baissant les yeux, et en se sentant gêné à nouveau, « mais je ne veux pas que tu penses que tu me dois... »

« Je sais, Harry. Tu serais allé sauver n'importe-qui là-bas, sauf peut-être Malefoy, et tu ne voudrais pas entendre parler de récompense. C'est ce que tu es. Tu ne souhaites peut-être pas l'entendre, mais tu es mon héros. » Elle sourit malicieusement, et dit : « Je comprends que tu ne puisse pas t'en sortir avec moi tournant autour de toi pensant cela de toi. Je pourrais prétendre que je pense que tu es un sombre imbécile. »

« Je peux m'en sortir, » dit Harry rapidement, « je veux que tu passes du temps avec moi, heu , je veux dire nous. »

Ginny sembla un peu choqué. Elle demanda : « Avec toi ? En amis ? »

Maintenant, c'était au tour de Harry de rougir. La voix dans sa tête lui dit qu'il devrait dire : « Oui, vraiment ! » mais ce n'était pas complètement vrai. Il dit : « Oui, pour le moment. Plus tard, peut-être. Je ne suis pas sur. »

Elle leva un sourcil et lui demanda : « Pour le moment ? Tu n'es pas sur ? »

« Bien, tu as été honnête envers moi, donc je pense que je dois être honnête envers toi. »

« Cela semble bien », dit-elle incertaine.

« Ginny, » Harry prit une longue inspiration. « Je pense que tu es vraiment mignonne, mais je voudrais passer plus de temps avec toi avant de décider de ce que je ressent envers toi. » Au moment où il disait « tu es vraiment mignonne, » Ginny rougit encore plus. Il sourit et dit : « Après tout, ceci n'est que notre 2ème vraie conversation. Et la première était dans des circonstances vraiment mauvaises. »

« Hum, oui, je crois. »

« Ginny, » demanda Harry, en changeant de sujet.

« Oui. »

« Des fois, je fais des cauchemars sur Voldemort. Depuis que je l'ai rencontré l'an passé. Je rêve qu'il reprend son pouvoir, et que pour ça, il m'utilise. »

Ginny regarda au fond des yeux émeraudes de Harry et dit : « C'est compréhensible, quand on voit ce qu'il t'a fait : il a détruit ta famille, tenté de te tuer, et tout. »

« Et tes cauchemars sont compréhensibles, considérant ce qu'il t'a fait, » Harry lui sourit. « Je ne peux pas juste prendre ma baguette et effacer ta mémoire. Si tu continues à prétendre qu'il ne s'est rien passé, que tout va bien alors que ce n'est pas vrai, cela va te détruire, et Voldemort aura gagné. »

Ginny fit un sourire sincère à Harry, et dit : « Je ne peux pas le laisser faire ça, n'est-ce pas ? »

« Non. » Harry regarda le lac, et remarqua qu'il commençait à faire sombre. Il regarda à nouveau Ginny, et dit : « Il se fait tard. Retour à la salle commune ? »

« OK. »

Harry se leva rapidement et lui tendit la main pour l'aider. Elle la prit. Après qu'elle se soit levée, ils commencèrent à marcher, sans se lâcher la main. Quand ils atteignirent le portrait de la grosse dame et que Harry prononça le mot de passe, ils se tenaient encore la main.

« Harry, Ginny, » la voix de Ron venait de la gauche de Harry. Il lâcha immédiatement la main de Ginny, et leva la tête vers son frère. Il jouait aux échecs avec une Hermione frustrée, qui se retourna pour regarder Harry et sourit.

Hermione se leva de sa chaise, et dit : « C'est la troisième partie que je perds contre Ron aujourd'hui, Harry. Pourquoi ne jouerais-tu pas contre lui maintenant ? »

« Je vais me coucher, » dit Ginny, avec, selon Harry, un peu de déprime dans la voix.

Harry dit : « En fait, Ron, si ça ne te dérange pas, j'aimerais t'emprunter ton échiquier pour jouer avec Ginny. » Il se tourna vers elle et dit : « Si tu veux. »

Ron regarda le visage de Ginny s'éclairer et se leva de sa chaise en lui l'offrant : « Bien sur, pas de problème. De toutes façons, j'ai assez joué pour aujourd'hui. » Ron et Hermione s'assirent non loin.

Ginny dit : « Bien sur, Harry, » et prit la chaise que Ron avait laissé libre pendant que Harry s'asseyait en face d'elle. Elle tapota légèrement l'échiquier avec sa baguette, et les pièces se replacèrent. A ce moment, Harry sut qu'il allait avoir une partie difficile. Ron encourageait Harry, tandis qu'Hermione supportait Ginny. Après avoir été rapidement mit « Échec et mat », il lui proposa 2 parties gagnantes.

Après s'être fait démolir 5 fois de suite, il admit ; « Je pense que tu es encore meilleur que Ron ! »

En riant, elle dit : « Où penses-tu que Ron ait appris à jouer ? » Harry pensa qu'elle avait un rire merveilleux.

« Hé ! » s'exclama Ron, « C'est moi qui t'ai appris ! »

« Si tu le dit, cher frangin. Prêt à le prouver ? Si ça ne te dérange pas, Harry. »

« Non, Ginny, » dit Harry, « Pas de problème. J'ai été assez humilié pour cette nuit. Ça sera drôle de voir Ron perdre, pour une fois. »

« Et je croyais que tu étais mon ami ? » dit Ron, le visage rouge, « Comment peux-tu dire ça ? Je vais la battre ! »

« Je suis ton ami, Ron, » dit Harry en riant avec Ginny et Hermione, « Je pense juste que Ginny est meilleure que toi aux échecs. »

« Toi aussi, Hermione ? Nous allons voir ça ! Ote-toi de là, Harry ! »

Harry et Hermione regardaient avec amusement, pendant que les maîtres d'échecs en décousaient. Plus le match avançait, plus Ron était frustré. Son visage était rouge, et ruisselait de sueur. De l'autre coté Harry voyait que Ginny rayonnait, paraissant de plus en plus confiante au fur et à mesure que le match avançait. Il pensa par devers lui : « Mon Dieu, elle est magnifique ! » pendant que la voix dans sa tête disait : « C'est la petite soeur de Ron ! Ce n'est qu'une fillette ! » Il raisonna alors en lui-même : « Elle n'a qu'un an de moins que moi. Pas un gros problème ! De toutes façons, juste par ce que je pense qu'elle est belle, cela ne signifie pas que je veuille sortir avec elle. »

Perdu dans ses pensées, il avait cessé de s'intéresser au jeu, à la place, il fixait le sourire de Ginny. Soudain, il vit ses lèvres former les mots « Échec et mat, » et réalisa qu'elle avait gagné. Il dit : « Magnifique, Ginny ! J'aimerais savoir jouer comme ça ! »

Ron paraissait KO. Il dit : « Je n'arrive pas à y croire, » se leva, et monta vers les dortoirs des garçons en murmurant quelque chose comme : « Je n'ai pas assez dormi, c'est cela. Et je dois être un peu malade, aussi... »

Hermione se leva en disant : « Beau travail, Ginny, » et « Bonne nuit vous deux, » et se dirigea vers les dortoirs des filles, laissant Harry et Ginny seuls.

« Tu es extraordinaire, Ginny. » dit Harry.

« Merci. » dit Ginny, ses joues rosissant légèrement. « C'est gentil de ta part. »

« Je le pense vraiment. C'est la première fois que je te regardais, heu, voyais être toi-même. »

Ginny rougit un peu plus et dit : « Je dois dire que je ne devais pas être très impressionnante, à laisser tout tomber, sortir de ma chambre en courant, et être incapable de parler. »

Harry sourit et dit : « Pour être honnête, tu semblais à peine plus intelligente que Croutard. Ron m'avait dit que tu était mieux que ça ; c'est juste que jusqu'à aujourd'hui, je n'avais que sa parole pour le croire. »

Ginny dit : « Hé bien, c'était gentils à Ron de le dire, c'est agréable d'être capable de te parler. »

Harry dit : « Je suis heureux d'avoir pu finalement te rencontrer, toi la surprenante personne capable de massacrer Ron avec son propre jeu ! » Ginny rigola de cela, et Harry continua : « Tu sais, il se fait beaucoup de soucis à ton sujet. Il n'aime pas le montrer. Je pense que la plupart des garçons n'aiment pas montrer ce qu'ils ressentent. »

« Je sais, » dit-elle. Harry se demanda si elle voulait dire qu'elle savait que Ron se souciait d'elle, ou si c'était que les garçons ne montrent pas leurs sentiments, mais il n'eut pas d'occasion de le demander avant qu'elle se lève et dise : « Bonne nuit, Harry, je vais me coucher. »

Le lendemain matin, Ron et Hermione réveillèrent Harry quelques minutes plus tôt que d'habitude pour lui parler de Ginny dans la salle commune. Ils dirent que Ginny semblait beaucoup plus heureuse, et lui demandèrent si elle lui avait parlé de Tom Jedusor. Il dit que oui, mais qu'il ne pouvait pas leur en parler,ce qui énerva un peu Ron, mais Hermione était heureuse qu'il garde les secrets de Ginny. Il leur dit aussi qu'il avait invité Ginny à rester avec eux, ce que tous les 2 trouvèrent bien pensé. Ron signala que Ginny parlait beaucoup de Harry, ce qui fit rosir légèrement celui-ci, et Harry dit : « Oui, nous avons aussi parlé de ça. »

A ce moment, la voix de Ginny arriva des escaliers : « Bonjour. Vous parliez de moi ? »

Harry se tourna pour la regarder. Elle semblait fatiguée. Elle souriait, mais ce n'était pas un vrai sourire. Harry se demanda si elle avait eu un autre cauchemar.

« Non ! » mentirent-ils tous à l'unisson.

« Bien sur, » dit Ginny. « Qu'a dit Harry ? »

Ron répondit : « Que ce que tu lui avais dit n'était pas nos affaires ! De la même façon que ce que Harry nous dit n'est pas tes affaires ! »

« Ce sont les affaires de Ginny si nous parlons d'elle, » dit Hermione en jetant un mauvais regard à Ron. « Nous lui avons demandé parce que nous nous inquiétons pour toi, Ginny. Tout ce qu'il a dit, c'est qu'il ne pouvait pas nous dire quoique tu ais dit. Honnêtement, Harry a gardé tes secrets. »

« Je pense que c'est bon, mais je n'aime pas que les gens mettent leurs nez dans mes affaires ! »

« Ginny, » dit Harry, « On peut parler ? »

« De quoi ? » demanda Ginny.

Harry se leva et lui murmura dans l'oreille : « Tu as l'air fatiguée ? Tu as fait un autre cauchemar ? »

Ginny cessa son faux sourire et dit sur un ton fort : « Oui, Harry, on peut parler, » tandis qu'elle se dirigeait vers la porte. Harry la suivit. Ils allèrent au même endroit que la veille.

Quand ils furent assis, Harry demanda : « Tu fais toujours le même cauchemar ? »

« Non, Harry, il était légèrement différent. Cette fois, j'ai rêvé de ce qui est vraiment arrivé, jusqu'au moment où tu m'a entouré de tes bras. Nos yeux se sont rencontrés, et tu m'as, heu, ben... »

« Embrassée ? » suggéra un Harry rouge tomate.

Ginny devint d'un magenta très sombre et dit : « Heu, oui. Je ne me suis pas réveillée en pleurant, remarque. »

« Hé bien, heu, » Harry cherchait quelque chose à dire.

Ginny sourit réellement et dit : « Tu sembles juste un petit peu plus intelligent que Croutard. »

« Je ne pense pas. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce que je ressens. Tu veux que je te mente, ou que je profite de toi. »

« Non. Non, Harry, je ne veux pas que tu me mentes. Je ne suis pas non plus un musicien qui joue chanson après chanson en espérant que finalement les auditeurs vont en entendre un et applaudir. Tu sais ce que je ressens envers toi, et je ne pense pas que j'attendrais 5 ans avant de savoir ce que tu ressens envers moi. Peut-être y a-t-il des choses pour lesquelles nous sommes trop jeunes. Mais nous pouvons être ensemble, et grandir ensemble ! Je ne te demande pas de m'épouser. Je n'ai pas encore tout à fait 12 ans. Si ensuite tu décides que je ne te plais pas, nous pourrons nous séparer. »

Harry la regarda pensivement pendant une minute pendant qu'elle le regardait droit dans les yeux. Finalement, il dit : « Demain, nous rentrons chez nous. Les Dursley ne m'autoriseront pas à aller voir qui que ce soit. Le mieux que je puisse espérer, ce sont des lettres, mais l'été dernier, je n'ai même pas eu le droit d'utiliser Hedwige. Même si nous sortions ensemble, nous ne pourrions pas être ensemble. S'il te plaît, peux-tu me laisser l'été pour réfléchir à ça ? Tu aura la réponse avant la reprise des cours. Et si ta famille viens à nouveau me sauver, j'aurais une réponse avant la rentrée. »

Il savait qu'elle n'était pas totalement heureuse de cette réponse, mais qu'elle l'acceptait. Elle dit : « OK, Harry. Je pense que tu as raison au sujet des Dursley. Je t'attendrais cet été. »

« Merci, » dit Harry. « Il y a une chose que tu pourrais faire pour moi en m'attendant. »

Ginny semblait impatiente, et elle dit : « Quoi ? Que me veux-tu ? Pas de problème ! Qu'est-ce que c'est ? »

Harry sourit et dit : « Tu peux dire à Ron que nous sortons ensemble, et voir comment il le prend. »

« Tu veux que je dise à Ron que nous, que nous sortons ensemble. Tu veux dire que tu t'es décidé ? »

« Oui, Ginny, mais je ne blaguait pas au sujet des Dursley. Je ne serais pas surpris de ne pas pouvoir te contacter de l'été. »

« Je comprends, mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu ne le dis pas toi-même à Ron, » dit Ginny.

Harry parut surpris et s'exclama : « Il risque de me tuer ! »

Ginny dit : « Quoi ? Tu as peur de le dire à Ron ? Tu t'es battu contre un basilic ! Tu as affronté Voldemort ! Mais tu as peur d'affronter Ron ? »

Harry sourit et dit : « On dirait Hermione ! »

Ginny demanda : « Que veux-tu dire ? »

Harry réfléchit rapidement. Il ne voulait pas lui dire qu'il lui avait été dit de lui parler. Il dit : « Heu, je, j'étais nerveux au sujet de quelque chose récemment, et elle m'a fait un discours dans ce genre. De toutes façons, allons-y. Nous allons aller le voir maintenant, et lui dire. »

« D'accord, Harry, mais tu ne voudrais pas m'embrasser avant ? »

Environ une heure plus tard, la porte de la salle commune des Gryffondors s'ouvrit sur Harry et Ginny qui se tenaient la main. Ils regardèrent autour d'eux, et virent Ron et Hermione assis près du feu. Ron avait un mug de chocolat chaud fumant dans sa main gauche. Harry et Ginny se regardèrent, sourirent, et se dirigèrent droit sur Ron et Hermione sans se lâcher la main.

Harry dit : « Ron, Hermione, je voudrais vous dire quelque chose. »

Hermione sourit, et Ron dit : « Quoi ? Ou étiez-vous pendant le petit déjeuner ? Ginny, est-ce que tu vas nous dire ce qui te pose problème ? » Hermione se prit la tête dans les mains, étouffant un rire.

Ginny dit : « Non, Ron, ce ne sont pas tes affaires ! Nous pensions juste que vous deux devriez être les premiers à savoir que Harry et moi sortons ensemble. »

« QUOI ! OUCH ! » A ce moment, Ron était en train de lever son mug pour prendre une gorgée. Il en renversa accidentellement le con tenu sur ses genoux. Il sauta de sa chaise, pendant que Harry, Ginny et Hermione faisaient de leur mieux pour ne pas rire. Ron vit Hermione pointer sa baguette vers son entrejambe, et il propulsa ses mains devant en criant : « Qu'est-ce que tu fais ! »

Hermione rougit légèrement et dit : « Je voulais juste, heu, te rafraîchir, heu, un peu. Désolée. » Elle se cacha le visage dans les mains et commença à dupliquer la couleur des cheveux de Ron.

Le visage de Ron était d'un beau rouge vif Gryffondor. Il dit : « Non, c'est bon. Ne t'en soucie pas ! Je vais changer de pantalon. »

Ginny dit : « Quel est le problème, Ron ? Tu espérais un sortilège d'agrandissement ? »

Ron se cacha le visage dans les mains pendant que Harry et Ginny explosaient de rire.

Quand ils eurent fini de rire et que Ron eut changé de pantalon, ils s'assirent en face les uns des autres. Ron demanda : « Étiez-vous sérieux quand vous parliez de sortir ensemble ? »

« Oui. » Harry et Ginny avaient répondu ensemble.

Harry dit : « Nous n'allons pas vraiment sortir ensemble jusqu'à ce que je revienne de chez les Dursley, mais, oui, nous sommes ensemble. »

Ron sembla très sérieux. Il demanda : « Est-ce que vous vous êtes déjà, heu, vous savez, embrassé ? » Harry et Ginny rougirent brutalement, et même Ron pouvait comprendre ce que cela signifiait. Ron semblait furieux. Il hurla : « HARRY ! Comment as-tu pu faire ça ? Profiter de ma soeur , Je vais... »

« LA FERME RON ! » hurla Ginny, « Si il avait voulu profiter de moi, il aurait pu le faire n'importe quand cette année. C'était mon idée de l'embrasser ! »

« Et il n'était que trop heureux de te rendre service. Harry, tu sais qu'elle est vulnérable émotionnelle ment et qu'elle a besoin d'aide ! Je te faisais confiance ! » Il bondit sur ses pieds, et sortit sa baguette magico-scotchée en la pointant vers Harry.

Ginny cria : « Qu'est-ce que tu vas faire ? Faire mourir Harry de rire pendant que tu cracheras à nouveau des limaces ? »

« Très drôle », cria Ron, « Bien, je pars ! Je croyais que tu étais mon ami ! J'aurais du te laisser avec les Dursley... »

A ce moment-là, Hermione, qui était restée tranquille, essayant de ne pas participer à la dispute, ne put se retenir. Elle hurla sur Ron : « SI TU AVAIS FAIT Ça, TA SOEUR SERAIT MORTE MAINTENANT, ET VOLDEMORT SERAIT DE RETOUR ! »

Ron sursauta en entendant le nom et dit : « Do nous devrions juste donner notre soeur au grand, fameux, riche Harry Potter ! »

Harry se fâcha alors. Il bondit de son siège et cria à Ron : « Tu sais quoi ? Nous ne te demandions pas ta permission ! Nous pensions juste que nous devions te le dire ! C'est ce que nous venons de faire ! Ne me parle plus avant d'être prêt à arrêter d'être un crétin ! Ginny, Hermione, à plus. »

Ginny se leva et dit : « Harry, attend-moi ! » Elle jeta son plus noir regard sur Ron, dit au revoir à Hermione, attrapa la main d'Harry, et sortit avec lui. Après avoir harassé Ron pendant des heures (quand ils ne s'embrassaient pas), Harry dit : « Ça doit être l'heure du repas à présent. Je ne sais pas toi, mais je meurs de faim. » Comme les 2 avaient manqué le petit déjeuner, Ginny était d'accord, et ils se dirigèrent ensemble vers le grand hall. Ils arrivèrent avec environ 10 minutes d'avance, et s'assirent.

Pendant ce temps, Hermione avait réussi à calmer quelque peu Ron, lui rappelant quel bon ami Harry était, et que sa soeur l'adorait depuis longtemps. Elle lui rappela aussi que Ginny avait été plus heureuse ces quelques derniers jours que depuis longtemps, et que Harry ne ferait rien qui puisse la blesser. Elle lui demanda ensuite qui il préférait la voir embrasser plutôt qu'Harry, ce à quoi il ne put rien répondre. Elle lui suggéra alors d'arriver en avance pour le déjeuner. Ils arrivèrent dans le grand hall avec environ 5 minutes d'avance.

Hermione regardait Ron en disant : « Je me demande ce que nous allons avoir pour... »

« Espèce de salaud ! »

« Quoi ! » cria Hermione, clairement choquée par ce qu'il venait de dire.

Ron l'ignora complètement, et dit : « Je vais le tuer ! »

Hermione se tourna pour voir Harry et Ginny s'embrasser passionnément, et Ron marchant sur eux poings fermés. Hermione vit clairement que Harry ne voyait pas Ron arriver, pas plus qu'il n'aurait remarqué un troll marchant dans le hall. Ron risquait de blesser Harry, et de le regretter ensuite. Sans oublier qu'elle était du coté d'Harry. Elle sortit sa baguette, la dirigea vers Ron, et dit : « Petrificus totalus. » Les bras de Ron se collèrent à son coté. Ses jambes se soudèrent. Son corps complètement rigide, il tituba là où il était, avant de tomber face contre terre, raide comme la justice. Il atterrit juste à quelques pas d'Harry. Le bruit de sa chute sembla ramener Harry et Ginny sur Terre. Harry regarda Ron, puis Hermione. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qui venait de se passer. Elle lui avait sans doute sauvé la vie.

« Que lui a-t-elle fait ? » chuchota Ginny.

« Le maléfice du saucisson », dit misérablement Harry. « Je pense qu'il allait me tuer, mais qu'Hermione l'a arrêté. »

« Mlle Granger », fit la voix sévère du professeur McGonagall, « j'ai vu cela ! Je suis surprise ! Comment avez-vous pu attaquer votre ami comme ça ? Par derrière, rien de moins. Si l'année n'avait pas été finie, vous auriez perdu 50 points, et je vous aurait mis une retenue. »

Hermione courut vers le professeur McGonagall, qui était en train de sortir sa baguette pour dépétrifier Ron, qui ne pouvait pas bouger, mais voyait clairement le sol et entendait chaque mot.

« Professeur, » haletât Hermione, « Je suis désolée. C'est juste un jeu dans lequel nous nous surprenons les uns les autres, pas vrai Harry. » Elle jeta à Harry un regard qui disait clairement que s'il n'approuvait pas, il se recevrait lui aussi un maléfice du saucisson.

« Oui, professeur. Nous nous entraînons à la défense contre les forces du mal. C'était son tour. Nous n'avons impliqué personne d'autre. »

« Après, c 'était à moi », ajouta Ginny, souriante, « J'allais stupéfixer Harry ! »

« Nous allons bien voir, » dit McGonagall, avant de pointer sa baguette sur Ron et de le dépétrifier.

Ron dit : « Bien joué, Hermione, mieux même que le sortilège de 'mange-limaces' que je t'ai envoyé il y a un moment. » Hermione frissonna à ce mensonge, mais ne dit rien.

« Donc c'est bien vrai, M Weasley, que vous vous entraîniez à la défense contre les forces du mal ? » demanda le professeur McGonagall.

« Oui. »

« Bien, dans ce cas, si vous pensez encore qu'il est nécessaire de vous entraîner, je suggère que vous ouvriez un club de duel l'an prochain. D'ici là, par contre, l'entraînement est fini. »

Harry, Ginny, Ron et Hermione dirent à l'unisson, avec de faux airs sérieux sur leurs visages : « Oui, professeur. »

Une fois le professeur hors de portée d'oreilles, Hermione siffla à Ron : « Qu'allais-tu faire ? »

Ron siffla en retour : « Rien de très sérieux : juste séparer sa tête du reste de son corps, pour qu'il puisse rejoindre le club des cavaliers sans tête. Embrasser ma soeur de cette façon, en pleine vue de tout le monde ! »

« Oh, grandis un peu, Ron, » dirent ensemble Hermione et Ginny.

Hermione dit alors : « Tu ne te souviens pas de ce sont nous parlions dans la salle commune ? Tu dois laisser Ginny prendre ses propres décisions ! Je te connais. Si elle cesse de sortir avec Harry et se met à embrasser un autre garçon, tu vas le tuer aussi, non ? Tu ne peux pas attaquer tous ceux qu'elle décide d'embrasser ! Tu dois accepter le fait qu'elle est une fille, avec des sentiments ordinaires. Et Harry est un garçon, avec des sentiments ordinaires. »

« D'accord, » cria Ron, « Mais ne me demandez pas d'aimer ça ! » Il se retourna ensuite vers Harry et Ginny, et dit d'un ton beaucoup moins fort : « Désolé d'avoir perdu la tête, je n'ai juste pas l'habitude. Il va me falloir du temps pour m'y habituer. Je vais essayer de ne pas interférer, mais, Harry. »

« Oui, Ron. »

« Si tu fais du mal à ma soeur, je te tue. »

« Je sais, Ron. »

Les 4 passèrent le reste de la journée ensemble .A chaque fois que Harry et Ginny se touchaient (mains tenues, bras passé sur l'épaule) Ron semblait agité, mais il ne dit rien. Le lendemain, ils s'assirent ensemble dans le Poudlard express. Après avoir quitté le quai 9 ¾, Harry entendit la voix de l'oncle Vernon crier : « Te voilà, garçon ! Ça a pris trop de temps ! Allons-y. »

Automatiquement, Harry dit : « Oui, oncle Vernon, j'arr... »

A ce moment, Ginny s'était glissée près de Harry, et l'avait embrassé. C'était un tout petit baiser, mais il lui apporta un sourire sur le visage. Ginny dit alors : « Au revoir, Harry, à bientôt. »

« Au revoir, Ginny, » dit Harry en rougissant et en la saluant machinalement de la main.

« J'attends, garçon, » cria l'oncle Vernon en prenant le bras de Harry et en le poussant devant lui pour quitter la gare. « Ainsi, tu as une petite amie, hein ? N'espère pas la voir cet été ! Si ELLE se montre à la maison, je lui claquerais la porte sur le visage ! Tu m'entends, garçon ? On peut espérer qu'elle aura un autre petit ami d'ici la fin de l'été. Elle semble taquine, celle-là ! » Oncle Vernon continuait à parler, mais Harry n'avait pas écouté un seul mot. Il pensait juste à ce baiser, et à combien il attendait le suivant. Ça allait être un très long été.