Bonjour à tous,

Voici ma première fanfiction Harry Potter. S'il vous plaît, soyez indulgent…

Comme le veut la tradition :

Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

Amoureux des lemons HP/DM, patience Harry sera long à convaincre… (Pas avant le chapitre 15… mais il y a aura des prémices très bientôt)

Je préfère vous avertir certains personnages ne survivront pas à cette aventure (sniff)

Cette fiction alterne des POV Harry (très largement) et quelques POV Drago

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS !

VERSION CORRIGEE… fin 2009 début 2010 : il s'agit d'une correction sur la forme (Syntaxe, construction et développement de certains passages), par contre, il n'y a eu aucun changement pour l'intrigue en elle-même.

(Cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Pour terminer cette petite introduction, je tiens à adresser un ENORME MERCI à mon bébé (ma petite sœur)

Voilà… Voilà...

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 1 : Mione, réveille-toi

(POV HARRY)

J'étais assis sur ce vieux fauteuil bordeaux usé et râpé, qui devait sans doute dater du siècle passé. La pièce si sombre et si poussiéreuse que détestait tant mon cher Sirius était devenue silencieuse. Il devait être près de minuit. Je n'entendais que les faibles crépitements du feu dans l'âtre sur le point de mourir et la légère respiration de la belle endormie.

Mione était lovée dans le fauteuil dépareillé face à moi. Ses cheveux châtains en bataille retombaient sur son doux visage. Elle dormait paisiblement et toutes les questions qui me bouleversaient d'habitude, semblaient s'évanouir au rythme de sa respiration. Elle portait une robe de sorcier noire qui laissait apparaître un vieux jean moldu délavé. Elle semblait si sereine. Tous mes problèmes me paraissaient tellement éloignés lorsque j'observais cette petite puce endormie. Six ans, six ans que je connaissais Mione, six ans que cette insupportable demoiselle qui savait toujours tout sur tout avait débarqué dans ma triste vie, six ans que des aventures communes nous avaient réunis, à commencer par un troll des cavernes en fuite dans les couloirs de Poudlard. Il s'en était passé du temps, les derniers événements n'avaient fait que me rapprocher davantage de ma petite sœur de cœur. Tout ce que j'espérais en l'observant alors qu'elle était, là si paisible, profondément assoupie, c'était que dans son monde de rêve, tout était plus doux et plus calme.

Ma mélancolie était devenue ma meilleure compagne, j'étais las, écœuré, fatigué de tout. Il fallait vraiment que j'arrête, je ne devais plus me lamenter sur ma petite existence, je devais réagir, me reprendre au plus vite, mais, Merlin m'était témoin que ces derniers temps avaient été terribles. Je souriais ironiquement à cette pensée. Ces derniers temps seulement… C'était assez réducteur au vu de mon passé, j'avais perdu mes parents à l'âge d'un an, j'avais été élevé par des moldus ignobles qui me considéraient comme quelques anormalités et mon parrain, Si', était mort avant même que je ne puisse le connaître réellement… Tragique. Oui, ça, c'était le résumé de ma vie, de toute ma vie, pas des dernières semaines, c'était vraiment toute ma vie. Enfin, il fallait bien reconnaître que depuis un mois, quelqu'un semblait s'acharner sur moi et les événements s'étaient enchaînés à toute vitesse.

Quelqu'un ! Vraiment Harry, tu es tellement pathétique… Comme si tu ne savais pas qui… qui pouvait s'acharner à détruire tout ce qui pouvait être synonyme de bonheur à tes yeux ! Tom Jedusor… Voldemort… Mais, il n'était pas seul, il avait des renforts et pas les moindres. Cette garce psychopathe de Bellatrix n'était certes pas en reste. C'était elle qui avait tué Si' au ministère de la magie et je me demandais encore quelle sentence pouvait être à la hauteur des crimes qu'elle avait déjà commis au cours de sa misérable existence. La mort de Si', la douleur de Neville, les yeux transparents et sans vie d'Alice Londubat… Je n'avais rencontré cette jeune femme qu'une seule fois en présence de son fils à Sainte Mangouste et cette vision m'avait littéralement glacé. Cette pauvre dame si belle et si perdue tendait désespéramment à mon voisin de chambrée de Poudlard des petits papiers de bonbon froissés. Absolument désespérant ! Et Lestrange, cette garce… même pas assez humaine pour tuer Alice et son époux, non, elle avait préféré les laisser ainsi, sans aucune chance d'une vie normale. Même le baiser des détraqueurs ne suffirait pas pour elle. Et puis, il y avait aussi Pettigrow, ce rat qui avait vendu ses amis pour des rêves de gloire, il avait trahi mes parents, faisant de moi un orphelin à un an.

Dernièrement, un nouveau nom avait rempli ma liste des personnes à abattre pour espérer encore vivre. Rogue. Severus Rogue. Mon ancien professeur des Potions à Poudlard. Je ne l'avais jamais apprécié. Il me paraissait sournois, fourbe, il s'était acharné sur moi dès l'instant où il m'avait vu dans sa salle de cours et le mois de juin m'avait tristement donné raison. Pourtant, je l'avais dit au professeur Dumbledore. Combien de fois ? Sans doute trop. Mais jamais il ne m'avait écouté, il ne voulait pas en démordre. Jamais il n'avait voulu admettre que Rogue n'était pas avec le Phénix. Oh non ! Et pourtant il avait choisi son camp et depuis bien plus longtemps que je ne pouvais m'en douter. C'était lui qui avait lancé Voldemort à mes trousses en révélant la prédiction de Trelawney… Et puis cette terrible nuit de juin où j'avais vu Dumbledore s'écrouler à mes pieds, sans que je ne puisse intervenir. Il avait été touché par le plus terrible des sorts : un avada lancé par Rogue, lui-même, celui en qui le directeur avait placé toute sa confiance. Tout ce que je savais maintenant, c'était qu'il ne m'était pas permis de faire confiance, jamais.

Une larme coula doucement sur ma joue. Il fallait que je me reprenne, que je me ressaisisse enfin. Je la chassais d'un geste rageur alors que Mione bougeait légèrement dans son fauteuil. Elle frissonnait sans aucun doute à cause de la fraîcheur qui gagnait progressivement le sordide salon du QG de l'ordre du Phénix. Je me levai le plus doucement possible et posai délicatement une couverture sur les épaules de ma petite Mione. Elle s'enfonça aussitôt un peu plus dans le fauteuil et sa respiration reprit un rythme plus calme. Je me dirigeai lentement vers le bar, un whisky-pur-feu. En ce moment, il n'y avait bien que cela pour me détendre. Depuis, le mois de Juillet… ce terrible mois de Juillet. Ce qui était arrivé, était arrivé. Voilà, je ne pouvais rien changer à cette réalité atroce. Il fallait que j'oublie cette journée qui aurait dû être si parfaite pour tous ceux que j'aime et qui s'était achevé en une autre tragédie. Le mariage de Fleur et Bill… Ils étaient tous là : la famille de Fleur avec la belle Gabrielle que j'avais sauvée lors du tournoi des trois sorciers. Les Weasley au complet : Molly et Arthur, Bill, le marié anxieux et légèrement esquinté par les derniers combats contre les mangemorts et Greyback. Et puis, le reste des Weasley : mon frère Ron, aux anges, Fred et Georges toujours aussi… toujours enfin eux, quoi et puis Charlie et Gin'…

Une autre larme descendit lentement le long de ma joue. Je me giflai mentalement tout en me dirigeant vers le fauteuil bordeaux. Le whisky-pur-feu, enfin le troisième si j'étais parfaitement honnête, commençait à faire son effet. Tant mieux… Il était temps. Minuit sonnait et toutes les horloges de ce vieux manoir du square Grimmaurd résonnèrent en même temps. Sinistre… Vraiment sinistre… J'en regrettais presque Privet Drive où j'avais passé la première semaine de Juillet. Après seulement quinze jours passées dans cette austère demeure, je me demandais comment mon parrain avait pu supporter cet enfermement si long, avec pour seule compagnie les hurlements stridents de sa mère et les va-et-vient de Kreattur. Je fus brusquement sorti de mes pensées par un bruit sourd. Quelque chose, quelqu'un était tombé. Cela venait d'en bas, du hall, et bien sûr, il fallait que ce soit cette nuit, alors qu'il n'y avait que Mione et moi à Grimmaurd. Tous les membres de l'ordre étaient partis, comme par hasard. Rem devait retrouver Mc Gonagall. Pour les autres, je ne savais pas trop.

Je me retrouvai instinctivement debout, ma baguette serrée dans ma main droite. Je soupirai, maudissant le monde entier à l'idée de devoir réveiller la princesse endormie mais là, je n'avais pas vraiment le choix.

« Mione, Mione, réveille-toi, je t'en prie.»

Elle s'étira légèrement, puis sursauta, visiblement surprise de me trouver devant elle, debout, avec ma baguette à la main. Elle s'apprêtait à parler mais je posai un index sur ses lèvres immédiatement et chuchotai :

« Il y a quelqu'un… dans le hall, je sens une aura, mais elle est faible, très faible… »

Elle me regardait, fronçant un sourcil et précisa, sans conviction :

« Quelqu'un de l'ordre ?

- Non, Mione, non, j'en suis sûr. Prends ta baguette. Suis-moi. »

La petite fille endormie laissa place aussitôt à une jeune sorcière décidée qui s'empara prestement de sa baguette posée à côté de Pattenrond, lové à ses pieds. Je me dirigeai rapidement vers la porte du salon et l'ouvris le plus discrètement possible, ce qui n'était pas chose facile puisque tout, dans cette maison, n'était que grincement. Je descendis lentement l'escalier, suivi par le regard des ancêtres de Kreattur, cloués au mur par la charmante mère de mon parrain. Mione était juste derrière moi. Elle semblait nerveuse, je sentais que sa respiration était de plus en plus saccadée. Je m'arrêtai à quelques marches du hall et me concentrai pour sentir les auras magiques… Il n'y en avait qu'une mais… C'était étrange, très étrange.

Je regardai Mione et lui chuchotai « à trois ». Je levai doucement ma main et mes doigts firent un décompte qui sembla faire monter davantage la tension d'Hermione, si cela s'avérait possible.

1… 2… 3…

« STUPEFIX »

A Suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)