Ne partez pas !!! Promis, malgré le titre de ce chapitre, ce n'est pas guimauve ! non ! Ou alors je ne le fais pas exprès. Les excès de langage pouvant choquer certains lecteurs, je tiens à préciser que ces passages ont été pénibles à écrire, histoire de les consoler. Heureusement qu'ils ne durent pas, sinon, j'aurais trop souffert. Dernier petit avertissement avant de commencer : si vous espériez un chapitre du même acabit que le quatrième, c'est raté. Sortez plutôt vos mouchoirs…

Chapitre 6

Celle que j'attendais.

- Je vous remercie d'avoir bien voulu laisser les enfants à vos époux pour nous rejoindre. Je vous promets de ne pas vous retenir longtemps.

Aussitôt les félicitations d'usages achevées, Quatre avait demandé à ses sœurs de le suivre avec Réléna dans la salle de conférence du paquebot, laissant les autres invités goûter aux joies de la piscine enfin découverte et aux délices du buffet froid. Il avait l'air à la fois grave et triste, un peu perdu aussi, la main de son épouse semblant constituer son unique point d'encrage

L'ambiance s'alourdissait de minute en minute Jamais le chef de la famille ne les avait réunis de façon aussi formelle. Par souci de discrétion, les quatre garçons d'honneur patientaient au dehors avec Rachid et Auda, laissant seulement les membres de la famille Raberba-Winner présents autour de la table. Zech, très loin de telles préoccupations quant à lui, avançait diplomatiquement dans sa mission de réconciliation avec Noin, quelque part sur le pont promenade, avec la bénédiction de tout le monde.

- Je… j'ai grandi comme un égoïste, seul, ignorant chacune d'entre vous, parce que je n'accordais pas d'importance à mon existence que je pensais remplaçable à volonté, continua Quatre, toujours debout. Jusqu'à ma rencontre avec les Maganacs, je n'avais que peu d'estime pour moi-même. Oui Réléna, on peut dire que j'ai été un sale gosse…1

Il eut un sourire d'excuse à l'adresse de son épouse , alors que ses sœurs protestaient.

- Je sais que je ne rattraperai pas mes erreurs passées. Elles sont faites, et je ne les renie pas. Je souhaite en tirer les enseignements pour accomplir mon devoir et protéger ma famille du mieux possible.

Il laissa courir son regard d'azur sur les vingt-huit visages féminins tournés vers lui, conscient de les surprendre. Mais le plus dur restait à venir :

- J'ai pourtant une faveur à vous demander à toutes. J'aimerai que vos enfants, nos enfants, entendent parler de leur grand-m…

- Mon dieu, Quatre! sursauta Réléna.

Le leader des colonies se tourna d'un bloc, se mettant d'instinct devant son épouse. Des cris se firent entendre, tandis que la porte d'entrée s'ouvrait avec fracas devant Heero et Rachid. Un homme vêtu comme un serveur venait de surgir de la dépendance voisine, pourtant condamnée, tenant d'une main un pistolet et de l'autre une jeune femme en robe noire déchirée et pieds nus, qu'il garrottait de son bras replié. D'aspect fragile, la jeune blonde avait l'air prête à se briser en deux sous la pression du mastodonte.

- Winner ! fit le preneur d'otage d'une voix rauque en mettant le couple en joue. Rappelle tes chiens de garde si tu veux pas que je bute ta gonzesse !

Un coup d'œil vers la porte apprit à Quatre que ses amis au grand complet, alertés par les cris, venaient de se jeter à l'intérieur, armes au poing.

- Calmez-vous je vous en prie ! murmura Quatre en faisant franchement écran de son corps à Réléna, les paumes levées en guise d'apaisement. Personne ne tentera rien contre vous…

- La ferme Winner ! coupa l'homme.

Obstiné ou inconscient, le leader des colonies persista néanmoins :

- Mes amis vont emmener les autres et sortir…

- Ta gueule ! vociféra la brute. C'est moi qui commande, compris ?

- Evidemment…Nous serons seuls…insista Quatre sans élever la voix.

L'urgence absolue était de les mettre à l'abri. Toutes à l'abri… coûte que coûte. A force de côtoyer politiciens et autres énergumènes plus ou moins recommandables, le leader des colonies avait développé la faculté de jauger les hommes. Plus qu'une faculté : un instinct. Le même qui lui avait permis des années plus tôt de faire confiance à un soldat parfait, un street fighter déguisé en prêtre, un mercenaire inexpressif et un chinois aussi taciturne qu'entier. Le même qui lui criait que cet homme, autrefois sûr de sa force, était devenu un dément dangereux qu'un rien suffirait à faire basculer dans le meurtre gratuit.

En y regardant de plus près, le mercenaire arborait déjà quelques blessures. Une étrange estafilade, partant de l'arcade sourcilière et courant jusqu'au menton lui barrait la joue, tandis qu'un superbe cocard dessinait sur son œil gauche à demi-fermé des arabesques sombres tout en relief. A mesure qu'il s'avançait vers le couple, il devint évident qu'il boitait bas.

- Ouais c'est ça… sortez tous ! aboya-t-il, abondant dans le sens Quatre sans s'en rendre compte.

Cependant, les sœurs de Quatre n'avaient pas l'air de vouloir bouger d'un pouce. Pendant quelques secondes, l'ancien pilote sentit la panique le saisir. Seul, il gardait une chance de s'en sortir vivant avec l'otage. Si les autres Winner restaient là, elles constitueraient autant de moyens de pression qui permettraient à ce fou furieux de commettre l'irréparable.

- Je vous en prie… il faut mettre les enfants en sécurité… plaida-t-il. Tout ira bien. Réléna ? Tu veux bien les conduire dehors ?

Tout plutôt que d'exposer d'avantage celles qu'il aimait. Les filles Winner, à demi acquises aux raisons du chef de famille, évacuaient doucement la salle. Réléna quant à elle saisit fermement la main de son époux :

- Pour le meilleur et pour le pire tu te souviens ? souffla-t-elle. Tu devrais le savoir depuis le temps : je n'ai pas un caractère docile !

La malheureuse otage peinait à toucher le sol de ses pieds. Son agresseur la portait presque. Le contraste entre ses mains fines qui serraient inutilement le bras musclé et la carrure de son agresseur était saisissant.

-Quatre ? insista Trowa. Tu es sûr que…

Quatre se sentit pâlir d'angoisse quand la brute pointa l'arme en direction des dernières femmes encore présentes. L'intervention du jeune funambule faillit faire sortir le preneur d'otage de ses gonds. Il le mit brusquement en joue, sans que cela émeuve Barton le moins du monde. L'ancien mercenaire avait gardé son arme braquée sur le forcené, tandis que Duo et Wufei escortaient les filles Winner hors de la salle. Heero quant à lui avait baissé son arme, mais ne quittait pas la scène des yeux.

- Trowa… je t'en prie…vas-t'en ! souffla Quatre. Prends soin d'elles…Heero…Rachid… vous aussi…s'il vous plait…

Comme Réléna et la jeune otage, il fixait le pistolet qui tremblait dans la main du terroriste. Il ne reprit son souffle que lorsque Heero sortit le dernier, en laissant la porte ouverte.

- Tu m'auras donné du mal, Winner, mais j'ai fini par t'avoir !cracha l'homme. On va faire une balade en hélicoptère tous les trois…enfin non tous les quatre !

Il accentua la pression sur la gorge de sa captive, qui conservait un calme relatif malgré les circonstances. Elle laissa toutefois échapper un hoquet de douleur.

- On a des comptes à régler la demoiselle et moi… ajouta-t-il. Hein que tu es contente de faire une promenade avec tonton Winner ? Tu nous serviras le thé…


- Bordel de m….! jura Duo entre ses dents en frappant la paroi d'un poing rageur. Fais chier ! Mais comment il est entré ce mec ?

Shinigami se tenait un genou à terre, le dos plaqué contre la paroi juste à côté de l'ouverture. Les anciens pilotes avaient laissé à Rachid et Auda le soin de mettre les sœurs Winner à l'abri. Ca n'avait pas été sans mal. Le caractère bien trempé de Quatre ne semblait pas être une exception dans la famille, et seule la présence de plusieurs jeunes femmes enceintes les avaient décidées à évacuer.

- Et comment va-t-on les sortir de là ? murmura Trowa en vérifiant son arme.

- C'est qui cette fille ? renchérit Wufei en prenant position lui aussi dans le couloir. Une Winner d'accord, mais laquelle ?

Duo bouillait littéralement, lâchant des bordées de jurons plus colorés les uns que les autres, adressés pêle-mêle au preneur d'otage, à la serrure de la dépendance qu'il avait pourtant fait changer la nuit précédente, mais de préférence à lui-même et à son manque de clairvoyance. La mâchoire de Trowa se crispait de façon convulsive, tant et si bien qu'il en grinçait presque les dents. Wufei gardait les yeux fermés, contrôlant sa respiration dans un effort louable pour conserver la maîtrise de ses émotions…mais un pli de colère barrait son front tout en arquant ses sourcils.

- Nous devons faire confiance à Quatre, murmura Heero, étrangement calme. Il ne fera rien qui mette Réléna en danger. En fait, tout dépendra de cette jeune femme…

Il se posta tout contre Duo, son arme pointée vers le sol, parfaitement serein, indifférent aux regards surpris que lui adressaient les trois autres.


La jeune femme en question respirait difficilement, mais ne cessait de fixer l'arme que son ravisseur pointait sur le leader des colonies et son épouse, comme hypnotisée.

- Tonton…Winner ? répéta le leader des colonies sans comprendre.

- Ben alors ? nargua le tueur à gages. Tu ne connais même pas les membres de ta famille ? Cette greluche est une de tes nièces, tu ne le savais pas ?

L'otage ouvrait de grands yeux désespérés, semblant implorer le silence. Des yeux très bleus, d'une limpidité incroyable, à demi cachés par des boucles blondes en désordre. Si semblables à ceux de l'ancien pilote…

- Ce n'est pas ma nièce, murmura Quatre en s'approchant du terroriste.

- Restez où vous êtes Quatre ! parvint-elle à articuler. Je…je… vous en prie.

- Quatre… murmura faiblement Réléna

La main de l'homme tremblait de plus en plus et des gouttes de sueur lui tombaient dans l'œil droit, la paupière du gauche ayant tellement gonflé qu'il ne pouvait plus s'ouvrir. Pas besoin d'être grand psychologue pour comprendre qu'il était à bout, et qu'un rien suffirait à commettre l'irréparable. Se rendait-il seulement compte qu'il reculait, contre toute logique, vers l'angle de la pièce ? Devant un homme désarmé au comportement inexplicable ?

- Ouais, c'est ça ! Ecoute ta femme et la blondinette, Winner !

Puis, frappé à retardement par une évidence, il réalisa la portée des paroles de Quatre.

- Comment ça ?éructa-t-il. Pas ta nièce ? C'est quoi cette connerie ?

- Non, confirma Quatre d'une voix douce en fixant l'otage. Cette jeune femme n'est pas ma nièce.

Il s'était arrêté à moins de trois mètres d'eux. Malgré la menace, il souriait, comme libéré d'un poids énorme. Un sourire que Réléna n'avait pas vu sur son visage depuis très longtemps. A bien y réfléchir d'ailleurs, peut-être jamais…

- Nova Raberba Winner est ma sœur aînée, expliqua-t-il enfin.

Le terroriste marqua la surprise. Puis sa rage se retourna contre son otage :

- Ta sœur ? Cette furibarde, c'est ta frangine ?

Il hurlait tout contre l'oreille de la jeune femme qui grimaça sous la débauche de décibels.

- Alors comme ça tu m'as menti ? salope !

La colère l'aveuglait désormais. Aussi commit-il une erreur. Au bord de l'hystérie, il appliqua le canon de son arme contre la tempe de son otage. Les yeux exorbité, littéralement dos au mur, l'agresseur, perdant le peu de contrôle qu'il avait sur lui-même, semblait sur le point de faire feu à bout portant :

- Garce ! Ca t'avançait à quoi de me raconter des conneries ? Hein ? Réponds ! Tu m'as pourri la vie en m'obligeant à descendre mon partenaire et en prenant mon matériel ! Tu me sautes dessus en essayant de m'arracher les yeux, et là tu me sors que t'es sa nièce ? Hein ? Pourquoi ? Tu vas répondre oui ?

Une réponse lui parvint, mais peut-être pas celle qu'il escomptait.

- Yuy, maintenant ! hurla Nova en saisissant l'arme enfin à sa portée à pleine main, bloquant le barillet.2

A force de reculer, le tueur à gages s'était lui-même acculé dans un angle. Prenant appui des deux pieds sur la paroi la plus proche pour se jeter sur le côté, elle réussit à s'arracher de l'étreinte étouffante en roulant à terre, dans une souplesse de mouvements qui en disait long sur sa condition physique. Un bruit infime se fit entendre, suivi par trois autres du même genre et par réflexe, elle se retourna pour braquer l'arme sur son adversaire.

Mais celui-ci gisait à ses côtés.

Le front proprement troué d'une balle.

Et trois autres impacts au niveau de sa poitrine, dans la région du cœur.

Définitivement mort.

Sans même lever les yeux, elle savait que Yuy, Barton, Maxwell et Wufei se tenaient de l'autre côté de la salle de conférence, silencieux encore pointés dans leur direction. Peut-être même y avait-il le grand Rachid…Elle avait tout misé sur la réaction du garde du corps attitré de Réléna, sachant à quel point il était attaché aux jeunes mariés. Les trois autres s'étaient montrés à la hauteur de leur réputation.

Elle laissa tomber sa main sur le sol, lâchant le pistolet par la même occasion, visiblement exténuée. La tête baissée, elle reprenait doucement son souffle, une main sur sa gorge, toussant faiblement. Elle commençait seulement à ressentir la douleur.

La scène avait été d'une rapidité surnaturelle. Rejoint par Réléna, Quatre osa s'approcher de celle qui, il venait de le comprendre, leur avait sauvé la vie plusieurs fois en deux jours. Ses yeux découvrirent de gros hématomes qui commençaient à apparaître le long de ses bras, de même que des écorchures qu'il n'avait pas vu de primes abords. Il devinait qu'elle avait dû lutter contre son agresseur de toutes ses forces avant de capituler… de façon toute provisoire ! Il s'agenouilla à ses côtés :

- Nova ? murmura-t-il une fois arrivé à sa hauteur.

-

- Bienvenue, Nova ! souffla-t-il.

- Comment…. Comment avez-vous su qui j'étais ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés que je sache…

Imperceptiblement, la jeune femme reculait vers ce même angle où le tueur à gages avait été pris au piège. Envolée l'impression d'assurance qu'elle dégageait l'instant d'avant sous la menace d'une arme. L'angoisse mêlée d'appréhension s'affichait maintenant sur son visage, tandis qu'un léger tremblement secouait son corps. Comme si elle redoutait d'avantage la scène à venir que la prise d'otage passée. Quatre suspendit le geste qu'il esquissait vers elle, conscient qu'elle fuyait son contact :

- Je crois que si… la serveuse à la tasse de thé sur le pont, c'était bien vous ?

Elle acquiesça, la tête basse. Des marques de strangulation ratée violaçaient peu à peu son cou qu'elle s'entêtait à masser.

- Gaïa aussi ? tenta Quatre

Nouveau silence.

- Le jeune homme à la casquette? intervint Réléna.

- Je ne suis pas arrivée à désamorcer la bombe. Les explosifs, ce n'est pas vraiment mon domaine, expliqua-t-elle comme on s'excuse. J'ai préféré la faire sauter…

Un silence pesa sur les jeunes gens le temps de plusieurs battements de cœur. On n'entendait plus que la respiration saccadée de la jeune femme. Sous l'impulsion de Trowa, les autres pilotes sortirent discrètement : cet instant n'appartenait qu'à leurs amis.

- Mais là… Les Winner se ressemblent tous ! articula-t-elle soudain. Nous sommes des copies… de simples copies…et moi…

- Vous vous trompez, contredit doucement mais fermement Quatre. Et pendant longtemps, j'ai fait la même erreur que vous. Nous sommes frère et sœurs, mais nos vies ont autant de valeur les unes que les autres. La façon dont nous avons été conçus, dont nous sommes venus au monde, n'a pas d'importance…J'ai fini par le comprendre… comme j'ai compris aussi les raisons de Père qui m'avait caché que…

Quatre choisissait ses mots avec soins, sachant d'instinct qu'il ne pouvait pas se permettre la moindre maladresse. La jeune femme semblait sur le point de s'effondrer nerveusement.

- Nova… vous êtes unique, reprit-il dans un murmure. Et je ne peux pas vous confondre avec l'une de nos sœurs…encore moins avec une de nos nièces !

Réléna avait fini par s'agenouiller elle aussi, aussi près qu'elle l'osait de sa belle-sœur. Sans que la jeune blonde ne s'en aperçoive, elle avait posé sa main sur son épaule. Ils attendaient cet instant depuis si longtemps… Quatre avait tant souffert de cette absence qui le privait d'une explication avec sa sœur…l'occasion s'y prêtait enfin, même si les circonstances se révélaient plus que dramatiques.

- Mais comment avez-vous su ? insista-t-elle la voix enrouée, visiblement à bout. J'ai tout fait pour ne jamais vous rencontrer…

-

- Je vous haïssais tellement ! finit-elle pas avouer avec violence. A une époque, si j'avais pu, je vous aurais…je voulais vous…

- Mais vous m'avez protégé… coupa Quatre. Non seulement sur ce bateau, mais bien avant aussi j'imagine.. et puis…

Le leader des colonies prit une grande inspiration. Le moment était arrivé. Il ne fallait pas que sa voix tremble. Surtout pas.

- Vous êtes celle qui ressemble le plus à notre mère, Nova.

- ….

La jeune femme leva sur son frère des yeux incrédules. Etait-il possible que… ?

- Je ressemble à…

- Vous avez ses yeux et sa force.

- Donc vous êtes au courant pour… Vous savez que…pour maman ?

Quatre acquiesça:

- Je sais de qui j'ai privé toute la famille... Et que celle qui en a le plus souffert, c'est certainement vous, puisque vous étiez la plus jeune à sa mort. Catherine… notre mère… je suis tellement désolée si vous saviez…

Jamais on n'avait fixé Quatre avec une telle intensité. Nova semblait découvrir le visage de son frère pour la première fois. L'ancien pilote soutint le regard bleu sans faillir, se livrant sans retenue ni pudeur, avec toute la franchise dont il était capable.

- Mais surtout Nova, souffla-t-il enfin…vous êtes…celle… celle que j'attendais…

- Celle que…. ?

Quatre acquiesça, l'air grave.

Quelque chose semblait sur le point de céder. Etait-ce la barrière émotionnelle que Nova avait érigé toutes ces années durant? Elle frissonna et se recroquevilla sur elle-même en fermant les yeux. Lorsque son frère retira sa veste pour lui en couvrir les épaules, elle ne recula plus, mais se mit à pleurer.

Doucement.

En silence. Sans un sanglot. Presque avec calme.

Vaincue.

Mais libérée.

Car elle trouvait enfin la force de pleurer.

Pleurer tous ces jours, ces mois d'angoisse passés dans la clandestinité à traquer les dangers qui menaçaient son frère.

Pleurer ces années de souffrance à se haïr elle-même.

Pleurer sa mère…

L'empathie de Quatre lui permit de saisir l'essentiel de ce qu'elle ressentait, ainsi que poids immense du fardeau qu'elle venait de déposer. Dans un geste d'une infinie douceur, le leader des colonies osa lui ouvrir les bras, heureux.

Enfin.

Je sais… j'avais dit pas de guimauve… mais c'est dur ! J'avais prévu de finir plus vite aussi. Mais j'ai entièrement réécrit ce chapitre, coupé en petits morceaux, remonté dans tous les sens (dans la douleur si vous saviez !) Enfin voilà, rencontre méga explosive entre ces deux-là. Et non, Quatre ne fait pas de « sister complex », qu'on se le dise. Sinon je n'ai tenu parole (navrée ') : plus de cinq chapitres…mais une fin !Quoique…

Encore un grand merci à ceux qui me soutiennent (ça fait chaud au cœur !) , et à Théalie pour l'idée que tu m'as suggéré il y a quelques mois. J'espère avoir répondu à tes attentes.

Aller, je retourne aux autres fics !

Bravo d'avoir suivi jusque là !!! A bientôt !!!

Cachoucat ! .

1 n'hésitons pas à le traiter de tâte à claques même…sisi !

2 petit emprunt à City Hunter… j'avais adoré voir Laura faire ça !