Note de la traductrice : Rien ne m'appartient, ni les personnages - qui appartiennent, bien évidemment, à Madame JK Rolwing - ni l'histoire, qui appartient à Anna Fugazzi, qui m'a très gentiment donné l'autorisation de traduire sa sublime histoire.

Avertissement : Cette fic est un SLASH. Si les relations homosexuelles et les scènes explicites ne vous plaisent pas, ne lisez pas ce qui suit. Merci.

Rating : M

Statut de la fic originale : Fic terminée : 21 chapitres et un épilogue.

Note de la traductrice : un énorme merci à Kaorimiiko pour la relecture de ce dernier chapitre, pour ses encouragements et ses merveilleux conseils :)

Épilogue

22 Mai

236ème jour, Samedi

Poufsouffle : 380

Serdaigle : 370

Gryffondor : 210

Serpentard : 60

Harry jeta un dernier regard au grand tableau d'affichage situé dans le coin du terrain avant de serrer la main de Carmichael et de s'apprêter à commencer le dernier match de Quidditch de l'année, qui faisait se rencontrer les deux dernières équipes du classement.

Il regarda ses co-équipiers et haussa les sourcils pour voir s'ils étaient toujours d'accord. Ils lui firent un signe de tête affirmatif, tous en même temps. Le match Serdaigle/Poufsouffle s'était terminé sur une victoire surprenante, à 160 contre 30 pour les Serdaigle, ce qui signifiait que les Gryffondor avaient encore une (très mince) chance de gagner la coupe de Quidditch. Si les Poufsouffle avaient gagné leur dernière rencontre, il aurait été impossible de les battre, mais aujourd'hui les Gryffondor n'avaient besoin de marquer que 180 points pour atteindre la première place. Ses co-équipiers avaient accepté de le laisser essayer de maintenir le Vif d'Or hors de portée des Serpentard jusqu'à ce qu'ils aient marqué trois buts.

Ce qui ne serait pas chose facile. Le Gardien de Serpentard s'était considérablement amélioré et semblait capable de bloquer tout ce qui tenterait de passer ses buts, et les Poursuiveurs de Gryffondor n'étaient pas prêts pour ce match. Ginny, Dean et Demelza Robins formaient une excellente équipe, mais Dean et Demelza avaient tous deux été transformés en tritons lors d'un entraînement au Club de Duel, et leurs remplaçants n'étaient pas du même calibre. Il allait être difficile d'empêcher le Vif d'Or d'être capturé avant que Gryffondor n'ait marqué trois buts. Mais la journée était sombre et venteuse pour un jour de mai alors peut-être qu'avec un peu de chance, ni lui ni l'autre Attrapeur ne repérerait le Vif d'Or avant un certain temps.

Il leva les yeux vers Draco, qui prenait place dans le ciel. Il sourit malgré le temps maussade. Au vu des évènements de ces derniers mois, le voir jouer comme Attrapeur pour Serpentard était exceptionnel. Tandis que la maison de Serpentard se déchirait après leur ré-enchaînement et compte tenu du fait qu'il n'était même pas retourné dans son dortoir depuis, Draco avait dû se battre bec et ongles pour ne pas perdre sa place dans l'équipe. Mais, au final, il l'avait emporté. Et voilà maintenant où il en était.

Voilà où ils en étaient. Retour à la case départ : ils jouaient un Match d'Attrapeur.

Et voilà où était le Vif d'Or, juste au-dessus du but de Serpentard. Draco fit un piqué dans sa direction, Harry dans son sillage. Ils se battirent dans l'air, se dépassant à tour de rôle, tournoyant l'un autour de l'autre. Draco s'en approcha, mais la minuscule balle prit ses ailes à son cou. Le Serpentard poussa un juron et faillit se heurter à un Poursuiveur de Gryffondor. Harry se déporta pour les éviter. Le Vif d'Or avait de nouveau disparu.

Bon sang.

Harry monta un peu plus haut dans les airs en faisant des loopings. Merci Merlin, l'enchaînement s'était apaisé, après deux mois, et ils pouvaient participer au match sans sensation de gêne. De devoir à nouveau passer tout leur temps ensemble pendant les premières semaines après l'enchaînement s'était révélé incroyablement frustrant. Durant cinq jours absolument horribles, qui leur faisaient aujourd'hui encore faire des cauchemars, Harry avait tenu Draco dans ses bras tandis que celui-ci était recroquevillé sous le coup de la douleur provoquée par la Marque et que les Guérisseurs mettaient tout en œuvre pour le soulager, avec plus ou moins de succès.

Puis la douleur s'était arrêtée.

Pour des raisons connues de lui seul, Lucius Malfoy avait arrêté de tourmenter Draco et quitté le camp de Voldemort. Son bras droit parti, son grandiose plan pour tuer le Garçon Qui A Survécu réduit à néant (plusieurs Mangemorts lui ayant fait défaut et ses soutiens se révélant sur le déclin), Voldemort avait de nouveau disparu.

Ce qui ne signifiait pas qu'il ne représentait plus aucune menace. Il suffisait de voir les Aurors encercler le terrain aujourd'hui pour s'en rendre compte. La rencontre du jour était plus que jamais sécurisée ; juste au cas où le Garçon Qui A Survécu ou le Garçon Qui S'est Enchaîné (les Serdaigle qui le surnommaient en avril Le Garçon Qui A Aimé n'avaient arrêté que la semaine dernière) viendrait à se faire tuer en plein vol – cela aurait été des plus déprimants pour la fin de l'année scolaire.

Là ! Le Vif d'Or ! Harry et Draco se précipitèrent sur lui, en se tournoyant autour. Smith avait un mal fou à commenter tout ce qui se passait.

"Potter prend la tête, il tend le bras et…non, il ne l'a pas mais ça y était presque ! Et c'est maintenant l'Attrapeur de Serpentard qui tente…Potter s'essaie à une Roulade de Marlowe – Donohue, Poursuiveur de Serpentard, marque ! 10 – 0 pour Serpentard, tandis que le Vif d'Or est perdu, les deux Attrapeurs arpentent de nouveau les cieux…"

Harry secoua la tête en entendant le murmure qui s'élevait des gradins : les Serpentard ne savaient pas s'ils devaient applaudir ou huer. Même des mois après l'enchaînement, ils restaient partagés, bien qu'ils l'étaient moins qu'au tout début.

Lorsque Draco avait rejoint le camp de Harry, les forces de Voldemort avaient connu une grosse perte : si même le fils du bras droit de Voldemort le défiait et s'alliait à son pire ennemi, cela n'apparaissait pas comme un signe encourageant pour se décider à adhérer au camp de Voldemort. Ce dernier en ressortait clairement affaibli et semblait dorénavant plus pathétique qu'autre chose. Grâce à la défection de Draco, cependant, Harry avait gagné un allier de taille qui en connaissait long sur les partisans de Voldemort et leurs méthodes, et qui était en outre lui-même un sorcier très doué, qui pouvait apporter à Harry une puissance supplémentaire grâce à l'enchaînement…et maintenant, ajouter à cela le fait que Lucius Malfoy avait également déserté…les bouleversements politiques s'étaient révélés intenses et cela avait été particulièrement visible chez les Serpentard. Tous les jours, pendant des semaines, les familles se décidaient sur leur loyauté et influaient sur les amitiés de leurs enfants à l'école. Et, à un moindre degré, leurs enfants leur retournaient la faveur : quelques Serpentard parvinrent à emmener leur famille dans un camp ou dans l'autre en fonction des alliances qu'ils avaient eux-mêmes forgées à l'école.

Il repéra à nouveau le Vif d'Or et plongea pour l'atteindre. Il le toucha une seconde avant Draco et dût mettre à l'œuvre toute son habileté pour éloigner Draco de la petite balle et faire preuve de toute sa discipline pour s'empêcher de l'attraper.

"Et Potter laisse échapper le Vif d'Or ! On dirait bien que les Gryffondor ne désirent pas simplement gagner ce match ! Ils sont classés troisième, voyons s'ils ont une chance Potter va rencontrer des difficultés, Black était à deux doigts de l'attraper…"

Draco s'approcha de lui, en colère. "Vous essayez de gagner la Coupe ?" demanda-t-il en hurlant pour se faire entendre malgré le vent.

"On a plus de chances que vous," répondit Harry.

"Va te faire voir !" rétorqua Draco. Harry lui fit gaiement un doigt d'honneur et se remit à chercher le Vif d'Or.

"L'Attrapeur de Gryffondor vient de faire un geste injurieux à l'Attrapeur de Serpentard," déclara Smith, provoquant une vague d'hilarité dans les gradins. "Gentlemen, laissons les disputes conjugales en-dehors du terrain, voulez-vous ?"

Les Serpentard jouaient très bien, se dit Harry tandis qu'il parcourait le ciel du regard, à la recherche de la petite balle dorée. La perte de l'une de leur Batteur, Millicent Bulstrode, avait été difficile, mais ils s'en étaient remarquablement bien remis. Un soir, elle n'était pas revenue à son dortoir après les cours et, le lendemain, les Aurors se mettaient à sa cherche, à l'étonnement général. En seulement quelques jours, une rumeur sortie d'on ne sait où commença à filtrer, l'accusant d'avoir été "l'aide interne" dont avait bénéficié Parnassus McKay, celle qui l'avait aidé à mettre en place l'enchaînement originel. On les disait parents éloignés. Une autre rumeur, encore plus nébuleuse, l'accusait d'avoir été la personne qui avait envoyé aux journaux la photo de Harry et de Draco qui avait poussé Lucius à déshériter son fils.

Ce qui était complètement hallucinant, si cela s'avérait être le cas. Millicent n'avait jamais semblé très hostile envers Draco (ni envers Harry, d'ailleurs). Elle n'avait jamais non plus été particulièrement amicale, mais lorsqu'on pensait à une "source infiltrée", on imaginait plus volontiers un personnage énigmatique, mystérieux, qui, lorsqu'il était découvert, amenait tout le monde à se donner des gifles pour ne pas avoir deviné ses agissements douteux. Ou bien l'on imaginait la personne angélique, que personne n'aurait jamais soupçonné, et qui provoquait un grand choc lorsqu'on découvrait son identité secrète et malfaisante.

La réponse générale à cette rumeur, selon laquelle Millicent venait d'être démasquée comme un agent secret au service du Mal, avait été un retentissant : "Hein ?".

De toute manière, tout ce qui s'était passé à Serpentard cette année avait été hallucinant, pour Harry. Y compris l'étrange façon dont certaines alliances politiques avaient été négociées. La plupart du temps, les gens s'étaient détachés de Voldemort en véritable troupeau et s'étaient dépêchés d'afficher leur nouveau statut en trahissant amis et familles restés fidèles à l'autre camp.

Que c'était lâche et intéressé, comme façon de faire, s'était souvent dit Harry avec dédain. Avant de s'en vouloir, à chaque fois que cette pensée lui traversait l'esprit, car son propre époux avait agi de la sorte également.

L'éclat le plus déconcertant, cette année, avait impliqué Théo Nott qui, Dieu seul savait pourquoi, s'était soudain déclaré être un opposant à Voldemort. Et il avait, de ce fait, défendu avec force le droit de Draco à rester l'Attrapeur de Serpentard et d'être considéré comme Serpentard, même s'il ne vivait plus parmi eux. En partant du principe que la volte-face de Nott était sincère, ils ne sauraient sûrement jamais ce qui en fût à l'origine – comme ils ne sauraient jamais sûrs de la raison pour laquelle Parnassus McKay avait fait ce qu'il avait fait, ou de la manière dont Lucius était parvenu à le capturer.

Queenie Greengrass était inflexible. Les couples Potter-Malfoy et Thomas-Davis avaient survécu jusqu'à la fin de l'année mais la romance Greengrass-Nott s'était éteinte d'une bien vilaine mort.

Il était intéressant, pensa Harry en continuant à chercher le Vif d'Or sans relâche, de constater le bon jeu des Serpentard aujourd'hui malgré tous les conflits internes dans leur Maison et dans l'équipe elle-même. Convaincu par l'insistance de Draco et de Nott, Carmichael avait décidé de la composition de l'équipe pour le dernier match aussi bien en fonction des opinions politiques que des aptitudes des joueurs, et les avaient poussé à se mettre tous en compétition pour voir qui sortirait du lot. Carmichael, deux des Poursuiveurs et Draco étaient d'un côté. Le Batteur qui remplaçait Millicent, le troisième Poursuiveur et le Gardien étaient de l'autre. Ils se mettaient en compétition pour s'accorder sur la tactique à jouer et montrer que, lorsqu'ils y étaient poussés, les Serpentard pouvaient accomplir de grandes choses ensemble.

"Ginny Weasley marque ! 20 à 10 pour Gryffondor. Encore un but et Potter pourra arrêter de voleter autour du Vif d'Or et l'attraper pour de bon…Attendez, les deux Attrapeurs viennent de le voir, apparemment, et ils s'élancent à sa poursuite – Black rase de très près le Poursuiveur de Gryffondor Frobisher, et mène la danse – Potter commet une faute ! Pénalité pour Gryffondor, Black n'a pas l'air content !"

"Tu fais chier, Potter !" s'énerva Draco.

"Je t'emmerde, Black !" répondit Harry en sachant très bien que Draco détestait son nouveau nom de famille.

Bien que Lucius l'ait à nouveau déshérité après leur mariage, Narcissa avait refusé de suivre l'exemple de son mari et avait autorisé Draco à garder son héritage de la famille Black : le nom, une chambre forte honorablement remplie à Gringotts, quelques propriétés en Europe…ce genre de choses. Elle refusait de voir son fils, mais lui avait au moins donné quelque chose. Harry savait que cela signifiait beaucoup pour Draco – rester avec Harry sans un sou et complètement dépendant de lui l'aurait exaspéré au plus point – mais le Serpentard n'en aimait pas pour autant le nom de famille qu'il était forcé d'utiliser.

Les journaux avaient lancé la rumeur selon laquelle les Malfoy séniors s'étaient séparés à cause de leur fils. Ce sur quoi Draco ne fit aucun commentaire mais que Harry espérait secrètement être vrai. Cela ne pourrait arriver à un plus beau couple, vraiment.

"Gryffondor marque à nouveau ! Le score est donc de 30 à 10 pour Gryffondor. Leur Attrapeur se montre exceptionnel, et nous allons maintenant voir quelle équipe a le meilleur Attrapeur…"

On en revenait à une sorte de Jeu d'Attrapeurs, au final.

Enfin, non : un Jeu d'Attrapeurs était ce à quoi ils avaient joué jusqu'à maintenant – Harry se concentrait davantage sur Draco que sur le Vif d'Or. Un jeu inventé par Draco et auquel Harry le battait. Ils étaient maintenant revenus à un jeu d'Attrapeur contre Vif d'Or, le domaine de Harry. Il se sortit Draco de la tête et se força à se concentrer pour apercevoir l'éclat doré tant attendu.

Là !

Il fit un plongeon, tout comme Draco, et Smith ne put suivre le rythme dans ses commentaires alors qu'ils se tournaient autour, après des mois à travailler ensemble et en sachant pertinemment ce que l'autre ressentait. C'était incroyablement intense. Harry ressentait la farouche détermination de Draco, son besoin de gagner, le fait qu'il était prêt à remuer ciel et terre pour attraper la minuscule balle.

Et la joie qu'il y ressentirait, l'air qui sifflerait autour de lui, le frisson d'excitation, son emprise sur le balai, l'ivresse et l'euphorie du moment.

Il y était presque…

Gryffondor marqua à nouveau. Harry entendit faiblement des acclamations surexcitées dans les gradins, au-dessous d'eux, et il se dit qu'il s'agissait sûrement de l'un des plus beaux matchs qui s'étaient joués à Poudlard. Chacun donnait tout ce qu'il avait en lui – y compris les deux Poursuiveurs remplaçants chez Gryffondor – et Ginny, Ron, Carmichael, Harry et Draco n'avaient jamais mieux volé.

La petite balle s'amusait : elle changea soudain de direction, les faisant se déporter tous les deux. Ils faillirent glisser de leurs balais pour éviter une collision au dernier moment. Ils se remirent rapidement en chasse.

Il y était presque…

Harry tendit la main et sentit les ailes de la minuscule balle lui effleurer le bout des doigts. Une intense joie l'étreint, mais le Vif d'Or se déplaça d'un cheveu vers l'avant. Draco était à portée de main également et tendit le bras. Leurs esprits étaient entièrement fixés sur la petite balle…

Il y était presque…

Ses ailes effleurèrent à nouveau ses doigts alors qu'il avançait d'un millimètre son balai et…

La petite balle fit un tout petit écart sur la droite. Harry et Draco suivirent immédiatement le mouvement, comme un même homme, puis Draco tendit le bras un poil plus loin et…

Harry sentit sur son annulaire le chatouillis de l'une des ailes alors que la main de Draco se refermait sur le corps du Vif d'Or.

"Black a attrapé le Vif d'Or ! Serpentard remporte le match !" Un silence stupéfait s'ensuivit avant que les gradins n'éclatent de joie. Harry et Draco s'arrêtèrent et se fixèrent, choqués. Se mêlant à l'intense déception du moment, Harry sentit l'euphorie de Draco lui parvenir – il y était enfin arrivé, il avait enfin gagné, dans un match, contre la personne qu'il voulait absolument battre depuis sept ans. Malgré lui, un sourire lui échappa. Draco avait l'air complètement stupéfait : il fixait le Vif d'Or d'un air émerveillé, sans même se rendre compte que les gradins de Serpentard – et d'autres Maisons – l'acclamaient lui.

Il se mit à rire lorsque Draco lui lança un regard d'excuse – Draco, penaud d'avoir battu Harry au cours d'un très bon match – et lui donna une tape dans le dos.

"Tu as gagné," dit-il, et Draco lui lança un sourire éblouissant. Harry se déplaça ensuite pour laisser l'équipe de Serpentard rejoindre Draco et l'étreindre dans l'euphorie de la victoire.

Harry rejoignit lui aussi son équipe qui atterrissait. Ils étaient tous un peu plus calmes que les Serpentard, mais tout de même très contents. La rencontre avait été bien trop exceptionnelle pour qu'ils se sentent aussi abattus que d'habitude après une défaite.

"Vraiment pas de pot, Harry," lui dit Ginny, et il lui fit un sourire.

"Les Serpentard restent quand même à la dernière place," fit observer Ron tandis que les scores de chaque équipe s'affichaient. Harry se retourna pour les voir.

Poufsouffle : 380

Serdaigle : 370

Gryffondor : 250

Serpentard : 220

"Exact." Harry sourit tandis qu'ils atterrissaient. Il leur donna à tous une tape dans le dos pour leur faire savoir qu'il avait grandement apprécié leur jeu – y compris Dean et Demelza, même s'il fit attention à ne pas toucher leur peau, qui était encore moite et contagieuse. Il enlaça Hermione, n'écoutant que d'une oreille leurs camarades de Gryffondor qui venaient les réconforter et les rassurer en leur disant qu'ils venaient d'offrir aux spectateurs un match spectaculaire. Il finit par croiser le regard de Ron ; son sourire en disait bien plus long que n'importe quelle parole. La vue de la foule qui quittait les gradins était tout aussi rassurante, avec leurs visages rougis d'excitation, leurs bavardages enthousiastes et les plus jeunes qui sautaient presque de joie et qui se rejouaient, à l'aide de leurs mains, quelques-unes des manœuvres les plus sensationnelles.

C'était fini. Son dernier match de Quidditch à Poudlard.

Il se mit en route pour les vestiaires, détachant l'élastique qui retenait ses cheveux, retirant ses protège-tibias et faisant de légères rotations des épaules pour les détendre. Il avait dû se froisser un muscle pendant le match, sans même le remarquer. Et il était trempé de sueur. Une longue douche bien chaude serait un vrai bonheur…Il poussa un brusque gémissement en se rendant compte qu'il avait oublié de prendre la boîte qui contenait les balles de Quidditch, comme était censé le faire le capitaine de l'équipe perdante. Il fit demi-tour pour retourner sur le terrain.

"M. Potter ?" le héla une douce voix. Quelqu'un se trouvait caché dans l'ombre de la cabane de Quidditch, à côté des vestiaires. Il scruta la pénombre et ses sourcils se haussèrent.

"Mrs Malfoy ?"

"M. Potter," répéta-elle, la même expression sur le visage que Harry lui avait vu la première fois où il l'avait rencontrée : comme si elle était en présence d'une odeur particulièrement nauséabonde. Son expression s'intensifia lorsque la porte de la cabane s'ouvrit et que Hermione en sortit, réprimant un cri alarmé et se plantant aux côtés de Harry lorsqu'elle vît qui se trouvait avec lui.

"Est-ce que vous…Draco est encore là, voulez-vous que je…" commença Harry en essayant de ne pas laisser percer dans sa voix l'antipathie qu'il ressentait pour cette femme qui avait abandonné Draco. Après tout, elle lui avait tout de même (bien qu'avec réticence) permis d'utiliser son nom de jeune fille et l'argent de sa famille. Et elle était sa mère.

"Non, je ne veux pas le voir. Je…je ne devrais même pas être là, mon mari en serait contrarié s'il l'apprenait."

Mari. Pas ex-mari. Les rumeurs de leur séparation avaient été exagérées. Quel dommage. "Alors pourquoi êtes-vous là ?"

"Je voulais tout simplement savoir comment…il se porte," demanda-t-elle avec froideur.

"Pourquoi ne lui demandez-vous pas vous-même ?"

"Je ne peux pas." Elle se redressa et secoua la tête. "Je ne le souhaite pas."

Harry croisa les bras et la regarda, les yeux plissés de dégoût. Si elle ne voulait pas lui parler, elle pouvait tout aussi bien rester là à attendre en se demandant comment il va.

"Êtes-vous…des rumeurs circulent, concernant ce que vous souhaitez faire une fois vos études à Poudlard terminées."

"Les rumeurs ne cessent de circuler," constata Hermione d'un ton catégorique.

"Soit. Je désirais simplement vous demander de ne pas vous hâter de le traquer."

Harry et Hermione gardèrent un visage inexpressif.

"Vous ne me faites pas confiance," déclara Narcissa, légèrement amusée. "Vous pensez que je suis de son côté et que je désire vous retarder afin de lui donner le temps de rassembler ses partisans. Ce n'est pas le cas."

Évasif, Harry haussa les épaules.

"Je veux vous voir triompher, M. Potter. Si le Seigneur des Ténèbres venait à triompher, il ne se montrerait clément ni envers mon mari, ni envers mon fils. Mais je désire également que vous…vous montriez prudent."

Harry la fixa.

"Essayez d'attendre que l'enchaînement soit suffisamment atténué pour que Draco ne souffre pas terriblement si quoi que ce soit venait à vous arriver."

"J'en sais suffisamment pour pouvoir prendre moi-même soin de mon mari, Mrs Malfoy," répondit froidement Harry.

Elle ouvrit la bouche, une réplique cinglante sur le bout de la langue. Mais elle hésita et son visage s'adoucit quelque peu. "Oui, j'imagine." Elle lança un regard par-dessus son épaule un groupe d'élèves s'approchaient de la cabane de Quidditch. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement. Elle jeta un nouveau coup d'œil à Harry, lui fit un sourire glacial et s'éclipsa rapidement dans la pénombre de la cabane.

Harry et Hermione se retournèrent, revenant vers le terrain ensemble. Harry sourit tandis que Draco et son équipe arrivaient, ignorant les railleries des autres Serpentard alors qu'ils continuaient leur chemin.

"Qui c'était ?" demanda Draco en l'embrassant rapidement et en désignant la cabane de la tête.

"Je t'en parlerai plus tard," répondit Harry. "Est-ce que tu vas te rendre à la fête de Serpentard ?"

"Non, je ne pense pas. Ils la font à Serpentard et ils recommencent déjà à se battre comme des chiffonniers. Ça risque de vite dégénérer. Et puis, il me semble que j'ai certains prix à récolter, au vu de notre pari sur ce match, n'est-ce pas ?"

Harry sourit en attirant Draco contre lui. Hermione continua sa route, et Draco lui dit à l'oreille d'une voix basse. "Voyons voir…Déjà, je retirerai ma cravate de Serpentard…"

"Il te faudra déjà la trouver."

"…mais je n'arrive pas à me décider sur la suite des évènements. Vais-je te demander de commencer par me dire des cochonneries en Fourchelangue, ou bien par ce sort français dont Pansy m'a parlé, ou encore…" Il s'interrompit lorsque Hermione se retourna pour voir ce qui retenait Harry. "Hmm…et si je demandais à Granger de choisir pour moi… ?"

Harry lui donna un coup de coude menaçant mais ne put réprimer un sourire. Draco eut un sourire en coin, les yeux brillant d'humour et d'affection.

"Oh." Hermione pencha la tête, une bien curieuse expression sur le visage.

"Quoi ?"

"Un petit air de déjà-vu : j'ai déjà vécu cette scène." Elle inclina davantage la tête. "Exactement pareil : vous deux, sur le terrain de Quidditch, en train de vous sourire. Sauf que, la première fois, je ne t'avais pas reconnu," dit-elle à Draco. "C'était une vision, je crois…"

"Merci Granger, c'est très utile à savoir," s'offusqua Draco. "Une vision de deux personnes en train de se sourire. Penses-tu pouvoir essayer d'avoir des visions qui ont un sens, comme par exemple deviner qui gagnera la Coupe du Monde de Quidditch ?" Il relâcha Harry et partit en direction de la cabane de Quidditch, en enlevant ses protège-tibias en même temps. "On se retrouve au dortoir ?" demanda-t-il par-dessus son épaule.

"Tu peux aussi bien m'attendre ici," répondit Harry. "Je vais chercher les balles de Quidditch pour les ranger dans la cabane. J'ai besoin d'une bonne douche."

"C'était durant le cercle de guérison…" murmura Hermione, et Harry acquiesça d'un air distrait, l'esprit déjà aux prochaines heures qu'il allait passer avec Draco.

"Attention !" entendit-il quelqu'un crier. S'ensuivit un bruit sourd à soulever le cœur, et le monde devint noir.

oooooo

…qu'est-ce que c'était que ça ?

Harry reprit conscience, fixant enfin son regard sur quelque chose. Le plafond. Le plafond très familier de…l'infirmerie.

Merde, pas encore, fut sa première pensée.

"Tu es réveillé," entendit-il dire près de son oreille. Il se tourna et vit Draco lui sourire.

"Que s'est-il passé ?"

"Demelza rangeait les Cognards, mais elle avait encore les doigts visqueux à cause du sort qu'elle a reçu, et une balle lui a échappé des mains. Elle t'a fendu l'arrière du crâne."

"Pendant combien de temps ai-je perdu connaissance ?"

"Pas très longtemps. Environ quarante-cinq minutes."

Harry gémit.

"C'est encore douloureux ?"

"Un peu."

"Ça va aller," dit Draco d'un ton désinvolte avant de lui faire un léger sourire.

"Encore sur ton petit nuage après ta victoire ?"

"Mmhmm." Draco avait l'air bien trop fier de lui.

"C'est tout ?" demanda Harry. Le sourire de Draco s'élargit. "Crache le morceau."

"Eh bien…alors que tu étais inconscient, un découvreur de nouveaux talents, de Puddlemere United, a voulu me parler."

"Quoi ?" Harry s'assit.

"Recouche-toi, je n'ai pas envie que tu vomisses ton déjeuner sur mes genoux. Puddlemere United. Ils me veulent comme Attrapeur."

"Quoi ?"

"Avec quelle force ce Cognard t'a donc frappé ?"

"C'est…c'est génial," dit Harry.

"Oui." Draco soupira rêveusement. "N'en parle pas à Weasley, tu veux ? Il va bouder pendant des semaines."

"Il finira bien par le savoir, tu ne cro…"

"Harry, ne sois pas bête. Je ne peux pas accepter."

Harry se mordit la lèvre. Non, bien sûr, il ne pouvait pas accepter. Pas avec tout ce qu'ils avaient prévu de faire dans les prochains mois, une fois Poudlard terminé. Pas avec Harry qui s'apprêtait à entrer dans le programme formant les Aurors, avant de partir à la recherche de Voldemort. Voler dans un stade, vulnérable à une foule de centaines de sorciers équipés d'une baguette et soumis à une mission ou qui gardait une rancune envers lui, n'était sûrement pas l'endroit où devait se trouver l'époux du Garçon Qui Allait Se Sacrifier pour Voldemort. Il allait sûrement suivre la formation qu'il avait déjà acceptée, à Londres, avec un maître des Potions. Et dès qu'il aurait du temps libre, ils travailleraient ensemble à affermir la magie obtenue grâce à l'enchaînement et la Magie du Sang. Les deux l'avaient déjà aidé à supporter la douleur de sa marque sans laisser trop de cicatrices psychologiques. Avec un peu de chance, cela devrait aussi aider Harry. Plus tard.

Peut-être seulement dans quelques années…

"Tout de même. C'est…c'est génial. De se voir offrir une proposition pareille."

"C'est toi qui aurais dû l'avoir."

"C'est toi qui as gagné le match," répondit Harry sans hésiter.

"Ce n'est pas la raison pour laquelle ils m'ont fait cette proposition à moi et non pas à toi," déclara Draco. Harry détourna les yeux, mal à l'aise. Draco rit doucement. "On sait tous les deux qui est le meilleur Attrapeur. Je suis bon. Très bon, même, et s'il n'y avait pas cette guerre au tournant, j'aurais fait un excellent Attrapeur professionnel. Mais, toi, tu es une force de la nature."

Harry lui sourit. "Tu sais…après…quand on en aura fini…enfin, je ne sais pas combien de temps ça prendra, mais si tu veux encore devenir…"

"Pour le moment, contentons-nous de survivre aux années à venir avant de tirer des plans sur la comète, d'accord ?" l'interrompit Draco. Il lui fit un tendre baiser qui gagna bien vite en intensité.

"Euh," murmura Harry en s'écartant légèrement. "Est-ce qu'on ne devrait pas…euh…à l'infirmerie ?"

"Mhhm…Pomfresh a dit que tu pourrais…Mmm…retourner directement au dortoir dès que tu reprendrais conscience."

"C'est vrai ?"

Draco s'écarta quelque peu à son tour. "Je crois bien que ses paroles exactes étaient, 'J'ai suffisamment vu M. Potter cette année. De plus, il vous a vous pour prendre soin de lui maintenant. Si je revois encore une fois l'un de vous deux ici, vous avez plutôt intérêt à avoir un pied dans la tombe, sinon c'est moi qui vous y enverrai.'"

Harry rit, mais s'arrêta bien vite : sa tête s'était mise à le lancer.

"Draco ?" Blaise entra dans l'infirmerie et sourit à Harry en le voyant réveiller. "Comment va la tête ?"

"Sa tête dure lui sert heureusement à quelque chose de temps en temps," déclara Draco avec un sourire en coin, en continuant à caresser la nuque de Harry. Blaise rit doucement. L'une des conséquences les plus appréciables des bouleversements politiques survenus à Serpentard avait été le fait que la famille de Blaise avait rejoint avec fracas leur camp, en grande partie grâce à Blaise. Ce dernier n'avait donc plus besoin d'éviter Draco en public.

"Quoi qu'il en soit, beau match, Potter," déclara-t-il avant de se tourner vers Draco, tout content. "C'est vrai ? Les Puddlemere United te veulent ?"

"Oui."

"Merlin ! Ça a dû te tuer de devoir leur dire non." Harry se dit qu'il était triste que Blaise soit directement parti du principe que Draco n'allait pas accepter leur offre. "Des Poufsouffle ont repéré le dénicheur de talents. Ils faisaient des paris sur le Septième Année pour lequel il était là. Tu sais que certains ont vraiment cru qu'il allait demander ça à Potter ? Comme si le monde entier ne savait pas ce à quoi il allait se consacrer pendant les prochains mois."

"Il ne m'a pas adressé la parole," dit Harry.

"Je le dirais à Pansy. Elle a failli s'étrangler à force de se retenir de hurler quand tu as attrapé le Vif d'Or."

Draco sourit, bien qu'un peu tristement. La famille de Pansy était restée inébranlable quant à sa fidélité à Voldemort. Ils avaient ordonné à Pansy de s'éloigner de Draco, sans quoi elle devrait s'attendre à de sérieuses répercussions. Et même si Pansy savait que ses parents ne la déshériteraient pas, elle avait, par amour pour eux et par fidélité à Voldemort, coupé à contrecœur les ponts avec Draco. Du moins, l'avait-elle fait officiellement.

"Hé, Potter," dit Blaise. "Fais ce que tu as à faire rapidement, d'accord ? J'ai envie d'assister à nouveau à un match comme celui-là."

"Bien sûr, on s'assurera de faire savoir à Voldemort qu'il doit laisser Harry le trucider rapidement, parce qu'il a des matchs importants à jouer," rétorqua impatiemment Draco. Il leva les yeux au ciel lorsque Blaise grimaça en entendant le nom du Seigneur des Ténèbres. "Quelle belle priorité dans la vie, Blaise."

"Quelle priorité ?" demanda Ron alors que lui et Ginny entraient dans l'infirmerie en souriant, soulagés de voir Harry réveillé.

"Rien, on disait juste que ce serait bien si notre principale priorité était le Quidditch," répondit Harry. "Ou même les ASPICs. Ou encore trouver un appartement."

"Je croyais qu'on en avait trouvé un," s'étonna Draco.

"Ah bon ?"

"L'appartement terrasse qu'on a vu la semaine dernière à Islington ? Tristement proche de tes amis… ?"

"Je croyais que tu l'avais détesté."

"Eh bien…Ça, plus le fait qu'on est à deux étages au-dessus de ton ami loup-garou n'aident pas vraiment, mais je n'ai pas dit que je détestais. Je n'ai pas sauté de joie en m'écriant 'Génial !', c'est tout. Mais c'est à côté du meilleur fournisseur de Potions d'Angleterre. Ça ira pour le moment, on pourra toujours déménager plus tard."

"Oh, oui," railla Ginny. "Vous aurez sûrement envie d'une belle maison avec un grand jardin où vos enfants pourront jouer."

Harry plissa le nez et Draco eut un mouvement de recul, écœuré, alors que Blaise et Ron riaient. "Excuse-moi, mais c'est bien là l'un des aspects qui m'arrangent dans le fait d'avoir été déshérité : je n'ai pas besoin de penser à ma possible paternité, à moins d'en avoir vraiment envie."

"Alors, Harry," déclara Ron, "si ça va mieux, tu comptes venir à la Tour de Gryffondor ? On fait une petite fête."

"Pour célébrer… ?"

"Le fait de ne pas arriver en toute dernière place," répondit Ginny avec un sourire en coin. Blaise rit. "Tu es le bienvenu également," dit-elle à Draco.

"Que c'est attentionné de la part des Gryffondor."

"À moins que tu n'ailles à la fête de ta Maison ?"

"Je n'ai plus grand-chose à faire avec eux," répondit Draco d'un ton désinvolte. "Vas-y, Harry, je vais prendre un livre et je vous rejoindrai après."

"Quant à moi, j'ai encore à faire avec les Serpentards," déclara Blaise, "donc j'y vais pour assister au carnage. J'ai entendu Queenie et Nott commencer un peu plus tôt, déjà."

"Oh…" Draco eut un petit sourire satisfait. "Ça, par contre, j'ai bien envie de le voir."

"Apparemment, il lui a lancé un sort pendant le match. Flumen Mensanguina. Elle a dû rentrer au dortoir pour se changer."

"C'est mon sort !" s'indigna Draco. "Quel copieur."

"Partez devant," dit Harry à Ginny et Ron. "On vous rejoint."

"Allons-y, Fryggondor," déclara Blaise d'un ton joyeux. Ron lui donna une tape à l'arrière du crâne tandis qu'ils sortaient de l'infirmerie. "Aïe ! Ne te venge pas sur moi pour la défaite de ton équipe, Weasley !"

"Ne va pas te chercher un livre, Draco," dit Harry. "Participe à la fête. Ça en vaudra la peine, promis…" Il passa sensuellement sa main dans les cheveux de Draco, se rendant compte que sa technique de séduction avait sûrement besoin d'un peu plus de travail de sa part, car Draco lui fit un sourire en coin, amusé et pas séduit le moins du monde.

"Tu me l'as déjà promis. J'ai gagné le match, tu te rappelles ?"

Harry lui fit un grand sourire. "Ou peut-être pouvons-nous sauter la fête et retourner directement à notre dortoir, pour que tu puisses avoir ta récompense ?"

Draco rit. "Pour que tes amis viennent nous interrompre au milieu de Merlin seul sait quoi pour te demander pourquoi tu n'es pas venu à la fête ? Ça ne m'intéresse pas. Allons plutôt à notre dortoir pour que je prenne un livre, puis à la Tour de Gryffondor pendant quelques heures." Il donna un rapide baiser à Harry et le tira du lit. "On aura tout notre temps ensuite."

Ils sortirent de l'infirmerie pour retourner, enfin, à leur dortoir.

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Note de la traductrice : Et voilà le point final de cette magnifique histoire, dont l'aventure française aura commencé il y a six ans déjà. Six années passées à partager avec vous, mois après mois, un nouveau chapitre de ce qui restera pour moi, même après tant d'années écoulées, l'une des plus belles (si ce n'est LA plus belle) fictions mettant en scène le couple HPDM qu'il m'ait été donné de lire. J'espère avoir pu vous la faire apprécier, malgré les aléas de sa publication et donc la difficulté à suivre avec régularité cette histoire, et vous avoir fait passer de bons moments de lecture. De mon côté, j'ai pris énormément de plaisir à rencontrer et à discuter avec chacun des lecteurs de cette histoire. Merci pour vos encouragements, merci pour vos messages, merci pour tout.

Un grand merci également aux bêta-lectrices qui m'ont aidé tout au long de cette aventure : Yepa, Orchideouxx, Aliena of Apple, Emilianor, Werewolfheart89 et Kaorimiiko. Sans elles, la lecture de cette traduction aurait été très clairement moins agréable, croyez-moi !

Et, bien sûr, un merci tout particulier à Anna Fugazzi, sans qui cette histoire n'aurait jamais existé.

À noter toutefois que ce n'est pas tout à fait réellement la fin (je fais durer le suspens, je sais...! ^^) : deux (longues) séquelles ont été publiées par Anna et je compte les traduire dans les mois à venir (je ne m'avance cependant pas à vous donner une date précise, mais vous tiendrais au courant via mon profil). C'est donc avec plaisir que je vous dis : à bientôt !