Chapitre 1 : Le passé et le présent.

Pour découvrir ce parfum de toi : qui es-tu? Le reflet de mon désespoir?

Etre là.

Etre seul.

Etre parmi eux sans qu'aucun ne me voit vraiment.

Etre seul parmi d'autres…

La vie peut s'apparenter à beaucoup de choses.

Pour moi, elle ne s'apparente à rien de bon.

Autrefois ma mère me disait que le monde était un bouquet de fleurs.

Un immense bouquet composé de milliers de fleurs, toutes différentes, de couleurs, de textures, répandant un parfum agréable ou pas, dont on se souvenait ou pas…

Que parfois les fleurs les plus belles ne sentaient pas bon, ou étaient profondément toxiques et que certaines fleurs d'apparence laide exaltaient un parfum doux et agréable.

Que c'étaient souvent les fleurs les plus rebutantes qui constituaient la base des potions les plus bienfaisantes. J'aime les potions. Elles savent redonner leur véritable aspect à ce genre de fleurs. Les fleurs oubliées de tous.

« Les gens ne sont pas toujours ce qu'ils ont l'air d'être et tu dois te méfier des apparences, Séverus Tu dois être plus fort que les préjugés existants… d'accord ? »

Je m'entends encore répondre, insouciant « oui maman, moi je respirerai d'abord le parfum et puis je saurai même si les autres ne prennent pas la peine de savoir vraiment… »

Ma mère souriait alors invariablement devant tant d'innocence.

Je suis cette fleur si répugnante d'apparence, exaltant son doux parfum sans que jamais personne ne s'en aperçoive. En secret, entouré de tant de personnes.

Un parfum entre l'amertume du regret et la douceur de l'espérance…

Je suis une fleur ignorée, et mon parfum si faible est recouvert par les auras des fleurs voisines, qui exhibent une odeur qui m'asphyxie et m'empêche de vivre vraiment.

Empêtré dans mon silence, je vis en savourant la saveur des mots sur les pages qui constituent ma vie. Oui, je commence un journal intime. Ce journal, comme une échappatoire. Ce journal comme un poème. Ce journal comme un nouveau commencement à ma vie…

Mais laissez moi vous dire qui je suis et ce que je fais de ma vie, ce qu'elle est et pourquoi j'écris… en espérant que quelqu'un découvrira mon parfum un jour…

Je suis Séverus Rogue. J'ai presque 17 ans, j'aime les hommes, je suis à serpentard et je suis faible pour tout ce qui concerne le rapport humain. Il est pitoyable pour quelqu'un de mon âge de dire que personne ne l'aime et j'en ai bien conscience. Mais le fait est que plus personne ne m'aime depuis la mort de ma mère, il y a de cela 5 ans et demi…

Comment est-elle morte ? Je le dirai plus tard, voyez vous j'ai aussi mes occupations et je préfère y aller de manière mesurée dans mes révélations… J'ai peur. Je suis apprenti mangemort du fait de mon père et je me demande encore bien souvent comment deux caractères aussi différents que mon père et ma mère ont pu se rencontrer un jour sous le même soleil… Elle si douce et lui si dur, si violent… Je le déteste tellement de ne pas être plus... je ne sais pas, peut-être que je lui en veux de ne pas m'aimer...de ne pas se faire un devoir le fruit de sa propre chair comme les autres parents... c'est peut-être aussi pour ça que j'écris...

J'écris pour y voir plus clair dans ma vie. J'écris parce que j'ai l'impression de me noyer, de sombrer, parce que ma vie entière repose sur de faibles souvenirs de jours heureux passés depuis longtemps… Peut-être pour créer quelque chose … je ne sais pas. Je suis peut-être un de ces fous en quête d'une réponse que je ne trouve pas…Je suis peut-être un fou qui attend l'instant où tout changera pour lui…

Harry resta un instant interdit devant sa lecture. Il frissonna. Jamais il n'avait pensé aux sentiments de son maître des potions … Jamais … Il eut une bouffée de tristesse avant de se remémorer les circonstances dans lesquelles il avait trouvé l'ouvrage…

Il se baladait tranquillement dans Poudlard, et cela en tout non-respect du règlement car, bien que l'insigne de préfet en chef brillait sur sa poitrine en dépit du peu d'éclairage, l'heure était déjà bien trop avancée pour une ronde...

Il s'était laissé guider par ses pas et avait atterri comme toujours dans les cachots, comme toujours, invariablement. Secrètement, il espérait rencontrer le maître des potions. Il ne savait pas pourquoi. Un jour il avait vu une réelle chaleur dans ses yeux couleur d'encre et depuis ce jour, intrigué, il cherchait à en savoir plus sur cette personne que tous connaissaient si mal, en dépit des apparences il en était sûr…

Il était entré dans une salle verrouillée, à l'approche on ne peut moins discrète de Rusard et de son chat de gouttière.

Une pièce juste à côté de l'endroit présumé de l'appartement de l'austère professeur Rogue.

Il se trouvait, à sa grande surprise, dans une sorte de bibliothèque. Les rayons qui envahissaient la pièce débordaient de livres aussi étranges les uns que les autres.

Il s'approcha, intéressé.

Des livres de magie plus ou moins blanche… d'ingrédients rares et de potions complexes, en passant par des mythes de créatures oubliées depuis sûrement bon nombre d'années…

Et au milieu de ces rangées, se tenait un livre à la tranche un peu élimée, où rien n'était écrit et qui attirait son attention, détonnant à ses yeux au milieu de tous ces ouvrages poussiéreux.

Posé tout en haut comme pour monter qu'il ne devait pas être lu.

Harry maudit intérieurement sa petite taille.

En effet, il n'était pas très grand. Si on tenait vraiment à le décrire, on aurait dit qu'il était mince et qu'il avait les traits si fins qu'ils en devenaient féminins, que ses yeux verts détonnaient de sa peau légèrement dorée comme deux émeraudes dans un écrin de soie délicate, que ses lèvres étaient rosées et pour finir que son physique harmonieux disparaissait sous des vêtements trop grands.

Malgré ce dernier détail, Harry avait du succès auprès de tous et beaucoup lui tournaient autour à son plus grand déplaisir.

Il avait même été élu meilleur parti de l'Angleterre par le magazine Sorcière Hebdo !

Depuis il croulait sous les lettres toutes plus douteuses les une que les autres… Une fois encore à son grand déplaisir !

Et il ne pouvait pas attraper ce satané livre, situé bien trop en hauteur pour sa taille!

Puis, se souvenant dans un éclair de lucidité qu'il était un sorcier, il sortit sa baguette dans le but de faire venir le livre à lui par la magie. L'expeliarmus qu'il envoya dans l'étagère lui facilita le travail et l'objet de sa convoitise lui atterrit bêtement sur la tête. Pendant que le héro du monde magique se relevait pour faire face au professeur qu'il avait stupidement rêvé croiser un peu plus tôt, celui-ci lui lanca son célèbre regard tueur, l'air furibond, en tenant deux baguettes dans ses fines mains blanches…

Harry se fit la réflexion incongrue que son professeur avait de magnifiques mains. Des mains qui semblaient de porcelaine, avec des longs doigts fins… des mains de pianiste…

Avaient suivi des insultes variées, qui avaient blessé le survivant bien plus qu'il ne l'aurait avoué et bien plus qu'il ne l'aurait voulu… Il avait récupéré sa baguette et glissé discrètement le livre dans sa cape…

Apparemment cette salle était la bibliothèque privée de Rogue…

Il n'eut pas de points en moins, mais fut prié de retourner à ses quartiers dans les plus brefs délais et de cesser de « fouiner bêtement dans les affaires d'autrui comme une Rita Skeeteer en herbe »… Et à présent il se tenait là, avec la vie de ce cher Rogue dans les mains.

Il posa le précieux livre à son chevet et éteint la lumière pour se reposer pour la journée du lendemain en se disant que cette histoire de parfum lui correspondait bien…

Les gens voyaient son apparence mais ne cherchaient jamais à voir plus loin que ça, plus loin que sa célébrité, à sentir son véritable parfum… Il s'endormit sur ces pensées peu encourageantes…

Le lendemain, il se réveilla plus tôt que d'habitude, et en profita pour déjeuner pendant qu'il n'y avait personne.

Plus le temps passait, plus il s'éloignait de ses amis Ron et Hermione, peut-être en partie parce que les deux concernés partageaient leurs emplois du temps entre les heures de bécotage et celles de bouffage de nez.

Que se soit pour des bisous ou pour des insultes, Harry en avait décidément assez de tenir la chandelle ou d'essayer de faire entendre raison à ses amis, la raison étant apparemment un mot qu'ils avaient définitivement banni de leur vocabulaire.

En proie à des réflexions, comme vous pouvez le constater, hautement philosophiques, il ne vit pas Drago Malfoy, accompagné de ses deux acolytes préférés (pas Crabble et Goyle, rassurez vous) Parkinson et Zabini.

Il emporta la tête blonde dans son élan et tomba à terre dans un bruit sourd, qui fut suivi par des insultes toutes plus variées les unes que les autres. Harry se dit qu'il connaissait un sacré panel d'insultes pour quelqu'un qui se devait de parler comme quelqu'un de respectable.

Un peu sonné, il lui donna une gifle, par réflexe pour le faire taire (le blond avait en effet un timbre très désagréable au réveil).

Le piaillement s'arrêta alors net, ainsi que les jacassements de ses amis qui s'étaient tranquillement mis à papoter sachant pertinemment qu'il n'y avait rien à tirer de leur ami quand il devenait hystérique comme ça, surtout de si bon matin...

Arrivèrent Ron et Hermione, tous deux semblant un peu surpris de le voir avec les trois serpentards.

Harry regarda autour de lui, désespéré, en quête d'une échappatoire... qu'il trouva en la personne de Drago (qui était, au passage, par terre, pas remis de sa claque, en train de pleurnicher gentiment sur son sort...).

Son cerveau de petit gryffondor ne trouva cependant pas mieux que de rouler un patin des plus magistrales à son 'camarade', espérant par là choquer assez ses amis pour qu'ils daignent lui foutre la paix avec leurs histoires de vieux couples.. et puis il avait hâte de lire la suite de son livre de chevet...

Peut être qu'il finirait par apprendre des choses croustillantes sur la vie de son professeur...

Il se fit cette remarque incongrue, pendant que Drago, trop choqué, peut-être pas autant que Ron, mais pas loin de là, ne réagissait pas, mais alors pas du tout...

Harry approfondit alors le baiser, histoire d'enfoncer encore le clou, entendant vaguement les gloussements de Pansy et de Blaise (morts de rire face à la tête de Drago).

Alors qu'Hermione hésitait entre adopter un comportement plus proche de l'état d'hébétude de Ron ou de celui de franche rigolade des serpentards, Drago se releva, et partit en courant, les larmes aux yeux.

Harry, le sourire aux lèvres, y vit une bonne occasion pour se barrer et le suivit, en courant lui aussi.

Les gens qu'il croisât avaient tous une tête de poisson rouge hors de l'eau, (voir Drago courir en couinant, poursuivit par Harry qui essaye pitoyablement de retenir son fou rire, ça peut paraître un peu insolite...voir franchement flippant à bien y réfléchir? Serais-je dingue? -regard de psychopathe muté "chien-battu") ce qui le fit sourire encore plus, franchement amusé. Finalement, cette journée promettait d'être intéressante...

Au bout de 5 minutes de course, Drago entra dans une pièce en n'oubliant pas de claquer la porte derrière lui, comme dans un dernier rempart insoupçonné de serpentard dans sa petite tête blonde.

Harry, qui était endurant, l'avait suivi sans trop de problèmes. Il contempla un instant la porte, intrigué, puis entra à son tour. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver le blondinet pelotonné sur une table de la classe (puisque c'était une salle de classe), les jambes repliées contre son torse et entourées de ses bras, sa tête sur les genoux, en train de renifler comme un gosse.

Harry soupira, attendri malgré tout.

Si d'habitude, avec sa démarche hautaine et son air suffisant, Malfoy était horripilant, et ce n'était rien de le dire, il fallait le voir pour le croire, sur ce coup-là, il était vraiment trop... choupinet se dit Harry en pouffant intérieurement face à sa réflexion, une nouvelle fois des plus incongrues... Peut-être devenait-il tout simplement fou? Comme ça?

Enfin, en l'occurrence, dans ce cas, il aurait fallu avoir un coeur de pierre pour ne pas se laisser attendrir par la scène. Si, si ... Vraiment.

Drago leva vers lui un regard baigné de larmes et Harry se dit que, décidément, non, sa journée n'allait pas être triste...

"Drago...finit-il par demander, sans se rendre compte qu'il l'appelait par son prénom. Je ne veux pas te vexer, mais pourquoi pleures-tu? Qu'est-ce qui te rend si ch... choupinet...triste?"

L'interpellé renifla, en essayant tant bien que mal d'être méprisant, comme son père le lui avait si bien appris ... ce qui, étant donné que son nez coulait toujours, eut l'effet inverse de celui escompté et lui donna un air encore plus mignon. Il dit d'une voix blanche, qui se voulait menaçante :

"Tu allais dire chiant, c'est ça! Si ma présence t'importune, tu n'as qu'à partir, je ne t'ai rien demandé!

Quoi? Mais je n'allais pas dire ça, voyons! Tu me prends pour qui ? Un vil serpentard ? bien qu'il ne s'en fallut de peu pour que ce soit le cas

nouveau reniflement - Qu'allais-tu dire alors?

Ne compte pas sur moi pour te le dire, répondit Harry le regard fuyant Tu ferais une attaque su tu le savais vraiment

Drago fit la moue : "Je ne te dirai rien tant que tu ne me répondra pas...

- Quoi? Mais ce n'est pas juste!

- Moi, je trouve ça équitable... ronchonna Drago dans un reniflement.

- Choupinet... lâcha Harry à l'insu total de son plein gré.

- Pardon? demanda naïvement Drago

- Pas chiant : choupinet, lâcha Harry, qui s'était auto-piégé (oui, ça a tendance à beaucoup lui arriver...)

-silence pesant-

- Tu trouves ... que je suis choupinet? Baragouina Drago, les yeux ronds, la lèvre inférieure tremblante, visiblement trop choqué pour émettre un quelconque commentaire.

On ne peut pas trouver de mot plus approprié, je pense songea Harry, tout en se maudissant de rougir à un moment pareil. Il avait l'impression d'être un vrai gosse pris en faute, là! Il hocha néanmoins la tête en essuyant les larmes sur les joues pâles de son vis-à-vis, et, accessoirement, en oubliant que le dit vis-à-vis n'était autre que son ennemi juré... Comment avait-il pu ignorer à quel point ce garçon pouvait être attendrissant ?

Drago renifla, le regard dans le vague, et lui demanda d'une voix éteinte :

"Comment l'as-tu su? Je ne l'ai dit à personne...

- Pardon? Demanda Harry, perdu.

- Que je suis gay, murmura Drago, dans un souffle presque inaudible, comme si il en avait honte.

- Tu es gay? s'étonna Harry. Je ne le savais pas. Et puis, d'ailleurs, comment je l'aurais su, si tu n'en as parlé à personne? continua-t-il avec douceur, comme pour ne pas effrayer son interlocuteur.

- Mais alors...pourquoi m'as-tu...embrassé? Demanda Drago en rougissant furieusement.

- Tiens, c'est vrai, ça! Je l'ai embrassé! Pourquoi? Eh bien, euh...

Parce que je voulais clouer le bec de mes potes, et si possible, faire en sorte qu'ils me laissent tranquille pour que je puisse déjeuner en paix

Parce que j'en ai eu soudainement envie? C'était une sorte de pulsion, pourquoi?

- Je...je croyais que c'était parce que tu savais, pour te moquer de moi après, tu sais...

- Je vois... Non, je n'ai pas que ça à faire, et puis, honnêtement, ce n'est pas franchement mon genre. Mais au fait, pourquoi ne l'avoir dit à personne?

- De quoi? demanda naïvement Drago.

-Que tu préfères les hommes, bien sûr, quelle question!

- Parce que j'ai honte! Je me ferais chasser de chez moi, si ma famille apprenait que je suis...anormal...

Harry s'étouffa avec sa salive... se faire maltraiter et mal voir par sa propre famille parce qu'on était soi-disant "anormal"... Ca avait un drôle de goût de déjà-vu... Comme il le haïssait ce mot là...anormal... comme si les gens devaient à tout prix s'enfermer dans des normes stupides et arbitraires. Ce qui sonnait bien, dans le mot magie, c'était justement l'idée d'absence de limites, non?

Il se demanda comment on pouvait rejeter quelqu'un d'aussi adorable que le Drago qu'il avait en face de lui...

Il s'écria:

- Tu ne dois pas te laisser faire Drago! Où est passée ta fierté? Tu n'as pas à avoir honte de ce que tu es, et encore moins de ceux que tu aimes!

Drago essuya ses larmes et hocha la tête, descendit de sa table, et remit sa tenue en place.

Il commença à avancer vers le survivant avec un regard de chien battu, qui n'avait rien à envier à celui de Sirius, avant de sceller leurs lèvres.

Harry fut surpris par la douceur du baiser et le savoura sans se poser de question. Il avait la chair de poule et enlaça son ennemi avant d'approfondir le baiser avec l'entière participation de Drago.

Le temps semblait s'être arrêté. Les langues se cherchaient frénétiquement et apprenaient à se connaître. Leurs mains exploraient au travers de leurs uniformes ... lorsque la porte s'ouvrit. Ils sursautèrent tous deux pris en flagrant délit par...Rogue en personne!

Il arborait un teint encore plus pâle qu'a l'accoutumée, et ses mains tremblaient. En voyant son air passablement choqué, on pouvait deviner sans trop s'avancer qu'il n'approuvait que moyennement ce soudain rapprochement inter-maison, comme n'aurait pas manqué de l'appeler Dumbledore, s'il le savait (ce qui était, bien entendu, le cas, car il savais toujours tout!).

Rogue opta pour un grognement méprisant, avant de tourner les talons dans un balai de pans ténébreux, et partit dans un claquement digne de Coperfield. Harry pensa avec effarement que pour un tel effet, il fallut qu'il jette un sort à ses robes austères. Drago, reniflant mignonnement, le tira de ses pensées par un petit bisou innocent sur sa joue avant de partir en courant. Un peu à la manière d'un automate, il se dirigea vers la porte pour sortir de cette salle où il se sentait si ridicule, tout seul, après la situation qui venait de se dérouler, et dont, il ne pouvait pas le nier, il était un des principaux acteurs... Il se demandait vaguement ce qui l'avait le plus chamboulé : embrasser sans aucune pudeur son ennemi de toujours, bien que hétéro à la base, ou bien se faire pincer par son professeur honni, sur lequel il avait pu en apprendre un peu plus par le biais de la lecture de son journal intime d'adolescent, alors que celui-ci ne le savait absolument pas et l'approuverait encore moins, lui semblait-il... Journal que, bien évidemment, il avait dérobé sans que Rogue le sache -fort heureusement pour la santé du survivant, à laquelle il faisait malgré tout attention, en dépit des apparences... Enfin suffisamment pour ne pas traîner dans les pattes d'un Rogue en colère, et plus encore si c'était lui qui l'avait provoquée...

Il ferma finalement la porte et alla s'installer confortablement dans un coin de la salle, en sortant l'ouvrage en question de sa besace, et continua sa lecture précisément là où il l'avait abandonnée la veille au soir...