N/A : Hello there!

Après un long été loin de tout ordi, je reprends le clavier Alors voilou, cette fic, GSR bien sûr, est sensée être une longue fic. Ce chapitre est plus un prologue à l'histoire, et comme d'hab, vous aller arriver (vite parce qu'il est court lol) à la fin en vous disant 'Mais qu'est-ce qu'elle nous fait encore?' Et bien, je ne sais pas exactement ce que je vous fais, mais j'ai quelques grandes lignes en tête, donc, ça devrait ressembler à quelque chose quand ça sera fini D
L'histoire débute directement après Fannysmackin', l'ép 4 de la saison 7. Donc, Griss et Sara sont ensembles, bien sûr, et Greggo s'est fait taper dessus (bien que je n'en parle pas encore). M'enfin, vous verrez Oh, j'allais oublier (quoi que vous auriez vite réalisé), c'est une fic depuis le point de vue de Sara.

Genre : Angoisse (et oui, désolé), Romance (quand même), drama. Que des bonnes choses.

Pairing: Sans surprise, GSR, mais il risque d'apparaître d'autre interraction entre les persos au cours du récit, je vous tiendrais au courant :-p

Rating: Pour le moment, je mets T par précaution, et pour quelques évocations aussi. Qui sait, cela va peut-être tourner au M

Disclaimer : Rien ne m'appartient dans CSI, mais la majorité des choses dans cette histoire sort quand même de ma tête lool.

Spoilers : Saison 6 et début de la 7 jusqu'au 7x04 Fannysmackin'


Les larmes de l'Ange


Février 2007

J'aurais dû me douter que cela ne durerait pas.

J'aurais dû sentir la tempête arriver. Comment avais-je pu être assez stupide pour penser que pour la première fois de ma vie, quelque chose de solide se construirait et résisterait à tout assaut? J'avais eu tellement souvent l'occasion depuis mon enfance de voir mon monde se métamorphoser, se distordre, voir même s'écrouler, que je n'aurais jamais dû laisser n'importe quoi briser mes défenses. Mêmes pas des sentiments, aussi puissant fussent ils.

Mais voilà. C'était pourtant ce que j'avais fait. Je m'étais laissée aveugler, trop occuper à croire à un bonheur, qui selon mes critères, était considéré comme simple pour conserver ma carapace, pour renforcer mes défenses intérieures, qui m'auraient préparé à un éventuel changement.

C'était pourquoi aujourd'hui je tombais. Et il n'y avait rien pour ralentir ma chute. Rien pour l'amortir.

C'était pourquoi je regardais Grissom ranger son sac dans le coffre de sa voiture avant d'y monter, mettant rapidement le moteur en route, et qu'à chaque seconde qui passait, j'avais l'impression de sentir l'étau se resserrer autour de moi avec de plus en plus de force. C'était pourquoi je regardais toute cette scène depuis la fenêtre du salon, à travers une buée de larmes qui n'aurait même pas dû exister, que je n'aurais jamais dû autoriser à se former.

Mais alors que la voiture s'éloignait, s'engouffrant dans la nuit, ces larmes interdites se mirent pourtant à couler, et je ne pouvais rien faire pour les arrêter.

Comme je n'avais rien pu faire pour l'arrêter.


Octobre 2006

Encore essoufflée par notre très récente activité, je me laissais glisser sur le côté pour dégager son corps, mais il enroula immédiatement ses bras autour de moi, m'empêchant de mettre une quelconque distance entre nous. Pas que j'en ai la moindre envie, au contraire. Car à cet instant, rien ne pouvait me ravir plus que de me trouver ainsi, nos corps moites encore à moitié entrelacés, à écouter les battements de son coeur revenir doucement à un rythme plus calme, tandis que nos respirations devenaient moins saccadées. Après un moment indéfini passé dans un silence confortable, je finissais par lui dire, d'un ton amusé et fatigué :

« Il faudrait que tu envisages d'écrire un article expliquant pourquoi les situations de stresses rendent le sexe encore meilleurs. »

Il rigola doucement, sa main gauche vagabondant doucement sur différentes parties de mon abdomen, en toute chasteté bien entendu.

« Bien que je sois persuadé que l'article se vendrait par milliers d'exemplaires, dû à la simple présence du mot 'sexe' dans le titre, l'explication est toute simple : le surplus d'adrénaline ainsi que la fatigue peuvent créer dans l'organisme des... »

Je n'écoutais pas vraiment son explication - et oui, cela m'arrivais de ne pas enregistrer toutes les paroles de Grissom, surtout après un effort physique particulièrement éreintant- mais je ne pouvais empêcher un sourire purement attendri de naître sur mes lèvres alors qu'il transformait son explication 'toute simple' en quelque chose de beaucoup plus compliquée.

« ...à l'assouvissement. Non? » termina t-il éventuellement.

« Umm umm » fût ma seule réponse, et je sentis son souffle dans mon cou, alors qu'il rigolait à nouveau doucement.

« Sara, tu n'as pas écouté un seul mot de ce que j'ai dit... » Ce n'était pas une question, mais son affirmation était clairement amusée.

« L'époque où je retenais avec vénération chacun de tes mots pour tenter de t'impressionner est révolue, Griss… » répliquais-je sur le même ton.

« Belle et bien révolue, en effet... » ronronna t-il contre mon oreille, avant d'en mordiller doucement le lobe.

« Si tu sors les dents, je pourrais bien devenir violente... » murmurais-je d'un ton taquin, mais ne me plaignant pas le moins du monde de la présence de ses lèvres sur mon cou. « Peut-être que cette fois tu seras volontaire pour me fournir un adversaire à ma taille. »

J'avais continué sur le ton de la plaisanterie, mais je réalisais presque immédiatement que j'aurais mieux fait de me taire, lorsque son souffle arrêta soudainement de parcourir ma peau.Et merde... pensais-je, sentant une distante irritation commencée à m'envahir, irritation dirigée à la fois contre lui et moi-même. Je savais ce qui le tracassait.

« C'était de l'humour, Gil. Je n'allais pas te sauter dessus au milieu du labo, et tu le sais parfaitement. » lui dis-je doucement, relevant la tête pour pouvoir connecter mon regard au sien. Je voyais le conflit à dans ses yeux bleus, conflit entre l'envie me regarder tendrement ou avoir l'air renfrogné.

« Quelqu'un aurait pu t'entendre, et se faire de fausses idées. » Répliqua t-il de son ton le plus...Grissom. Celui qui me faisait toujours me sentir complètement stupide. L'irritation s'accentua légèrement, et je retenais l'envie de lui lâcher sarcastiquement 'Quelles fausses idées?'. Mais je me contentais de soupirer, décidant plutôt de ramener le sujet de la discussion à la plaisanterie. Nous nous étions dès le début mis d'accord sur le fait que notre relation devait rester secrète aux yeux de tous, mais plus le temps passait, plus je réalisais que cela me torturait un peu plus l'esprit que lui.

« Ce n'est pas moi qui t'ai amené un veggie burger devant Warrick. » dis-je doucement, agrémentant ma phrase d'un petit rire tendrement amusé. J'avais pensé que cela ferait disparaître le tracas qui apparaissait dans ses yeux, mais au contraire, celui-ci s'intensifia, et il finit par détourner son regard, soupirant doucement.

« Sara, il y a une différence entre simplement t'apporter un sandwich, pour veiller à ce que tu manges, » répliqua t-il de ce même ton Grissomien légèrement condescendant, « et me faire des avances en plein milieu du labo. »

Cela atteignit directement mon ego, qui ne le prit pas vraiment bien. Pas du tout même. J'avais beau parfaitement savoir qu'il ne voulait pas être blessant, que comme toujours, il n'utilisait pas les mots adéquats pour s'expliquer, cela me blessa, comme cela me blessait toujours lorsque son côté 'je-ne-sais-pas-m'exprimer' ressortait.

Sans un mot, je me redressais lentement sur le lit, et attrapais la robe de chambre qui se trouvait sur la chaise, lui faisant dos, ma plus belle aura vexée m'entourant.

« Ou vas-tu ? » demanda t-il surpris. Et je me détestais pour ne pas pouvoir empêcher un pic de culpabilité de m'envahir, devant la preuve qu'une fois de plus, il ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal. Mais ma vexation étant beaucoup plus conséquente, je me levais du lit, me dirigeant vers la salle de bain, lâchant simplement avant de fermer la porte :

« Je prends l'initiative d'aller me laver, avant que tu ne te sentes obligé de le faire à ma place, veillant à ce que je reste propre. »

Une fois sous la douche, je mettais le jet brûlant à pleine pression, bien décidée à ne pas lui laisser une seule goutte d'eau chaude. C'était fou là facilité avec laquelle il pouvait me faire me sentir diminuée parfois, à me donner l'impression d'être complètement stupide, en ayant pu imaginer une seule seconde qu'il ait pu faire quelque chose d'aussi innocent que de m'apporter mon déjeuner -végétalien au passage- par pure tendresse, et non pas en tant qu'une sorte de parent inquiet. J'étouffais avec force la petite voix qui me susurrait que je savais parfaitement que la première raison de son geste était bien la tendresse. J'étais tellement naïve de continuer à essayer de plaisanter avec lui lorsqu'on était au travail, comme la semaine dernière, quand j'avais évoqué notre première rencontre sur une scène de crime, et que cela l'avait gêné plus qu'autre chose, ou encore hier.
C'était décidé, cette fois, je ne céderais pas, et je lui montrerais à quel point que je pouvais être exécrable quand j'étais vexée. Non, il n'arriverait pas à se faire pardonner facilement, qu'il n'aille pas croire que je-

C'est alors que je sentis ses mains contre ma peau, alors que son corps tout aussi nu que le mien se collait contre mon dos, m'enlaçant fermement mais avec douceur. Avant même qu'il ne commence à s'excuser encore et encore dans mon oreille, qu'il ne répète inlassablement qu'il n'avait pas cherché un seul instant à me blesser, qu'il ne parcourt mon corps de ses mains, froides par rapport à la chaleur de l'eau, je sus qu'une fois encore, il avait gagné. Toutes mes bonnes résolutions éclatant comme une bulle de savon.

Et alors que la chaleur de nos corps devenait tout aussi brûlante que le jet qui coulait sur nous, je réalisais qu'il en serait toujours ainsi.

A suivre...


N/A : Vivi, je sais c'est court, mais comme je vous l'ai dit plus haut, c'est le prologue. Si vous avez pas tout compris, entre le passage de Février à Octobre, c'est fait exprès héhé. NORMALEMENT, je dois intégrer une enquête dans la suite. Je pense également que tous mes chapitres à venir seront beaucoup moins long que ceux de ma dernière longue fic : je n'ai malheureusement pas beaucoup de temps à moi pour écrire cette année, je préfère donc poster plus court plus souvent, que long et tout les 3 mois, comme pour 'Oubli mortel'. On verra bien D

Les reviews sont grandements appréciées, surtout pour être sûre que je n'écris pas la fic que pour mon nombril lol ;-)