N/A : Et bien voilà, mes ptits choux. On atteint la fin de cette looooongue route.

Un énorme merci à tous pour vos reviews sur le dernier chapitre. Je suis désolé de vous avoir fait subir encore une longue attente pour cet épilogue, mais j'ai de bonnes excuses cette fois XD (oui, j'avais un peu mon départ aux USA à préparer :p).

Un gros merci à Ninizik pour la correction, she rocks !

J'espère que vous apprécierez cette dernière partie :) See you after 'the end' ;)

Rating: M

Genre : Angoisse (et oui, désolé), Romance (quand même), drama. Que des bonnes choses.

Pairing : GSR

Disclaimer : Rien ne m'appartient dans CSI, mais la majorité des choses dans cette histoire sort quand même de ma tête lool.

Spoilers : Saison 6 et saison 7.


Les larmes de l'Ange


Epilogue

Mai 2007

Les gémissements, qui se faisaient de plus en plus puissants et profonds à chaque seconde qui passait, emplissaient à présent la pièce.

Je lançais un regard mi-amusé mi-dubitatif à mon voisin, dont l'enfournement de pop-corn augmentait au même rythme que les insupportables cris de jouissance, et je me décidais à intervenir.

« Ne me dis pas que cette scène te fait de l'effet, » le taquinais-je avec un sourire narquois.

Son mâchouillement bruyant se stoppa brièvement, alors qu'il détournait ses yeux brillants de l'écran.

« Muh ? » fut le son interrogateur qui sortit de sa bouche pleine.

Avec un soupir exaspéré, je me saisissais de la télécommande d'un geste rapide, sachant qu'il ne me l'aurait jamais cédée de son plein gré, et appuyais sur la touche 'mute', mettant enfin un terme aux hurlements de Meg Ryan.

« Hey !! » Protesta t-il immédiatement, projetant plusieurs grains de pop-corn dans les airs.

« Sérieusement, Greg, » tentais-je de le raisonner. « On dirait un ado en pleine puberté qui se cache sous sa couette, certainement pas un homme qui sera CSI niveau II d'ici quelques mois. Imagine si je racontais ça à Eck- »

Ma phrase ne connu jamais de fin, car il se jeta sur moi dans une tentative désespérée pour récupérer la télécommande, ce qui me fit pousser une exclamation de surprise amusée. Je me défendais du mieux que je pouvais à grand renfort de coups de coussins, protégeant aussi longtemps que possible l'objet de ses désirs, mais la puérilité de la scène augmenta lorsqu'il entreprit d'user d'une arme redoutable et totalement injuste :

Les chatouilles.

Après quelques nouveaux coups de coussins assenés sur sa tête de plomb, ponctués de rires étranglés et de pot de pop-corn renversé, je finis par capituler.

Il m'arracha la télécommande, avant de s'extirper du canapé avec un soupir théâtrale, sa main libre remettant immédiatement un peu plus de désordre dans ses cheveux.

« Voilà une leçon pour vous, maître Yoda : ne jamais se confronter à un Sanders lorsqu'il regarde un de ses Tops 50. » Déclara t-il avec un ton faussement sérieux, avant d'appuyer sur la touche du son.

Mais un nouveau grognement de frustration lui échappa lorsqu'il réalisa que son passage fétiche était terminé. Il se jeta donc sur la télécommande du DVD avant même que je n'ai eu le temps de me rassoir correctement. Dans la seconde qui suivit, la scène du Diner avait reprit depuis le début.

« Tu plaisantes, j'espère ? » lui lançais-je, un rire exaspéré dans la gorge, alors qu'il se dirigeait vers mon frigo d'un pas fier, en sortant une canette de bière.

Pour toute réponse, il s'accouda au comptoir qui séparait le coin cuisine du salon, ouvrant sa bière avec un sourire triomphant, avant d'en boire une longue gorgée de façon exagérément bruyante, dans le seul but de m'ennuyer encore davantage.

Le pire, c'était qu'il y arrivait.

« Ne me dis pas que cette scène n'était pas passée en boucle lors de tes soirées étudiantes, » finit-il par me dire.

Mon nez se fronça, comme si ce qu'il venait de dire était particulièrement insultant.

« Greg, ce genre de comportement Neandertal est réservé aux porteurs du chromosome Y, » argumentais-je. Puis, après une courte pause, j'ajoutais : « Je n'allais jamais à ces soirées de toute façon. La seule fois où mon petit copain de l'époque a réussi à m'y traîner, ma cheville c'est retrouvé tatoué. »

La gorgée de bière qu'il avait été en train d'ingurgiter se retrouva pulvérisée dans les airs, décorant mon comptoir. Je poussais une exclamation de protestation, alors qu'il continuait de s'étrangler de rire.

« Tu parles du magnifique soleil que j'ai pu contempler il y a quelques années ? » finit-il par demander sournoisement lorsqu'il fut suffisamment calmé.

Je lui offrais un regard appuyé : « Je croyais que tu n'avais rien vu, ce jour là, Greg. »

« Oh Sara, j'aime quand tu rougis, » me nargua t-il, tout en épongeant sa bière. « Mais rassure toi, je crois que Grissom demeure bel et bien le seul à avoir tout vu. »

Mes yeux s'exorbitèrent à son insinuation, et il se baissa juste à temps pour éviter un autre coussin, qui alla percuter le frigo derrière lui, en décrochant une photo et deux post-its.

A mon grand agacement, je sentis bel et bien mes joues s'enflammer furieusement, incapable de ne pas être gênée par ce qui avait bien pu traverser son esprit.

Lorsqu'il réapparu de sa cachette, il souriait toujours de façon espiègle, mais son expression était clairement en train de redevenir sérieuse. Je savais que le moment que j'avais intérieurement redoutée était arrivé.

L'interrogatoire.

Greg avait bien entendu finit par être courant de l'avancer plutôt considérable des choses entre Grissom et moi le mois dernier, mais étrangement, il ne m'avait pas encore posé les mille et une questions qui lui brûlaient sans aucun doute les lèvres.

Mais le moment semblait particulièrement mal choisi à cet instant. Les gémissements de plaisir de Meg Ryan n'était sincèrement pas le meilleur des fonds sonores pour avoir ce genre de discussion. Les yeux sur l'écran, je sentis mon rougissement s'aggraver, redoutant sa première question.

Lorsque celle-ci vint, elle me prit totalement au dépourvu, autant dans son contenu, que dans le ton grave et sérieux qu'il utilisa.

« Tu es heureuse ? »

Je tournais vivement la tête dans sa direction, prise de court, et rencontrais immédiatement son regard. Toute trace de sourire ou de plaisanterie avaient disparu de ses traits, alors qu'il me fixait avec calme.

Ma bouche s'ouvrit comme pour répondre, mais je la refermais aussitôt, réalisant que je n'avais pas la réponse à cette question.

Est-ce que j'étais heureuse ?

Il aurait été tellement simple de répondre que je l'étais. Car je ne pouvais tromper personne, il y avait une différence colossale entre l'état d'esprit qui m'habitait encore seulement six semaines auparavant, et celui que j'adoptais à cet instant.

Lorsque j'ouvrais les yeux à la sortie du sommeil -que j'avais miraculeusement retrouvé- son côté du lit n'était plus vide et froid. Il était là, profondément endormi, son visage à moitié enfoui dans l'oreiller, un léger ronflement s'élevant de sa poitrine. J'aurais pu passer des heures à l'observer.

Mes affaires reprenaient doucement mais sûrement leur place chez lui, tout comme moi. Il me préparait mon café au petit déjeuner, et mangeait de l'omelette végétarienne au dîner. Je lui 

achetais son journal le dimanche matin lorsque je sortais courir, et ramassais ses serviettes humides qu'il laissait trainer sur le sol de la salle de bain.

Dans ces moments là, où je voyais, et surtout sentait, la routine rassurante se réinstaller, j'étais bien. Vraiment bien.

Mais il y avait toujours ces autres moments.

Lorsque je me réveillais au milieu de la journée, tremblante et angoissée, persuadée au plus profond de mon être qu'il n'était jamais revenu. Jusqu'à se qu'il sente ma détresse et se presse contre mon dos, ses lèvres contre ma nuque, ses doigts trouvant les miens.

Lorsque je m'éveillais, et que son côté du lit était vide. Je n'avais qu'à sortir de la chambre pour constater qu'il était toujours là, en train de préparer le petit déjeuner, ou sous la douche, mais je ne pouvais empêcher mon estomac de se tordre. Dans ce genre d'instant, je n'hésitais pas. Je le rejoignais sous le jet d'eau chaude, enterrant ma panique sourde dans un coin de mon esprit, et laissais nos corps se retrouver, encore, et encore.

Ou bien durant ces discussions pour lesquelles nous avions tout deux une aversion profonde, détestant déverser du sel sur la plaie ouverte, mais que nous savions nécessaires. Nous ferions ce qu'il fallait pour éviter que ce qui nous était arrivé ne se reproduise.

Car aucun de nous ne pourrait le supporter.

Greg n'eut jamais de réponse à sa question. Mais le sourire que je lui offris sembla lui suffire.

Bien sûr que non, je n'étais pas heureuse. Pas encore.

Mais j'étais de nouveau complète.

C'était un bon début, non ?


Dans un futur plus ou moins proche…

« Cours, cours, cours !! » hurlaient les deux fillettes, alors que leur frère démarrait à toute vitesse, foulant le sable avec autant d'assurance que ses petites jambes potelées lui permettaient.

Il y eu une seconde d'incertitude, durant laquelle tous crurent qu'ils avaient échoué.

Mais le vent leur vint en aide au bon moment, et le cerf-volant quitta le sol dans un bruissement de tissu. Les deux sœurs se jetèrent dans les bras l'une de l'autre, sautant et hurlant de joie, alors que le garçon continuait de courir, craignant sûrement de faire retomber l'objet de leur extase.

Appuyée contre la rampe en bois qui surplombait la baie sur toute sa longueur, j'observais la scène d'un œil sincèrement attendri, un sourire aux lèvres.

« Jooooooeee, reviens par-là maintenant !! » cria la plus blondes des deux filles, qui semblait être plus jeune que sa sœur, mais plus âgée que leur frère.

Lorsqu'elle détourna la tête, elle rencontra mon regard, et m'offrit un magnifique sourire édenté, auquel je ne pus que répondre. Elle s'enfuit ensuite en direction de Joe, qui ne s'était toujours pas arrêté, sa sœur sur les talons.

« Hey !! On doit pas aller trop loin, papa a dit ! » haletait l'aînée, qui ne devait pas avoir plus de six ou sept ans.

Mes yeux glissèrent de cette adorable scène pour se poser sur les deux silhouettes masculines qui se tenaient à quelques mètres de moi, tout deux également accoudés à la balustrade.

Ils étaient trop loin pour que je puisse entendre leur conversation, mais je savais parfaitement de quoi il retournait.

Nous avions rencontré cet homme et ses trois enfants alors que nous étions en chemin pour aller diner, dans un des restaurants qui bordaient la plage. Lorsque Tom –le père- avait mentionné le fait qu'il possédait une maison dans le coin qu'il cherchait à vendre, Griss avait tout de suite paru très intéressé, et avait creusé le sujet. Mon attention s'était portée sur les enfants qui essayaient de faire voler un cerf volant, et je m'étais décalée pour pouvoir observer la scène de plus près.

A présent, je me contentais d'observer l'homme qui réussissait toujours à faire battre mon cœur un peu plus vite, même lorsqu'il ne faisait rien de plus que de parler immobilier avec un parfait inconnu.

Nos deux semaines de vacances sur la côte Est lui avait réussi. Le doux soleil de fin septembre avait donné une teinte hâlée à sa peau, et ses traits étaient détendus de tout souci. La légère brise s'amusait avec ses cheveux plus sel que poivre, et je savais que si je m'étais trouvée plus près, j'aurais pu voir la lumière chaude du soleil couchant se refléter dans ses yeux bleus.

Il dû sentir mon regard sur lui, car sa tête se tourna légèrement, et lesdits yeux bleus rencontrèrent les miens. Ses lèvres s'étirèrent immédiatement dans un sourire tendre, et je sentis le même naître sur les miennes. Après quelques secondes de cet échange silencieux, je détournais les yeux, pour les fixer sur le cerf-volant qui s'était de nouveau rapproché.

Il dansait gracieusement avec le vent, seulement retenu par une fine ficelle de nylon, qui semblait presque invisible à cet instant.

Je fus à peine surprise lorsque je fus tirée de mes pensées par la présence soudaine de Grissom derrière moi. Il se pressa contre mon dos, et je me nichais contre lui, son menton venant se poser sur mon épaule.

Ce qu'il me chuchota à l'oreille ne fit qu'agrandir mon sourire.

Doucement, ses mains se glissèrent sous les épaisseurs de ma légère veste et de mon t-shirt. Mes doigts vinrent bientôt rejoindre les siens, les entrelaçant tendrement contre l'arrondie de mon ventre.

Et je fermais les yeux, prenant une lente et profonde respiration.

Je ne faisais plus ce geste pour ne plus voir le monde tourner à toute vitesse autour de moi.

Mais pour le sentir vibrer sous mes pieds.

THE END


N/A finale : Il y a quelque chose d'à la fois ironique et troublant dans le fait que l'auteuse et l'héroïne de son histoire puisse se trouver dans les mêmes états, du début à la fin. Vous me direz (à part le fait qu'il faut que j'arrête de parler de moi à la 3ème personne, mais j'y travaille XD) que c'est tout simplement parce que j'ai fait subir à Sara ce qu'il fallait pour me défouler quand ça n'allait pas, mais tout de même, ça me fait sourire. Tout ce que je dirais, c'est qu'elle a eu le malheur d'être le perso principal de ma fic lorsque je n'étais pas bien, mais qu'en contre parti, elle a la chance de l'être encore aujourd'hui, quand tout va mieux, et bien.

La rédaction de cette fic aura pris plus de 18 mois, ce qui est BEAUCOUP PLUS long que ce que j'avais prévu au départ, mais au final, je ne regrette rien. Cette histoire m'aura suivit tout au long d'une période peu glorieuse de mon inintéressante vie, et je suis plus qu'heureuse de pouvoir mettre un point final aux deux.

Merci à vous tous, qui m'avez lu depuis le tout premier chapitre, ou à ceux qui viennent de tout lire. Merci d'avoir tenu la distance avec moi, merci de m'avoir encouragé et soutenu, merci de m'avoir laissé savoir ce que cette histoire vous inspirait.

Et bien sûr, merci d'aimer Griss et Sara au point de vouloir continuer de les voir exister en dehors de l'écran.

Sur une note un peu plus triste, je crois pouvoir déclarer que la conclusion de cette fic marque également la fin de mon 'investissement littéraire' dans le GSR. A moins que Sara ne revienne dans la série, je ne pense pas écrire de nouvelles histoires. Peut-être quelques chapitres de 'Prends ma main…', mais rien n'est moins sûr. Ne vous méprenez pas, je suis toujours folle amoureuse de ce couple, et ce n'est pas près de s'arrêter à mon avis. Mais le vent a tourné, et je sens qu'il est temps pour moi de poser ma plume.

Merci de tout cœur d'avoir donné vie à mes histoires en me lisant.

Take care :)

Elialys