En dehors de mon petit perso et de quelques idioties ajoutées, tout, hélas, n'est pas de moi, mais de JKR.

Soyez indulgents avec moi, je mets du temps a faire mes chapitres.

Chapitre 1

Elle est assise dans le train. Elle a toujours aimé les trains. Voir les paysages défiler l'apaisent, cela lui permet de se laisser aller à ses réveries.

Il n'y a pas beaucoup de personnes dans le wagon.

Un homme assis sur le siège en face à gauche. Un homme en noir, le visage sévère. Il semble plonger dans un livre.

Mais elle est méfiante. Avec ce qui s'est passé, elle se demande à qui elle pourra bien faire confiance. Après tout, sa propre famille l'a trahie.

Et aujourd'hui, elle est en fuite.

Après ce qu'elle a découvert de ses... capacités, elle ne pourra sans doute jamais se confier à quelqu'un. Sa vie lui semble desormais être une longue fuite.

Voilà ce à quoi elle pense, tandis que le train file à vive allure.

Les heures passent sans qu'elle s'en rende compte.

Lorsqu'elle émerge, il n'y a plus personne dans le wagon que l'homme étrange qui continue sa lecture. Il a visiblement bien avancé, peut-être lit-il vraiment ou peut-être est-il très fort.

Pourtant, elle n'a pas peur. Quelque chose en elle lui dit qu'elle n'a rien à craindre, qu'elle saura se défendre, qu'elle l'a déjà fait et qu'elle saura le refaire, même si elle ne sait pas véritablement comment.

Elle décide d'en avoir le coeur net, de prendre les devants:

"Vous allez où?"

Il lève la tête vers elle, la regarde. Ses yeux noirs ne trahissent rien.

"Je vous emmène à Poudlard", dit-il simplement comme si cela expliquait tout.

En d'autres circonstances, elle aurait ri. Mais, là, elle ne fait que le fixer. Rien n'émerge d'elle. Pas de révolte de se faire dicter ainsi sa conduite. Elle se dit que son sort est scellé, elle n'a plus qu'à s'y soumettre...pour le moment. Elle est apaisée, vide.

"Bien", fait-elle. C'est à lui de chercher sur son visage des traces d'émotions, de pensées. Il ne veut pas utiliser la légilimencie sur elle. Même si elle ne s'en rendrait pas compte, il ne peut en être sûr et elle est ne maitrise pas ses pouvoirs. Elle pourrait se faire du mal.

Mais aucune émotion ne se dégage d'elle. Pas de peur, ni même de curiosité.

Il continue de la dévisager. Elle ne cherche pas à lui cacher quoi que ce soit. Quelque part, elle est intrigante. Il n'a jamais vu personne réagir de cette façon.

Pire que tout, elle suscite son intérêt. Il est agacé de se montrer si curieux de ces sentiments.

Au bout d'un long silence, elle dit, toujours en regardant le paysage défiler:

"Vous pourriez au moins vous présenter".

Sa voix est calme, posée, neutre.

Il ne voit aucune raison de ne pas le faire.

"Severus Snape".

Elle tourne alors la tête, lui sourit doucement en le regardant intensément.

"Thalia Mertani".

Leurs yeux sont comme soudés. Ils prennent tous deux conscience qu'il se passe quelque chose et sans savoir quoi, ils savourent le silence.

Sans qu'ils s'en rendent compte, le train s'est arrêté et un vieil homme les a rejoint.

Dumbledore entre dans le wagon et sourit, comme s'il était le seul à comprendre.

Mais son sourire est triste. Il se dit qu'il lui faudrat les protéger tous deux et que ce sera difficile.

En le voyant entrer, Snape a detourné le regard et s'est levé.

Il est enervé de ce qui vient de se passer et qu'il ne comprend pas. De plus, il a été inattentif. En d'autres circonstances, cela aurait pu lui couter la vie.

"Mission accomplie, Albus."

Et sans un regard, il sort.

Elle regarde le vieil homme.Elle se demande qui il est. Sa curiosité est attisée.

Elle se lève.Il lui sourit. Même ses yeux lui sourient.Il dégage un sentiment de sécurité. Elle sait qu'on ne lui voudrat aucun mal. Elle sourit à son tour, joyeusement.

Il lui demande de le suivre, ce qu'elle fait et ils descendent du train.

Il décide qu'ils rejoindront le château à pied. Elle ne sait pas de quoi il parle, ni où il veut l'emmener mais elle lui fait déjà confiance.

Elle est contente de marcher. Elle aime cela, fouler le sol en sentant la caresse du vent.

Il fait bon. Ils marchent côte à côte. Au bout d'un moment, il commence à parler.

Il lui dit qu'elle n'est pas véritablement responsable de ce qui s'est passé et que de toute façon, l'homme s'en sortira. Une gêne l'envahit et il la perçoit; elle ne veut pas en parler, il est trop tôt pour parler de ce qui s'est passé.

Il comprend et lui explique qu'elle n'est pas seule à posseder de tels capacités. Severus Snape, l'homme du train, ainsi que des milliers de personnes sont des sorciers.

Si elle le désire, elle vivra désormais avec eux, dans leur monde.

Lui même est directeur d'une école où elle fera son apprentissage.

La situation est insolite car les nouveaux élèves ont généralement onze ans, mais il est sûr que tout se passera bien et qu'elle apprendra vite.

Elle sourit de retourner sur les bancs de l'école.

Elle sent sa soif d'apprendre lui revenir. Elle le regarde l'emmener vers sa nouvelle vie.

Elle lui dit qu'elle ne peut rien lui promettre:

-"J'ai vécu vingt ans hors de votre monde. Je n'en connais pas les règles et rien ne dit que je m'y sentirais bien et chez moi,... même si je n'ai pas vraiment le choix",ajoute-t-elle avec un triste sourire."je ne peux, ni ne veux vous promette que j'y resterais. Je veux au moins avoir l'illusion que je suis libre."

Une certaine tristesse s'empare d'elle. On ne renonce pas ainsi à son passé. Surtout pour se tourner vers l'inconnu.