Titre : la douceur (relative) d'un foyer
Auteur : ylg
Fandom : Tintin
Personnage/Couple : Tintin, Haddock
Rating : PG / K+ juste à cause des jurons haddockiens :p
Disclaimer : boh, il paraît qu'il y a eu des fanzines orgiaques sur Tintin, j'espère qu'en comparaison et du fond de sa tombe Hergé ne m'en voudra pas trop d'avoir juste un peu détourné ses personnages ?

écrite pour 31 jours, thème : "tonnerre", contrainte accessoire : présent

oOo

Le château de Moulinsart… il est ici chez lui. Il sait qu'il peut y passer n'importe quand, même à l'improviste si ça lui chante, mais bien sûr Tintin est trop poli pour s'imposer sans même un coup de téléphone pour s'annoncer avant.
Mais il y dépose toujours ses pénates avec plaisir, entre deux reportages, avant de retourner s'enfermer dans son appartement finir son dernier papier et préparer le suivant. Et ça fait tellement plaisir à Milou aussi, de pouvoir gambader dans la campagne !

Nestor le traite aux petits oignons. A peine arrivé, il le débarrasse de son pardessus, s'agite pour lui préparer sa chambre –en fait plutôt, vérifier qu'elle est parfaitement en ordre est prête à l'accueillir ; elle est toujours prête pour sa venue- et lui servir un rafraîchissement.

Pas de visiteurs intempestifs –ni famille Lampion, ni jeune Abdallâh en vacances, ni Castafiore en vadrouille, ni aucun invité surprise autre que lui : ça sera juste le Capitaine et lui. Comme il aime ça.
Nestor lui verse à boire et s'éclipse, allant « prévenir Monsieur que Monsieur Tintin est arrivé ».
A l'instant précis où il franchit les portes du salon et se dirige vers l'escalier, une voix puissante et grondante retentit :
« Mille milliards de mille millions de mille sabords ! qui m'a fichu pareil bougre d'emplâtre à la graisse de hérisson ?! ah, tu vas voir, espèce de … »

Le Capitaine, ignorant encore sa venue, qui s'emporte contre un olibrius quelconque –la dame à la boucherie ou le Professeur Tournesol ou un simple représentant de commerce, qui sait ? et donne libre cours à sa mauvaise humeur… n'importe qui prendrait la fuite en l'entendant vitupérer ainsi, mais pas Tintin.
Au contraire, il se sourit à lui-même, écoutant avec un brin d'amusement à peine tinté d'inquiétude pour ce qui peut le tourmenter, son vieil ami s'emporter. Cette litanie de jurons qu'il n'entend nulle part ailleurs, il l'aime aussi : ça veut dire qu'il est chez son cher Capitaine. Et c'est une pensée des plus plaisantes.