auteur: Flo-de-Miel
rating: K+ pour la scène avec l'écureuil...
pairing: EdxAl en force! XD


notes: quand c'est la fin, c'est la fin! Voici donc le prologue promis de What I Want for Christmas.
Je n'ai pas eu beaucoup de commentaires sur le dernier chapitre (merci à larissa, jdelric et Grenny d'ailleurs!) donc j'ignore comment vous trouvez ma manière d'écrire les lemons. N'hésitez pas à le rajouter si vous postez une review pour ce chapitre ci. Bien sur, cela me fait toujours énormément plaisir :-D

PROLOGUE

Le ciel, froid, blanc et immense, semblait contenir dans ses profondeurs immaculées toute la fraîcheur de l'univers. La température plus que glacial permettait de préserver une sérieuse couche de neige sur les trottoirs. Les enfants, certains en luge, d'autres à pied, s'amusaient comme des fous à glisser, se bagarrer, rouler dans l'épaisse et fraîche étoffe duveteuse. Des rires partaient de tous côtés.

Alphonse, assis à l'arrière de la voiture que son frère conduisait, regardait avec un petit sourire envieux les chérubins s'amuser, sous l'œil veilleur de leurs mères. Lui n'avait jamais eut la chance de connaître une telle insouciance à cet âge. Il n'avait jamais connu l'ivresse d'une bagarre de boule de neige avec pour adversaires des dizaines de copains du même âge.

La neige ayant rendu la route particulièrement glissante, Edward avançait à la vitesse d'une tortue, craignant dérapé au moindre tournant. Il jeta un regard dans le rétroviseur pour espionner son petit frère. Celui-ci, le visage à moitié caché par une grande écharpe rouge, avait les deux mains plaquée sur la vitre, et semblait s'émerveiller du spectacle de la rue. Ses joues, légèrement rougies, lui donnaient un adorable air de gamin. Soudain, son visage se tourna, et il découvrit qu'Edward l'observait.

- Où est ce qu'on va ? Demanda t'il alors avec des yeux pétillants de curiosité.

- J'ai dit que c'était une surprise. Répondit l'autre en reportant son attention sur la route. Il faut savoir être patient !

- Mais, ça va être long ?

- Oui. Il va falloir contourner la ville par les chemins de campagnes. Si tu as froid, dis le moi. J'ai une couverture à côté de moi.

Edward tapota sur une layette en laine verte qui était pliée sur le siège avant inoccupé. Mais Alphonse, déjà bien emmitouflé dans une grande veste brune, ne la réclama pas. Il reporta son attention sur les joyeux luminaires de magasins, à peine visible sous les rayons d'un soleil matinaux distant.

Le trajet dura bien une demi-heure. Edward et Alphonse avaient parlé de tout et de rien, omettant bien d'insérer dans la conversation un commentaire à propos de la veille au soir, et la folle nuit qu'ils avaient passée, même si aucun des deux ne s'en sentaient honteux.

Ils longeaient maintenant une calme petite route de campagne. On pouvait apercevoir sur le bas côté quelques brins d'herbe qui tentaient péniblement de se glisser sous la neige. La route, par endroits givrée, faisait glisser les pneus de la voiture, et à chaque fois, Alphonse qui craignait un accident laissait échapper de ses lèvres un petit hoquet apeuré.

Après une demi-heure de route, une voiture verte et noire surgit derrière eux. Elle semblait vouloir les dépasser. Edward avançant en plein milieu de la route, elle klaxonna pour montrer son mécontentement.

Péniblement, Edward se rangea sur la gauche, et la voiture les dépassa furieusement. Le conducteur, vraisemblablement peu sympathique, aboya comme un chien enragé par sa fenêtre :

- Espèce de moule glacée ! La route s'est fait pour avancer, gamin!

Au début, Edward avait royalement nié l'horrible bonhomme, mais, au qualificatif « gamin », son orgueil blessé avait aussitôt réveillé sa colère.

- Gamin ? Moi ? Fit-il à l'adresse de la voiture verte noire déjà à plusieurs mètres devant la leur. Il va voir, ce gros tas de graisse !

Edward appuya brusquement sur l'accélérateur et rattrapa la voiture verte et noire. Il se mit ensuite à klaxonner joyeusement, un sourire mesquin sur son visage.

- E… Ed, fait attention, je t'en supplie! Implora Alphonse.

Le cadet s'était déjà agrippé au repose-tête du siège avant, craignant que le givre ne les envoie dans le panneau.

L'autre conducteur, hargneux, semblait vouloir les empêcher de passer. Il effectuait des virages à gauche, puis à droite, afin d'occuper tout les côtés de la route.

- Tu vas voir, espèce de vieux croûton. Grinça Edward entre ses dents alors que les pupilles affolées de son frère tentaient de se raccrocher vainement à un objet fixe.

- Ed… Fais attention, hein ?

Edward, profitant d'un des zigzags de son adversaire, accéléra brusquement et, les pneus droits ayant quitté à moitié la route, il dépassa la voiture verte et noire en klaxonnant joyeusement.

- Va repasser ton permis, homard géant ! Cria t'il à l'adresse de l'autre conducteur.

Puis, fonçant à toute allure, il essaya de prendre une avance correcte. Parfois, la voiture semblait décoller du sol, et les pneus glissaient sur le givre comme des patins sans freins. Alphonse, les deux bras vivement enroulé autour du pose-tête, avait même du mal à respirer. Il sentait la route glisser sous eux comme un tapis roulant.

- A… Arrête, Ed ! ça va mal se finir !

Et comme si Alphonse avait eu une prémonition, la voiture verte et noire derrière eux dérapa sérieusement et alla se planter dans un piquet sur le bas côté. Edward lança un cri de victoire, tandis qu'Alphonse, un peu stressé, afficha un maigre sourire soulagé. Son frère put décélérer, et ils avancèrent maintenant à vitesse modérée sur le petit chemin de terre.
Deux immenses plaines enneigées s'étendaient de chaque côté de la route, parfois bordée par un ou deux arbres sans feuilles.
Alphonse, l'adrénaline retombant soudainement, rit de bon cœur et vint ensuite embrasser bruyamment la joue de son frère qui souriait toujours de bonheur et de fièrté.
Celui-ci, face à cet élan d'affection, freina brusquement la voiture.
Il se retourna vers Alphonse qui, assis sur le siège arrière, le regardait avec ses deux grands yeux rempli de questionnements.
Le moteur crachotait à rythme régulier, une petite fumée grise s'échappant derrière leur voiture.
Edward quitta le siège avant et, par une acrobatie un peu scabreuse, vint rejoindre son cadet sur la couche arrière.
Là, il le prit dans ses bras et lui souffla tendrement à l'oreille.

- On a un peu de temps, juste là… Quand dis-tu ?

Alphonse rougit, mais ce n'était plus dû au froid.
Pour toute réponse, il ramena ses deux jambes en hauteur, et se laissa glisser quelque peu sur le dos, la tête contre la portière, tentant d'aménager au mieux qu'il pouvait l'espace étroit.

- D'accord. Dit-il alors de sa petite voix adorable.

Et Edward, comblé, se pencha sur lui pour l'embrasser.

Quelques minutes plus tard, de la buée recouvrit les carreaux autrefois si froids de la voiture, et, dans les champs, un écureuil se redressa soudainement à l'entente de curieuses plaintes lointaines, deux silhouettes mouvantes agitant légèrement la voiture.

°---°

Avec toujours autant de mystère, Edward avait mené son cadet aux abords d'une forêt de sapins. Là, ils empruntèrent une chemin forestier plus étroit et, bientôt, la voiture s'arrêta.

- On y est ? Demanda Alphonse, tentant d'apercevoir autour d'eux quelque chose de plus intéressant que de simples conifères épineux.

- Oui, répondit son frère, mais à partir de maintenant, tu dois cacher tes yeux.

Alphonse ramena aussitôt ses paumes devant les yeux. Edward accéléra à nouveau un petit peu et, trente secondes plus tard, stoppa le moteur devant l'objet de leur destination. S'assurant toujours que son frère ne trichait pas, il sortit de la voiture, la contourna puis, ouvrant la portière arrière, aida son cadet à en descendre.

Positionné derrière lui, il poussait légèrement sur son dos pour le faire avancer avec prudence.

- Ne regarde pas encore ! Soutint Edward.

Alphonse sentait ses pieds s'enfoncer dans une fine couche de neige qui craquelait au fur et à mesure de leurs pas. Parfois, il sentait qu'il marchait sur une branche de sapin. Les mains de son frère s'absentèrent soudain, et il entendit sa voix annoncer :

- Voilà ! Tu peux regarder !

Aussitôt, Alphonse ouvrit les yeux. Tout d'abord ébloui par la lumière du jour, il distingua ensuite une adorable maison de pierre, dont le toit en tuiles rouges était à demi recouvert de neige. Un pot de bégonias morts décorait l'appui de fenêtre et, à côté, une petite porte de bois à la grosse serrure noire leur faisait face.

- Que… Qu'est ce que c'est ? Demanda Alphonse en inspectant la petite demeure avec enchantement, tant il la trouvait mignonne, là, perdue seule au milieu des bois.

- C'est notre nouvelle maison, Al ! répondit son frère avec un grand sourire fière.

Il fouilla ensuite dans la poche de son pantalon gris et en ressortit une imposante clé de bronze noire.

- Nous sommes devenus gardes forestiers au service d'une grande industrie allemande de conifères !

Alphonse n'en revenait pas. Il s'avançait vers la petite maison en répétant :

- C'est vrai ? Elle est à nous ? Elle est bien à nous ?

Edward acquiesça, un sourire scotché aux lèvres, ravi de voir à quel point son cadet semblait être heureux, lui aussi, de leur nouvelle acquisition.

- Mais, comment est-ce possible ?

Edward s'approcha et, ouvrant la porte en quelques tours, expliqua :

- C'est grâce à notre petit job improvisé d'avant Noël. J'ai discuté avec le marchand de sapin. Il est propriétaire de cette forêt et cherchait deux personnes pour s'en occuper durant l'année. Je lui ai demandé en quoi cela consisterait, puis il m'a parlé de cette maison, et j'ai tout de suite été emballé.

Edward poussa la porte avec son pied, laissant son petit frère entré en premier dans leur nouvel habitat. L'intérieur, déjà meublé, semblait mettre à disposition tout ce dont on pouvait rêver pour le confort : une cheminée, deux gros fauteuils recouverts de peaux de mouton, un immense tapis de laine aux diverses couleurs et un gros poêle noir. Les différentes petites fenêtres déversaient une agréable lumière dans la pièce de séjour. Alphonse, le cœur remplit de joie, bondit sur son frère en s'exclamant :

- Oh, Ed, c'est tellement beau ! Je suis si heureux ! On va pouvoir vivre tous les deux ici ! C'est magnifique !

L'aîné répondit à la douce étreinte en disant :

- Oui. Fini les voyages interminables. Maintenant, ma seule quête consistera à te rendre heureux.

Alphonse se détacha doucement, les yeux remplis d'incertitude.
Enfin, il osa demander :

- Tu… Tu as lu ma lettre, n'est ce pas ?

En se mordant la lèvre inférieure, Edward acquiesça honteusement, mais Alphonse ne sembla pas être triste ou déçu par l'attitude de son aîné. Au contraire, il afficha un petit sourire serein, puis, prenant la main de son grand frère, il dit, les yeux gorgés d'altruisme :

- Hé bien, il semblerait que Winry-Noël ait exaucé mon vœux, alors…

Au dehors, un oiseau chanta d'une longue plainte mélodieuse, perçant le silence glacé du ciel...
Un ciel, froid, blanc et immense, qui semblait contenir dans ses profondeurs la promesse d'une éternité de bonheur.

OWARI


Et voili voilou! Ca vous a plû?

Laissez donc une reiew, ce sera mon cadeau de Noël à moi... XD

Ciao à tous! Joyeuses fêtes!