Pam nouvelle fic ! J'espère qu'elle vous plaira. Ce chapitre est peut-être ennuyeux au début, l'action arrive vers la fin et sera présente dans les autres chapitres. Bonne lecture !
Jean Havoc rentra chez lui gai comme un pinson. Il avait passé toute sa journée d'excellente humeur, et même les railleries de ses camarades n'y avaient rien changé. Le beau blond avait une excellente raison d'être content : demain matin il partait en lune de miel avec Samantha. Quinze jours en compagnie de la femme qu'il aimait profondément. Quelques mois après leur mariage, ils avaient enfin réussi à obtenir des vacances.

" Jean ?" entendit-il.

" Voui ma chérie ?"

" Tu viens m'aider à finir les bagages?"

" Voilà j'arrive !"

Jean retrouva Samantha occupée à remplir leur valise commune. Elle l'embrassa puis lui montra le reste. Le militaire se changea, puis s'attela à la tâche. Cela leur prit toute la soirée, et c'est assez fatigué qu'ils allèrent dîner.

" Ca va être génial ! Je n'ai été qu'une fois au Rayan, mais j'avais trouvé ça superbe." dit Jean.

" Oui, selon moi c'est l'endroit parfait pour une lune de miel. Quinze jours ensemble, ça faisait un bail que ça nous était pas arrivé." dit la jeune femme.

" Tu m'étonnes ! Ca nous est même jamais arrivé, le plus long qu'on aie eu c'était une semaine." approuva son mari.

" En plus de ça c'était l'année dernière. Bref, j'ai bien l'intention d'en profiter, surtout que je serais pas embêtée par ce-que-tu-sais, et qui t'énerve tant." ajouta-t-elle d'un air coquin.

" C'est vrai que c'est passé ! YAHOU !"

Smantha pouffa de rire. Il ne changerait jamais sur ce point-là. Son homme était d'un naturel insatiable, ce qui le surprenait lui-même, n'ayant pas connu ça avec ses anciennes conquêtes. Le jour tant attendu par nos deux tourteraux arriva, et c'est avec joie qu'ils s'embarquèrent pour le pays du Rayan.

" Bon ! Par quoi on commence, amour de ma vie ? La plage, la visite de la ville, les jeux de l'hôtel ?" demanda Jean en s'étirant.

Le voyage avait été long, et il avait visiblement envie de se dégourdir les jambes.

" J'avais pensé à défaire les bagages moi, p'tit coeur."

" C'est pas croyable ce que tu peux être terre-à-terre, par moments." répondit Jean les yeux en bille.

" N'est-ce pas ? Allez, au moins ce sera fait."

Jean soupira, et l'aida néanmoins. Quelque temps plus tard, ils se rendirent à la plage toute proche. Sam avait préparé un panier pique-nique. Son mari planta le parasol dans le sable, pendant qu'elle disposait les serviettes.

" Hmmm ... je sais pas si je dois apprécier de te voir en maillot de bain, sachant que je serais pas le seul." dit-il à genoux sur la sienne.

" T'inquiètes j'ai mon anti-vol." répondit Samantha en montrant sa main ornée d'une alliance.

Jean rit, et regarda sa main où se trouvait la sienne. Marié ... il avait encore du mal à y croire, même s'il avait su en la rencontrant que Samantha serait la bonne. Jean s'allongea à son tour, et observa le paysage, notamment les jeunes filles qui défilaient.

" Moins belles que ma Samantha ... plus belle ... moins, encore moins, toujours moins ... arf, ma Samantha c'est la plus belle point barre. Nanméoh." pensa-t-il.

Soudain, il entendit sa femme éclater de rire. Il tourna la tête vers elle, et lui demanda ce qui se passait.

" Le gars derrière ... il était en train de pérorer comme un paon, il a marché dans le trou d'un gosse, je te dis pas la gamelle."

Jean nota que le gus en question regardait par ici. Un regard froid lui fit comprendre qu'il ferait mieux de circuler. Bien que le type aie plus de muscles, il n'hésiterait pas à le cogner s'il osait draguer sa femme. Plus tard dans la journée, la brunette décida d'aller leur chercher des glaces. Jean acquiesça, les yeux clos. Mais dès qu'elle s'éloigna, il les entrouvrit pour la suivre du regard. Pendant que Samantha passait commande, un homme s'approcha d'elle et commença à lui parler. Jean redressa la tête, les yeux fixés sur lui.

" Dégage de là en vitesse." songea-t-il.

Smantha revint, et lui donna son cornet. Jean ne quittait pas l'importun des yeux, et d'un regard noir lui fit clairement comprendre d'aller voir ailleurs.

" Il te voulait quoi ce type ?" demanda le militaire en s'asseyant.

" Des banalités. Ca fait le troisième aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils ont tous ?" répondit-elle en déballant sa glace.

" Trois ? Oh crénomdidjou. Tu bouges plus d'ici."

" C'est ça oui ! Plus jaloux que ça tu meurs !" s'exclama Sam amusée.

" Hmph ! Pour en revenir à ta question ma biche, je t'avoue que j'ai du mal à saisir ton étonnement."

" Ben c'est vrai ! Chaque fois que je vais quelque part, faut toujours qu'il y en ait un qui vienne me prendre le chou."

" Chérie, ça fait un moment que je l'ai remarqué, mais là j'en ai la preuve. Tu n'as pas l'air de te rendre compte de ta beauté." dit Jean.

" Bah ... je suis pas trop mal c'est vrai, mais bon ..." concéda-t-elle.

" Pas trop mal ? M'enfin t'es une véritable splendeur !" s'exclama Jean surpris.

" Tu dis ça parce que tu es mon mari." reprit Samantha.

" Pas du tout ! Je te jure que je suis pas le seul à le penser. Combien de fois j'ai entendu des gars du Q.G dire que t'étais canon, sexy et j'en passe et des meilleures ? Franchement ma puce, y'a pas de quoi s'étonner si tu attire les hommes. Ca m'embête de l'admettre, mais c'est vrai."

Samantha sourit doucement. S'il le disait après tout. La journée s'écoula paisiblement, de même que la première semaine. Ils l'avaient passé à visiter la ville et les environs, aussi la dernière fut-elle consacrée à la baignade et la bronzette.

" C'est passé trop vite ! J'ai pas envie de rentrer ! Parce que dès que j'aurais remis les pieds au musée ce sera pour repartir !" gémit Samantha, le dernier soir.

" Ca m'ennuie autant que toi mon amour, mais on n'a pas vraiment le choix." fit Jean en la serrant contre lui.

" J'ai une idée ! On va leur faire croire qu'on a disparu, et on pourra rester tout seuls."

" Tu pense vraiment ce que tu dis ?"

" Naon. Pis j'ai pas envie de leur faire de la peine. Mais j'étais si bien avec toi mon bébé."

" Et moi donc ! Depuis le temps que j'attendais ça. Mais les meilleures choses ont une fin, et comme tu le dis si bien ça évite qu'on se lasse et d'autres peuvent arriver." reprit le lieutenant.

" Quel est l'imbécile qui a assaisoné ton repas avec du philosophe ?"

Jean éclata de rire, et l'embrassa de nouveau. Le jour suivant, il leur fallut donc rentrer à Central. La chasseuse de reliques avait vu juste : à peine était-elle de retour à son travail que son employeur lui confia une mission.

" C'est gentil, mais comme cadeau de retour j'aurais préféré une boîte de bonbons. C'est tellement plus reposant." dit Sam.

" Ma chère Sam, j'ai comme l'impression que la chasse aux reliques vous passionne de moins en moins." fit remarquer Dooley.

" Vous m'insultez là. Seulement le voyage a été fatiguant, et j'avais espéré passer la journée à classer des dossiers ou changer les objets exposés." répliqua-t-elle.

" Pardon pour l'offense. Alors, vous acceptez ?" reprit le conservateur.

" La question ne se pose pas. Où c'est-y donc qu'il faut que je me rende ?"

" Au Django, chercher une statuette sacrée."

" La porte à côté ! Et le pays où le téléphone est un produit de luxe. Bon allez, je m'y mets." conclut Samantha.

Elle passa la journée à effectuer des recherches. Le soir, quand elle annonça la nouvelle à Jean, il le prit comme à son habitude, c'est-à-dire avec force gémissements plaintifs.

" Tu pars quand ?" demanda le blond à la fin de son requiem.

" Dans deux jours."

" J'arriverais jamais à m'habituer à ce que tu t'en aille pendant des semaines."

" Idem pour moi. Tu remarquera qu'au moins on ne tombe pas dans la routine."

" Mouais. Bon allez, le repas est prêt."

Et donc, deux jours plus tard ils se firent leurs adieux sur le quai de la gare. Puis Jean retourna au Q.G, le coeur gros comme à chaque séparation.

" Ma soeur est partie." devina Kain en voyant la moue du lieutenant.

Jean hocha la tête. Le sergent demanda où était-elle allée.

" Le Django ? Je ne voudrais pas te faire peur mais ..." commença le brun.

" Mais quoi ?" reprit Jean un peu inquiet.

" C'est pas un coin tranquille. La guerre y fait des ravages depuis des années."

Oh non ! Il l'avait laissée partir toute seule là-bas ? Mais il était pas bien ! Du coup, Jean passa la journée dans l'angoisse. Si jamais un malheur lui arrivait, il ne se le pardonnerait pas.


Jungle du Django. Samantha slalomait dans la végétation environnante. Des coups de fusils claquaient derrière elle.

" Je crois que je vais devoir me montrer sélective dans mes missions à l'avenir. Eviter de partir dans des coins dangereux de ce genre ! " pensa-t-elle tout en fuyant.

Ses poursuivants se rapprochaient, de même que leurs balles. La chasseuse de reliques aperçut soudain l'entrée d'une grotte. C'était sa chance si elle voulait s'en sortir. Samantha s'y précipita. Derrière elle, un groupe d'homme armés s'arrêta.

" Merde ! Elle est entrée dans la Caverne De L'oubli." dit l'un d'eux.

" On n'a qu'à attendre qu'elle en ressorte." fit un autre.

" T'es sacrément optimiste toi ! Tous ceux qui entrent là-dedans n'en ressortent pas généralement. Ou alors, comme des coquilles vides."

Ils renoncèrent donc à la poursuivre. De son côté, Samantha avait fini par s'arrêter, n'entendant plus ses poursuivants. La brune sortit une lampe qu'elle alluma.

" Bon, voyons si je peux sortir d'ici." dit-elle en éclairant les alentours.

La brunette tenta de retrouver son chemin dans ce dédale de stalagmites et de roche. Elle y marcha un moment, avant de sentir une drôle d'odeur. A ses pieds flottait une brume, dont le parfum lui monta à la tête.

" Mince ! Ce truc est ... est ... trop ..."

Elle ne put en dire davantage, et perdit connaissance.


Dans un grand bâtiment blanc, on amena une jeune femme au regard inexpressif sur un fauteuil roulant.

" Qui est-ce ?" demanda un médecin.

" Aucune idée, on l'a trouvée qui errait dans la jungle." répondit un infirmier.

" D'après son regard, je dirais qu'elle a pénétré dans la Caverne De L'oubli, comme tant d'autres. Va falloir faire quelque chose, les victimes deviennent de plus en plus nombreuses." reprit le médecin, penché sur la nouvelle venue.

" Que fait-on ?" demanda l'infirmier.

" Trouvez-lui une chambre, tiens. Que vouluez-vous faire d'autre. En tout, ça fera un sujet de plus pour l'expérience."

L'infirmier hocha la tête, et poussa le fauteuil. Vous l'aurez deviné, cette jeune femme n'était autre que Samantha Havoc. Elle fut installée dans une petite chambre, et allongée dans un lit. L'infirmier s'en alla, sans qu'elle n'aie fait le moindre geste ni dit quoi que ce soit. Comme si elle n'avait pas conscience du monde qui l'entourait. Quelques heures plus tard, des gens en blanc vinrent la chercher pour la conduire dans une grande salle. Samantha les suivit docilement.

Elle semblait avoir retrouvé l'usage de la parole, et demandait à tout le monde qui elle était, et où elle se trouvait.

" Ah ! Le dernier sujet ! Installez-là ici." dit un docteur.

On fit asseoir Samantha dans un fauteuil. Elle remarqua qu'il y avait d'autres personnes, des patients comme elle.

" Dites, vous me pourriez me dire comment je m'appelle ?" demanda-t-elle à son voisin.

" Ben ... je sais pas non plus qui je suis. Je crois qu'on est tous dans le même cas."

Effectivement, tous les patients étaient amnésiques et c'était la raison de leur présence ici. Les savants du coin voulaient étudier les effets de ce fameux gaz contenu dans la Caverne De L'oubli. Ainsi, durant des semaines, ils injectèrent à leur patients divers liquides, et observaient les résultats. Qui souvent s'avérèrent mortels. Le groupe d'une quinzaine de personne s'amenuisa rapidement. Il ne resta bientôt qu'une seule personne. Mais dans quel état psychologique ...

Une fois encore, le personnel de l'asile vint chercher Samantha pour sa séance d'expérimentation. La brune les regarda entrer dans sa chambre, stoïque comme une pierre. Ils la firent sortir, et la conduisirent à travers les couloirs. Soudain, il se passa une chose que personne ne comprit. Les aides-soignants qui guidaient la jeune femme furent projetés sur le côté, sans que rien n'explique pourquoi. Samantha saisit l'occasion pour leur échapper.

" ALERTE ! UNE EVASION !" hurla un des aides-soignants.

Plusieurs membres du personnels s'interposèrent. Samantha fronça les sourcils, et tous valdinguèrent comme des quilles. Bientôt, seules les portes l'empêchaient encore de sortir de ce centre. La brunette chercha comment les ouvrir manuellement. Elle entendit le personnel se relever, et venir la chercher. Elle s'appuya à la porte. Une fois encore, les gens en blancs firent un vol plané.Samantha se tourna de nouveau vers la porte, et se concentra dessus. Les portes métalliques grincèrent, avant de céder sous son impulsion.

La brunette repartit au galop, laissant le personnel du centre étourdi. Un médecin s'avança, et observa les portes. Le verrou métallique était tordu, et les battants cabossés.

" Incroyable. souffla-t-il.

" Monsieur, il faut organiser des groupes pour la retrouver." fit une infirmière.

" Je ne sais si vous pourrez la ramener. La jungle est grande, mais surtout elle semble avoir développé une faculté mentale des plus intéressantes." répondit le docteur, en touchant les portes.

" Vous voulez parler de sa capacité à déplacer les choses sans les toucher ?"

" Oui. Je serais curieux de savoir comment y est-elle parvenue."