Komi

Auteur : Zéphy

Disclaimers : Les héros ne m'appartiennent pas bla bla bla, je ne fais pas d'argent bla bla bla (comme d'habitude quoi)

Note de l'auteur : Un grand merci à Zara pour avoir prit le temps de relire et de corriger cette fanfic. Au fait c'est la première fic que j'ai écrite alors soyez indulgents pour toute tournure de phrase un peu lourde!

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Une semaine. Ca faisait maintenant une semaine qu'ils avaient quitté le Togo. Une semaine que cinq hommes armés et cagoulés avaient fait irruption dans la salle où Largo devait signer un contrat avec l'un des dirigeants du pays. Une semaine que le service d'ordre avait tué les cinq hommes. Une semaine que Largo était devenu un héros au Togo pour avoir signé un contrat qui contribuerait à relancer leur industrie et rayé de la planète quelques gangsters. Et surtout une semaine qu'elle ne dormait plus la nuit.

C'est fou comme une semaine peut passer vite lorsque tout va bien et comme elle peut paraître durer une éternité lorsqu'un « tout petit rien » vous tracasse.

Chapitre 1.

- Joy ! Si je ne me trompe pas, tu as 43 minutes de retard, lui lança-t-il en regardant sa montre.

- Bonjour à toi aussi Kerensky ! Je sais, j'ai eu une panne d'oreiller.

Sur ces mots le Russe la dévisagea. Elle ne ressemblait pas à une personne qui aurait eu un surplus de sommeil. Bien au contraire, elle ressemblait à quelqu'un qui en manquait cruellement.

Joy se senti mal à l'aise sous ce regard inquisiteur et essaya de donner le change.

- Tu comprends, j'ai à peine dormi car mon voisin a fait la fête jusqu'au petit matin et quand j'ai enfin réussi à trouver le sommeil il était déjà l'heure de se lever. Je crois que je me suis rendormie après que mon réveil ait sonné.

- Après tout, un petit mensonge ne pouvait pas faire de mal. Et surtout elle ne voulait pas lui dire la vérité, lui dire que ce matin, en se regardant dans la glace, elle avait eu une absence. Tout ce qu'elle voyait dans ce miroir c'était LUI. LUI qui baignait dans son sang. LUI a qui elle venait de prendre la vie. C'était peut-être étrange mais elle aurait aimé connaître son nom. Après tout, ça n'est pas tous les jours qu'on tue un enfant…

- Si tu le dis, je vais te croire sur parole.

Mais il était loin d'être dupe.

Il avait remarqué que depuis son retour d'Afrique elle n'était plus vraiment la même. Il lui arrivait même de fixer le vide pendant de longs moments. Il avait aussi remarqué qu'elle ne mangeait presque plus rien à midi. Et, à la vue de ses traits creusés et de son corps amaigri, il pouvait aisément conclure qu'elle ne devait pas plus se nourrir le matin et le soir.

Il devait bien avouer que même s'ils étaient d'anciens ennemis il se faisait du souci pour elle. Il avait même fait des recherches sur ce qui s'était passé au Togo pour essayer de comprendre mais rien ne lui avait sauté aux yeux. Peut être qu'il se trompait, peut-être avait-elle changée peu après son retour et la cause se trouvait aux USA.

Le plus simple aurait été de lui poser directement la question mais Joy était comme lui sur bien des points et celui-là en était un. Si elle ne faisait pas le premier pas pour en parler, le fait de lui poser des questions la ferait se renfermer dans sa coquille et elle enfouirait encore plus profondément ses ennuis. C'est pourquoi il décida de ne pas insister.

- De toute façon, tu n'es pas vraiment en retard tant que le patron n'est pas là !

- Le patron ? Je te rappelle que Largo ne viendra pas, il a des réunions jusqu'à midi.

- Je ne te parle pas du Grand Patron, je te parle juste du patron.

Ceci eu pour effet de la faire sourire.

Depuis que Simon avait fait sa crise de petit chef (voir l'épisode résurrection) Kerensky l'appelait de temps en temps le patron derrière son dos ! Et toujours pour faire remarquer que « le patron » ne faisait pas son boulot !

- Tu sais, il sortait avec sa poupée gonflable hier soir et je crois que nous ne sommes pas près de le voir. Lui fit remarquer Joy.

- Que le ciel t'entende!

Simon avait toujours cette manie de l'agacer au plus haut point. Ce qui ne voulait pas dire que Georgie n'appréciait pas le bonhomme, il ne le montrait pas, point.

- Par contre, je n'ai toujours pas trouvé qui a commandité la tentative de meurtre sur Largo.

Ces paroles eurent pour effet d'effacer le sourire du visage de Joy qui se plongea immédiatement dans son travail. La conversation était close.

Peu avant midi Simon fit son apparition.

- Salut les gars, j'vous dis pas mais je crois que j'ai encore plusieurs grammes d'alcool dans le sang !!

- Effectivement, nous aurions préféré que tu ne nous dises pas !

- Ecoute Kerensky, tu ne vas pas commencer à me chercher aussi tôt le matin. Ca n'est pas parce que toi tu ne sais pas t'amuser que tous les autres doivent vivre cloîtrés chez eux par solidarité.

- Pour ta gouverne Simon, le commun des mortels ne fait jamais référence à midi comme étant le petit matin.

Les deux hommes se considéraient d'un œil sévère. D'habitude Simon ignorait les remarques de Kerensky ou alors les lui renvoyait avec un minimum de tact, mais là, il était sur la défensive et Joy eut peur que la situation ne dégénère. Aussi décida-t-elle de détourner leur attention.

- Ce que j'aimerais savoir Simon, c'est si avec tout l'alcool que tu as ingurgité, tu es parvenu à satisfaire Barbie.

D'accord, ce n'était pas la diversion rêvée, loin de là. Mais elle avait une défense en béton : elle était fatiguée. Beaucoup plus fatiguée qu'elle ne le croyait pour sortir en truc comme cela à Simon en ce moment !

Kerensky ne put s'empêcher de saisir la perche au vol.

- C'est vrai Simon, raconte-nous.

- Saches, camarade communiste que MINDY, en appuyant sur le nom et en regardant Joy, a été tellement heureuse de sa sortie en boîte qu'elle y est restée et que je suis rentré tout seul. Mon honneur est donc sauf et je ne vous en dirai pas plus. Largo n'est pas encore là ? demanda-t-il en changeant de sujet « sans en avoir l'air ».

- Non et tu ne lui manques certainement pas, il est avec son pote Cardignac. Lui répondit Joy ironiquement.

- Oh! Je vois. Mademoiselle fait des sous-entendus désobligeant sur l'amitié qui nous unis, mon pote et moi. Et bien saches que je ne suis pas blessé mais je vais plutôt l'attendre dans la voiture. Le chauffeur est de toute façon plus sympathique que vous deux réunis.

Il se leva et quitta le bunker.

- Mais, je n'ai rien sous-entendu du tout !

- Laisse, s'il a fait ça c'est pour qu'on ne lui reparle pas de Mindy. Il lui faut le temps de digérer le fait qu'elle l'ait plaqué.

- Dis donc, tu as suivi des cours de psychologie dans ta Russie natale !!

- Oui et je vais même te donner un conseil gratuit. Tu devrais parler de ce qui te tracasse à quelqu'un avant que ça te ronge totalement. Parler ça soulage parfois.

Ce conseil laissa Joy sans voix. De quoi se mêlait-il ? Elle allait lui répondre lorsque Largo entra dans le bunker.

- Allez les enfants, il faut qu'on y aille. Après une réunion avec le conseil, rien de mieux qu'un dîner d'affaire avec des Japonais qui ne parlent pas anglais ! Mais… Simon n'est pas encore là ?

- Si, lui répondit Joy, mais il rumine dans le garage. Viens, je t'expliquerai en chemin.

Au moment où elle allait fermer la porte du bunker Kerensky lui lança :

- Pense-y Joy.

Elle fit mine de ne pas avoir entendu.