Chapitre 1

A l'hôpital de Londres, Pétunia et Vernon Dursley attendaient avec angoisse l'arrivée du médecin. Ils avaient tellement peur de le perdre, de perdre le petit garçon qui était entré dans leur vie un soir d'Halloween. Pétunia s'en souvenait comme si c'était hier. Elle avait ouvert la porte et avait vu sa soeur devant. Lily tenait un sac et un berceau. Elle lui avait fourré le berceau dans les bras et lui avait dit la voix tremblante, pleine de sanglot :

-On ne peut en élever qu'un. Prends celui-là. On reviendra le chercher quand il aura onze ans.

Avant que Pétunia puisse dire quoi que se soit, Lily s'était volatilisée et lui avait laissé un bébé de l'âge de son Dudley. Un petit garçon aux doux yeux verts et à la chevelure ébourriffée. Elle avait craqué devant son regard doux et sa bouille innocente. Elle avait décidé de l'aimer comme une mère. Vernon aussi avait craqué pour le bébé. Et donc Dudley et Harry avaient été élevés comme des frères. Le petit garçon était espiègle et joueur. Mais il faisait aussi le bonheur de ses parents. Jusqu'à ce qu'il court après son ballon et que la voiture le percute. Ils avaient tellement peur de le perdre. C'était leur fils, peut-être pas de sang, mais de coeur. Pétunia se mordait le poing et se moquait des larmes qui coulaient le long de ses joues, tandis que Vernon regardait vaguement devant lui, tremblant de terreur à l'idée que le médecin lui apprenne la mort de son fils. Il se retenait difficilement de pleurer, il se souvenait de la fois où son fils avait été poursuivi par le molosse de la rue d'à côté, et qu'il s'était réfugié dans ses bras, tremblant de peur. Il avait aimé consoler son fils, lui frotter tendrement le dos en le rassurant, voir le regard ébloui de son petit garçon quand il avait chassé le chien, il était son héros. Il ne voulait pas perdre son fils. Il ne voulait pas perdre son Harry, il ne voulait pas perdre son tout petit garçon. Son petit garçon si courageux qui n'avait pas hésité à monter dans l'arbre pour aider son frère. Il voulait que son enfant continue à l'écouter avec de grands yeux émerveillés quand il lui racontait des histoires, ou l'entendre éclater de rire avec ses blagues à trois centimes. Il leva les yeux vers la salle d'opération et se tendit quand il vit le chirurgien en sortir.

Comme dans un cauchemar, son cerveau fit passer la scène au ralenti. Il voyait le médecin avancer lentement vers lui, le visage fermé, les traits tirés, des marques sombres sur sa blouse, de la sueur coulant le long de sa figure. Il ne voulait pas savoir, il ne voulait plus savoir. Tout ce qu'il voulait c'est d'avoir son fils contre lui, sentir sa respiration, son petit coeur battre contre sa poitrine, son souffle faire voleter ses mèches noires, c'était tout ce qu'il voulait. Il ne voulait plus entendre cette voix masculine lui dire :

-Je suis désolé, nous avons fait tout ce qui était humainement possible. Mais les blessures étaient trop graves.

Il ne voulait pas entendre le cri de douleur de sa femme, il ne voulait plus entendre ses sanglots sur son épaule, il ne voulait plus voir le regard las du chirurgien, il ne voulait plus voir le regard rempli de pitié des infirmières. Il ne voulait plus rien comprendre. Il venait de perdre son fils... Non ! Son petit Harry était un sorcier, il était fort, il s'en sortirait toujours. Il le savait. Son fils était le plus fort. Il s'en sortirait. Il se mit à trembler de tout son corps, puis poussa le cri d'un animal blessé et serra sa femme contre lui. Ce n'était pas vrai ! C'était un cauchemar ! Son fils était dans sa chambre en train de parler avec sa peluche, en train de lui raconter toute sa petite vie du haut de ses cinq ans, et non pas mort, rigide et froid dans cette salle d'opération glacée et impersonnelle. Il sursauta quand une voix féminine hurla :

-DOCTEUR RHUN ! DOCTEUR RHUN ! VENEZ VITE, SON COEUR VIENT DE REPARTIR !

Le médecin retourna en courant dans la salle d'opération, puis une heure plus tard, il revint auprès du couple éploré et leur dit avec un sourire soulagé :

-Votre petit bonhomme est un battant.

-Co... Comment ? Demanda Pétunia en larme ne voulant pas y croire.

-Il va survivre. Je ne sais pas comment il a fait, mais son coeur est reparti tout seul, il est sauf.

Pétunia et Vernon s'embrassèrent fougueusement et embrassèrent le chirurgien qui éclata de rire. Vernon demanda :

-Peut-on aller le voir, s'il vous plaît ?

-Il est en salle de réanimation. Vous devriez rentrer chez vous. Dit le médecin en voyant les cernes noires sous les yeux du couple. L'opération avait duré plus de dix-huit heures et d'après ce qu'il pouvait remarquer, ils n'avaient pas quitté la salle d'attente.

-Nous ne le laisserons pas tout seul ici. S'il vous plaît. Plaida Pétunia.

Le médecin, comprenant leur douleur et leur peur à l'idée que leur petit garçon ne se réveille pas, leur dit:

-D'accord, mais vous devrez mettre des protections afin de n'amener aucun germe dans la pièce, car son système imunitaire est très affaibli.

Il les emmena se changer, puis les Dursley veillèrent avec tendresse leur petit dernier, Dudley était chez des amis et attendait avec angoisse les nouvelles de la santé de son petit frère. Ils se relayaient devant le lit d'hôpital où reposait leur petit garçon, faible et tellement pâle que s'il n'y avait pas le mouvement de sa poitrine, ils pourraient le croire mort. Leur petit bébé se confondait avec la blancheur des draps, sa peau était si blanche alors qu'il avait normalement la peau bronzée, sa petite main était flasque sur le drap. Pétunia sentit ses lèvres trembler en voyant ses cheveux habituellement en bataille, plaqués sur son crâne. Elle se jura que s'il se réveillait, elle ne l'embêterait plus avec ses cheveux. Ils étaient mieux en bataille et lui en vie. Elle laissa échapper un sanglot, puis prit la main de son fils et la serra, lui prouvant qu'elle veillait sur lui. Qu'elle veillait sur son sommeil. Ils se relayèrent deux semaines, jusqu'à ce qu'une nuit, Vernon sentit une pression sur sa main. Il leva brutalement la tête et vit que son petit bébé bougeait. Il allait se réveiller. Oh mon dieu ! Il allait vraiment se réveiller. Vernon appela sa femme qui arriva en courant et elle se plaça de l'autre côté du lit. Ainsi quelque soit l'endroit où il regarderait, il y aurait quelqu'un pour lui souhaiter la bienvenue. Pétunia sentit des larmes de joie couler le long de ses joues quand elle vit les magnifiques émeraudes de son fils s'ouvrir. Harry avala sa salive, referma les yeux puis réussit à chuchoter :

-Par le diable, mais qui êtes-vous ?

Vernon et Pétunia cessèrent de pleurer et regardèrent leur enfant avec stupeur. Leur Harry ne parlait pas aussi bien d'habitude. Et puis il n'utilisait pas cette expression et puis... Et puis il les connaissait. Pétunia craignant un vilain tour de magie demanda :

-Et qui êtes-vous donc ?

-Je... m'appelle Steven Tyler Henderson. Et ça ne me dit pas la raison de votre présence à mes côtés. Je ne vous ai jamais vu que je sache.

Pétunia soupira, la magie avait encore fait des siennes. Elle aurait pu rire de cela, si ce n'était pas son fils la victime de cette mauvaise farce. Elle fourragea dans son sac, puis sortit un petit miroir de poche et montra à... Steven son reflet. L'homme dans le corps d'un enfant de cinq ans poussa un couinement d'horreur et s'écria avec le peu de force qui lui restait :

-M... mais je suis un gamin ?!

Le choc fut si brutal qu'il retomba dans l'inconscience. Pétunia expliqua à son époux, que l'âme d'un homme était dans le corps de leur petit garçon. Elle ne savait pas ce qu'il s'était passé mais que cela devait être un produit de la magie. Vernon murmura :

-Mais c'est notre fils, notre bébé. Il est à nous depuis ses un an. Je ne vais pas l'abandonner parce qu'il a changé. Je ne serais pas un bon père si je faisais cela. J'aime mon fils. Et s'il a changé, alors nous l'aiderons à s'adapter à notre monde et au monde de la magie.

-Je t'aime Vernon. Dieu que je t'aime.

Ils restèrent des heures à attendre le réveil de leur petit garçon, puis quand le soleil fut au zénith, il ouvrit à nouveau ses prunelles vertes. Pétunia caressa tendrement ses cheveux noirs et eut un doux sourire quand il tourna la tête vers elle. Il murmura :

-Ce n'était pas un rêve ?

-Non, je suis désolée.

-Alors je ne m'appelles plus Steven.

-Non, tu t'appelles maintenant. Harry Potter. Répondit doucement Pétunia.

-Quoi ? Harry Potter ?! Le petit sorcier de J.K Rowling ? Celui qui a vaincu Voldemort alors qu'il avait un an. Qui a une cicatrice en forme d'éclair sur le front ?! S'exclama Steven qui avait lu les livres de sa nièce d'adoption.

Pétunia devint blême en comprenant ce que cela voulait dire, James et Lily élevaient le mauvais survivant. Elle eut un sourire énorme en se disant que c'était bien fait pour eux, puis lui répondit :

-Je ne sais pas qui est cette J.K Rowling, mais oui, tu es Harry Potter. Et si c'est toi le survivant comme les sorciers l'appellent, alors tu auras l'entraînement de sorcier que tu dois recevoir. Dès que tu iras mieux, tu rentreras à la maison, et nous irons chercher des livres de magie sur le Chemin de Traverse.

-Fai... faire de la magie ? Je vais faire de la magie ? Murmura l'enfant avec un air ébahi.

-Oui. Vernon et moi t'aiderons à garder les pieds sur terre. Répondit doucement Pétunia en passant une main dans les cheveux en bataille du petit garçon.

-Merci. Mais pour les autres qui êtes vous vis-à-vis de moi ?

-Ton oncle et ta tante Pétunia et Vernon Dursley, bien que nous souhaiterions bien être plus. Soupira la femme.

-Dans les livres de Rowling, vous n'êtes pas décris comme étant aussi gentils.

-C'est qu'elle ne nous connait pas fiston. Pouffa Vernon qui revenait avec un tasse de café pour son épouse. Normalement, le médecin devrait venir t'osculter dans quelques minutes.

-Et nous rentrerons chez vous ? Demanda le gamin, de plus en plus excité à l'idée d'avoir une nouvelle vie.

-Non, chez nous. Tu as ta place là-bas. Lui dit tendrement Vernon en lui embrassant le front.

-Vraiment ? Demanda Harry avec de grand yeux remplis de joie.

-Oui. Répondit Vernon avec un doux sourire.

-Je crois que je vais adorer vivre parmis vous. S'exclama Harry avec un grand sourire ravi.

Il se tut quand le médecin arriva et l'osculta. Il l'emmena faire des radios et des scanners, puis le ramena dans la chambre afin d'attendre les résultats. Il discuta avec Pétunia et Vernon qui n'en pouvaient plus d'attendre et voulaient pouvoir chouchouter leur fils chez eux. Au bout de vingt minutes, une infirmière arriva avec les résultats. Le médecin les analysa avec attention, puis se tournant vers Harry lui dit :

-Tu es vraiment unique mon petit bonhomme.

-Et pourquoi donc serais-je unique, docteur Rhun ? Demanda Harry.

Le médecin observa avec stupeur l'enfant de cinq ans qui venait de parler comme un adulte de trente ans. Il répondit ne pouvant s'empêcher de le vouvoyer:

-Parce que même si vous allez devoir porter un plâtre à la jambe et au bras gauche, ainsi qu'une minerve, rien ne vous empêche de rentrer chez vous.

Pétunia lui demanda :

-Quand peut-il partir ?

-Et bien, le temps de l'habiller, de signer son bon de sortie et c'est tout. Répondit le médecin avec un grand sourire.

-Merci.

Pétunia alla fouiller dans un sac qu'elle avait ramené, et sortit des vêtements pour enfant. Ensuite, elle prit tendrement son fils dans ses bras et le nettoya. Enfin, elle l'habilla. L'homme dans le corps de ce petit garçon était écarlate. Mais qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter cela ? Lui, l'un des meilleurs agents de l'unité anti-terroriste d'élite, appelée communément les Ghosts. Il mesurait normalement un mètre quatre-vingt-dix-huit et maintenant il avait la même taille qu'un nain de jardin. Il était encore plus petit que son chien. Par tous les enfers, il était maudit, il était Harry Potter en culotte courte. Ah ! Son chef se moquerait bien de lui s'il le voyait. Incapable de faire un pas sans grimacer de douleur... Et puis c'était quoi ces poignées d'amour là ? Oh! Par tous les dieux. Il faisait du gras... Ah non, hors de question ! Il allait refaire le même entraînement que sur l'île de Marajo au Brésil. Mais pour l'instant, il allait découvrir la vie du petit Potter. Il poserait les questions qu'il fallait pour ne pas faire de boulettes.

Pétunia entra dans sa chambre et vit son fils regarder avec horreur ses rondeurs enfantines, et surtout sa petite taille. Elle l'enlaça tendrement et lui murmura :

-Tu mesurais quelle taille ?

-Un mètre quatre-vingt-dix-huit. Et là, regardez-moi, je suis un nain, je suis un gros nain. Une boule naine. Se plaignit Steven... enfin, Harry.

-Tu n'as que cinq ans. Mais tu vas grandir. Permets nous de t'aimer comme notre fils. Pouffa Pétunia devant la remarque de son fils adoré.

-Oui, je vais un peu nerveux au début, mais j'accepte avec joie... Maman. Chuchota le petit garçon en serrant sa « mère » contre lui.

Pétunia folle de joie de retrouver son fils, le prit dans ses bras et l'emmena afin de rejoindre Vernon qui les attendait avec impatience à l'accueil. Quand il s'approcha du petit garçon, il l'entendit distinctement lui dire :

-Papa, tu peux me prendre dans tes bras.

Vernon fou de joie attrapa son fils et l'embrassa avec tendresse. Il était tellement heureux, il avait retrouvé son fils, son petit garçon. Bon d'accord, il avait l'âge mental d'un adulte de trente ans, mais il allait quand même pouvoir le papouiller, le pouponner, l'aimer et le chérir jusqu'à ses dix-huit ans. Ah non, ses onze ans. Sauf si ses parents oublient qu'ils ont un autre fils. Ce serait tout bonnement génial. Il porta son Harry avec toute la douceur qu'il pouvait avoir. Accompagné de son épouse qui boudait parce qu'elle ne tenait plus Harry dans ses bras, il retourna à leur voiture. Vernon déposa avec une délicatesse excessive son fils, lui mit sa ceinture de sécurité et lui murmura :

-Voila mon trésor. Tu veux boire quelque chose quand on sera retourné à la maison ?

-Je ne pense pas que vous accepterez que je m'abreuve d'un nectar des dieux appelé communément onze septembre. Osa demander Harry.

-C'est un jus de fruit ? Demanda naïvement Pétunia.

-Heu... pas vraiment, en fait, c'est un cocktail à base de rhum, de gin, de vin d'orange et de sirop de fraise. Ça réveillerai un mort. Répondit Harry avec un grand sourire.

-Je crois que tu es un peu trop jeune. Du lait fraise. Ce serait beaucoup mieux. Oui, beaucoup mieux. Répondit Vernon qui ne voulait pas, en plus, que son fils tombe en coma éthylique.

Harry soupira, puis accepta le lait fraise. Pétunia pouffa de rire, puis le gros break quitta l'enceinte de l'hôpital. Harry regarda avec étonnement le paysage qui passait devant lui. Ils mirent un peu plus d'une heure pour rentrer à Privet Drive. Quand ils y arrivèrent, Vernon s'arrêta rapidement, puis sortit délicatement Harry comme s'il était la chose la plus fragile du monde. Harry adora cette sensation de protection, lui qui ne l'avait jamais ressenti auparavant. Ensuite, il le déposa sur le canapé et lui dit :

-Repose-toi mon ange. Tu dois être fatigué. Le médecin nous a bien dit de te ménager. Alors tu vas te reposer, jusqu'à ce que tu ailles mieux.

-D'accord papa. Répondit Harry en baillant.

Vernon resta avec lui et avec son frère. Harry ouvrit de grands yeux quand il vit un petit garçon un petit peu plus grand que lui, et largement plus gros, venir vers lui. Un bébé cachalot, ce gosse allait claquer d'un infarctus avant ses quinze ans s'il continuait comme cela. Vernon garda ses deux enfants et fit même la cuisine, tandis que Pétunia allait sur le Chemin de Traverse. En effet, elle avait déjà fait des courses avec sa soeur quand elle était petite et elle s'en souvenait parfaitement. Elle s'arrêta devant le Chaudron Baveur et y pénétra. Elle alla voir Tom, le gérant du pub et lui dit :

-Mon fils est un sorcier, et je souhaiterai aller sur le Chemin de Traverse.

-Bien sûr. Répondit gentiment Tom.

-Merci. Le remercia Pétunia avec un grand sourire.

Le vieux sorcier l'emmena devant le mur à l'arrière du pub, puis ouvrit une arcarde qui amena Pétunia sur le Chemin de Traverse. Elle alla directement à Gringotts, et ouvrit un compte pour Harry et y versa deux cent livres qu'elle changea en gallions et demanda à ce qu'il soit rémunéré. Ensuite, elle changea de nouveau deux cent livres et alla à Fleury et Bott afin d'acheter des livres de magie pour son bébé. Elle lui acheta l'Histoire de Poudlard, ensuite, un livre de Potion, un autre d'Enchantement, de Métamorphose, de Défense Contre les Forces du Mal, de Soin aux Créatures Magiques, de Divination, de Runes, d'Arithmancie, Magie sans Baguette, Occlumancie, Transformation Animagus et Transplanage. Quand elle eut terminé ses achats, elle les paya, puis alla acheter des ingrédients de potion.

Comme elle ne savait pas quoi prendre, elle prit de tout faisant le bonheur du vendeur et le malheur de son portefeuille. Puis elle alla à la ménagerie magique et tomba en amour devant un magnifique oeuf blanc et un oeuf rouge. Le vendeur ne savait pas ce que cela était, mais il accepta quand même de les lui vendre. Enfin, elle alla dans un magasin pour enfants et acheta un jeu d'échec version sorcier. Elle marcha avec difficulté, son champ de vision totalement occulté par la pile de livres et de paquets qu'elle avait acheté. Elle faillit plus d'une fois se cogner contre les murs ou bousculer des sorciers qui se moquaient d'elle. Elle zigzagua jusqu'à l'arcade et pénétra avec prudence dans le pub. Tom ouvrit de grands yeux quand il la vit arriver. Il délaissa son zinc et se précipita sur elle afin de l'aider à transporter ses affaires. Toute joyeuse, elle l'amena vers la voiture et il l'aida à mettre les paquets dans le coffre. Après un dernier au revoir au sympathique tavernier, elle rentra chez elle toute contente de ses achats.

Alors qu'Harry dormait profondément, Pétunia avec l'aide de Vernon et celle minime de Dudley, transformèrent l'immense grenier en une magnifique chambre. Puis ils installèrent près de la fenêtre et de la cheminée un laboratoire de potion. Ils avaient travaillé très dur et quand ils descendirent, ils virent Harry qui continuait à dormir toujours aussi profondément. Sauf qu' un repas bien chaud les attendait. Vernon et Pétunia embrassèrent le petit garçon qui grogna dans son sommeil. La petite famille mangea avec délice ce que leur poussin avait préparé, puis retournèrent terminer la chambre.

Vernon démonta le lit et le remonta dans l'ancien grenier, fit la même chose avec l'armoire et répara la vieille bibliothèque qui se trouvait dans la pièce. Tous les trois se regardèrent avec fierté, la chambre était magnifique et rutilante. Pétunia fit le lit et aéra la pièce. Au bout d'une bonne heure, elle referma la fenêtre afin que son Harry ne tombe pas malade, puis elle descendit, amena un Harry tout flasque dans la salle de bain, le nettoya consciencieusement, puis l'habilla pour la nuit et le coucha dans la nouvelle chambre, sans qu'il ne se réveille une seule fois.

La pièce faisait toute la surface de la maison et possédait quatre fenêtres, une sur chaque face. Le parquet en chêne et les poutres apparentes faisaient de cette pièce un endroit chaleureux. Les murs étaient peints en blanc cassé. Le plafond était en lambri doré. Ils avaient rangé les livres dans la bibliothèque et les ingrédients de potions dans un ancien meuble de cuisine qui servirait à Harry de paillasse pour faire ses potions. L'oeuf blanc qu'elle avait acheté trônait fièrement sur un coussin chaud, sur une petite table basse près du radiateur. Après un dernier coup d'oeil, Pétunia éteignit la lumière, ne laissant qu'une petite veilleuse afin que son petit ange ne soit pas dans le noir le plus complet. Ensuite, elle retourna dans sa chambre et plaça l'oeuf rouge sur un coussin près du radiateur pour qu'il n'ait pas froid.

Tous dormirent du sommeil du juste et même Harry malgré sa sieste. Pour la première fois de sa vie, il était aimé et foi de lui, il n'avait pas l'intention de tout gâcher. Il allait être le plus adorable fils qu'ils n'avaient jamais eu. Et il serait le meilleur des frères, aidant Dudley à s'épanouir et à perdre du poids.

S'enfonçant dans le sommeil, il découvrit une vie différente de la sienne, la vie du petit garçon qui était mort, de Harry Potter. Ses parents l'aimaient tellement que s'en était adorable. Il découvrit aussi une puissance dévastatrice qui se cachait dans un coin de son corps. La magie du petit. Et cette magie ne l'appréciait pas, mais pas du tout, car il avait prit le corps de son Harry. Ne sachant pas quoi faire, il lui expliqua le peu qu'il savait et que s'il avait eu le choix, il aurait laissé cet enfant à cette si formidable famille. Il fut le plus sincère possible et la magie décida de lui faire confiance. Elle ne lui octroya qu'une infime partie de sa puissance afin de le tester avec l'intention de lui donner le reste quand il aurait fait ses preuves, mais cela était suffisant à lui donner le vertige. Il savait qu'il allait devoir faire attention. C'était une arme, voilà, c'était comme une arme. La magie pouvait être dangereuse à celui qui ferait n'importe quoi. Il décida non pas de ne jamais l'utiliser, mais bien de l'utiliser le plus possible afin de la contrôler et de ne pas causer de catastrophes, faisant ainsi preuve d'un sagesse rare.

A suivre