Disclaimer : Les personnages sont tous à la grande J.K.R et je ne touche malheureusement pas un galion, pas une mornille de toutes ces aventures que je vous livre…

Attention : ceci est un SLASH… Donc homophones, n'en jetez plus, allez voir ailleurs et si l'envie vous en prend de poursuivre, et bien lisez, au pire, vous vous ouvrirez un peu l'esprit… Rien de grave, ne vous en faites pas…

Couple : Sev, mon doux Sev et le terrible petit brun aux yeux d'émeraude, Harry Potter.

Résumé : Harry est célibataire depuis six mois, ce qui inquiète passablement ses amis, après les deux années, où le survivant a eu, semble-t-il, une vie des plus agitées… Alors, aux grands maux, les grands remèdes, marions-le…

Pour tous ceux qui pensent que je n'écris que des choses tristes, ma sœur Nadwen m'a mis au défi d'écrire une histoire drôle (je n'ai encore aucune idée du nombre de chapitres qu'elle contiendra…) bonne lecture…

Opération : Marions-le

Chapitre 1 : Lancement de l'opération

« Tu es en retard ! »

Le jeune homme brun, aux cheveux ébouriffés, s'extirpa péniblement de la cheminée, manquant de chuter lamentablement sur le sol froid des cachots de Poudlard, un nuage verdâtre qui se dissipait peu à peu, témoignait de sa récente apparition magique par le réseau interne des cheminées de l'école de sorcellerie. Il avait toujours détesté ce moyen de transport sorcier, au moins autant que le transplanage. D'un sort à peine murmuré, il nettoya sa cape recouverte d'une fine pellicule de poussière et la retira sans aucune précipitation. Il posa l'habit délicatement sur le fauteuil au ton bordeaux, proche de l'âtre, sans même répondre à son interlocuteur dont le ton quelque peu brusque témoignait d'un très visible énervement.

« Je te parle, Potter, tu pourrais au moins avoir la politesse de me répondre, tu sais.

- Bonsoir, chéri, comment ça va ce soir ? Tu m'as l'air légèrement énervé, mon cœur…

- Alors, où étais-tu ? »

Harry s'approcha nonchalamment du bureau en acajou, très lentement, excessivement lentement ce qui exaspéra encore un peu plus, si c'était nécessaire, le Maître des Potions et le petit brun vint comme à l'accoutumée s'asseoir sur le rebord du meuble où travaillait l'homme aux cheveux noirs et à la voix profonde. Le plus jeune souriait sarcastiquement, sans demander une autorisation qu'il n'aurait de toute façon jamais obtenue, il avait saisi une des copies déjà corrigées par le Maître des Potions, ses yeux parcouraient rapidement le texte dense lorsque son regard vert, trop brillant, se posa sur le nom en haut du rouleau de parchemin et une lettre à l'encre rouge griffonnée visiblement avec colère.

« Rose Anervert, D… D comme désolant. Sev, tu m'étonneras toujours.

- Plaît-il ? Aurais-tu un commentaire à faire sur ma notation, Potter ?

- Cette fille ne méritera jamais une telle note, elle me fait penser à Mione par moment, elle est vraiment extrêmement brillante et d'une vivacité surprenante. C'est sans aucun doute la meilleure élève de sa promotion, pour ne pas dire de l'école.

- Et depuis quand Monsieur Harry Potter est-il devenu un Maître en Potion, compétent pour noter un devoir de cinquième année, je croyais que tu enseignais l'art de la Défense ?

- Premièrement, cette petite est à Gryffondor, elle ressemble tant par son physique que par son intelligence à une certaine Miss-je-sais-tout, tu vois bien sûr à qui je fais référence, ce qui signe déjà sa condamnation à tes yeux ; deuxièmement, je suis peut-être professeur de DCFM mais un sujet sur les effets ressentis lors de l'utilisation du Polynectar, je crois sans aucune fausse modestie pouvoir dire que je suis tout à fait au point pour en juger la pertinence, l'exactitude et la qualité, je te l'ai déjà avoué au cours de ma septième année, mon cœur, tu te rappelles, Ron, Mione et moi avons volé tes si précieux ingrédients dans tes cachots, à ton insu alors que nous n'avions guère plus de douze ans et nous avons confectionné le polynectar dans les toilettes de Mimi Geignarde sans qu'aucun professeur, toi inclus, ne nous ait attrapé.

- Foutaise, tu…

- Sevy, voyons, reste poli ! Troisièmement, elle a eu la malchance d'être corrigé alors que tu sembles… quelque peu courroucé, probablement à mon propos, enfin, si j'ai bien compris ?

- Serait-il trop irréaliste d'espérer de toi que tu répondes à mes questions quand je t'en pose, Mon Ange ? »

Le plus âgé, exaspéré, accentua considérablement son ton doucereux sur les deux derniers termes de sa phrase, le diminutif dont il usait d'habitude affectueusement quand il s'adressait à Harry, ne laissait dans l'instant aucun doute sur ses intentions envers le petit brun, il aurait volontiers eu recours à un quelconque sortilège de magie noire pour lui ôter ce petit air ironique et taquin qu'il arborait depuis son arrivée. Le maître des Potions releva brusquement son visage du tas de copie sur lequel il s'acharnait depuis l'apparition d'Harry, il avait vainement essayé de ne pas prêter plus d'attention que nécessaire au jeu du plus jeune, mais comme cette fausse indifférence ne trompait personne et surtout pas le principal intéressé, il planta ses yeux noirs furieux et dévisagea les deux émeraudes qui souriaient si malicieusement.

« Quand tu auras fini de te foutre de moi, tu daigneras peut-être m'expliquer ton retard.

- Rendez-vous. »

Le petit brun s'était relevé sans plus d'explication après avoir effleuré du bout de son index le nez du Maître des potions de façon taquine et se dirigeait vers la porte de la cuisine, il ne lui fallut que quelques secondes pour revenir avec deux verres de Whisky-Pur-Feu et en tendre un à son amant. Pendant qu'il effleurait de ses lèvres le liquide couleur d'ambre qui réchauffait aussitôt sa gorge, Harry repoussa au plus loin quelques parchemins et livres posés pêle-mêle sur le bureau et reprit naturellement sa place au bord du meuble. Médusé et franchement désarçonné par le petit manège du Survivant, Severus Snape foudroya du regard le splendide jeune homme qui adopta une moue naïve, aussi innocent qu'un nouveau-né, si le bébé en question s'appelait Voldemort… une moue charmante mais sans l'ombre d'un doute, feinte.

« Quoi ? Quel mot a échappé à l'intelligence du directeur de Serpentard dans ce que je viens de dire ?

- Rendez-vous ?

- Je te l'accorde, terme très compliqué, que visiblement, tu n'as jamais eu l'occasion de mettre en application, vu le désert de ta vie affective avant mon arrivée, mon coeur. Alors, pour faire simple, deux personnes, ou plus si tu es très coquin, conviennent mutuellement d'un lieu et d'une heure et se retrouvent ensemble pour discuter, pour passer un plaisant moment et plus, si affinité.

- Mais encore ? Avec qui étais-tu ?

- Ça t'intéresse vraiment, chéri ?

- Je suis littéralement fasciné, Potter.

- Quel amour tu fais, Sev, toujours d'humeur charmante. Un vrai régal.

- Avec qui étais-tu ?

- Fais attention, chéri, je vais finir par croire que je compte vraiment pour toi. Jaloux ?

- Potter, ma patience a des limites, ça fait deux heures que je t'attends, alors ton petit numéro, garde-le pour une autre occasion sinon tu peux regagner tes appartements sur le champ.

- D'accord, si tu préfères. »

Sans attendre davantage, le jeune enseignant de Défense contre les Forces du Mal s'était redressé et partait en direction de la cheminée quand deux bras forts le bloquèrent, enserrant sa taille fine, le plaquant contre un torse puissant et ferme et Sev l'attira assez rudement vers le canapé. Le petit brun se trouvait sur les genoux de son amant, enlacé, sans aucune possibilité de fuite, même s'il n'avait visiblement aucune intention de tenter quoi que ce soit pour s'enfuir de cette étreinte possessive. Souriant malicieusement, Harry souffla dangereusement dans le cou de son amant, ses doigts jouaient sur la nuque du Maître des Potions, s'engouffraient dans la chevelure d'ébène et le petit brun lui fit un clin d'œil des plus suggestifs. Mine de rien, il avait obtenu exactement ce qu'il voulait en un temps record, l'homme venait de lâcher son tas de copie et le tenait dans ses bras, manipuler son cher professeur de Potion devenait un véritable jeu d'enfant. Des mains baladeuses avaient commencé à cheminer sous les pans de sa robe noire. Un véritable jeu d'enfant…

« Tu es vraiment impossible, Potter !

- Je sais, merci bien et c'est pour ça que tu m'aimes, mon chéri. Enfin, la prochaine fois, évite de me faire ton numéro de l'amant jaloux et furieux, c'est toi qui as fixé les règles entre nous, pas moi, rappelle-le toi bien ! De toute manière, il n'y a vraiment pas de quoi faire une scène, j'étais simplement avec Mione et Ron.

- Tes deux âmes damnées, pauvre petit survivant, pas trop dur au moins ?

- Tu m'énerves Sev.

- La réciproque est vraie, mon ange.

- Je… »

La plainte du plus jeune mourut contre les lèvres fines et pâles qui venaient de s'écraser sur cette bouche trop rouge et trop sensuelle qui appelait désespérément celle de Severus. Ce baiser était affamé, les langues se cherchaient avec passion et fureur, les deux hommes étaient restés seuls, tout au plus deux minutes au cours de la journée, toujours interrompus par un collègue ou un élève demandant un complément d'informations sur un point de cours incompris et pendant le repas dans la Grande Salle, le Maître des Potions avait guetté en vain l'arrivée d'Harry à la table des Professeurs, Severus s'était finalement précipité dans ses appartements, pensant y retrouver un charmant jeune homme qui ne cessait de le combler depuis qu'il avait accepté l'offre de Minerva en devenant le nouveau professeur de DCFM de la très célèbre institution sorcière. Malheureusement, ses appartements étaient vides et il avait passé les deux heures suivantes à maudire ce foutu gamin.

Lorsque le besoin de reprendre leur souffle devint impérieux, les deux hommes se détachèrent légèrement, les yeux émeraudes brillaient et le jeune homme semblait tout bonnement ravi. Les mains fines, pâles et élancées du Maître des Potions redessinaient sensuellement en une caresse aérienne les joues, le nez, les lèvres pulpeuses et rougies par leur baiser et finalement la cicatrice si célèbre du Survivant. Ce dernier soupirait de plaisir, il était définitivement trop bien dans ces bras-là, et tant pis, s'il devait se contenter de cette relation secrète pour l'instant, il n'avait, de toute façon, pas dit son dernier mot et il était bien trop amoureux pour ne pas accepter ce que Sev lui proposait. Il fut interrompu dans ses pensées par un toussotement agacé :

« Harry, je te parle, tu m'écoutes ?

- Sev chéri, je ne t'ai jamais écouté, tu devrais le savoir depuis tout ce temps, quand même. Tu ne te souviens pas du nombre d'heures de récurage que tu m'as infligé pour mon inattention à tes cours, mon coeur. Enfin sur ce point si tu veux mon humble avis, tu n'avais juste pas la bonne méthode, la preuve, en septième année, j'ai énormément appris et tu ne m'as pas fait nettoyer le moindre chaudron… C'était beaucoup plus pédagogique… Du moins en ce qui me concerne, même si je doute que Minerva aurait approuvé cette méthode si elle en avait eu connaissance. Alors, tu disais ?

- Tu me fatigues. Qu'est-ce que te voulaient tes deux âmes…

- S'il te plaît, arrête de les appeler ainsi.

- Que voulaient-ils ?

- Et bien, c'est étrange, en fait, je ne sais pas, j'ai eu l'impression qu'ils faisaient tout leur possible pour me faire parler, qu'ils cherchaient à obtenir des informations sur moi, sur ma vie… privée…

- Tu ne leur as rien dit au moins ?

- Non.

- C'est une bonne chose.

- Je ne suis toujours pas d'accord avec toi sur ce point, j'aimerais vraiment qu'il sache pour nous deux, que mes amis et mes proches soient au courant simplement mais je t'ai dit que je respecterais ton choix et c'est ce que je fais. Ils me croient tous célibataire depuis plus de six mois et à mon avis, ça commence à les inquiéter passablement, au vu de mes deux dernières années.

- Epargne-moi les détails, Potter, j'ai eu, comme tout le monde, écho de tes frasques par le biais des journaux.

- Tu ne vas pas être jaloux de mecs que j'ai croisé tout au plus une ou deux fois dans ma vie.

- Croisé ? Quelle jolie tournure pour dire 'baisé'?

- Ton vocabulaire se relâche, chéri et ne sois pas 'jaloux' parce que j'ai 'baisé' pendant ces deux années où tu ne voulais pas de moi, tout le monde ne se contente pas de sa main gauche, amour.

- Je ne suis pas 'jaloux', Potter. Ai-je l'air d'une stupide adolescente en crise ?

- Hmmm… Attends je réfléchis… Hmmm… Sans commentaire.

- Je te le conseille vivement, oui et je tiens vraiment à ce que toute notre histoire reste secrète car quoi que tu en penses, si Rita Skeeter découvre que cette fois, l'Elu s'envoie en l'air avec un ex-mangemort, je ne donne pas cher de nos deux vies. Tu as déjà suffisamment défrayé la chronique et l'image de leur Précieux Petit Saint en a pris un sérieux coup, quoi que tu en penses. Alors s'ils découvrent le pot aux roses pour nous deux, toi, ils t'enverront à Sainte-Mangouste, histoire de vérifier si tu n'as pas définitivement perdu la raison avec tous les sortilèges que t'a balancé Voldemort et moi, je suis bon pour Azkaban, car passe encore d'avoir servi le Seigneur des Ténèbres puisque j'ai aussi agi en faveur du Phénix au péril de ma vie mais que j'ai pu pervertir encore un peu plus leur précieux Saint Potter, idole de notre monde, ils ne s'en remettront pas, tu peux me croire.

- Si tu le dis... »

Parfait maître en légilimencie et occlumancie depuis sa septième année, Harry souriait intérieurement à l'excuse minable que Sev lui fournissait à chaque fois que se posait désormais la question de l'officialisation de leur relation. Au cours de la dernière année à Poudlard, Severus avait demandé au jeune homme son silence car une relation professeur élève n'était pas convenable. Quand Harry avait enfin obtenu son diplôme, Severus avait voulu rompre, sans que le plus jeune n'arrive à comprendre les vraies motivations de son Maître des Potions et le survivant avait agi en conséquence… Oh oui, pendant deux ans, il avait défrayé la chronique et l'image de Saint Potter en avait pris un sérieux coup, sans nul doute ! Mais, il était très loin d'être le Gryffondor irrésistible que certains journalistes peu scrupuleux, s'accordaient à dépeindre dans des articles de presse, enfin si ces torchons pouvaient prétendre à un tel titre ; l'expression 'mensonges éhontés', 'tissus d'âneries grotesques' ou 'bêtises innommables' correspondaient bien plus exactement à son sentiment face aux délires de la Gazette des Sorciers depuis sa victoire sur le Lord Noir. Harry passait aux yeux de la communauté magique pour un sublime héros en mal d'amour qui butinait d'homme en homme, en général fort peu honnêtes puisqu'ils avaient tous honteusement profité de sa personne ; en fait, c'était aussi proche de la vérité qu'une véracrasse descendrait en ligne droite de la majestueuse licorne. Il avait souffert de l'arrêt de sa relation avec Sev à la fin de ses années d'étude à Poudlard, après sa victoire sur Voldemort. Il avait alors pensé se venger de son maître des Potions, la jalousie semblant être la plus classique mais surtout la plus efficace des méthodes et au vu des piquantes réflexions sur son passé que Sev ne manquait jamais de lui faire, ce dernier avait sans nul doute été beaucoup plus marqué par la narration de ses aventures dans la Gazette des Sorciers qu'il ne voulait bien le reconnaître ouvertement.

Qu'y pouvait-il si dans la majorité des cas, les propos relatés par les journalistes étaient très, très largement exagérés… d'accord, certains esprits railleurs lui signifieraient qu'il lui suffisait de démentir, mais bon, il y avait toujours un petit fond de vérité parmi cette accumulation de bêtises. Il était bien sorti avec quelques uns de ses bellâtres. Pour l'essentiel de ses soi disant conquêtes, cependant, il n'avait jamais été plus loin qu'un vague 'bonjour'. Il se rendait à des soirées, des jeunes hommes flirtaient un peu avec lui, après tout il était l'élu ; les journalistes obtenaient aussitôt un cliché, le chanceux qui se trouvait là au bon moment la gloire éphémère de s'être prétendument envoyé en l'air avec le sauveur et lui, se rapprocher de son but, un certain Severus Snape… A quoi bon démentir ce tissu d'âneries alors qu'ils servaient au mieux ces intérêts, même ses amis y avaient cru, alors ?

Quant à Mione, malgré sa finesse légendaire, elle ne l'avait pas leurré une seule seconde avec ses questions. Ses amis manigançaient visiblement quelque chose en relation avec sa soi disant 'inexistante vie amoureuse' depuis six mois. Ses amis voulaient le caser, et bien soit ! Il jouerait leur jeu mais ce que ces derniers ignoraient, c'est qu'ils allaient l'aider à leur insu, à rendre désespérément et définitivement jaloux ce cher Sev, il comptait bien utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour le pousser à se déclarer aux yeux de tous. Foi de Potter, il allait cette fois le pousser dans ses derniers retranchements et l'opération 'Epouse-moi' aboutirait enfin. Après plus de trois années… Une première année, pleine de manœuvres de séduction au cours de leur entraînement quotidien, deux années de prétendues folles aventures pour faire comprendre au maître ce qu'il risquait de perdre, et six mois de passion depuis sa nomination au sein de l'école… Il pouvait manœuvrer aisément tout son petit monde dans son sens… Ce n'était désormais plus qu'une question de temps… Et grâce à ses amis, sans le savoir, la phase ultime de son opération concernant son cher Maître des Potions pouvait enfin commencer dès ce soir et dans sa tête, le petit brun hurlait à tue-tête 'Epouse-moi'…

Et au même instant quelque part, à Londres, dans l'arrière boutique d'un magasin extrêmement populaire auprès des jeunes élèves de Poudlard, se tenait un étrange conciliabule. Deux rouquins qui se ressemblaient à s'y méprendre, écoutaient avec attention les commentaires et informations fournis par leur petit frère, un trop grand jeune homme efflanqué et sa douce compagne aux cheveux châtains emmêlés.

« Alors, il est vraiment toujours tout seul ?

- Oui, Fred, il nous l'a affirmé, et ce n'est pas faute d'avoir insisté.

- De toute manière, Hermione, il suffit de le regarder pour voir à quel point il semble malheureux et seul. Au dernier repas chez nos parents, je crois que tout le monde s'en est aperçu, même Ron, c'est tout dire. Je me demande ce qui se passe dans sa tête depuis quelques mois.

- Je t'en prie, c'est mon meilleur ami, j'ai bien vu qu'il n'allait pas très bien, comme si quelqu'un lui manquait au cours de cette soirée.

- Mon dieu, Hermione sort du corps de mon frère !

- Très drôle Georges, vraiment hilarant.

- Ron chéri, tu m'épates, mais tu as raison, j'ai eu le même sentiment.

- Riez bien… Mais j'ai ma théorie… Et bien peut-être a-t-il trop profité de l'après-guerre, c'est vrai, pendant sa septième année, il ne vivait plus, il ne faisait rien d'autre que s'entraîner avec Snape nuits et jours et quand il n'était pas avec lui, il cherchait les horcruxes avec nous. Dès qu'il a enfin vaincu le mage noir, il a changé radicalement, il a eu tellement de conquêtes qu'il doit rester tout au plus dix hommes gays en Grande-Bretagne avec lesquels il n'a pas encore couché.

- Tu exagères, Ron…

- Ah bon, tu crois vraiment, Mione. Si tu veux, je te ramène les articles de presse et on en reparle après, hein ?

- Oui, d'accord, c'est vrai qu'Harry a en quelque sorte 'rattrapé' le temps perdu pendant deux ans, même si tu connais mon opinion concernant les articles de la Gazette, je crois qu'ils ont tendance à en rajouter toujours un peu quand il s'agit de lui, mais de toute manière, ça n'explique pas son comportement ces derniers temps.

- L'autre jour, il était à la boutique et un mec absolument magnifique lui a fait un rentre dedans pas possible, j'en étais presque gêné tellement c'était indécent et il n'a même pas eu l'air de le remarquer vraiment, il a soupiré vaguement… Comme si ce qui l'entoure ne l'intéressait plus…

- Georges, toi gêné par un comportement indécent, ce mec a vraiment dû mettre le paquet, impressionnant ! Mais tu n'as pas tort, il n'est plus vraiment intéressé par des aventures d'un soir comme il en a eu tant au cours de deux dernières années, il attend autre chose maintenant. C'est vrai, il a toujours l'air ailleurs, perdu dans ses pensées, je crois que nous n'avons plus le choix.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Mione ?

- Et bien, nous sommes ses amis, nous le connaissons tous les quatre parfaitement, alors charge à nous de lui trouver quelqu'un de vraiment bien et au plus vite, ça devient urgent.

- J'aime bien cette idée, Hermione, alors, on est tous OK ? L'opération 'Marions-le' débute dès ce soir ! »

Et dans un même élan, les quatre amis hurlèrent 'marions-le'.

A suivre…