A/N:Oui, vous ne rêvez pas, c'est bien une update après... euh, cinq ans d'absence? Bien que je sois persuadée que tout problème peut se résoudre à coup de pelle ou de parpaing, je préfèrerai que l'on évite d'user de la violence pour me faire comprendre que cinq années sans aucun chapitre, c'est long. U.U'

Mais, rassurez-vous, j'ai décidé de m'y remettre ! Ô miracle ! Tout cela n'est dû qu'à une suite de circonstances, commençant par la lecture d'une one-shot Hotaru x Yuya que j'aime beaucoup, suivi d'un flash-back d'une review où l'on m'avait écrit que j'avais fait découvrir et aimer le couple Hotaru-chan x Yuya à cette demoiselle (et je suis incapable de la retrouver, et donc dans l'incapacité totale de citer la personne concernée... ."), puis d'une révélation qui a consisté en un: "JE VAIS TOUT RÉÉCRIRE !". Et enfin, une nuit blanche (qui ne m'a assurément pas fait du bien, vu le peu d'esprit qu'il me restait après cela... -.-'). Cette motivation soudaine n'a bien sûr absolument rien à voir avec mes rendus pratiques et mes partiels qui se rapprochent, et une quelconque fuite de la réalité. Du tout.

Breeef, me revoilà, et je re-publie les deux chapitres d'un coup, histoire de marquer le coup ! \o/ Et surtout parce que la rencontre d'Hotaru-chan et de Yuya n'a lieu que dans le chapitre deux, et que ce serait du gâchis de ne pas la mettre. Je vais continuer sur des petits chapitres, histoire d'essayer de garder le rythme. Vous êtes prévenues!

Quant à l'histoire, je l'ai modifiée par-ci par-là, histoire de mieux me l'approprier. L'humour, je l'espère, sera toujours aussi présent, et j'essayerai de développer l'histoire de manière correcte (essayer étant le mot clé de la phrase...). Je pense avoir dit le principal~

Bonne lecture ! :3


HELLISH PARADISE

Chapitre 1

C'était une journée calme, où même l'activité qui régnait en ville semblait s'être tue pour céder la place à la tranquillité. C'était le genre de journée où s'allonger dans l'un des nombreux parcs de la ville semblait être une bonne idée. Pourtant, tout ce qu'elle était actuellement en mesure de faire, c'était observer cette belle journée ensoleillée de la fenêtre de son supérieur hiérarchique direct. Ah, quel gâchis…

« -ya-san ? Vous m'écoutez ? »

Elle tourna rapidement la tête, presque honteuse d'avoir ouvertement ignoré l'homme en face d'elle. Elle se redressa légèrement sur sa chaise, toute son attention portée sur lui. Elle lui offrit un sourire plein d'excuses.

« Comme je le disais, Yuya-san, nos supérieurs se sont finalement décidés à vous assigner un nouveau partenaire. »

Elle haussa un sourcil, peu surprise.

« Je dois comprendre qu'envoyer tous les précédents à l'hôpital n'était pas un message assez clair ? »

Il eut un sourire vaguement amusé, visiblement habitué à ses répliques mordantes.

« Je crains que cela n'ait pas changé grand-chose. Vous savez aussi bien que moi que la politique de l'organisation ne tolère pas les missions en solitaire.

-Ce qui est fort dommage, au vu de ma capacité à remplir parfaitement les missions sans partenaire. »

De nouveau, de l'amusement.

« Ce n'est apparemment pas assez pour les convaincre. »

Il appuya sa joue contre sa main, son sourire accroché aux lèvres.

« Je sais bien que vous percevez vos partenaires comme une gêne, voire carrément une punition, mais ce n'est pas une mauvaise chose de travailler en équipe, vous savez.

-Après tout ceux que vous m'avez confiés, j'en viens fortement à en douter.

-Vous êtes un peu trop jeune pour être aussi blasée, vous ne croyez pas ? »

Elle fronça les sourcils, visiblement contrariée. Elle savait bien qu'il ne pensait qu'à son bien, en l'encourageant ainsi à se questionner. Cependant, elle n'était pas tout à fait d'humeur à supporter des leçons de morale alors qu'elle pourrait être actuellement dehors, profitant du temps pour une fois magnifique qui régnait dehors.

« Donc, ce partenaire ? »

Son changement brusque de sujet ne le déstabilisa pas.

« Il est un peu plus dangereux que ce à quoi vous avez été habitué avec les précédents. »

…Dangereux ?

« Comme vous le savez sans doute déjà, nos employés se divisent en deux catégories. Ceux qui sont volontairement devenus des chasseurs de prime, et ceux qui n'ont pas vraiment eu le choix.

-Autrement dit, des criminels. »

Il hocha la tête.

« Je suppose que mon futur associé fait partie de la deuxième catégorie… ? »

Un nouveau hochement de tête.

« Merveilleux, tout simplement merveilleux. »

Son murmure ronchon ne fit qu'amuser d'avantager son supérieur.

« Avec votre position en tant qu'élite de notre organisation, et avec vos capacités, il a été décidé que vous seriez la plus à même de le gérer.

-Le gérer ? Je suis quoi ? Une baby-sitter ? »

Il ignora sa réplique outrée.

« Tous espèrent de grandes choses de votre équipe. Si vous parvenez à coopérer—

-Ce dont je doute fortement.

-Ne soyez pas si sûre de vous, Yuya-san. Vous ne l'avez même pas encore rencontré !

-Excusez-moi si le fait de faire ami-ami avec un criminel ne m'enchante pas. J'ai l'habitude de leur courir après, pas de compter sur eux pour surveiller mes arrières ! »

Il n'eut pas le courage de souligner à quel point sa phrase prêtait à confusion. Il n'osait imaginer la réaction explosive qui en découlerait.

« Que faites-vous de Kyo, dans ce cas ? »

Un silence s'ensuivit.

« C'est… différent. »

Un sourire.

« Vraiment ? »

Elle détourna la tête, agacée de s'être faite avoir aussi facilement.

« Il s'appelle Hotaru.

-Pardon ?

-Votre partenaire.

-… Son Gift ? »

Elle sentit la satisfaction dans l'air lorsqu'elle posa sa question. Elle venait de montrer de l'intérêt, et tous deux savaient ce que cela signifiait.

« Le feu. »

La surprise se lut clairement sur son visage.

« C'est un Gift de catégorie trois !

-En effet. »

Cela expliquait tout l'intérêt qui était porté à cet homme, et pourquoi on souhaitait tant qu'elle le gère !

« Quoi de mieux que de refiler ses problèmes à ses chers subordonnés ?

-Ne soyez pas si amère, Yuya-san. Avec votre maîtrise de votre Gift, cela ne sera pas un grand problème pour vous…

-Les compliments ne vous mèneront nulle part, Muramasa-san.

-J'aurais eu le mérite d'avoir essayé. »

L'ombre d'un sourire passa sur le visage de la jeune femme, avant qu'elle ne se lève.

« Vous n'avez rien d'autre à me dire… ? »

Il secoua la tête doucement, avant de se lever pour la raccompagner à la porte. Ce n'était pas vraiment nécessaire, surtout au vu de la taille de son bureau. Elle sortit de la pièce, avant de se retourner à l'entente de son nom. Elle lança un regard interrogateur à son supérieur.

« J'oubliais, Yuya-san. »

Elle observa son visage souriant, et crut voir briller une lueur malicieuse dans ses yeux sans âge.

« Au vu de sa…situation, il a été décidé que vous habiteriez ensemble. Les détails vous seront fournis par mon aimable secrétaire, Sakuya. »

Et, avant qu'elle n'ait le temps de dire quoi que ce soit, la porte s'était close. Elle resta un instant bouche bée, incapable de réagir. Qu'est-ce que… ? Elle ? Partager un appartement ? Avec un criminel ? C'était une mauvaise blague, n'est-ce pas ? Cela ne pouvait être que cela ! Pourquoi, oui, pourquoi devrait-elle subir cela après toutes ces années de bons et loyaux services ? Où était la justice dans tout cela ? Non, non, non, elle n'était pas d'accord ! Ce n'était pas dans le contrat qu'elle avait signé, il y a de cela si longtemps ! Elle tapa du pied, se demandant un instant si se rouler par terre valait le coup de ruiner sa réputation. Après tout, une crise de nerf pouvait arriver à n'importe qui, n'est-ce pas ? Et Dieu sait qu'elle était en droit de piquer une crise de nerf à l'heure actuelle !

« Yuya-san… ? »

C'était vraiment du n'importe quoi, cette organisation ! Ils n'avaient pas le droit de la mettre avec je ne sais quel truand sous prétexte que môsieur avait un Gift de catégorie trois ! Et puis franchement, habiter ensemble ?

« Yuya-san ? »

Leur cerveau avaient dû griller à un moment ou un autre, à ces foutus supérieurs ! Depuis quand c'était devenu 'mettons n'importe qui avec Yuya Shiina, de toute façon elle ne risque absolument rien' ? Elle n'avait pas envie de dormir dans le même appartement qu'un type qui pourrait lui couper la gorge à n'importe quel moment !

« Yuya-san. »

Elle en avait marre de chez marre ! Avait-elle été si horrible dans sa vie antérieure, pour avoir un karma aussi pourri ?

« Yuya-san !

-Quoi ? »

Sa réponse agressive fit sursauter son interlocutrice, et elle regretta immédiatement son geste. Terrifier la pauvre jeune femme en face d'elle n'était pas la solution à ses problèmes.

« Excusez-moi, Sakuya-san. J'étais perdue dans mes pensées. »

La jeune femme frissonna en songeant à quelle genre de pensée pouvait bien avoir la chasseuse de prime pour dégager une aura aussi meurtrière. Très franchement, elle préférait ne pas savoir.

« Si vous voulez bien me suivre à mon bureau, que je puisse vous remettre les différents documents nécessaires. »

Documents ? Quels documents ? Elle suivit néanmoins la secrétaire en silence. Du moins, ce fut ce qu'elle fit lorsqu'elle n'était pas occupée à rattraper ladite secrétaire qui semblait prendre un malin plaisir à trébucher sans qu'il n'y ait aucun obstacle visible. Cela relevait presque du don, à ce niveau-là. Quelques minutes plus tard, une Sakuya miraculeusement saine et sauve lui tendit des papiers qu'elle observa d'un œil suspicieux.

« C'est un contrat qui place Hotaru-san sous votre responsabilité directe. »

…Non, ils n'avaient pas osés.

« Tout dommage, autant humain que matériel, devra être payé directement de votre poche. L'organisation se décharge de toute responsabilité. »

Ils l'avaient fait. Ils l'avaient vraiment fait ! Cette bande de—

« Muramasa-san m'a dit que c'était nécessaire afin d'être sûr de votre entière coopération, et afin d'assurer que vous preniez votre partenariat avec Hotaru-san au sérieux. »

Ce vieux renard ! Elle était terriblement tentée de déchirer les papiers, mais se retint avec une volonté qu'elle ne savait pas posséder.

« Il y a trois exemplaires : un que vous garderez, un que Muramasa-san gardera, et un autre dont vous ne connaîtrez pas la location. »

Ils avaient vraiment pensés à tout. Une fois sa signature apposée, elle ne pourrait pas revenir en arrière. Elle se demanda ce qui la retenait d'utiliser son stylo pour planter Muramasa. Peut-être cela avait-il un rapport avec le fait qu'elle l'appréciait et le respectait. Ou peut-être était-ce tout simplement le fait que c'était son supérieur hiérarchique. Hmm, grande question.

Elle soupira, et se décida finalement à signer. Savoir que cela la mènerait sans doute à sa perte, et le faire malgré tout était une véritable torture.

« Concernant votre cohabitation, vous n'avez pas besoin de changer d'appartement. Celui qui vous est actuellement attribué a été jugé assez grand pour y loger deux personnes. »

Ah. Il semblerait qu'un certain squatteur devrait se contenter de dormir par terre, dorénavant. C'était bien le seul fait amusant dans toute cette triste histoire…

« Quand est-il censé arriver ?

-Eh bien, Muramasa-san l'avait convoqué, mais il n'est jamais venu. Vu que votre adresse lui a été fournie, nous supposons qu'il se trouve à votre appartement. »

Bien sûr, rien de mieux que de rentrer chez soi et trouver un pyromane tranquillement assis sur son canapé !

« Vous ne le surveillez pas… ? »

Son ton un brin incrédule lui valut un sourire tranquille de Sakuya.

« Vous connaissez aussi bien que moi le protocole, Yuya-san. Nous faisons table rase du passé de nos employés en échange de leurs services. Ce ne sont pas des prisonniers.

-Vous rirez un peu moins lorsque vous retrouverez mon cadavre dans mon propre appartement…

-Oh, je vous assure que cela n'arrivera pas. J'en suis convaincue. »

La posture droite et le regard tranquille de la jeune femme lui fit hausser un sourcil.

« Vous en êtes convaincue… Ou vous le savez déjà ? »

Le sourire de son interlocutrice fut sa seule réponse. Elle réprima un soupir de frustration; c'était pour cela qu'elle avait un mal fou avec les possesseurs de Gift de catégorie un. Ils en savaient en général plus que vous, prenaient un malin plaisir à vous donner des conseils vagues, et ne répondaient jamais aux questions. Sakuya et Muramasa en étaient tous deux de très bons exemples. Ce qui expliquerait d'ailleurs pourquoi les deux s'entendaient à merveille…

Après en avoir fini avec la paperasse, elle put finalement quitter le bâtiment qui lui semblait maintenant trop étouffant. Si les circonstances avaient été différentes, elle se serait empressée de courir au parc le plus proche pour finalement se reposer dans l'herbe fraîche, savourant les rayons du soleil sur sa peau. Malheureusement, elle avait aujourd'hui un problème sur les bras, qui répondait au nom d'Hotaru, et qui était probablement en train de l'attendre chez elle. Bien qu'elle ait fortement envie de fuir ce problème, d'éventuellement changer de nom et de quitter le pays, ce n'était pas tout à fait conforme à son caractère. Elle était connue pour sa forte personnalité et sa manie de confronter les obstacles qui se trouvaient sur son chemin. Alors, criminel ou pas, ce n'était qu'un nom à ajouter à la liste de ses nombreux partenaires; il finirait bien par être rayé de cette même liste, comme tous les autres.

De cela, elle en avait la certitude.