Auteur : Kazuza

Disclaimer : Ils… ne sont pas… à moi OUIIIIIINNN !!! L je veux L ! Je ne veux rien d'autre que L çç

Pairing : Light x L x Light , Misa x Light et peut être un chouia de Matsuda x L

Genre : Ca risque fort de se développer en AU aussi ceux qui aime pas hein… Shonen ai, qui mutera peut être en Yaoi mais ça c'est moins sûr, là encore si vous aimez pas

Chronologie/ Spoiler : Ca ce passe durant l'arc de Yotsuba donc tout ceux qui en sont pas encore là

Sinon, oui j'emploie Light au lieu de Raito. Pourquoi ? Parce que le prénom de Raito c'est Light, que Raito c'est juste la prononciation phonétique à la japonaise et que comme j'appelle Ryuzaki, L et pas Eru, je vois pas pourquoi il n'en serait pas de même pour Light

Comment peut on….

Chapitre 1 : Comment peut on penser à « ça » dans une telle situation ?

Light se réveilla en sursaut, tout tremblant et pantelant.

Assis sur le lit, il attendit un moment, le temps que ses yeux s'habituent à la pénombre ambiante de la chambre et que son souffle redevienne régulier, avant de jeter un rapide coup d'œil sous la couverture afin de constater l'ampleur des dégâts.

Un petit frisson de soulagement vint s'ajouter à celui de honte qui le parcourait encore quand il vit que son sexe était à peine érigé.

Il n'aurait pas besoin de traîner Ryuzaki au toilette en prétextant un mal de ventre ou autre et faire son inavouable besogne, bien trop rapidement à son goût, car Ryuzaki comptait le nombre de minute qu'il passait sous la douche et dans les WC et commençait sans doute à se poser des question quand à ce que faisait réellement Light dans les toilettes depuis deux nuits déjà.

Il lui suffirait de se rallonger et de penser à quelque chose de vaguement répugnant, comme l'image d'un animal écrasé ou celle bien plus dérangeante de ses parents prenant du bon temps dans leur lit, et ça passerait.

Un petit bruit quasiment inaudible à côté de lui attira son attention.

Ce n'était pas tout à fait un ronflement, et presque un gémissement. Le tout donnait un résultat proche du ronronnement, ce que le jeune homme aurait trouvé positivement adorable s'il avait émané d'un chat et non du plus grand détective au monde auquel il était enchaîné.

Il soupira doucement avant de repousser les mèches trempées de sueurs de son front.

Il avait vraiment le chic pour se réveiller toujours en plein milieu de la petite période de sommeil que L s'imposait chaque nuit.

Alors que lui avait besoin de ses huit heures de sommeil complètes, parfois même neuf, le détective n'en avait besoin que de deux.

L'adolescent pouvait parfaitement le voir, à la lueur de la petite lampe de chevet sans laquelle Ryuzaki refusait obstinément de dormir.

Enroulé sur lui-même au dessus des couvertures, les genoux ramenés contre sa poitrine, un bras replier sous sa tête et l'autre ramené contre son torse, son nez enfoui dans sa main, le détective dormait paisiblement, ronronnant légèrement, complètement ignorant des problèmes hormonaux que rencontrait Light.

Le jeune homme se pencha pour observer un peu plus attentivement le spectacle plutôt insolite dont il était témoin.

Il avait beau l'avoir déjà observer deux fois, il n'en demeurait pas moins fascinant.

Cette petite boule de nerf, agaçante au possible, sans cesse en train de réfléchir, de spéculer, d'analyser, de bouger et de manger, était allongé là, près de lui, respirant tranquillement, ronronnant légèrement, dans la plus parfaite des images de calme et de sérénité qu'il ait eut l'occasion de voir.

En le regardant dormir, Light avait découvert le détective sous un angle tout nouveau et n'était pas sûr d'en être vraiment heureux.

Une fois endormi, son visage se détendait, ses grands yeux vides constamment écarquillés se fermaient et alors le brun pouvait constater combien le jeune détective était beau.

Vraiment beau.

Ses traits étaient réguliers et harmonieux, sa peau était certes très blanche, mais pas un blanc maladif virant au grisâtre, comme on aurait pu l'attendre d'une personne dont le régime alimentaire était exclusivement basé sur le sucre.

C'était un blanc translucide, légèrement rosé par endroit, brillant et lustré, comme l'intérieur d'un coquillage.

Ses cheveux noirs, à l'inverse de ce qu'il avait penser, n'étaient absolument pas huileux.

Ils étaient soyeux, brillant et sentait bon le shampoing au chocolat que L affectionnait tant.

Contrairement à ce qu'il avait pensé la première fois qu'il avait rencontré L, le jeune détective était un maniaque de la propreté et de l'ordre.

Il changeait soigneusement de vêtement chaque jour, passait près d'une demi heure dans la douche et se brossaient les dents avec un soin tout compréhensible aux vues de cochonnerie dont il se gavait chaque jour.

Et il était si mince, presque maigre, chose que Light n'avait pas pu voir avant que le détective ne retire son jean baggy extra large et son pull blanc informe.

Malgré cela, le tout restait harmonieux et agréable à l'œil grâce à des muscles filiformes mais bien présent qui sculptait le corps en finesse.

La découverte de cette beauté cachée n'était hélas pas vraiment une bénédiction aux yeux de l'adolescent.

Si le stress de l'emprisonnement l'avait pendant un temps mit à l'abris des affres de la frustration sexuelle, une fois sortit de la situation précaire dans laquelle il s'était lui-même mit sans trop savoir comment, l'envie inhérente à tout les adolescent de son âge était réapparut.

Il n'avait pourtant jamais été très porté sur les choses du sexe.

Sa première expérience réelle, loin de la masturbation entre ami qu'il avait expérimenté lors d'un voyage scolaire, c'était certes révélé porteuse de fulgurants et immenses plaisirs, mais une fois passé l'intensité de la découverte et l'excitation du territoire vierge à conquérir, il avait perdu tout intérêt pour la chose.

Ces rapports suivant furent réguliers, toujours avec une fille différente pour tenter de renouveler un peu son intérêt, mais surtout, provoqué par le besoin de détente et l'appel tout naturel de ses hormones misent en ébullition par l'adolescence.

Il avait alors cru pouvoir facilement s'en passer.

Seulement, à la fin de la semaine qui avait suivit sa libération, il commença à réellement sentir tout le poids du manque et plus encore à chacune des visite de Misa, qui ne manquait pas de se presser contre lui pour un oui ou pour un non.

La jeune fille en elle-même le laissait assez indifférent.

Elle s'était déclaré dieu seul savait pourquoi sa petite amie et avait commencé à le harceler. Malgré tout, il ne pouvait pas nier son beau visage et son joli corps, ni même sa personnalité attachante.

Oui Misa était belle, au combien belle et complètement folle de lui qui plus était, et dans l'état de manque auquel il était confronté, elle aurait fait parfaitement l'affaire.

Seulement, affaire il n'y avait pas eut.

L'idée de devoir demander à Ryuzaki de le détacher pour pouvoir avoir un rapport sexuel avec Misa avait quelque chose d'immensément dégradant, voir impensable.

De plus, il n'était pas friand d'exhibitionnisme et le fait que son père, Watari ou L les regarderait très sûrement à travers les grands écrans de la salle de contrôle avait suffit à geler son désir.

Du moins c'est ce qu'il avait pensé.

La journée, il lui suffisait d'imaginer son père le regardant faire l'amour à Misa pour tuer la moindre once d'excitation, même avec le corps chaud et doux de la jeune fille contre lui.

Cette méthode étant d'une efficacité redoutable, il avait pensé le problème réglé. Après tout il avait mieux à faire que de se préoccuper de ses hormones.

Prouver à la créature la plus agaçante et probablement aussi la plus intelligente au monde qu'il n'était pas un meurtrier psychopathe avec un complexe de dieu, responsable d'un génocide par exemple.

Seulement son subconscient n'avait pas vue les choses de la même manière.

Le premier soir, il avait rêvé de Misa, ce qui était assez normal.

Le deuxième soir, il avait rêvé de la jolie Takada, ce qui là aussi était normal.

Mais ce soir là, son subconscient, sans doute épuisé et chamboulé par tout ce qui c'était produit jusqu'à présent, il n'y avait pas d'autre explication possible, lui avait envoyé ce rêve.

Il pouvait rêver de Misa, de Takada, ou de n'importe qu'elle autre fille, ou même garçon si il le fallait ! Mais pas L !

Il ne pouvait pas rêver de lui !

La sensation, pour Light, était la même que s'il avait fait un rêve érotique sur sa mère ou sur un animal ou tout autre chose aussi malsaine et terrifiante.

Et de regarder le détective ronronner doucement près de lui, l'air ni plus ni moins du croisement entre un enfant et un chat, n'arrangeait rien à L'affaire.

Que lui réservait son esprit traumatisé la prochaine fois ?

De la nécrophilie ?!!

Tout cela était la faute de L, décida t'il vindicativement.

La faute de son fichu emprisonnement, la faute de ses fichus menottes, la faute de ses fichus caméra et la faute de ses ronronnements intempestifs !

Il jeta à un regard plein de rancoeur au détective qui avait commencé à sucer le drap.

Tout était de sa faute et il dormait paisiblement ? Alors que lui qui n'avait strictement rien fait de mal, ne pouvait retrouver le sommeil et devait se débattre avec la culpabilité, ses hormones et ses horribles draps humides qui lui collaient à la peau.

- Ryuzaki…. Souffla t'il en le secouant férocement, bien décider à ne pas laisser le coupable s'en sortir à si bon compte.

Le détective grogna légèrement, se recroquevilla un peu plus et siffla, la voix embuée de sommeil :

- Si Light-kun veut tellement se masturber, il n'a qu'à le faire dans le lit.

- ... QUOI ?

- Si Light-kun veut tellement se mast….

- J'ai comprit ce que tu as dit Ryuzaki, rugit le jeune homme en faisant appel à toutes ses réserves de calme et de sang froid pour ne pas l'étrangler purement et simplement.

- Parfait.

- Ne te rendors pas ! Je n'ai pas finit !

- Je doute que tu es besoin de mon assistance pour ce genre de chose, soupira le détective en tentant de tourner le dos à l'adolescent bouillonnant.

- Je ne vois pas de quoi tu parles Ryuzaki, siffla t'il en croisant les bras sur sa poitrine tout en se constituant l'air le plus innocent possible.

Le détective se contenta de grogner.

Le brun laissa s'écouler une minute avant de sentir sa colère remonter en flèche.

- Je t'ai parlé !

L grogna de nouveau, mais au lieu de l'ignorer comme précédemment, il se redressa avec une sorte de grâce maladroite, frotta ses yeux encore embué par le sommeil, lâcha un bâillement qui ressemblait à s'y méprendre avec un miaulement et finalement se mit dans sa position habituelle et, la tête et les mains reposants sur ses genoux, il fixa Light avec cet air de suprême patience que prenne généralement les parents pour un enfant agaçant mais pour qui on a tout de même beaucoup d'affection.

La colère de Light monta encore d'un cran et il dû prendre une grande inspiration avant de reprendre la parole, sous peine de hurler ces mots.

- Je ne sais pas ce qui te fait dire ce genre de chose, mais….

- Les caméras.

- Pardon ? Souffla l'adolescent en ouvrant les yeux assez grands pour concurrencer le détective.

- Il y a des caméras dans les toilettes, expliqua doucement Ryuzaki, l'air toujours aussi imperturbable.

- Tu… tu te fiches de moi là ?

- Je ne me permettrais pas une chose pareille, Light-kun.

Le poing du brun partit tout seul, avant même qu'il est eut le temps de penser aux conséquences de ses actes.

L qui n'avait sûrement pas prévu une action aussi stupide et violente reçu le coup en pleine figure et bascula en arrière avant d'aller tomber rudement sur le sol entraînant Light dans sa chute.

Evidemment, L ne laissa pas son geste sans conséquence et un quart d'heure plus tard, ils étaient tout deux étendu sur le sol, à bout de souffle et aussi couvert de bleu l'un que l'autre.

Finalement, le détective se releva en chancelant et tira sur la chaîne qui les reliait pour forcer Light à en faire autant.

- Maintenant que le problème de Light-kun semble être retombé, pouvons nous retourner nous coucher ? J'ai encore quarante sept minutes de sommeil à compléter.

Cette déclaration, faite sur un ton détaché, suffit pour renvoyer l'adolescent à sa colère.

Ryuzaki se fichait de lui, il n'y avait d'autre explication.

Et il osait jouer les innocents après lui avoir avouer sans sourciller qu'il l'observait même au toilette, qu'il savait parfaitement ce qu'il y faisait, ce qui voulait dire qu'il s'était évertuer à chercher des excuses convaincantes et à se ronger les sangs pour rien.

Light aimait bien le détective et ce même malgré le nombre incroyable de bizarrerie qu'il cumulait en son unique personne.

Il aimait les débats passionnés qu'ils pouvaient avoir tout les deux, une fois que les autres étaient rentrés chez eux. Il aimait se sentir compris sans avoir besoin de fournir un million d'explication et il aimait la façon dont il comprenait le train de pensé de l'autre sans avoir besoin d'en parler.

Il aimait avoir enfin un véritable ami, un égal, à qui il pouvait parler sans retenu aucune, sans avoir peur d'écraser l'autre avec son intelligence, sans peur de briser son verni du fils parfait.

Et depuis quelque temps, il aimait bien le visage endormi de L, et même son curieux et déstabilisant petit ronronnement.

Oui pour toutes ces raisons, il aimait bien le détective.

Mais parfois, quand il ne cessait d'insinuer qu'il était un meurtrier de masse atteint d'un complexe de dieu, ou quand il lui dénigrait toute intimité, lui ôtant toute fierté et l'humiliant de la pire des manières comme à cet instant, il le haïssait, du plus profond de son coeur,

- Vraiment tu….

- Tu es en colère, murmura le détective en le regardant avec cette curiosité faussement innocente qui énervait tant l'adolescent.

- Je suis en colère ? Bien sûr que je suis en colère ! Tu…Tu….

- Si Light-kun était Kira il me tuerait tout de suite….

Cette phrase fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et Light explosa littéralement, regardant tout son beau self contrôle voler en éclat avec la frustration, l'humiliation, le manque de sommeil et la colère qu'il ressentait à cet instant.

- Je ne suis PAS KIRA !! N'importe qui voudrait tuer à l'instant ! Il n'y a même pas besoin d'être Kira pour souhaiter ta mort ! Tu es la personne la plus égocentrique, égoïste et capricieuse que j'ai jamais rencontré !

Il se rendait bien compte qu'il était d'une puérilité incomparable, mais il était vraiment trop fatigué et il avait besoin de crier sur quelque chose.

Le détective était la cible idéale, vu que rien ne l'atteignait, à travers sa carapace d'inhumanité.

Seulement, quand il releva les yeux vers le détective, il put observer un spectacle qu'il n'aurait jamais cru possible.

Ce n'était pas d'une évidence mais Light vivait depuis assez de temps auprès du détective pour se rendre compte quand quelque chose n'allait pas chez lui.

Il avait légèrement fléchis sous les mots de l'adolescent, ses yeux s'étaient imperceptiblement écarquillés un peu plus qu'à la normal, sa bouche s'était doucement entrouverte, comme pour répliquer quelque chose, puis c'était refermé.

Une minute passa, lourde et silencieuse, puis finalement, L se retourna vers le lit et s'y roula en boule comme si rien ne s'était passé.

Mal à l'aise, Light le suivit sur le lit et quand Ryuzaki lui tourna ostensiblement le dos, il sentit la flèche de la honte lui percer le cœur.

Le détective ne faisait que son travail et il craignait comme tout le monde pour sa vie, il ne pouvait évidemment pas se permettre dans cette affaire de négliger le moindre danger, même potentiel.

- Euh Ryuzaki, bredouilla le jeune homme en se tortillant légèrement incapable de terminer la conversation sur ces paroles.

Sa honte s'accrut encore un peu plus quand il vit le corps frêle frémir sous sa voix et quand la celle, très douce de L s'en éleva, légèrement teinté de mélancolie.

- Ce n'est rien, Yagami-kun, tu n'as pas à te justifier. Je suis parfaitement avertit du fait que je ne suis pas une personne sympathique et agréable à vivre.

Yagami-kun ? Songea l'adolescent en se crispant.

Il venait bien de …. Blesser L ?

C'était à la fois tout à fait compréhensible et à la fois tout bonnement incroyable.

C'était L !

Seulement en regardant le corps si maigre, légèrement tremblant sur les couvertures, car L refusait de se glisser dessous pour dormir, il se rendit compte qu'il était vraiment un être humain.

Le sentiment était à peut près le même que celui qu'on pouvait ressentir après avoir donner un coup de pied à un chaton juste pour passer ces nerfs.

Bon sang, il ne détestait même pas Ryuzaki !

- Non, Ryuzaki, je…

- Je veux dormir, Yagami-kun, le coupa vivement le garçon en s'enroulant un peu plus sur lui-même.

- Bon sang ! Je ne pensais même pas ce que j'ai dis !

- C'est rassurant de savoir que tu ne dis pas toujours ce que tu penses réellement, souffla sombrement le détective qui semblait essayer de devenir une boule humaine.

- C'est justement ce genre de remarque qui énerve les gens Ryuzaki !

- Oui, je me rends bien compte que je suis agaçant au point que tout le monde en vienne à souhaiter ma mort.

L'adolescent reçut cette phrase comme un coup de poignard dans l'estomac, en se rendant enfin compte de toute la portée de ces paroles puériles, jeté en l'air sur un coup de tête.

Honteux et énervé, il se rallongea brusquement et ramena les couvertures jusque sous son menton.

Il passa deux minutes à fixer le dos de Ryuzaki, qui d'après sa respiration, ne se rendormait pas.

Finalement, presque instinctivement, le brun glissa son bras hors de la chaleur des couvertures et le fit serpenter sur la taille fine de L avant d'aller recouvrir une des mains du détective.

Le corps fin sursauta violemment sous ses doigts avant de se crisper.

- Li… Light…. Bredouilla le détective, en oubliant même le suffixe honorifique.

- Nos disputes… parfois, ça me rappelle Sayu et moi, essaya t'il d'expliquer maladroitement, aussi choqué de ses actes que Ryuzaki.

- Light-kun a l'habitude de se glisser dans le lit de sa sœur et de l'attraper de cette manière ? Répliqua L, qui avait quasiment tout de suite repris contenance, bien que son corps continua à se tortiller légèrement sous le contact qui lui était si peu familier et peut être même désagréable, songea le brun avec une pointe de peine.

- Mais non! Elle est tête de mule. Quand on se disputait, c'était rare, mais elle refusait absolument de m'écouter, alors le seul moyen qui était à ma disposition pour m'excuser, c'était ça. Ca et les chatouilles, ajouta le jeune homme en souriant espièglement.

- Si Light-kun essaie ne serait ce qu'un seconde de me chatouiller, je serais dans l'obligation de le frapper. Le détective fit une petite pause et rajouta. Très fort.

Le ton n'était plus glacial, et vaguement moins indifférent que d'habitude. L'adolescent pouvait presque y sentir une pointe de taquinerie. Ou peut être ce faisait t'il des idées ?

- Je ne me permettrais jamais, Ryuzaki, répondit t'il sérieusement en serrant légèrement la main du détective sous la sienne.

La main était glacée, tout comme la taille du jeune homme qu'il pouvait sentir à travers les minces tissus de son pyjama et du sweet-shirt de l'autre.

Comment faisait t'il pour dormir ainsi ?

Encore un autre mystère à rajouter au palmarès du détective sans doute.

Avec un petit sourire, Light resserra sa prise et se rapprocha un peu plus près du détective.

Il avait encore envie de le voir sursauter.

Le faire perdre cette maîtrise si parfaite, c'était quasiment comme avoir un pouvoir sur lui et s'en était presque jouissif pour l'adolescent, bien qu'il ne sut pas vraiment pourquoi.

L'étrange jeune homme se crispa de nouveau et essaya discrètement de s'éloigner.

- Light-kun… Je ne crois pas qu'il soit bien recommander de faire ça.

Le ton toujours aussi casuel employé fit soupiré le brun.

- Pourquoi ?

- Hum… Premièrement, nous ne sommes pas de la même famille.

- On peut le faire entre ami. Surtout quand l'un des deux est trop têtu pour se mettre sous les couverture alors qu'il est évident qu'il a froid.

- Je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit sur les relations de type amical, qui impliquait le fait de s'enlacer…

Light secoua la tête doucement. Vraiment… le détective n'avait t'il vraiment jamais eut d'ami avant lui ? Au vu de son caractère de bambin tyrannique, ça ne l'étonnait qu'à moitié, et pourtant, pouvait t'on réellement passé sa vie sans un seul ami ?

Il fit rapidement taire la petite voix dans sa tête, qui lui susurrait qu'effectivement, c'était possible et qu'il en était la preuve vivante.

Il avait toujours été très entouré, pourtant, il n'avait jamais eut de vrai ami.

Il passait le plus clair de son temps à se mettre au niveau des autres aussi il n'avait jamais pu approfondir un lien avec quiconque, pas même Sayu, ou son père.

Il ne se souvenait même pas vraiment d'en avoir eut envie.

Jusqu'à ce jour.

Jusqu'à cette personne.

Cette pensée les frappa juste comme un coup de poing.

Il voulait connaître Ryuzaki.

Il voulait comprendre comment fonctionnait cet incroyable cerveau si semblable au sien.

Il voulait percer le mystère de ces mimiques et actions étrange.

Et par-dessus tout, il voulait lui prouver, à lui mille fois plus qu'aux autres qu'il n'était pas Kira.

- Entre ami on peut se tenir la main, on peut dormir ensemble et même s'embrasser.

- ... Tu ne m'embrasseras pas, répondit catégoriquement le détective.

Cette fois ci, ce fut au jeune homme de sursauter et replia automatiquement son bras contre son propre torse.

- Je ne comptais pas le faire ! C'était un exemple !

- Tant mieux, mon pourcentage de suspicion aurait augmenté de 5 à ton égard si ça avait été le cas.

- Pourquoi ? Demanda calmement le jeune homme, un sourire collé au visage depuis qu'il c'était aperçu que L tremblait légèrement à cause de la perte de chaleur qu'avait occasionné le retrait de son bras.

- Ce serait vraiment très Kira, d'essayer de me séduire pour endormir ma vigilance, me faire baisser ma garde et finalement, m'arracher mon nom.

- Je ne suis pas Kira, Ryuzaki, et je suis hétérosexuel, déclara doucement le jeune homme, soudain très las de tout cela, essayant d'oublier par cette phrase le rêve qui avait causé son réveil en sursaut. Et toi aussi, ajouta t'il, un seconde plus tard, pour faire bonne mesure.

Il entendit avec surprise un petit bruit incongru s'échapper de la forme recroquevillée si près de lui. Cela ressemblait beaucoup à un petit rire étouffé à la sauce L décida le brun en fronçant les sourcils.

L pouvait rire ?

Il se gifla mentalement.

Evidemment qu'il pouvait rire.

L était un être humain et il le lui avait prouvé quelques minutes auparavant, et à recommençait à cet instant.

- Qui a dit à Light-kun que j'étais hétérosexuel ?

- QUOI ?!!

Le jeune homme, qui se trouvait jusque là toujours dos face à lui, se tourna lentement vers lui, faisant cliqueté la chaîne qui les reliait tout deux.

Avec son éternel doigts dans la bouche et avec les ombres qui jouaient sur son visage, Raito eut la très nette impression qu'il se moquait de lui.

Décidément, cette nuit était la nuit des découvertes.

L ronronnait.

L pouvait souffrir.

L pouvait rire.

L pouvait faire de l'humour.

Pour l'esprit fatigué de Light, cela commençait à faire beaucoup, malgré tout, il ne voulait pas s'endormir maintenant.

Il voulait encore tirer des choses du détective.

Il voulait en voir et en entendre plus, et l'intimité qu'il partageait, pour la première fois depuis qu'ils étaient enchaînés, lui donnait accès à une partie encore inconnue de l'étrange jeune homme.

- Tu te moques de moi, lui reprocha gentiment Raito.

- Hum… pas vraiment.

- Comment ça ?

- Tu es bien curieux ce soir….

- Augmente mon pourcentage de 30 si tu veux, mais répond, bouda le brun en se rapprochant inconsciemment, cherchant à lire dans les yeux du détective ces véritable pensées.

- Si je l'augmentais autant, j'arriverais à 100, répliqua pensivement le jeune homme en mordillant de plus bel son doigt avant de passer au pouce.

- Tu changes de sujet…

Le jeune homme soupira doucement avant de se pelotonner encore un peu plus sur lui-même.

- Si tu as besoin d'avoir des rapports privilégiés et intimes avec Amane-san, je peux parfaitement nous désenchaîner pour une heure, à condition que cela soit dans un espace clôt.

- Ah… je… Non !

- Il est évident que tu n'arrives pas à gérer son stress et ses monté hormonales, Light-kun.

- Je les gère très bien, siffla le brun en tirant vivement sur la chaîne pour enlever le doigt de la bouche de Ryuzaki.

- Les deux dernières nuits en disent tout autrement.

- Tu ….

- Light-kun vit ses rêves avec une grande intensité. Et il agrippe tout ce qui passe à sa porté…

Le jeune homme enfouit sa tête dans l'oreiller, rouge de honte.

Il commençait vraiment à toucher le fond cette fois ci.

- Ryuzaki…. Je suis désolé…. Si j'ai fais quoi que ce soit qui…

- Eh bien, je ne peux pas vraiment dire que j'aime être violemment réveillé la nuit par un garçon qui se frotte contre moi en murmurant fébrilement « Misa, Misa, tu es si… Si… Oh Aaaaah… » ou encore « Takada… Ahaaah, suce plus vite…Urgh…. »….

- C'est bon ! J'ai compris ! S'empressa de l'interrompre le jeune homme, à moitié mort de honte.

La seule chose positive dans tout ça, c'était qu'il n'avait pas réveillé Ryuzaki durant le troisième rêve.

- Il n'y a pas de quoi avoir honte Light-kun. C'est une chose parfaitement normale à l'adolescence, surtout après une longue période d'abstinence et…

- Ryuzaki… Soupira le jeune pour tenter de clore la conversation.

- Tu as l'air…

Le détective fut interrompu par le bras du brun qui serpenta de nouveau autour de sa taille fine et l'attira vivement contre son torse.

L eut un hoquet de stupeur et se crispa contre le corps de Light.

L'adolescent ne prit cependant pas ce geste comme un refus. Si Ryuzaki n'avait vraiment pas voulu de leur contact, il l'aurait envoyé voler à travers la pièce d'un coup de pied.

Les bleus qui commençaient à se former sur son corps ne lui avait que suffisamment prouvé l'étonnante puissance qui se cachait sous un corps si maigre.

Une minute passa dans un silence délicieux pour Raito qui, le visage enfouit dans la douce masse de cheveux désordonnée de Ryuzaki, profitant de la douce chaleur d'un autre corps contre le sien, n'allait pas tarder à s'endormir.

Le combat l'avait suffisamment défouler pour que ses problèmes hormonaux ne le torturent plus, au moins pour cette nuit, et le fait que Ryuzaki utilise le même shampoing que Sayu, lui rappelant définitivement sa maison, le rassurait suffisamment pour lui procurer une irrésistible envie de dormir.

Finalement, la voix, douce et incertaine du détective, vint briser le silence ambiant.

- De quoi Light-kun cherche t'il à se faire pardonner cette fois ?

- Là c'était juste pour te faire taire, murmura l'adolescent d'une voix pâteuse. En plus comme ça, tu auras chaud, sans avoir besoin de couverture. Et puis, je ne me suis pas assez excuser tout à l'heure.

- Je ne peux pas arguer contre ça, mais…

- Chut…. Dors…. Grommela l'adolescent en resserrant son étreinte sur le corps maigre qui commençait enfin à se réchauffer.

Tout se dont il se souvint, avant de sombrer dans le sommeil, se fut d'avoir sentit Ryuzaki se détendre doucement contre lui.

Et pour la première fois depuis son emprisonnement, il passa une bonne nuit.

A suivre …