Journal intempestif de la très Controversée Brigade SOS

Manga de base: La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, version animée

Situation dans l'histoire: à la fin, après la "fin du monde" allez voir l'anime, vous comprendrez ;-)

Personnages: Kyon, Haruhi Suzumiya, Mikuru Asahina, Nagato Yuki et Koizumi Itsuki

Le p'tit mot de l'auteur: Toujours le même cocktail que je sers d'habitude, Humour et Amour!! Si d'aventure mon délire vous a donné envie d'aller lire la vraie histoire, allez sur ce lien, je les ai tous:

h t t p / w w w . dailymotion . com / bookmarks / Galilab / 1 (virez les espaces, vous aurez la bonne adresse!)

Encore une chose: afin que vous ne soyez pas perdus, je vous propose de lire la page de garde de ce journal ramassé dans une vieille salle de club d'un lycée japonais...


"Je m'appelle Kyon.

Enfin, Kyon c'est mon surnom et je ne l'aime pas trop, mais ça fait si longtemps que m'appelle ainsi que j'ai fini par m'y habituer. Je suis deuxième année de Lycée, dans un établissement dont le nom ne vous dirait rien, alors laissons tomber.

Je fais partie de ces garçons d'apparence banale, ni spécialement moche ni particulièrement beau, des notes moyennes, une famille standart et un niveau de vie lambda. Bref, un parfait Mr Tout-le-Monde, à l'exception du fait que paradoxalement autant je n'ai jamais cru au Père Noël de ma vie entière, autant jusqu'à l'année dernière je n'arrivais pas à ne pas croire aux esprits, aux extraterrestres et autres voyageurs temporels que j'espérais voir surgir devant moi à chaque instant. Mais comme cela heurtait mon bon sens et le pragmatisme que l'on s'était efforcé de m'inculquer, j'avais fini par ranger ça dans un coin de ma mémoire, le genre de souvenir que l'on ressort en riant à moitié lors des anniversaires ou des soirées "fais-moi-peur".

Enfin, ça c'était avant que je n'entre au lycée, et que je n'y rencontre la personne qui allait me changer la vie: ma voisine de derrière, Haruhi Suzumiya.

A première vue, elle semblait on ne peut plus normale, si ce n'est qu'elle était hyper jolie: un beau visage, de grands yeux d'ambres, une chevelure magnifique, une silhouette sculpturale, bref un authentique Canon. Mais quand ce fut son tour de se présenter à la classe, elle déclara haut et fort que "les humains de base ne l'intéressaient pas mais qu'en revanche les esprits, les extraterrestres et les voyageurs temporels étaient vivement invités à lui adresser la parole". Et de se croiser les bras en attendant qu'un des trois cas cités précédemment vienne tailler une bavette. Là, j'avoue m'être posé certaines questions.

Par la suite, j'ai pu me rendre encore plus compte de l'étrange façon de penser d'Haruhi: pour elle, tout valait mieux que l'ennui, c'est pour ça qu'elle n'agissait jamais comme les autres, qu'elle n'avait jamais eu de relation longue avec un garçon ou qu'elle passait d'un club d'activités à un autre sans y séjourner plus d'une demi-journée.

On a commencé à se parler au bout de deux mois, à peu près, une fois que je me suis rendu compte qu'elle changeait régulièrement de coiffure (une fois par jour) et que je lui en avait demandé la cause. Par la suite, tout s'est enchaîné à la vitesse de l'éclair: après l'une de nos conversations où il était ressorti que tous les clubs du lycée étaient "carrément nazes" mais qu'il n'y en avait pas d'autres, elle a décidé sur un coup de tête (à savoir le mien sur son bureau lorsqu'elle m'a violemment tiré en arrière par l'épaule, en plein cours) de fonder son propre club et m'a arbitrairement inclu dans son projet, me traînant dans les couloirs de l'université jusqu'à la salle et me sommant avec un grand sourire malicieux de "m'occuper de la paperasse" pendant qu'elle allait chercher de nouveaux adhérents pour son club sans nom ni projets, et me recommandant bien d'être dans cette salle le lendemain après les cours.

Vous me demanderez peut-être pourquoi je n'ai pas simplement laissé courir et pourquoi j'y suis retourné, dans cette fichue salle. Eh bien, je ne le sais pas moi même. Peut-être que je suis faible naturellement. Ou que je ne sais pas dire non à une jolie fille. Ou que j'avais pressenti de que ça allait donner. J'en sais fichtrement rien. En tout cas, ça a confirmé (en tout cas pour moi, pour Haruhi ça ne faisiat pas un pli) mon appartenance à ce qui allait devenir la "Brigade SOS" chargée de "sauver le monde en y injectant du fun", dixit Haruhi.

Mais j'étais très loin de me douter ce qu'était vraiment Haruhi.

Pour faire simple, dites vous que ce monde dans lequel nous vivons (vous, moi, votre voisin, le chien qui aboie dehors, le moustique qui vous enquiquine depuis dix minutes) dépend intégralement de son bon vouloir. Elle n'en a pas conscience, mais Haruhi peut altérer ce que nous appellons "Réalité" par sa simple volonté. J'en veux pour preuve les diverses personnes qui nous on rejoint par la suite, et qui ont contribué à me faire comprendre ce mic-mac. Haruhi avait souhaité rencontrer des Esprits, des Extraterrestres et des Voyageurs Temporels, au début de l'année, si vous vous souvenez bien! Alors jugez plutôt:

-Nagato Yuki: la première que nous avons rencontré. Au premier abord, c'était la seule lycéenne encore inscrite au club de littérature dont nous avions pris la salle, et qui passait son temps à lire, répondant par monosyllabes d'une voix monocorde, un peu à la manière d'un ordinateur m'étais-je dit en la voyant pour la première fois. Je n'étais pas très loin de la réalité: elle m'a révéla plus tard être une "interface artificielle de communication entre les humains et l'Entité Consciente d'Intégration des Données qui contrôle cette galaxie". En gros, à mi chemin entre l'extraterrestre et l'androïde, Nagato avait pour rôle de surveiller le cas de Haruhi qui, par son pouvoir, pouvait déterminer comment serait l'évolution de l'espèce humaine, voire celle de l'univers entier, ce qui nécessitait un contrôle de la part de l'Entité susnommée. Pour elle, Suzumiya est le facteur-clé de l'Auto-Evolution, qui a déclenché son potentiel il y a trois ans de cela. J'avoue que lorsqu'elle m'a appris ça, je n'ai rien compris. Encore plus lorsqu'elle m'a annonçé froidement qu'en ce moment Haruhi traversait une grande période de trouble, chamboulant beaucoup de données de ce monde, et que j'en étais la cause. Très pratique, je suis bien avançé, ma relation avec la nouvelle arrivante dans la Brigade SOS commençait bien. Mais ça s'est un peu arrangé par la suite quand j'ai appris à connaître l'E.T taciturne qui lisait des bouquins en silence dans le coin de la pièce où Haruhi partait en croisade contre l'ennui toutes les cinq secondes.

Mikuru Asahina: la seconde à nous rejoindre. A première vue, c'est une fille de première très mignonne et super timide, dotée (je cite Haruhi) "d'un visage de lolita et d'un poitrine de belle taille ce qui en fait la mascotte idéale de la Brigade". Signe particulier: bégaye souvent, parle d'une toute petite voix et est forçée par Haruhi à effectuer des strip-teases en puplic afin de mettre des tenues plus ou moins affriolantes pour capter l'attention, telle une panoplie de Bunny-girl, d'infirmière ou de soubrette. Problême: Haruhi n'ayant pas de complexe à se changer devant tout le monde, elle est prête à déshabiller Mikuru quelque soit l'endroit si les circonstances exigent qu'elle porte une tenue spéciale. En fait, Mikuru n'est rien moins qu'une voyageuse temporelle dont les motivations, l'origine, les connaissances ou l'âge sont "confidentielles", mais qui est là aussi pour surveiller Haruhi qui semble être la cause d'un blocage temporel empêchant de remonter plus loin dans le temps. Elle a également été envoyée en mission il y a trois ans, et elle aussi affirme que j'y suis pour quelque chose dans le bouleversement que subit en ce moment Haruhi.

Koizumi Itsuki: le dernier arrivé. Un lycéen transféré en milieu d'année, qui passe son temps à sourire d'un air détendu même dans les situations les plus ahurissantes, comme arriver dans la salle du club au moment où Haruhi vient d'arracher son soutien-gorge à Mikuru. En fait, il s'agit d'un Esper, une sorte d'esprit doté de pouvoirs ne se déclenchant que dans des endroits bien précis, où le pouvoir d'Haruhi est inconsciemment à l'oeuvre. Il appartient à une sorte d'organisation secrête constituée d'autres Espers: "L'Agence", et veille à ce que les pouvoirs d'Haruhi ne détruisent pas le monde. En fait, je crois que c'est lui qui a la théorie la plus dingue concernat Haruhi: selon lui, le monde ne serait en fait qu'un reflet de ce qu'elle rêve. Selon ses désirs, elle peut donc le modifier subtilement, ou tout recommencer depuis le début, attribuant à chacun un nouveau passé, de nouvelles rêgles physiques... La fin du Monde, L'Armageddon, quoi. En gros, pour Koizumi et ses amis, Haruhi ne serait rien moins que... Dieu en personne!! Lui aussi a vu ses pouvoirs apparaître il y a trois ans. D'ailleurs, selon lui, il est tout à fait possible que ce monde ait été créé il y a trois ans. Il faut donc tout faire pour éviter que ce monde ne perde la faveur d'Haruhi, sans quoi...

Vous voyez ce que je veux dire? Un E.T, une Voyageuse temporelle, un Esper, tout ce beau monde aux petits soins pour le facteur de l'Auto-Evolution/ l'incarnation d'une faille temporelle/Dieu lui même (rayez les mentions inutiles), réunis comme par hasard dans le même lycée, dans le même club.

C'est là que je trouve que la théorie de Koizumi prend du poids: Haruhi avait fait le voeu de rencontrer des gens paranormaux. Et boum, les voilà qui déboulent! Mais comme Haruhi est dotée de sens critique (même si elle le cache bien) elle ne peut y croire tout à fait: c'est pour cela qu'ils ne se révèlent pas!!

Il ya cependant un détail qui cloche: QU'EST CE QUE JE VIENS FAIRE DANS CE DELIRE, MOI?

Personne n'a su me répondre, sauf Koizumi qui m'a dit avec un de ses sourires écoeurants d'ironie: "Tu dois être la personne normale avec qui Haruhi a le plus envie d'être."

Merci, ça m'avance bien.

Encore une chose avant que je ne commence ce journal pour de bon:

A la fin de l'année dernière, une chose terrible est arrivée. Haruhi a perdu toute confiance en son monde et, toujours inconsciemment, a commencé à en créer un autre, par le biais des espaces clos. Les espaces clos sont les lieux intangibles, intemporels et invisibles qui prennent place sur de vrais endroits: les structures, le relief et les objets demeurent, mais nul être vivant normal n'y séjourne. Pour eux, rien n'a changé. Ce sont dans ces espaces que la mélancolie et la déception d'Haruhi à l'égard de notre monde se manifeste. Des géants de lumière (ou de frustration pure, pour ce que j'en sais) y détruisent tout, les dégâts n'existant que dans le monde parralèle de l'Espace Clos. Mais il faut y mettre néanmoins bon ordre, car si les Espers ne les combattait pas, les géants agrandiraient l'espace clos jusqu'à en faire le monde entier. Et ce soir là, c'est ce qui s'est produit. Notre Brigade a été séparée entre deux plans de réalité différents: Koizumi, Nagato et Mikuru dans l'ancien monde voué à disparaître d'un moment à l'autre, et moi et Haruhi dans l'autre, hanté par les géants et sur le point de remplacer l'autre. Koizumi, grâce aux pouvoirs de tous les espers, a réussi à me faire part de ses déductions alors que son monde s'effritait.

Il m'expliqua donc le systême de création d'un nouveau monde qu'Haruhi (qui explorait le Lycée où nous avions été téléportés en plein milieu de la nuit, toute trmbalnte d'excitation) était en train d'appliquer bien inconsciemment. Lorsque que je lui demandai ce que JE faisais là, il me révéla sa théorie comme quoi j'étais celui avec qui Haruhi avait envie de fonder un nouveau monde. Ce salaud en profita aussi pour nous comparer à Adam et Êve, me faisant remarque que si nous nous reproduisions assez, on devrait pouvoir recréer la race humaine. L'enculé.

A ce moment là, la communicaiton fut rompue par l'apparition des géants dans le Lycée. J'attrapai Haruhi qui venait de rentrer par le bras, et l'emmenai le plus loin possible.

A savoir jusqu'au terrain de sport où les géants nous encerclèrent, pas pour nous tuer, je pense, mais pour précipiter la création de ce nouveau monde, dont moi je ne voulais pas.

Vous savez, lors des derniers instants de son monde, on se met à penser à des tas de choses. Moi, ça s'est porté sur ce que représentait pour moi la jeune fille qui se pendait à mon bras en poussant des cris d'émerveillement. Un Dieu? Une Faille Temporelle? Un Facteur d'Auto-Evolution? Non.

Je me suis soudain rappellé les derniers mots de Mikuru et de Nagato avant que la liaison ne soit coupée: "Sleeping Beauty" et "Blanche-Neige".

J'en ai tout de suite déduit la chose à faire pour arrêter tout ça. Coup de bol: ça correspondait exactement à ce que je ressentai pou Haruhi. Si vous ne voyez toujours pas ce dont je veux parler, je ne peux rien pour vous.

A peine m'étais-je exécuté (après avoir confié à Haruhi combien je trouvais criminelle sa beauté lorsqu'elle coiffait ses cheveux en queue de cheval) que le monde redevint normal et que je me vit de retour à mon point de départ: mon lit.

Etait-ce un rêve? Non, j'en suis sûr. La preuve: le lendemain, je fus félicité secrêtement par nos trois compères, et Haruhi m'avoua avoir fait un sacré cauchemar, dont elle ne voulut pas me parler. Je remarquai néanmoins qu'elle avait changé de coiffure, la première fois depuis longtemps: une queue de cheval...

Voilà où j'en suis au moment où j'entame la rédaction de ce journal. Malgré la fin du monde imminente, j'avais pu mettre au clair mes sentiments concernant Haruhi.

Et c'est là le problême que je vais essayer de résoudre au fur et à mesure de ce journal:

Comment déclarer sa flamme à quelqu'un dont l'état d'humeur rêgle l'existance du monde?"