L'univers est celui de J.K.Rowling. Personne ne me paie pour taper ce qui me passe par la tête.

Le silence est-il toujours d'or ? Ca dépend de ce que vous dites ! Et vous, qu'en pensez vous ? Petit bouton en bas...

Le point de vue de Snape est en italique (c'est pour être claire )

I

« Bonjour, professeur Custer. »

Le ton était sec, froid, à peine polie. Liliane pris conscience que cette phrase était énoncée dans le seul but de lui signaler qu'il faudrait qu'elle se déplace pour qu'il puisse atteindre le rayon des livres sur les potions.

Qu'à cela ne tienne, la bibliothèque n'était pas un lieu où Severus Snape règnerait en maître.

« Bonjour, professeur Snape », répondit Liliane, sur le même ton, un éclair de malice dans le regard et sans bouger d'un millimètre.

« Voulez vous bien vous pousser, Miss ! »

Visiblement, il était énervé, le retour au Miss était sans appel, il voulait faire preuve d'autorité sur elle. Que lui importait, elle n'y était plus sensible et qui plus est, elle était de bonne humeur et rien ne viendrait gâcher cela.

« Je me déplacerais avec plaisir, monsieur Snape, si vous y mettiez un tantinet de politesse et d'amabilité. Etes vous capable d'amabilité, professeur ? »

Elle tourna la tête vers lui pour plonger son regard mutin dans celui de l'homme, mais ne rencontra que deux abysses noirs, tandis qu'une main vint attraper son bras, non sans violence et qu'elle est brutalement poussée contre les étagères.

« Il suffit, Miss. Cessez de vous jouer de moi avec vos stupides provocations. J'ai autre chose à faire que de répondre à vos petites bravades. »

Malmenée, elle reçut cette avalanche de mépris en pleine face.

« Qu'est-ce que vous croyez ! Que je n'ai pas remarqué que vous ne cessiez de vous rendre intéressante, comme si vous étiez le centre du monde. Ma pauvre enfant ! Vous êtes un monde bien stérile, les gens ont des soucis plus urgents que de vous admirer. »

Il lâcha le poignet endolori de la jeune femme, la dépassa et disparut dans les rayonnages consacrés aux potions.

Liliane resta quelques minutes, coite à digérer les propos du professeur de potions et désormais collègue. Il la trouvait égocentrique, futile et sans intérêt, au moins c'était clair.

« Et bien, murmura-t-elle pour elle-même, toi qui voulait attirer son attention, c'est réussi. Tu as attiré son attention et son mépris en même temps. Deux en un. »

Et, tentant de chasser le ténébreux professeur de son esprit, elle se replongea dans ses recherches.


Tôt le matin, en général, il n'y avait personne à la bibliothèque. Sauf, bien sur, depuis que Miss Bonne Humeur, pour on ne savait quelle raison aberrante, avait rejoint le corps professoral de Poudlard. Et ce matin, justement, devinez qui était en train de fureter dan les rayonnages juste sur le passage de Severus Snape. La vision de la jeune femme énerva le professeur qui tenta de conserver son calme autant que possible, il fallait qu'il passe.

« Bonjour, professeur Custer ». Il la pensait suffisamment subtile pour comprendre qu'il s'agissait d'une demande implicite de libérer le passage.

Pour le plus grand malheur de ces nerfs, il ne la vit pas bouger plus qu'une statue. Elle lui répondit sur le même ton avec lequel il s'était adressé à elle.

Il allait falloir qu'il soit plus explicite.

Peine perdue. Non seulement, elle n'était pas impressionnée, mais en plus elle lui tenait tête. Pourtant sur ce visage qu'il n'avait pas quitté des yeux, il vit passé une lueur d'amusement.

Sa prétendue question l'exaspéra. Il la plaqua contre l'étagère. Elle se moquait de lui, ne cessait de vouloir attirer l'attention de tout un chacun, de vouloir être apprécier de tout le monde. Elle montrait sans cesse à quel point elle était brillante, charmante, amusante.

Elle était toujours à lui lancer des réflexions exaspérantes comme celle-ci, comme si elle voulait l'humilier.

Désormais elle saurait que ce petit jeu non seulement ne l'amusait pas, bien au contraire, mais que cela ne l'atteignait même pas.

Il ne put que lui dire des choses blessantes, réalisant après avoir laissé la jeune femme, que le plus blessé des deux n'était pas celui qu'on croit.