Bonjour !

Lily Swann et Rose Halliwell nous sommes liées sous le nom de Rose Swann, et nous sommes ravies de vous publier la traduction de la fic « Lija y terciopelo » (Velours et Papier de verre) de Dryadeh.

Attention : L'histoire, qui se déroule pendant la septième année des protagonistes, n'est pas entièrement fidèle aux évènements du sixième livre.

Disclaimer : La majorité des personnages appartient à J.K Rowling ; quelques personnages, décors…et l'histoire, appartiennent à Dryadeh.

Avis : Le merveilleux de cette histoire est que Dryadeh a réussi à garder l'essence de chaque personnage, elle ne les a pas modifiés, et pourtant, elle a réussi à faire d'eux ce qu'elle voulait. Très peu d'auteurs arrivent à cette fin.
C'est-à-dire que Malefoy n'est pas romantique, ni une bonne personne…Il continue à être le Drago Malefoy de Rowling.

Le titre original de la fic : « Lija y terciopelo » vient d'une chanson du groupe Marea.

Je pense qu'il est important de vous mettre quelques paroles de la chanson, car elle traduit l'essence de la fic :

"Se enmarañan hasta las patas de araña

en su pelo, cuando besa tiembla el suelo.

Yo soñaba calentar lo de abajo de su ombligo,

yo soñaba, que quería soñar contigo, sólo contigo.

Eso somos tu y yo,
el cielo y el suelo,
putadas y amor,
pereza y desvelo,
Lija y terciopelo"

Traduction :

« Même les pattes d'araignée s'emmêlent dans ses cheveux,

Quand elle t'embrasse, la terre tremble

Je rêvais chauffer tout ce qu'il y a en dessous de son nombril,

Je rêvais que je voulais rêver de toi, que de toi.

C'est ce que nous sommes, toi et moi

Le ciel et le sol

Les conneries et l'amour

La paresse et l'insomnie

Velours et papier de verre »

Voilà, j'espère que vous aimerez l'histoire, et la traduction.

Si vous voulez plus d'informations sur Rose Swann, consultez la biographie.

Sauf imprévu, un nouveau chapitre apparaitra chaque vendredi.

Bonne lecture !

Dryadeh, si pasas por aqui, quisiera agradecerte por dejarnos traducir tu fic! Disfruta de los reviews! XD


Lija y terciopelo

(Velours et papier de verre)

Chapitre 1: Chispas en el andén 9 y 3/4

(Etincelles sur le quai 9 3/4)

Furieux, Drago s'éloigna de son père sur le quai 9 ¾ de la gare de King's Cross de Londres. A sa droite reposait le Poudlard Express, reluisant sous un soleil de plomb. Par ses nombreuses portes montaient des dizaines d'élèves chargés de valises, de livres et d'étranges animaux de compagnie. Le quai grouillait de familles qui se séparaient, la larme à l'œil, de mères qui donnaient à leurs enfants les dernières instructions et de pères qui prêtaient fièrement leurs muscles pour hisser les bagages des étudiants à l'intérieur du train. Même un rat aurait eu du mal à circuler au milieu de toute cette agitation, alors Drago se fraya un passage violemment, bousculant, chassant, renversant des élèves ici et là, laissant derrière lui des écoliers apeurés, indignés ou agacés qu'il gratifiait de temps en temps d'un « Pousse toi de là, inutile ! ». Mais aucun de ceux-ci n'osa répliquer et Drago était sûr que jamais ils ne le feraient. Ce n'était pas pour rien qu'il était Drago Malefoy… ils le craignaient, elles le désiraient et il adorait ça.

La moue arrogante qui se dessina sur son visage s'effaça lorsqu'il se souvint de la dispute qu'il venait d'avoir avec son père et il sentit la colère s'emparer de lui. Il accéléra le pas, Malefoy était tellement enragé qu'il ne vit même pas la fille arrêtée sur le quai, manquant de la faire tomber. Au même instant où son corps entra en contact avec celui de l'adolescente, il sentit une étincelle, comme un courant électrique le parcourant tout entier et il s'éloigna contrarié par cette énergie soudaine.

- Fais plus attention, Malefoy- dit la fille en se frottant son bras légèrement endolori.

Drago leva brusquement la tête, encore hébété par ce qu'il venait de se passer et c'est alors qu'il la vit. Il tarda un long moment à reconnaître la jeune fille qui était devant lui l'air calmé mais contrarié et quand il réalisa qui elle était, il resta sans voix. Elle avait pris quelques centimètres depuis la dernière fois qu'il l'avait vue, ses cheveux châtains, emmêlés mais gracieux, descendaient jusqu'à la moitié de son dos, soulignant son visage qui s'était affiné, perdant ses rondeurs enfantines et les vêtements moldus qu'elle portait, surtout son jean, adhéraient parfaitement a son corps, qui comme Drago put constater, avait gagné de nouvelles et intéressantes courbes. Elle était… différente.

- Granger –susurra t-il ahuri.

Elle le regarda, étonnée, sans comprendre l'expression du jeune homme. Drago, retrouvant son aplomb, présenta son habituel visage hautain. C'est alors qu'il vit Harry Potter et Ronald Weasley flanquant la fille. Drago les regarda et sur ses lèvres se forma un rictus dédaigneux et supérieur.

- Je suis étonné de voir que tu es passé en septième année, Poil de carotte –dit-il en se référant au rouquin qui rougit jusqu'aux oreilles- quand à Miss-Je-Sais-Tout et Saint Potter, le chouchou de Dumbledore, on s'y attendait… bien que je gardais encore le vain espoir que je n'aurais plus à supporter tant de traîtres à leur sang cette année… Heureusement que c'est la dernière.

- Tu peux toujours rentrer à la maison avec ta maman- répliqua Harry sèchement- vous pourrez pleurer ensemble sur le sort de ton pauvre père enfermé à Azkaban.

- Mon père, Potter, n'est plus à Azkaban, tu n'as pas lu les journaux cet été ? Il a été déclaré innocent.

Harry ne cacha pas l'étonnement et la colère que cette nouvelle lui proportionna.

- Tiens donc… alors ton père n'est donc pas aussi orgueilleux que je le pensais. Il n'assume même pas ses actes… Je suppose qu'il a inventé un de ses habituels mensonges au ministère et qu'ils ont cru aveuglement à ce que leur racontait ce cher Lucius ?

Drago serra les dents, furieux puis il sortit rapidement sa baguette d'entre les plis de sa cape et la pointa sur Harry. Celui-ci avait fait la même chose et à présent les deux se trouvaient face à face, baguettes en l'air, en plein milieu du quai 9 ¾, les corps tendus et près à attaquer.

- Harry, Ron, Malefoy, s'il vous plaît –commença Hermione en regardant nerveusement autour d'elle comme si elle craignait qu'un adulte les aperçoive- Vous pourriez blesser quelqu'un.

Aucun des deux ne sembla entendre la jeune fille, trop occupés à s'assassiner du regard. Elle se mordit la lèvre, inquiète et s'approcha de Harry, l'attrapant par le bras qui ne tenait pas la baguette.

- Harry, on n'est même pas arrivés à Poudlard, ne commence pas à te chercher des ennuis. Ici tu pourrais blesser un élève et… - elle regarda par-dessus l'épaule du brun- et Molly vient vers nous, je crois qu'elle vous a vus.

A cette dernière phrase, Harry regarda Malefoy pendant un long moment mais finalement il céda aux prières de son amie et baissa lentement la baguette, sans rompre le contact visuel avec le Serpentard, dont les yeux lançaient des éclairs. Drago continua à pointer sa baguette sur lui durant quelques secondes, hésitant entre lui lancer un maléfice ou non, mais quand il vit la plantureuse Mrs Weasley trop près d'eux, il rangea avec élégance et présomption sa baguette dans la poche de sa cape et avant de s'éloigner, il siffla :

- Au moins, moi, j'ai une mère, Potter- puis leur lançant un dernier regard dégoûté, il disparut entre la multitude d'élèves.

Hermione qui n'avait pas lâché le bras de Harry dut le tenir avec force pour qu'il ne se précipite pas derrière Malefoy, prêt, sans doute, à lui ouvrir la tête à la manière des moldus.

- Tout va bien les enfants ? – s'enquérit Mrs Weasley en arrivant à leur hauteur l'air soupçonneux.

Harry laisser échapper un grognement en se libérant de l'emprise d'Hermione.

- Heu, oui, tout va bien –répondit rapidement Hermione en lançant un coup d'œil à Ron pour l'avertir qu'il devait se taire- Maintenant on devrait monter dans le train ou on ne trouvera pas de compartiments libres.

Hermione prit rapidement congé de Mrs Weasley et tandis que Harry et Ron faisaient la même chose, elle monta dans le Poudlard Express. Inconsciemment, elle regarda de chaque côté du couloir qui s'étendait face à elle et elle sentit une certaine déception à ne pas trouver ce qu'elle cherchait. Elle se demanda justement ce qu'elle cherchait et au même moment où l'image d'un garçon aux cheveux blonds platine et aux yeux de glace lui traversait furtivement l'esprit, Ron et Harry suivis de Ginny montèrent dans le train après elle.

- On va chercher un compartiment –dit Harry toujours furieux par l'altercation avec Malefoy.

- Ronald et moi on doit aller au wagon des préfets et patrouiller un moment, ensuite on vous rejoindra.

- Bien –grogna Harry. Et sans rien ajouter, il s'éloigna à grandes enjambées, suivit de près par Ginny. Ron observa son ami et sa sœur disparaître au loin puis il se tourna vers Hermione.

- Cette fois Malefoy est allé trop loin- commenta t-il.

Hermione ne répondit pas et se dirigea lentement vers le wagon des préfets. Celui-ci était le dernier du Poudlard Express. Les murs y étaient en bois, les sièges recouverts de cuir noir et les tables basses étaient faites en palissandre. Les deux Gryffondors entèrent dans le wagon déjà occupé par presque tous les autres préfets de Poudlard. Hermione se surprit à chercher Malefoy du regard et le trouva assis sur un des fauteuils, les jambes croisées avec désinvolture, les pieds posés sur une des tables, la vue perdue à travers la fenêtre et la baguette serrée fortement entre les doigts. La jeune fille supposa que lui aussi était encore énervé par sa petite « discussion » avec Harry. Comme s'il sentait son regard sur lui, Malefoy fixa Hermione qui rougit et tourna instantanément la tête, s'efforçant de regarder ailleurs.

- Salut Hermione –la salua Ernie McMillan de Poussoufle avec respect sans la lâcher des yeux- comment s'est passé ton été ? Tu es très… bronzée.

- Oh, bien, Ernie. Je suis partie en vacances avec mes parents à Marseille –répondit Hermione quelque peu distraite sans arrêter de jeter des coups d'œil à Parkinson qui s'approchait de Malefoy – et toi, ton été ?

Ernie ne répondit pas, en réalité il semblait ne pas l'avoir écoutée, il était trop occupé à l'observer avec la bouche légèrement entrouverte. Ron qui le foudroyait du regard lui donna un coup de coude qui ramena Ernie à la réalité.

- Quoi ? Heu…ah, oui, bien, très bien, oui –parvint-il à balbutier en rougissant à vue d'œil et évitant le regard du rouquin- Bon… heu, je crois que je vais aller m'asseoir là-bas, avec Hannah. Je suis content de t'avoir vue –ajouta t-il en souriant bêtement. Ron se racla la gorge –Hum... et toi aussi Ron, bien sûr.

Et sans rien dire de plus, il s'éloigna rouge comme une tomate entre les sièges du compartiment, à la recherche de son amie Hannah. Hermione se tourna vers Ron, l'air surprise.

- Il était un peu bizarre, tu ne trouves pas ?

- Il a toujours été stupide –répondit durement Ron.

A quelques mètres d'eux, Drago observait la scène avec une moue méprisante, mal dissimulée. Cet imbécile d'Ernie s'était comporté comme le niais qu'il était certainement en bavant devant une sang de bourbe. Bien sûr qu'elle avait changé, mais lui ne pourrait jamais trouver attractive ni même intéressante un être inférieur comme l'était la brillante Hermione Granger. En revanche, Pansy, assise à côté de lui, battant frénétiquement ses lourds et épais cils, était une vision bien plus tentatrice. Tordant la bouche en un de ses habituels sourires mi-amusés mi-arrogants, il passa son bras derrière les épaules de Pansy qui, contente, vint se coller contre lui, et il jeta un coup d'œil à la Gryffondor qui s'asseyait sur un fauteuil un peu plus loin, lui tournant le dos.

- Drago, qu'est ce que tu regardes ? –voulut savoir Pansy en l'observant avec des yeux brillants.

- Personne –répondit-il en regardant précipitamment par la fenêtre.

Pansy resta silencieuse, se gardant de lui faire remarquer qu'elle n'avait pas demandé qui il regardait mais ce qu'il regardait. Elle était bien trop heureuse dans les bras du Serpentard pour continuer à penser à ça.

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Hermione marchait pensivement le long des couloirs du Poudlard Express avec un sac plein de bonbons remplis de filtres d'amour dans les mains. Elle venait de les confisquer à des filles de troisième année qui tournaient autour du compartiment de Harry. Hermione soupçonnait qu'elles espéraient les offrir à son ami pour qu'il tombe amoureux de l'une d'entre elles. En effet, Harry était devenu très populaire après toutes ses aventures avec Voldemort. Hermione releva la tête à cet instant et remarqua Drago Malefoy qui sortait d'un compartiment avec un tas de chocogrenouilles dans les bras. Elle le vit sourire malicieusement et la fille le soupçonna de les avoir volés à un élève en abusant de son autorité de préfet. Acte typiquement Malefoy.

Une petite élève qui devait à son apparence être à peine en première année se cogna sans le vouloir contre le Serpentard, faisant tomber quelques chocogrenouilles. Le regard assassin qu'il lui lança suffit à ce qu'elle en ait les larmes aux yeux et Hermione s'approcha d'eux rapidement, pressentant ce qui risquait de se passer.

- Fais plus attention, morveuse –la menaça Malefoy- dix points de moins à ta maison, pour que tu apprennes à regarder devant toi.

- On n'est pas encore arrivés à Poudlard –dit Hermione en passant un bras autour des épaules de la fillette pour la réconforter –donc tu ne peux pas lui enlever des points, en plus, je crois qu'elle est en première année alors elle n'a même pas de maison.

- Ne me dis pas ce que je peux ou ne peux pas faire, Miss-Je-Sais-Tout et occupe toi de tes affaires. Tu ne devrais pas être entrain de consoler le balafré ? Il est sûrement désespéré après ce que j'ai dit de sa mère.

Hermione le regarda comme si elle le voyait pour la première fois et ses yeux parurent soudain tristes.

- Tu es si cruel –lâcha-t-elle comme si cela l'étonnait.

- Oh ! –Répondit-il feignant une mélodramatique moue de douleur- Tu m'offenses, Granger.

- Viens, petite, je t'accompagnerais à ton compartiment- dit Hermione en prenant la fillette par la main. Puis elles se retournèrent sans adresser un regard de plus au Serpentard. Mais tandis elles s'éloignaient, Hermione vit son chat s'avancer dans le couloir.

- Pattenrond, qu'est ce que tu fais là ? Demanda-t-elle, surprise.

Elle pensa qu'il avait dû s'échapper du compartiment de Harry quand est était allé le voir un moment. Elle se baissa et appela le chat, prête à le prendre dans ses bras et le ramener au bon endroit mais le félin la contourna et s'approcha de Malefoy. Drago s'arrêta et observa l'animal qui en faisait de même. Le Serpentard aurait juré que ce chat à la tête aplatie était en train de l'étudier et le juger mais il ne croyait pas que cela fut possible. Comme s'il avait trouvé un verdict à son sujet, le chat miaula doucement et commença à se balader entre les jambes du garçon, se frottant contre lui presque tendrement. Hermione resta sans voix en voyant Pattenrond si affectueux avec un étranger et surtout… pas avec n'importe quel étranger, mais avec Drago Malefoy ! Son chat avait démontré être très habile pour juger les personnes et à de nombreuses reprises il avait su avant elle qui étaient des amis et qui étaient des ennemis. Et à en juger par son comportement, Pattenrond approuvait Malefoy.

La fille ne savait pas quoi penser. D'abord cette étincelle qu'elle avait ressentie quand il l'avait bousculée et maintenant, Pattenrond qui se comportait de manière si étrange avec lui… Tout cela n'avait pas de sens. Mais elle se reprit et décida de ne plus y penser, elle s'approcha nerveusement de Malefoy, reprit son chat et sans regarder le garçon elle s'éloigna rapidement à travers les couloirs avec la fillette de première année.

Drago s'adossa contre la paroi du train et l'observa fixement jusqu'à ce qu'elle disparaisse.


Voilà!

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A la semaine prochaine, j'espère

Rose Swann