Et après…

By Mia

Un mois, ça faisait un mois que nous étions chacun sortis de cette maison. Un mois que nous avions repris une vie normale, en faisant abstraction de ces quelques jours que nous avions partagés. On avait d'ailleurs plutôt bien réussi je crois.

Le lendemain nous avons fait comme si il ne s'était jamais rien passé.

J'arrive au boulot, elle lève les yeux et j'ai l'impression qu'elle ne me regardait pas comme ça un mois auparavant. Est ce juste une impression ? Laisse tomber Van.

Ce soir Deaq et moi allons retrouver Aquarius pour se faire un resto ; nous étions à la réception lorsque nous sommes tombés sur Billy. Nous avons été aussi surpris qu'elle. Elle était avec un gars qui l'aidait à enfiler son manteau.

Billie !

Deaq, Van. Bonsoir. Frank voici Van et Deaq, des collègues.

Disons plutôt qu'elle est notre patronne.

Ravi de vous rencontrer.

Bon, on va vous laisser. Bonsoir.

Passez une bonne fin de soirée.

Ils sont sortis et je me suis retrouvé comme un con à suivre Deaq. Je n'avais rien dit, muet, une tombe. Elle au moins avait une vie sentimentale, depuis combien de temps je n'ai pas eu de femme dans ma vie ?

Nous avons rejoint Aquarius dans l'arrière salle, il nous attendait. Nous avons passé une bonne soirée même si mon esprit vagabondait de temps en temps vers elle.

Le lendemain je suis allée au boulot de bonne heure, je ne sais pas pourquoi

Salut boss

Van…

Bonjour! Alors, t'as passé une bonne soirée?

Oui, merci. Bon, on a une affaire de voitures volées sur les bras. Depuis quelques temps, on soupçonne Jimmy Smith dit la Casse d'envoyer vers l'étranger entre autre de belles américaines. A chaque fois qu'une descente a été faite, il avait les papiers, en règle. C'est à nous de démanteler le réseau.

On sait déjà comment il s'approvisionne. Son rabatteur s'est Marcus Williams. Votre job s'est de vous infiltrer chez ce type.

Les autres services n'ont pas été capables de s'infiltrer ?

Non, c'est pour ça qu'on peut ajouter meurtre à la longue liste de leurs activités. On a réussi à chopper Jamie. Elle s'est tout de suite mise à table. Elle est d'accord pour vous servir de garant.

Je me renseignerais auprès de Mario.

Ok.

Billie, peut être qu'on peut utiliser une de ces superbes voitures…

Je veux la Viper.

Oh non, pas question. Je veux la viper.

Stop ! Je garde la viper pour le moment.

Je les ai vu partir en gesticulants. Ils m'énervent quand ils sont comme ça. J'ai un nombre incalculable de problèmes à régler, leur modifier leurs identités. Les SWAT avaient fait une descente et décapités les fournisseurs à l'aube donc de ce côté là, c'était bon.

J'avais encore une fois interrogé Jamie. Tout était prêt. Normalement tout devait rouler. Je me suis calée une seconde dans un siège, prenant un peu le temps de respirer.

C'est là que j'ai reçu un coup de fil de Van

Van, qu'est ce qui se passe ?

Ils veulent une viper bleue. Dans 2 heures.

Où êtes vous ?

Malibu.

Il faut quasiment une heure rien que pour aller à Malibu

Je sais, c'est pour ça qu'il va falloir que tu entres toi aussi dans le jeu.

Dis à Billie qu'on a déjà appelé Aquarius, il a un pote qui peut repeindre la voiture.

T'as entendu ?

Oui.

J'ai rapidement raccroché, j'ai ensuite téléphoné à Aquarius. Nous nous sommes retrouvés dans un garage de sa connaissance. En 20 minutes, c'était fini.

J'ai alors pris la direction de Malibu, lorsque je suis arrivée au bout de la jetée, il n'y avait que Deaq et Jamie. Van n'était apparemment pas en vue.

J'aimerais des explications Deaq.

Ma petite patronne adorée…

Va droit au but et où est Van ?

J'ai suivi son regard, Van était au bord de l'eau avec une fille. Disons plutôt qu'il lui séchait le dos. Ils sortaient apparemment de l'eau, ils venaient certainement de faire du surf

Je t'explique, ils ont voulu une viper, très rapidement pour voir si nous étions capable d'assurer. Cass, la jeune femme qui surf avec Van est la petite sœur de Marcus. Elle est là pour avoir un œil sur nous. Accessoirement elle a les 2 yeux sur Van et il n'a pas l'air de s'en plaindre.

Marcus a l'air d'avoir accroché à notre petite histoire ; et comme ses fournisseurs ont disparus, torpillés…il n'a plus que nous

Quand doit arriver Marcus ?

Maintenant.

C'est là qu'une jeep est arrivée, suivi d'une décapotable. Marcus et 3 types se sont dirigés vers nous. J'ai jeté un regard vers Van, il venait d'embrasser cette Cass. Il ne changerait jamais, il craquait sur toutes les femmes avec qui il menait une enquête. Et dire que j'avais été l'une d'elles.

Deaq, Van. Vous ne me présentez pas ?

Billie.

Et bien Billie, c'est un plaisir de vous rencontrer. Cass ? Tout s'est bien passé ?

Tout est net. Je ne l'ai pas fouillée.

Vous permettez ?

J'ai levé les mains et je lui ai fait un grand sourire. Il a commencé à me palper, s'attardant plus que nécessaire.

Et ! Bas les pattes, c'est …

Je me suis sentie bête, qu'est ce qui m'avait pris, j'aurais pu tout faire foirer. Billie et Deaq me regardaient d'un drôle d'air.

Sa sœur, je suis sa sœur, vous connaissez les frères ?

Ouai, c'est comme ça, la famille c'est sacré.

C'est ça, on est une belle et grande famille.

Maintenant que tout est clair, si l'on parlait de cette Viper ?

Qu'est ce que vous voulez savoir ?

Il n'y a rien a dire, vous vouliez une voiture, vous l'avez.

Une course, ça tente quelqu'un ?

Oui, moi.

J'ai senti le regard de Deaq et Van sur moi. Pourquoi j'avais envie de me mesurer à elle ?

Van, ça te dis ?

Moi je vais tenir compagnie à Billie.

Il ne me reste plus qu'à donner le top départ.

Nous nous sommes alignés, près à partir. J'ai tourné la tête vers l'autre voiture, Cass venait apparemment de vérifier les amygdales de Van.

J'ai à nouveau tourné la tête. Deaq a donné le top départ et j'ai enfoncé l'accélérateur.

J'ai rapidement pris les devant, je voyais Cass dans mon rétroviseur. J'étais toujours en tête lorsque la route s'est rétrécie, on ne pouvait passer qu'à une voiture. Puis ça s'est élargi à nouveau. J'ai regardé dans le rétroviseur, il n'y avait plus personne ; elle était en train de me doubler. Je n'ai pas compris, elle nous a doublé, s'est faufilé et bien que je l'ai collé au pare-chocs, à la limite de lui faire du pousse pousse, je n'ai pas réussi à gagner.

Lorsque je suis descendue de la voiture, j'étais furieuse mais il a fallu faire bonne figure.

Tu t'es bien défendue Billie

Ce n'était pas très équilibré, tu es une championne.

On remettra ça.

Nous avons fini la transaction et nous sommes rentrés Deaq Van et moi dans la voiture de Van. Tout était réglé, il ne nous restait plus qu'à le pourvoir en voiture de luxe en tout genre. Au bout d'un certain temps on serait ensuite introduit auprès de Jimmy.

Je n'ai pas parlé durant le trajet de retour et je crois qu'ils n'ont pas osé me déranger. Je n'aimais pas perdre et encore moins face à elle.

Il fallait maintenant que je remette à jour les infos, m'incluent dans sa vie. Je n'avais pas envie de lui demander pourquoi il avait fait ça car quelque part au fond de moi je crois que je le savais. Du moins j'espérais que ça soit ça.

Nous sommes arrivés à la confiserie, je suis descendue et je me suis dirigée vers mon bureau.

Je les entendais, et même si je ne voulais pas, je les ai écouté.

Putain Van, qu'est ce qui t'a pris ?

Ca va !

Qu'est ce que t'a ?

Rien !

Van ?!

Laisse tomber, c'est clair ?

Je me sens débile, d'autant plus qu'elle n'a rien dit, qu'elle ne m'a pas regardé. Je rentre chez moi.

J'ai passé une partie de la soirée à arranger la boulette de Van. J'ai du me créer une identité, une adresse ; bref, demain dans la matinée, je déménage pour mon nouveau chez moi.

Il m'avait mis dans une situation difficile, je devais gérer la confiserie et avec cette mission d'infiltration…Bref, merci Van.

Les garçons sont venus me voir en début d'après midi. On finissait de mettre au point les derniers détails lorsque Van a reçu un coup de fil de Cass. Il y avait apparemment une fête chez son frère et nous étions tous les 3 invités.

D'après ce que nous savions, il se pourrait que Jimmy y passe. C'était une bonne occasion.

Nous nous sommes tous retrouvés à la confiserie en début de soirée, on a mis au point la soirée en fonction des dernières infos que nous avions pu obtenir. Billie était en mini jupe avec le nombril à l'air. Lorsque je l'ai vu apparaître, je me suis revu un mois auparavant, la découvrant en robe de soirée.

Elle allait apparemment jouer la carte de la séduction avec Marcus. Je n'ai rien dit, qu'est ce que j'aurais pu dire. J'avais des objections et j'ai été content que ce soit Deaq qui les formule.

Billie, tu n'es pas armé, en cas de dérapage…

Qui te dis que je ne suis pas armé.

Tu ne peux rien cacher.

J'ai toujours une arme sur moi, un petit pistolet…Je ne vais pas vous montrer où il est !

Et d'un coup, tilt, un fling planqué à l'intérieur de la cuisse…Mmm

Moi je devais m'occuper de Cass. Elle était vraiment charmante, ça pourrait toujours faire passer le temps.

On est arrivé sous les coups de 22 heures, à peine entrés, Cass se précipitait vers moi.

Ca me fait bizarre, elle est après moi et je sais très bien qu'elle ne m'intéresse pas, que je me sers d'elle. C'est la règle du jeu, on se sert chacun l'un de l'autre mais dans le cas présent…ce n'est pas son cas et ça me met mal à l'aise.

Deaq et Billie ont passé une partie de a soirée ensemble et puis lorsque plus tard je l'ai aperçu, Deaq était seul. Quand Cass m'a dit que Billie avait fait sensation, mon estomac s'est contracté. En fait Marcus l'a à nouveau coincé ; elle a su s'en tirer d'après ce que j'ai pu voir.

Lorsque Jimny est arrivé, il a fait le tour puis il s'est approché d'elle.

J'avais retrouvé Deaq, Cass était soule et elle commençait à me fatiguer.

Il était presque 3 heures lorsque l'on a décidé de partir.

J'allais prévenir Billie lorsque j'ai vu Jimmy, il était quasiment affalé sur elle. Je me suis rapidement approché et s'est là que je l'ai vu se reculer, les mains en évidence. Elle avait du sortir son pistolet.

Elle s'est relevée, lui a murmuré quelque chose à l'oreille et s'est dirigée vers moi.

On y va ?

Je te suis.

On a pris congé de nos hôtes et nous sommes entrés. L'ambiance dans la voiture n'était pas très bonne. Deaq a bien essayé de détendre l'atmosphère mais il a senti que ça tombait à plat.

Je l'ai reconduit chez lui. Lorsque nous nous sommes retrouvés seulement tous les 2, la tension était palpable. J'étais énervé, j'ai commencé à accélérer, le regard rivé sur la route. J'étais plongé dans mes pensées lorsque Billie m'a interrompu.

Van ! Van ! Arrête cette voiture ! Tu m'entends ? Van !

Quoi !!

Arrête cette saleté de voiture !

Je me suis garé sur le bas côté, dans une ruelle.

Qu'est ce qui t'a pris ? Ca ne va pas ? C'est quoi ton problème ?!

Rien. Ca va !

Non ! Qu'est ce que t'a ?!

Tu aurais pu te retrouver dans une situation délicate avec ce type !

Quoi ?!

Tout à l'heure lorsqu'il était affalé sur toi !

Non mais je rêve ! De quel droit !

Je me fais du souci pour toi !

Ben voyons ! Si je devais me faire du souci à chaque fois qu'une fille est affalé sur toi, je me serai déjà choper un ulcère !

Il m'a regardé d'une manière, il m'a attrapé et il m'a embrassé. Je l'ai laissé faire, complètement pas préparée à ça.

Je me suis retrouvée à califourchon sur lui et j'ai répondu à son baiser. Il a reculé le siège pour qu'on ait plus de place. Je me suis laissée envoûtée par son baiser ; je sentais déjà ses mains parcourir mon corps, me presser contre lui, s'attarder sur mes fesses. C'est là que je me suis attaqué à sa ceinture. J'avais envie de lui autant que lui de moi.

Je ne réfléchis pas, c'est mon problème, je me suis aperçu, dès le début que lorsqu'il me touche comme ça, je ne réfléchis plus.

Il m'a enlevé mon string je ne sais pas comment puis j'ai tourné la molette pour qu'il se retrouvé allongé.

Il me tenait dans ses bras, m'embrassant lorsque je l'ai repoussé du plat de la main. Je lui ai descendu son pantalon et son caleçon sur les genoux

Il m'a agrippé, m'entraînant contre lui. D'une main il me caressait les cheveux tandis que de l'autre je le sentais chercher quelque chose.

Je lui ai pris son portefeuille des mains et j'en ai sorti un préservatif. Je lui ai mis et j'ai légèrement soulevé le bassin, me plaçant au dessus de lui quand il m'a attrapé les hanches. Je l'ai brusquement senti en moi et m'a tête a heurté le plafond de la voiture.

Van me tenait contre lui, ne cessant de m'embrasser. J'avais envie de le toucher, de l'embrasser.

Quand son portable a sonné pour la 2ème fois, je lui ai dit de décrocher, on ne sait jamais ; ça pouvait être important.

Il a réussi à attraper son portable et je me suis redressée, continuant à doucement bouger le bassin.

Billie s'il te plait…Van à l'appareil ?

Van s'est moi. Ca va ?

J'ai accéléré le mouvement, je sentais que ça venait, lui aussi car il a dégluti et il m'a brusquement attrapé la hanche.

J'ai heurté le plafond et je me suis appuyé contre le volant c'est là que j'ai malencontreusement touché le klaxon.

Van tu m'écoutes ? Qu'est ce que tu fabriques ?

Oh putain !

T'es où là ? C'était quoi ce bruit ?

Je te laisse, je te rappelle.

Il s'est redressé et a augmenté la violence de ses mouvements chacun m'envoyait comme un frisson dans tout le corps. Je n'entendais plus rien, seulement nos gémissements. Quand finalement ça s'est calmé et que la voiture est à nouveau redevenue silencieuse, il m'a entraîné avec lui.

Nous sommes restés un moment comme ça, moi allongée contre lui.

Lorsque je me suis je me suis dégagée, je me suis assise sur le siège passager. Nous nous sommes rhabillés en silence et il a démarré pour me raccompagner.

Qu'est ce que j'avais fait ?

Je ne me reconnaissais pas. Lorsque je suis descendue de la voiture, je lui ai seulement souhaité une bonne nuit et j'ai claqué la portière sans lui laisser le temps d'ajouter un mot.

Je suis rentrée chez moi et je me suis couchée. Je ne savais pas où j'en étais. Je repensais à mon tiroir chez moi, j'avais envie de regarder son collier ; qu'est ce qui m'arrivait ?

Je me suis finalement endormi que sur le matin.

Je n'ai dormi que 2 heures et j'ai du faire un effort énorme le lendemain pour me lever. Je n'ai pas vu les garçons de la journée. Je me suis renseigné, nous avions besoin d'un stock de voitures. En fin d'après-midi j'ai reçu un coup de fil de Jimmy, il voulait apparemment me voir pour prendre un verre.

Il m'a donné rendez-vous au Scotch Club à 19 heures.

J'ai ensuite téléphoné à Deaq pour lui dire que j'avais rendez-vous avec Jimmy. Je lui ai également demandé de prévenir Van que demain je les attendais à 9 heures à la confiserie.

Je suis rentrée chez moi, je me suis changée et je suis allée le rejoindre au Scotch. Il était déjà là, il m'attendait dans un petit salon.

Billie, ravi de vous revoir.

Bonsoir, je suis étonnée que vous m'ayez appelé après la fin de notre entrevu l'autre soir.

J'aime les femmes de caractère.

J'aime les hommes qui savent ce qu'ils veulent. Vous ne m'avez pas dit comment vous aviez eu mon numéro.

J'ai mes petits secrets.

Vous avez choisi ?

Un scotch on the rock

Un bluberry gin. Merci.

La conversation a continué comme ça, il pouvait être plutôt charmant au premier abord mais il ne fallait pas s'y tromper, c'était un requin. Je le savais et il savait que je le savais.

Je vais devoir vous laisser.

Je pensais vous inviter à manger.

Pas ce soir. Mais peut être que demain et à ce moment là on pourrait parler affaire plus directement.

Parler affaire ? Pour ça, j'ai Marcus, entre autre. J'aime Marcus, j'ai confiance en Marcus. Je ne vous fais pas confiance.

Moi non plus je ne vous fais pas confiance, je parle seulement d'argent. Un intermédiaire signifie moins d'argent pour moi.

Ca ne vous dérange pas de doubler Marcus, faites attention.

Ne vous inquiétez pas, je peux être dangereuse.

Je n'en doute pas.

Je propose, réfléchissez, si ça ne se fait pas, nous irons voir ailleurs. Ce n'est pas un problème.

Mais je suis le plus gros exportateur.

Et vous le savez. Bonsoir Billie et à demain soir.

Je suis partie. Je rentrais chez moi lorsque j'ai eu envie de voir Van. Je me suis retrouvée devant sa porte, ne sachant pas quoi faire. J'ai respiré un grand coup et j'ai frappé légèrement à la porte. Après quelques secondes, il a ouvert. Je me sentais bête. Il n'a rien dit et il l'a ouverte un peu plus grand pour me laisser passer.

Il m'a conduit jusqu'au salon. Nous n'avions toujours rien dit.

Tu veux boire quelque chose ?

…Oui, de l'eau.

Met toi à l'aise…Ca s'est bien passé ?

Oui. Je dois le voir demain soir. Merci.

Alors, qu'est ce que tu voulais me dire ?

…Je…je…en fait je ne sais pas. Je voulais venir pour…

J'ai posé mon verre et je me suis approchée de lui pour l'embrasser.

Lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai été surpris de la trouver là mais je n'ai rien dit, je l'ai laissée entrer. Elle semblait mal à l'aise. Ce silence me tue, on échange des politesses et quand je lui demande pourquoi elle est là, elle bafouille et elle m'embrasse.

Comme d'habitude je n'ai même pas pensé à la repousser et je l'ai prise dans mes bras.

Je ne sais pas comment on a atteint ma chambre, je sais seulement que nous sommes en train de faire l'amour, je la sens se cambrer sous moi, gémir mon nom. Nous sommes les yeux dans les yeux, c'est la première fois que je regarde une femme dans les yeux en lui faisant l'amour. Lorsque finalement je me laisse aller contre elle, je sens ses bras se resserrer autour de moi.

Quand je me suis décalé car j'ai l'impression d'être trop lourd, elle a fait un petit mouvement qui m'a fait la retenir. Je l'ai attrapée par le cou et je l'ai serré contre moi en lui disant de rester.

Je regarde l'heure, on n'a rien dit. Je sais qu'elle ne dort pas. Je ne sais pas quoi penser, je sais seulement qu'elle est restée, on a fait l'amour et je suis jaloux quand un homme l'approche.

C'est là que nous avons entendu quelqu'un frapper à la porte. Disons plutôt que nous avons entendu Deaq tambouriner contre ma porte d'entrée. Billie s'est relevée, elle avait l'air complètement affolée.

Va dans la salle de bain. Je m'en débarrasse.

Ok.

Elle n'a pas protesté. Bizarre. Elle s'est levé en entraînant le drap, pudique ? Bref, je me lève, je mets mon pantalon et je me dirige vers l'entrée. En chemin je ramasse quelques vêtements et j'ouvre.

Oui Deaq ?

Van.

Mais te gêne pas entre.

Je l'ai suivi jusque dans le salon.

Qu'est ce qui se passe ?...Tu n'es pas seul ?

Si mais j'étais au lit.

Et tu vas me faire croire que tu porte ces petites choses là ?

Merde, merde. Je récupère le soutien gorge de Billie.

Oui d'accord, je ne suis pas seul.

Elle se cache où ?

Qu'est ce que tu veux ?

En fait, je suis venu car je me faisais du souci. Hier soir, tu as été bizarre quand je t'ai appelé.

Je t'ai déjà dit, j'ai vu une bombe sexuelle et je suis allée la draguer.

Bon, d'accord. J'avais l'impression que ta vie amoureuse était chaotique depuis Hillary mais…Je la connais ?

Non.

Tu as répondu trop rapidement. Je la connais, c'est Cass, oh petit coquin. Tu abuses d'une jeune femme raide dingue de toi.

Ce n'est pas Cass maintenant, tu vois, je vais bien alors dégage.

Pas la peine de t'énerver. Amuse toi bien.

Je le raccompagne et je referme la porte, à clef. Je retourne dans la chambre, la porte de la salle de bain est toujours fermée. Je frappe.

Billie ?

…Oui ?

J'ouvre, elle est assise sur le rebord de la baignoire, elle a l'air perdue et fragile. Je m'approche d'elle et m'accroupi pour la regarder dans les yeux.

Ca ne va pas ?

Rien ne va.

Tu regrettes ?

Je ne sais pas…non.

Tu veux manger quelque chose ? Je peux te préparer un truc.

Oui.

Je le regarde sortir de la salle de bain, arrête de te prendre la tête. J'ai fait une erreur, bon 3 fois mais il n'y a pas de raison de paniquer. Demain tout rentrera dans l'ordre.

Je me lève pour le rejoindre dans la cuisine. Au passage je prends sa chemise pour me couvrir. Lorsque j'arrive, il a le nez dans le frigo.

Ca te dit une omelette ?

Tu sais cuisiner ?

Femme de peu de foi.

Je l'ai regardé cuisiner, l'omelette était magnifique. Il l'a déposée dans une assiette et j'ai sortie les couverts.

Les couverts

Tiroir de gauche. A table.

Mmm. Comment se fait il que tu saches cuisiner, toi l'adepte du room service.

Ma mère. Quand je suis parti de chez moi, elle m'a remis un petit carnet avec plein de recettes pour éviter que son bébé ne meure de faim.

C'est mignon.

Nous avons commencé à discuter de façon tout à fait naturelle. Nous n'étions plus 2 flics, nous étions seulement 2 amants qui partageaient un repas après avoir fait l'amour. J'ai ensuite entrepris de faire la vaisselle et lui a pris un torchon pour l'essuyer.

Lorsque ça s'est terminé, j'ai vu qu'il était 2 heures. Nous étions à nouveau silencieux. Je me suis dirigée vers sa chambre en ramassant les quelques vêtements qui étaient encore éparpillés sur le sol. Je crois qu'il était temps que je rentre.

Il m'a suivi et je l'ai vu se remettre au lit.

Je..

Côté droit ?

J'ai acquiescé. Il s'en souvenait.

J'ai plié mes vêtements et je me suis recouchée à ses côtés. Il a éteint et je l'ai senti m'attraper par la taille pour me serrer contre lui.

Je me suis endormi en me disant que ça se compliquait.

Lorsque je me suis réveillé le lendemain, elle n'était plus là. Seulement un mot sur la table.

Il faut qu'on parle plus tard.

Sois au boulot à l'heure.

B

Toujours à faire le petit chef. Je me suis préparé et je suis parti. Lorsque je suis arrivé Deaq était déjà là.

Ca va Van ?

On n'a pas le temps de papoter.

Oui mais monsieur a eu une nuit agité, des détails Van, des détails.

Il n'y a rien à dire.

A ce point ?

Quoi ?

Non !

Allez…

Au boulot ! Maintenant !

Je suis allée m'asseoir à mon bureau et c'est là que je l'ai entendu.

Elle par contre n'a apparemment pas eu la même nuit que toi.

Marcus nous a donné une commande pour le lendemain. 2 Ferrari carrerra, un coupet chrysler.

Nous avons contacté Mario et Aquarius pour avoir les caisses le lendemain. Nous sommes allés les chercher pour ensuite les entreposer à la confiserie. Nous devions être sur les quais 9 le lendemain à 6 heures.

Il ne m'a pas regardé de la journée, je pourrais dire qu'il est très pro mais connaissant Van, je crois qu'on aura pas besoin de parler finalement. Il a décidé que ce n'était qu'une nuit comme ça. Comment peut il être aussi indifférent après qu'il ait été si…bref, apparemment il m'a encore fait son numéro. Je suis stupide.

Je suis de retour, je viens de rentrer la Ferrari, apparemment Billie est également là puisque le coupet est là. Je l'ai évité toute la journée et je sais que ça ne lui a pas plus, tant pis. Je ne voulais pas que Deaq devine quelque chose, et puis elle a été claire quand elle a laissé ce mot ce matin.

Je l'ai trouvé dans la réserve, en train de vérifier je ne sais pas quoi. Elle ne m'a pas entendu, je suis juste derrière elle.

Tu voulais parler ?

Van ! Putain tu m'a fait peur !...Oui enfin non, je crois que c'est clair.

Qu'est ce qu'elle raconte ? Elle est confuse dans la vie, c'est ding ! Je me rapproche d'elle, elle n'a pas l'air à l'aise, je la vois reculer pour se heurter aux casiers. Je pose mes mains sur ses hanches et j'étouffe ses protestations sous un baiser. Je sens ses mains sur moi, sous mon t-shirt, quant aux miennes, elles sont déjà sur elle. Elle a laissé tomber son stylo et son rapport.

Mes doigts sont entremêlés à ses cheveux. Nous sommes collés l'un à l'autre. C'est quand j'ai senti ses mains descendre sur mes fesses que je me suis dit qu'on avait un peu de temps avant que Deaq ne revienne. Il va certainement prendre le temps pour parler avec Aquarius.

Elle a du penser à la même chose que moi car lorsque j'ai commencé à lentement l'embrasser à travers ses vêtements dans le cou, entre les seins, sur son ventre pour m'arrêter sur sa jupe, je l'ai entendu émettre un de ces petits bruits qu'elle fait si souvent lorsque nous sommes seulement tous les 2. J'ai passé les mains sous sa jupe pour lentement faire glisser son string. Je me suis relevée, c'est là qu'elle s'est attaquée à ma ceinture. Décidément…Mon pantalon et mon caleçon se sont retrouvés sur mes genoux. Je l'ai attrapé au niveau des fesses, relevant par la même occasion sa jupe, pour la soulever et ses jambes se sont enroulées autour de mes hanches.

Je l'ai doucement pénétré tout en l'embrassant.

Nous étions occupés lorsque j'ai entendu Deaq, et apparemment elle aussi vu sa tête. Je sentais qu'elle était proche et quand je l'ai entendu me supplier. Je ne sais pas si elle voulait que j'arrête ou si elle voulait que j'accélère pour finir avant qu'on se retrouve dans une situation des plus délicates. J'ai accéléré le mouvement, sentant ses bras se resserrer autour de moi et nos respirations accélérer. Nous sommes ensuite restés quelques secondes comme ça, moi encore en elle, nous n'avons pas pris le temps de papoter, elle a ensuite laissé ses jambes glisser le long des miennes.

Deaq avait du aller aux toilettes, car c'est là qu'on l'a entendu nous appeler.

Billie ! Van !

On est là !

J'ai remonté mon caleçon et mon pantalon, elle avait attrapé son string pour le cacher dans sa poche.

Alors Deaq, tu as la voiture ?

Oui boss.

Je vous laisse tous les 2.

Je l'ai vu se diriger vers les toilettes, elle allait certainement enfiler son string. J'ai souri.

Tu souris, tu penses à cette fille.

Ouai.

Lorsqu'elle est revenue, je n'ai pu m'empêcher de reluquer ses fesses. Le string était à nouveau en place.

Nous avons vaqué à nos activités. Billie est partie plus tôt à cause de son rendez vous. Deaq et moi sommes sortis.

Lorsque je suis finalement rentré, ma porte n'était pas fermée, quelqu'un était rentré. J'ai sorti mon arme. J'ai commencé à inspecter les pièces.

Billie ? T'es là ?

…Ce n'est pas ta sœur.

Cass ? Qu'est ce que tu fais là ?

Tu n'es pas content de me voir ?

Elle était jolie dans sa tenue ultra courte. J'avoue que si ce n'avait pas été Billie, je ne me serai pas gêné, je l'aurai sautée tout de suite mais là…

Elle s'est approchée de moi et je ne l'ai pas empêché. Elle s'est collée à moi et lorsqu'elle m'a embrassé je l'ai laissé faire.

Non, Cass, arrête.

Qu'est ce qui se passe ?

Ecoute, je t'aime bien mais comment dire…je ne préfère pas mélanger plaisir et affaire.

Depuis quand ?…Désolé, laisse tomber.

Je suis désolé…tu veux un verre ?

Non, je vais te laisser.

Elle est partie. Je me dis que des fois je suis con…remarque, ça ne me plaisait pas de me servir d'elle comme ça. Je regarde l'heure, 11 heures. Est ce qu'elle est rentrée ? Est ce qu'elle est toujours avec lui. Je sais qu'elle lui plait, normal. A qui ne plairait elle pas ?

Je me couche peu après sans trouver le sommeil. J'ai décidé de boire un petit verre ; du whisky. C'est quand j'ai senti que ça tournait que je me suis dit que j'avais trop bu et surtout trop vite.

Je me suis réveillé le lendemain dans mes vêtements, sur le canapé. Je me suis rasé et je suis allée à la confiserie. On devait être à 6 heures sur les quais.

Lorsque je suis arrivé, ils étaient tous les 2 déjà là.

Enfin !

Apparemment il a eu une nuit difficile. Sois cool.

On a 30 minutes. En route.

Nous sommes partis, Van avait l'air fatigué, je me demande ce qu'il a fait hier soir. Avec qui il était hier soir. Je crois que je m'en suis bien sorti avec Jimmy. Ne pas mélanger travail et plaisir. Simple. Je pense qu'il a marché. J'ai réussi à l'intriguer et si je continue comme ça, il se pourrait qu'il se confie. Il n'aime pas rester sur des échecs, je sais qu'il va essayer de m'avoir, peut être que ça sera sa perte.

Nous sommes arrivés au hangar pile pour 6 heures. Marcus est là, Cass aussi.

Bonjour.

Bonjour, je vois que vous avez les caisses.

Salut, ben dis moi Van, t'a une petite mine, t'avais l'air en meilleure forme cette nuit.

Deaq me regarde avec l'air de dire, mais c'est ça, tu ne te tapes pas Cass, prend moi pour une bille ; quant à Billie, elle ne me regarde pas.

Le hangar est grand, il y a une vraie machinerie bien huilée. Des mécanos sont déjà en train de vérifier les voitures.

Un monte-charge descend quelques voitures qui ont passé tous les tests.

Où vont ces voitures ?

Tu es trop curieuse Billie. Bon, on va vous laisser. Quelqu'un nous ramène ?

Oui, moi. Van, je te dépose en premier, ton appartement est le plus près.

Le retour s'est déroulé dans le silence. Van et Billie sont bizarre. Une fois Van déposé, Billie me fait comprendre que je devais descendre chez elle.

Merci Cass

Oui, merci

Oh mais pas de problème.

Nous sommes rentrés, apparemment elle a une idée en tête.

Deaq, appelle Van pour lui dire de nous retrouver à la confiserie.

T'as une idée.

Oui, je veux les plans des quais, les entrepôts de Jimmy ne sont pas loin et je me demandais si par hasard…

Il n'y avait pas un tunnel qui reliait tout ça.

Exactement. Ce soir j'ai encore rendez-vous avec Jimmy. Vous il faut que vous vous introduisiez dans le hangar de Marcus et que vous fouiniez du côté de ce tunnel.

Ok boss.

Lorsque nous sommes arrivés, Van était déjà là. On lui a expliqué notre plan. Il ne semblait pas très chaud à l'idée que Billie passe encore la soirée avec Jimmy, moi aussi mais bon, c'est un flic, notre patronne, on ne peut rien dire.

On a les plans, apparemment les tunnels ont été murés, on peut tout de même voir leurs anciens tracés et ce soir Van et moi iront vérifier tout ça.

J'espère qu'elle va quand même faire attention.

Alors Van, l'autre soir tu me dis que ce n'était pas Cass avec toi mais apparemment hier soir c'était bien elle.

Je l'ai trouvé dans mon appart'…

Les femmes de ta vie ont tendance à débarquer chez toi à tout moment.

Je l'ai viré.

Quoi ? Qu'est ce qui se passe ?

Rien, je t'ai déjà dit que ça me mettait mal à l'aise de lui mentir comme ça.

Oui mais je t'ai déjà dit que c'était le jeu…Ah, je vois, tu en pinces pour la nana de l'autre soir, celle que je ne connais pas, celle que tu caches.

Non.

J'ai entendu leur conversation. Elle n'a pas passé la nuit chez lui. Je devrais être soulagée car il ne s'est pas foutu de moi mais…

Au boulot Billie, t'as des tas de trucs à faire. Le prochain chargement part dans 2 jours. Il faut que je m'occupe des SWAT, que je me branche sur les caméras de l'entrepôt et que je me prépare pour ce soir, repas chez lui. Il va falloir la jouer fine.

Deaq et moi nous sommes allés nous changer, histoire d'avoir une tenue un peu moins voyante et nous nous sommes retrouvés à 21h30 à la confiserie. Nous avons ensuite pris ma voiture pour rejoindre les quais. Il n'y avait apparemment personnes et Billie avait trafiqué les caméras dont tout devrait aller. Nous nous sommes infiltré et nous nous sommes aperçus qu'il y avait quand même quelques gardes mais ils ne nous ont pas vu. Nous avons suivi les tunnels pour remonter et nous retrouver dans des hangars que l'on savait appartenir à Jimmy. Nous sommes ensuite redescendu et nous avons suivi un autre tunnel pour nous retrouver dans une voie sans issue.

Un cul de sac.

Non, ce n'est pas possible, il doit y avoir un passage.

Qu'est ce que tu fais ?

Je regarde si ça sonne creux…là…il doit y avoir un levier.

…Tada, je l'ai trouvé !

Le pan a basculé et nous nous sommes retrouvé dans une petite pièce. Après un rapide coup d'œil, nous avons découvert ce que nous cherchions. Tout était là pour faire plonger Jimmy.

Nous sommes ressortis pour rentrer à la confiserie. J'ai posé Deaq et j'ai pris la direction de chez Billie.

Lorsque je suis arrivé, elle n'était toujours pas là alors j'ai attendu dans la voiture.

J'ai regardé ma montre, il est déjà 1 heure, pourquoi ça dure si longtemps ? Quand j'ai vu les phares d'une voiture, je me suis camouflé. C'était elle. J'allais me montrer lorsque je me suis aperçu que ce n'était pas sa voiture ; Jimmy la raccompagnait. Je les observais, ils étaient devant sa porte et qu'est ce qu'ils foutent ? Il l'embrasse, pourquoi elle ne dit rien ? Elle ouvre la porte et lui il repart. Ouf. J'attends que sa voiture ait disparu avant de sortir de la mienne. Sa maison est allumée. Je sonne.

Elle ouvre, elle a l'air surprise de me voir.

Van ? Qu'est ce que tu fais là ? Il y a eu un problème ? Deaq va bien ?

Non, tout va bien, ça s'est bien passé, on a ce qu'il nous faut. Il va tomber.

Bien. Tu voulais me dire autre chose ?

Comment s'est passée ta soirée ?

Bien, pourquoi tu me poses cette question.

Je m'inquiète. J'ai vu qu'il t'a raccompagné ?

Ah ? Oh oui. Bon, qu'est ce que tu veux ?

Ca me met en rogne.

Je tape du point contre le mur ; elle me regarde avec des yeux exorbités. Je l'ai attrapé par les épaules pour la plaquer contre le mur, mon corps faisant barrage. Elle a l'air surprise mais calme.

Qu'est ce qui te met en rogne ?

Qu'il te touche, qu'il t'embrasse.

Qu'est ce qu'elle a fait Cass hier soir ?

…Quoi ?

Tu sais très bien, elle était avec toi. Tu crois peut être que ça ne me fait rien toutes ces pouffiasses que tu te tapes à longueur d'enquêtes depuis un mois ?

Je surveille sa maison depuis une heure. Il attend depuis un moment. Je l'ai vu arriver, se garer et se cacher quand Jimmy est arrivé, pourquoi réagit il comme ça ? C'est sa sœur… Leur discussion a l'air orageuse, elle ne l'a pas laissé entrer et il tape contre le mur. Pas bonne les relations avec soeurette. Mais !...Ah ça, je m'y attendais pas, s'ils sont frère et sœur, moi je suis une nonne. Je n'y crois pas, il s'est foutu de moi. Je crois que j'ai suffisamment pris de photos. Il va me le payer.

Il est encore tôt, je referme la porte derrière moi. Billie était sous la douche, je lui ai préparé le p'tit dèj et j'ai laissé un mot. Il faut que je rentre pour me changer. Les SWAT interviendront à 8 heures 15. J'ai quasiment deux bonnes heures.

L'affaire est quasiment finie, Deaq et moi nous nous occupons de Marcus avec une petite équipe ; quand à Billie, à la tête des SWAT s'occupe de Jimmy. Apparemment une troisième équipe s'occupe de Jenkins. Jimmy avait apparemment soudoyé cet employé de mairie pour régulariser toutes las cartes grises.

Je suis sorti de la douche, j'ai enfilé un pantalon, attrapé une chemise...

Putain t'es où Van ?...

Deaq, pourquoi t'appelles ?

Van n'est pas là, il ne répond pas ni sur son fixe ni sur son portable.

Commencez, j'arrive.

On fonce.

Je ne sais pas où je suis, je suis attaché sur une chaise, la dernière chose dont je me souviens c'est que j'étais dans ma chambre, j'allais enfiler ma chemise et apparemment je ne l'ai jamais enfilé puisque je suis torse nu.

Il n'y a personne autour de moi, je suis dans un hangar, c'est vide.

Bon, tout c'est bien passé, les docks sont bouclés, Jenkins et Jimmy sont sous les verrous, ainsi que toute sa bande. Marcus et Cassy sont introuvable.

Et Van a disparu.

C'est là que j'ai reçu un coup de fil.

Billie ?

Cass ? Où es tu ?

L'important ce n'est pas où je suis mais avec qui je suis. Si tu veux le revoir en vie, ramène tes fesses au 356 de la rue Sunsberry. Seule.

Qui c'était ?

Cass, elle a Van. Elle veut que je la retrouve à Sunsberry, seule.

On a pris la direction de Sunsberry. Billie a l'air tendue, elle me cache quelque chose, en même temps, elle ne donne jamais tous les renseignements mais là…

Bon, elle te veut seule. Pourquoi ?

Je ne sais pas.

Billie…

Ecoute Deaq, tu passes par derrière, quand tu entendras le signal tu te pointes.

Et le signal sera…

Tu le sauras.

Elle m'a déposé au coin de la rue. Je la vois sortir de la voiture et s'introduire dans le bâtiment. Je m'approche rapidement et me glisse à l'intérieur. J'entends des vois.

Salut Billie, à moins que ce ne soit pas vraiment ton nom.

Salut Cass. Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu détiens Van ? Je pensais qu'on s'entendait bien.

On s'entendait bien avant que vous vous foutiez de nous.

N'est ce pas lieutenant Chambers ?

Je vois que je suis découverte.

Tu t'es foutu de nous toi et ton mec !

J'écoute attentivement.

Son mec ?

Oh, ne paraît pas surprise, j'ai des preuves, je vous ai surpris tous les deux, hier soir, tiens ; vous êtes mignon sur cette photo, ou celle là…

Van et Billie ?

Maintenant si tu ne veux pas que ton petit copain ne soit plus amoché qu'il ne l'est, tu vas nous aider à sortir du pays.

Et si je refuse ?

T'es prête à le perdre ?

Je sors mon arme.

Tu es bien sûre de toi lieutenant Chambers.

Tu crois que tu seras assez rapide pour nous tuer tous les deux avant qu'on ne le tue ?

Peut être ?

Elle est joueuse, j'aime.

C'est le signe dont elle parlait. J'ai Cass dans ma ligne de mire, elle tient Marcus. Lorsque Van se jette par terre, les coups de feu fusent. Lorsque finalement tout est à nouveau silencieux, je vois Billie se ruer vers Van.

Van !

Il ne me répond pas, il est amoché, il a apparemment reçu une balle. J'installe sa tête sur mes genoux. Il ne répond pas.

Van, je t'en pris, répond moi…Allo, oui, officier à terre ! Au 356 Sunsberry. Dépêchez vous !

Billie…

Ok. Ne parle pas. Tiens bon, les secours vont arriver.

Je les observe, elle a l'air vraiment inquiète, sa façon de lui tenir la main et de lui passer la main dans les cheveux. Billie et Van, on me l'aurait dit que je ne l'aurais pas cru. Je ramasse les photos et les cache sous ma veste. Les secours et les renforts arrivent. Après avoir bouclé le lieu et donné les instructions aux collègues, on monte dans la voiture pour prendre la direction de l'hôpital. Aucune parole n'est échangée.

Ca va aller.

Je sais, il s'en sort toujours, c'est Van.

Lorsque l'on est arrivé à l'hôpital Van avait déjà été pris en main, il était maintenant au bloc.

On a patienté dans la salle d'attente ; 2 heures plus tard, le chirurgien est venu vers nous. Van était hors de danger. Je suis partie, laissant Deaq seul.

Ca fait 2 jours que j'ai été opéré, je sors aujourd'hui. Billie n'est pas venue me voir une seule fois. Je suppose que l'on peut dire que c'est fini, quoiqu'il y ait eu entre nous.

Prêt à rentrer chez toi ?

Tu parles !

Avoue, t'en peut plus ! Je te vois, tu ne supportes pas de rester sur place.

Marre toi !

Le plus drôle c'est qu'il va falloir que tu restes tranquille durant quelques jours.

Au fait, tu as eu des nouvelles de Billie ?

Pourquoi tu me demandes ça ?

…Je sais.

Non.

Elle m'a demandé de tes nouvelles et je sais qu'elle a téléphoné à ton toubib.

La conversation s'est terminée. Nous sommes devant chez moi, Deaq comprend que je préfère rester seul et il me laisse.

Aux alentours de 21 heures, j'ai été dérangé par la sonnette, Deaq, il ne pouvait pas me laisser seul ? Je suis allée ouvrir, je m'étais trompé.

Billie

Van…

Billie. Entre je t'en pris.

Ca va ?

Oui.

Je ne voulais pas que tu restes seul pour le premier soir et je t'ai apporté un bouillon de poule, c'est bon pour se remettre.

Merci.

Tu préfère peut être rester seul… Je ne voudrais pas te déranger.

Non, je ne voulais pas rester seul de toute façon.

Tu as l'air fatigué, il faut que tu manges.

Je n'ai pas faim.

Tu devrais te coucher. Ou du moins t'allonger…Viens.

On ne devrait pas parler, s'expliquer ?

On parlera demain.

Nous nous sommes dirigés vers ma chambre. Je lui ai sorti un t-shirt et un boxer et elle est allée se changer dans la salle de bain.

Quand je suis ressortie de la salle de bain, il était torse nu sous les draps. J'ai traversé la pièce sous son regard et je me suis allongé contre lui. Il a passé son bras sous mes épaules pour me tenir contre lui. Je lui ai embrassé l'épaule et il a éteint la lumière.

Je viens d'arriver devant chez lui, je ne me voyais pas le laisser seul ce soir malgré ce qu'il peut dire. Je l'entends déjà « je n'ai pas besoin de baby-sitter »

Bizarre, tout semble éteint, il y a une voiture devant chez lui, celle de Billie. Apparemment il ne sera pas seul ce soir.