TADAAAM!

Voilà l'avant dernière partie de cette fic' (je sais, ça devait être la dernière mais j'avais pas envie de vous faire attendre jusqu'à ce que j'ai fini d'écrire la fin du dernier bout!)

Me pardonnerez-vous pour ce mensonge?! :)

Voilà la suite, j'espère que ça vous plaira!

Et rassurez vous, c'est bien plus joyeux que le précédent!

Enjoy!


Argh ! J'ai encore pensé tout fort ?! Ou comment se faire griller en dix leçons…

Chapitre X -2ème partie- : Ou comment apprendre des choses merveilleusement merveilleuses par un pur hasard hasardeux...

Une semaine plus tard, alors qu'Alice et moi prenons notre petit déjeuner -ou plutôt qu'Alice fait des petits tas de purée dans son assiette tandis que je fixe James flirtant avec une quelconque poupée Barbie tout en tentant de faire comme si ça ne m'intéresse pas-, un événement va remonter quelque peu mon moral descendu 6000 pieds sous terre -paix à son âme.

La table des professeurs ne m'a jamais semblé aussi agitée: Rusard clopine vers Dumbledore et annonce un visiteur. Le vieux fou se lève, disparaît quelques instants puis revient un vague sourire aux lèvres, adressant un clin d'oeil quelque part derrière mon oreille droite -il ne m'est pas destiné, c'est sûr. Qui ferait un clin d'oeil à la pauvre serpillère insignifiante que je suis devenue?!

Ma curiosité n'étant pas satisfaite, je me retourne et me trouve nez à nez avec la gigantesque tapisserie qui orne le mur du fond de la Grande Salle. Une vieille croûte fardée et plus de première fraîcheur m'adresse un clin d'oeil coquin suivi d'une moue aguicheuse. Beuâârk, pitié!

Etrangement, je me sens un peu plus heureuse, et mon humour déglingué revient au grand galop lui aussi... Je repose mon regard sur la Table des professeurs: Mac Gonagall pose mille et une questions à Rusard qui n'y prête aucune attention. Flitwick lui vient en aide en tentant de faire porter sa voix fluette jusqu'à l'oreille du concierge. Et Hagrid, las de ces efforts vains, préfère s'adresser à son chat -qui miaule en réponse d'un air compatissant.

C'est alors que le visiteur daigne enfin satisfaire notre insatiable curiosité -même Alice me semble moins amorphe... Il s'avance et sort enfin de l'ombre du hall vide. Des exclamations de stupeur retentissent autour de nous et ravie, je regarde Frank Longdubat se diriger vers notre table.

Je me retourne, étouffant -pour le moment- l'exceptionnel hurlement de joie digne des plus grandes pom-pom-girls et m'aperçois que la place à côté de moi est désespéramment vide. Eberluée, persuadée que jadis se tenait là ma meilleure amie, je ferme les yeux et les rouvre quelques secondes plus tard. Toujours pas.

Bon, essayons le miraculeux pincement du bras; qui n'a d'autre effet que celui de me projeter en l'air dans un majestueux cri féminin et élégant: « Ouaîlleuuh! Bouse de Dragon farcie aux petits oignons! » dans le silence pesant de la Grande Salle. Remus et même Sirius étouffent un rire dans leur serviette, Dumbledore rit franchement et il semble même qu'un très léger sourire orne les lèvres de Sa Seigneurie Potter, qui pourtant se fâne dès qu'il croise mon regard, mais bon, c'est déjà ça. En demander plus relèverait du miracle... Et même Merlin, parfois, prend des vacances -en ce qui concerne ma chance et mon bonheur, il a même du démissionner...

Je dévisage de nouveau Frank qui sonde du regard notre table à la recherche de son amoureuse. Je m'apprête à tendre le bras avec dignité -pour une fois- et à l'appeler quand quelque chose piètine sans pitié mes orteils fragiles accompagné d'un « chuut » qui ressemble plus à un sifflement qu'à une voix humaine. La douleur me pique les yeux et je me sens devenir rouge puis jaune avant de passer à un délicat teint verdâtre qui fait de nouveau ricaner mes voisins. Je suis un clown, chouette!

Résignée et ayant enfin reconnu la voix qui me supplie de la rejoindre, je plonge sous la table après un dernier regard féroce adressé à Lupin qui s'étouffe toujours avec sa foutue hilarité. Là, sous la nappe où se trouvent un nombre incroyable de choses inutiles -trognons de pomme, journaux, plumes cassées...- mais aussi de choses extremmement intéressantes, comme par exemple la main de Sirius qui s'amuse à tracer des cercles tendres sur celle du loup-garou... Attends, attends là...

QUOI ?!

« Oh Alice, regarde Rem' et Si'! J'en reviens, pas, ces crétins auraient quand même pu... »

« Tais-toi Evans! Tu me dois une explication là! Que fait Frank ici? »

« ... me prévenir! Oh les traîtres! Oui, enfin, c'est vrai que peut-être ils ne veulent plus me parler après ce que... »

« Lily, espèce de nouille! Réponds! »

« C'est moi qui lui ai demandé de venir... Non mais! C'est une véritable trahison, oh! maintenant que j'y pense, j'aurais du m'en... »

« Espèce de sale... »

« ...douter! Et toi, tu?... Aïe Alice, pas les cheveux! Naooooon pitié! »

La nappe se soulève tandis que nous roulons -ma supposée meilleure amie essayant de me scalper et moi-même tentant de lui arracher une dent (quoi! Faut bien que je me défende quand même!)- sous les bancs pour finir notre course entre deux tables. J'essaie alors de ramper pour m'échapper et y parviens après qu'un Serdaigle ait attrapé Alice et l'ait éloigné de moi. Merci bien. Il faudrait que je pense à envoyer Alice se battre sur un ring, gants de boxe déchirés et cheveux au vent... Histoire de me faire le maximum de Gallions! Mouhahaha, je suis machiavélique!

Puis, un bruit de pas sautillants et alertes me fait revenir à la réalité. Essouflée, je me rends enfin compte du lieu où je me trouve et tombe nez à ...pieds?! sur des pantoufles roses qui trônent devant mes yeux effarés. Je déglutis, reconnaissant ces chaussures pelucheuses mieux que personne et adresse un sourire innocent à la longue barbe argentée ornée d'un... morceau de poulet et oui, de quelques millilitres de jus de citrouille -Bon appétit bien sûr!- Je réussis quand même à bafouiller un chevrotant: « Oh! Bonjour professeur! »

Dumbledore m'adresse un sourire de nouveau étincelant tandis que je continue de baragouiner: « Ahem, un petit différent à régler, Mr-le-vénéré-Grand-Directeur-tout-puissant. Réunion au sommet sous la table où j'ai appris des choses intéressantes -je jette un regard appuyé aux deux cachotiers, qui me répondent par un coup d'oeil ennuyé de Sirius et un étouffement (de peur cette fois, bien fait!) de Mumus- Ensuite, on n'était pas en train de se battre -Non, non!-, Alice essayait de m'enlever un pou sur ma tête et moi un bout de salade entre ses dents... Huhu, de la franche camaraderie quoi! »

Le vieil homme finit par lever les yeux au ciel dans un soupir et m'assène: « Miss Evans, cessez de me prendre pour un jeune hyppogriffe, inventez des excuses un peu plus pausibles pour commencer. » Je m'apprête à ouvrir la bouche pour lui expliquer que des extraterrestres ont fait des expériences douteuses sur mon cerveau mais celui-que-je-veux-entuber me coupe dans mon élan: « Non, non, je ne doute pas que cette excuse soit meilleure que la première mais je crois que vous préféreriez regarder ce qui se passe derrière plutôt que de discuter avec un vieillard comme moi... » Il m'adresse un salut de la main puis s'éloigne dans un couinement de pantoufles éloquent; me permettant enfin de voir la scène que toute la Grande Salle regarde avidement.

Alice est face à Frank et tous deux sont plongés dans les yeux de l'autre, sans paraître remarquer l'attention dont ils font l'objet. Cela fait deux mois qu'ils ne se sont pas vus mais l'alchimie reste la même; j'espère juste qu'Alice ne sera pas aussi bornée qu'elle en a l'habitude.

Frank s'approche d'elle, en la couvant toujours du regard, et murmure: « Alice, dis-moi que j'ai rêvé. Dis-moi que tu n'as jamais décidé de mettre fin à ce qui faisait toute ma vie il y a deux mois. Mais si c'est le cas, si tout cela n'est pas qu'un cauchemar, si vraiment je me meurs de toi depuis tout ce temps, dis-moi que tu abrèges ma souffrance, dis-moi ce que tes yeux clâment... Je t'en supplie... »

Ma meilleure amie semble hésiter -je prie en silence Merlin, Roméo et Juliette et même le Dieu des Schtroumph et promet de ne plus jamais faire de bêtises si mon voeu est exaucé. Puis je me rappelle que je ne crois pas en Dieu et me trouve rassurée: Alléluia, pas de promesse débile à tenir!- puis s'avance vers l'homme de sa vie et pose sa main sur sa joue. Il ferme les yeux à ce contact et pose son front contre celui de la jeune femme; et je ne peux m'empêcher de sourire au Monde entier, allez! Plus qu'un petit effort et je serai l'héroïne du jour!

Alice sourit -d'un sourire que je n'ai plus vu depuis tellement longtemps- et chuchote de sorte que seuls lui et quelques personnes alentour entendent: « Je t'aime. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. Et je t'aimerai toujours. »

La salle pousse un soupir attendri hunanime tandis que les deux amoureux enfin réunis -grâce à qui?! Grâce à Liiily!- échangent un baiser plein de tendresse. Bon, ok, je romps leur moment magique après un « Yiiiiiipeeeeeeeeeeh! » retentissant mais tant pis! Frank me remercie chaleureusement et même Alice semble ne plus me bouder.

Je m'éloigne seule vers le parc, les laissant profiter de leurs retrouvailles, le coeur en fête: « Je suis trop forte, Lily Evans est la meilleure! C'est qui la meilleure? Lilyyy! Oui merci, chers fans! Je suis Lily-la-Brave, qui a aujourd'hui réuni le plus beau couple du Monde et qui a aussi découvert le plus grand secret du Monde: Mumus et Sirius sont enfin... Mmmh! » Je suis coupée dans mon brusque élan d'euphorie par une main qui baillônne ma bouche.

Je me débats comme une tigresse avant de reconnaître l'odeur de l'agresseur et de bizarrement me détendre -c'est prouvé, je suis une vraie loque lorsque Potter me touche. Celui-ci semble énervé et me crache à l'oreille: « Tais-toi bordel! »

Je parviens à me retourner et, le regard baissé, murmure: « J'ai encore pensé tout fort? » Je sens plus que je ne vois son acquiescement. « Oooops! »

« Tu l'as dit! »

Prenant mon courage à deux mains, trente-six pieds et quarante-douze chaussettes, je lève enfin les yeux et plonge dans son regard noisette qui semble presque noir tant la colère semble l'avoir envahi. Je déglutis et balbutie: « Que... Que fais-tu là? »

« Je t'ai entendu hurler et je savais bien que tu allais cracher le morceau, bête comme tu es! »

Eberluée par l'insulte et plus qu'agacée, je lui envoie mon poing dans sa tronche d'ébourriffé mais il l'intercepte et serre tellement fort mon poignet que mes doigts deviennent bleus. « Arrête, tu me fais mal! James! » Mes jambes se dérobent sous moi et les larmes me montent aux yeux. Pour la première fois, j'ai peur de lui. Il semble s'en rendre compte puisqu'il me rattrape avant que je ne m'écrase au sol et noue ses mains derrière mon dos.

Son regard s'éclaircit enfin sous l'effet de l'inquiètude -vraiment?- et il s'écrie: « Lily, je suis désolé. Pardonne-moi, je ne voulais pas te faire de mal. »

Je rouvre les yeux difficilement et, alors que je sais que je ne devrais pas m'énerver, la colère prend le dessus quand même et je crache: « Si, tu le voulais Potter. Parce que je le mérite. Et tu as bien raison. Je ne suis nase, nulle, une vulgaire bouse de dragon et tu as bien raison de ne pas m'aimer et même de me détester! »

Bizarrement, mes paroles semblent encore plus provoquer sa colère que ma gaffe de toute à l'heure. Il me regarde férocement et sans que j'ai le temps d'anticiper, il pose ses lèvres sur les miennes.

Ce baiser là est différent du premier: il prend plus qu'il ne donne, il m'arrache la moindre parcelle de raison et me pousse à faire le plus grosse erreur que j'ai jamais faite: lui rendre son baiser. J'agrippe sa nuque et me colle contre lui; la passion s'emparant totalement de mon corps, délaissant mon esprit dans un coin. Je sais que dès que ce moment sera fini, je n'irai que plus mal mais tant pis!

Je préfère ça plutôt que de manquer cet instant... Quitte à devenir folle.

Finalement, James se détache de moi, toujours en colère et s'exclame: « Je ne te déteste pas Lily, et c'est bien là tout le problème... ». Mais, avant qu'il ne tourne le dos et s'éloigne à grands pas vers le château, j'ai le temps d'apercevoir une grande tristesse envahir son visage.

Je ne comprends pas. Ca n'a pas de sens.

Ma vie n'a pas de sens.

Le Monde entier n'a pas de sens.

Je me laisse m'écrouler à genoux par terre, accueillant l'inconscience avec délectation, en murmurant une ultime fois ce qui était la plus belle mais aussi la plus cruelle vérité au Monde:

« Je t'aime James... »


Voili voili voilà!

J'espère que je ne vous ai pas trop déçu... :S

REVIEW!

Nouni