N/A : Je crois que cette histoire va avoir ma peau. Sincèrement. Il n'y a rien de plus FRUSTRANT que d'avoir sans mentir TOUTE l'histoire de tracé dans sa tête, et d'avoir un mal fou à la sortir. Et là, plus ça va, moins j'avance à chaque fois que j'ouvre le document. Je vois les 10 pages au dessus, et mon ptit curseur qui clignote en me narguant 'dépêche, tu as encore dix pages à écrire pour la finir' me donne de sérieuses sueurs froides. En désespoir de cause, je coupe encore, parce que il y a une coupure net dans cette partie de toute façon. Promis, LA PROCHAINE FOIS C'EST LA BONNE !!!

Bien sûr, merci infiniment pour vos merveilleux commentaires. Votre soutien m'aide vraiment à lutter contre l'angoisse du curseur clignotant XD

En ce qui concerne les SPOILERS. Avec la diffusion du 8x01, la deuxième partie de cette fic est devenue complètement AU, j'en ai bien conscience. Néanmoins, cette première partie de troisième partie (hihiiii) est entièrement consacré à Grissom et Sara et à leurs pensées et autres dans le 8x01, tout en tentant de rester fidèle à ce que j'ai écris avant (huuu).

J'espère que vous apprécierez ;)


Troisième partie, a)

Sara était une survivante.

Une battante.

Du moins, c'était ce que pensait une certaine Vera Metz.

Vera Metz faisait partie de ces personnes que vous étiez toujours susceptible de rencontrer lorsque une partie de votre travaille consistait à interroger des témoins, familles, amis, ou tout autres relatifs. La plupart du temps, vous discutiez avec des gens tout à fait normaux. Mais dans le lot, il y avait toujours ceux qui se démarquaient, d'une quelconque façon. Dans la liste mentale que Sara s'était faite de ces cas particuliers, Vera Metz s'était irrémédiablement classée dans la catégorie des 'illuminés'.

« Vousvous cachez derrière un voile de supériorité, » avait-elle dit à Catherine –avec qui elle traitait l'enquête- alors que cette dernière venait de lui demander à quand remontait sa dernière rencontre avec la victime, « mais la vérité, c'est que vous êtes terrorisée ; terrifiée à la simple pensée que ces gens à qui vous tenez tant puisse découvrir à quel point vous dépendez d'eux. »

Il y avait dû avoir une part de vérité dans ses paroles, car si la bouche de Catherine s'était belle et bien ouverte, puis refermée, avant de s'ouvrir à nouveau, et de se fermer enfin, aucune réplique n'était venue.

Sara n'avait pu s'empêcher de sourire, amusée par cette démonstration inattendue de 'divination', et surtout par le trouble soudain de sa collègue.

Puis, Vera s'était tournée vers elle, la scrutant intensément. Sara avait levé un sourcil, attendant le verdict, les lèvres toujours retroussées.

« Vous êtes une survivante. » avait-elle finalement annoncé. « Une battante. Vous vous en sortirez. »

Cela l'avait plus amusée et intriguée qu'autre chose, contrairement à Catherine, qui était clairement déstabilisée.

'Moi, une survivante ? Une battante ?' Avait-elle eu envie de lui répondre. 'Je dirais plutôt que j'essaie de ne pas me laisser écraser par toutes ces jolies choses que la vie m'envoie'

Mais deux mois plus tard, alors l'eau grouillante déferlait à toute vitesse, ce souvenir revint en force dans son esprit paniqué.

Je suis une survivante. Je ne me noierai pas ici. Je ne me noierai pas, je ne me noierai pas, je ne me noierai pas.

Une seconde plus tard, l'habitacle se remplissait d'eau.

En une seconde, sa tête se retrouva totalement immergée, et elle faillit s'abandonner à sa panique. Mais l'instinct de survit est plus fort que tout.

Elle gigota du mieux qu'elle le pouvait, tendant le cou au maximum, et sa tête sortit de l'eau, lui permettant de prendre une respiration saccadée, recrachant ce qu'elle avait ingurgité.

Mais l'eau montait à une vitesse phénoménale à présent, et ce n'était qu'une question de seconde avant qu'elle soit complètement engloutie, sans plus aucune possibilité de respirer. Et elle réalisait qu'autour d'elle, derrière le grondement de l'eau, des grincements qui n'avaient rien de rassurant émanaient de la voiture.

Considérant ses chances actuelles, elle ne serait pas étonnée si cette dernière se mettait à s'enfoncer un peu plus, par la force de l'eau.

Si elle voulait s'en sortir, elle devrait le faire seule. Aucun secours miraculeux n'arriverait dans les trente prochaines secondes. Il ne restait qu'elle.

Et finalement, c'était peut-être bien suffisant.

Elle continua à se débattre, tirant sur sa jambe bloquée, encore et encore, jusqu'à ce, soudainement, celle-ci se retrouve libérée.

Cela la remplie d'un éphémère sentiment de victoire, surtout lorsqu'elle réalisa à quel point ses possibilités de mouvement s'étaient agrandies. Mais ce sentiment s'évanouie rapidement, la douleur dans son bras s'accentuant soudainement, alors que le niveau d'eau continuait son ascension accélérée.

Son bras, il fallait qu'elle libère son bras.

Plonge, plonge, plonge ! lui hurlait une voix dans sa tête. Et après avoir pris une profonde respiration, dans laquelle air et eau se mêlait, elle immergea de nouveau sa tête dans l'eau, yeux grands ouverte.

Et un nouveau flash de souvenir traversa sa mémoire. Soudain, elle était de retour vingt ans plus tôt, s'enfonçant dans l'eau du bain pour oublier ne serait-ce qu'un instant le monde autour d'elle.

Sauf qu'aujourd'hui, l'eau était glaciale, sale et mouvementé, et que les grondements de l'orage –ainsi que les inquiétants grincements de la voiture- étaient toujours audibles, bien qu'assourdis.

Et elle était tout sauf en sécurité.

A travers le voile de sable qui s'élevait du sol sous la force du courant, ses yeux douloureux finirent par repérer un objet qui capta toute son attention, et qui fit marcher les rouages de son cerveau à plein régime.

Le rétroviseur.

Deux minutes plus tard, Sara était libre.

OoOoOoOoO

Sa mère pleurait à nouveau dans la chambre d'à côté.

Parfois, il en venait à souhaiter que la surdité l'ait déjà atteint, pour qu'il n'ait plus à l'entendre.

Il avait passé neuf ans sans connaître le son des pleurs de sa mère, et il aurait pu passer le reste de sa vie dans cette ignorance sans que cela lui manque d'une quelconque façon.
Durant ces neuf années, elle avait sûrement dû pleurer, pourtant. Car dans son esprit, il n'était pas humainement possible de ne pas se laisser aller de temps à autre. Mais comme la majorité des choses qu'elle faisait, elle avait dû le faire en silence.

La première fois qu'elle avait véritablement sangloté de tout son être devant lui, cela s'était produit encore assez récemment pour que le simple fait d'y repenser remplisse son estomac d'acide.

Cela ne devait faire que quelques heures que son père était mort, et ils venaient de rentrer chez eux. Comme une zombie, elle avait commencé sa routine habituelle, se mettant à préparer le dîner, bien qu'il fût plus d'onze heures du soir. Gil s'était tenu immobile et silencieux à l'embrassure de la porte, la regardant faire. Elle avait ensuite ouvert le placard, et par reflex, en avait sorti une pile de trois assiettes.

L'esprit de Gil devait être encore très brumeux, car sans comprendre ce qu'il venait de se passer, il se retrouvait soudain à fixer sa mère, au sol, secouée de sanglots déchirants, terrifiants.

Et il avait été tellement…choqué ! Bien sûr que cela lui avait rapidement brisé le cœur (un peu plus), mais le choc pur et simple avait été son premier sentiment.

Il ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. Quoi qu'il n'aurait pas été capable de lui dire quoi que soit dans l'immédiat de toute façon, étant donné qu'elle n'était pas en état pour voir ni ses mains ni ses lèvres.

Alors, plus impuissant que jamais, il s'était agenouillé près d'elle, et au bout d'un moment, avait pris sa main dans la sienne, ne sachant pas quoi faire d'autre.

Mais elle avait continué de pleurer.

Comme elle le faisait cette nuit. Tellement fort que le son traversait la cloison de sa chambre, et emplissait celle de Gil, à tel point qu'il avait l'impression qu'elle était avec lui dans la pièce.

Peut-être était-ce parce qu'elle ne pouvait pas s'entendre. Rien ne venait mettre une limite à la puissance de ses sanglots. A défauts de les entendre, elle avait besoin de les sentir vibrer dans la moindre fibre de son corps, dans le matelas du lit, dans les murs de la maison.

Et étendu sur son lit, le regard fixé sur un point invisible au plafond, Gil, lui, ne pleurait plus. Depuis que son père était parti, il ne pleurait plus.

Lui qui avait pourtant toujours eu la larme facile, appréciant les bras réconfortant de sa mère, ou les paroles rassurantes de son père ; les gâteaux qu'il préparait avec elle lui remontait le moral, les balades qu'il faisait avec lui, entre 'hommes', le confortait dans un immense sentiment de sécurité.

Mais cette nuit, il n'y avait plus de bras réconfortants, plus de paroles rassurantes.

Et puis, à quoi bon pleurer, alors qu'il n'y avait plus personne pour l'entendre déverser sa peine ?

Gil était bien trop cartésien pour partager sa douleur avec les murs.

Alors Gil ne pleurait plus.

Mais sa mère, elle, ne s'arrêtait plus.

'Où es-tu papa ?'

OoOoOoOoO

« Où est-elle, Catherine ? »

« C'est une survivante. »

Alors que ses yeux balayaient l'horizon infini qui s'étendait tout autour de lui, se sentant plus désespéré que jamais, Grissom tenta de trouver du réconfort dans ses paroles, et échoua lamentablement.

Il avait été tellement persuadé du fait qu'une fois qu'ils retrouveraient la voiture, il la retrouverait elle.

Parce qu'elle aurait tenue le coup, parce qu'elle n'aurait jamais abandonnée.

D'eux deux, elle était sans conteste la plus courageuse. C'était elle qui traversait épreuve après épreuve sans jamais baisser les bras, et qui en ressortait toujours plus forte.

Lui, il tentait tant bien que mal de ressortir vivant des épreuves que la vie lui envoyait, mais au final, il se retrouvait plus affaibli qu'autre chose. Un peu plus blasé, un peu plus renfermé, beaucoup plus blessé.

Et cette nouvelle épreuve était la pire de toute.

Car jamais il ne pourrait oublier que tout ceci était arrivé à Sara par sa faute. Il pourrait encore moins se le pardonner.

Si ce qu'il redoutait le plus arrivait, plus jamais il ne se redresserait.

Et à cet instant, alors qu'il aurait dû se sentir rempli d'une admiration sans borne pour la femme qu'il aimait plus que tout, aux vues de ce qu'elle avait déjà accomplie au court de ces dernières heures, il se sentait tout simplement brisé, et complètement perdu.

Une part de lui baissant déjà les bras, comme il le faisait toujours.

Mais dans sa poitrine, un espoir douloureux continuait de faire saigner son cœur. Et dans son sang s'inscrivaient inlassablement les mêmes mots.

Où es-tu, Sara ?

OoOoOoOoO

La vie était bizarrement faite.

Sara avait passé les douze premières années de sa vie à nager le plus loin et le plus longtemps possible de chez elle, dans l'espoir qu'au bout de cette interminable course, elle trouverait à l'arrivée une terre d'asile solide et sèche qui la recueillerait.

A présent, cela faisait douze heures que Sara errait sur des terres solides et sèches, mais également arides, à la recherche d'un point d'eau, à défaut d'un tout autre salut.

Cela faisait un long moment qu'elle avait arrêté d'espérer trouver une route.

D'ailleurs, cela faisait un très long moment qu'elle avait arrêté d'espérer quoi que ce soit, point.

Il n'y avait qu'elle, rien qu'elle, pas d'autre espoir, pas d'aide miracle, juste elle.

Au début, elle avait eu mal. Partout, et en particulier là où son bras gauche était brisé. Elle s'était fabriquée une écharpe de fortune, nouant le reste de sa chemise trempée et déchirée autour de sa tête, tentant de préserver cette fraîcheur le plus longtemps possible.

Se concentrer sur la douleur la maintenait en alerte, empêchait son esprit de dériver, et la faisait avancer, vers une route quelconque.

Puis, elle avait eu soif. Tellement soif que cette envie était devenue plus puissante que les élancements qui parcouraient son corps à chaque pas qu'elle faisait. Se concentrer sur la soif empêchait son corps de tomber, et la faisait avancer, vers un point d'eau inconnu.

A présent, elle ne ressentait plus de douleur, elle ne ressentait plus la soif. Elle savait que toutes ces désagréables sensations étaient toujours là, enfouies sous un étrange brouillard, qui semblait la détacher de tout. Et c'était ce brouillard qui lui faisait peur.

Alors elle récitait ses tables de multiplications. Forcer son cerveau à fonctionner, son esprit à se fixer sur quelque chose. Cela l'empêchait de sombrer dans un sommeil lourd et libérateur –mais mauvais, très, très mauvais- et la faisait avancer, fuyant l'ombre de la mort.

Mais si ses lèvres formaient les mots, et murmuraient les calculs, il s'avérait au final que son esprit s'en était également détaché, comme de tout le reste. Ce qui résonnait dans sa tête, c'était une litanie, qu'elle se répétait sans cesse.

Cela lui faisait mettre un pied devant l'autre, lentement, de plus en plus lentement, et la forçait à se relever lorsqu'elle tombait.

Continuer d'avancer, continuer d'avancer. Ne jamais s'arrêter, ne jamais baisser les bras.

Elle pouvait s'en sortir. Bien sûr qu'il n'y avait qu'elle et elle seule au milieu de ce désert aride, mais peut-être qu'elle finirait par être sauvée…

Continuer de vivre, continuer de vivre.

Le revoir une dernière fois. Grissom…

Elle était tellement déshydratée, tellement désorientée, tellement détachée de la réalité, qu'elle avait presque l'impression d'entendre sa voix. 'Continue de vivre, Sara…Tout ceci sera bientôt fini…'

Oui, tout ceci s'arrêterait bientôt

Elle serait retrouvée, son bras serait plâtré, toutes ses blessures seraient soignées, et plus jamais elle n'aurait à repenser à tout ça. Tout sombrerait dans l'oubli, elle reprendrait sa vie là où elle l'avait laissée, avec lui, et tout irait bien, oui, tout irait bien…

Continuer d'avancer, continuer de vivre.

Si seulement…si seulement le sol pouvait arrêter de bouger devant ses yeux, elle pourrait recommencer à marcher…

Mais le sol, ainsi que tout le paysage, continuaient de trembler et d'onduler.

Bientôt, elle sentit le sable brûlant sous ses doigts, et réalisa qu'elle était de nouveau à terre. Mais cette fois, aucun mantra ne pouvait l'aider à se redresser.

Car c'était son corps tout entier qui l'abandonnait, forçant son esprit à capituler, la forçant à baisser les bras.

Elle glissait, glissait, glissait…

Dans un dernier sursaut d'imagination, mêlé aux souvenirs et aux hallucinations, elle eu l'impression que le sable chaud sur lequel son corps s'affaissait était en fait le matelas de leur lit.

Et l'imperceptible brise tiède qui glissait sur sa joue était le souffle de Grissom, qui venait doucement murmurer à son oreille : 'Tout va bien, Sara…Tu peux dormir maintenant.'

Elle avait toujours fait ce qu'il lui demandait, et ce depuis qu'elle était amoureuse de lui (depuis toujours, donc). Une fois encore, elle fit ce qu'il disait.

Et elle ressentit à peine la triste mélancolie qui traversa l'ensemble de son être et de son âme, alors qu'elle s'abandonnait à la chaleur et à la paix.

Tout ce qu'elle avait voulu faire, c'était continuer de vivre.

OoOoOoOoO

Sara était à terre.

Allongée dans une position qu'il n'avait que trop souvent -et dans le même temps beaucoup trop peu- eu l'occasion d'observer lorsqu'elle dormait à ses côtés.

Meurtrie, et terriblement immobile.

Les cris des ambulanciers, de ses amis, il ne les entendait pas. Il était hypnotisé par cette image qui assombrissait tout autour de lui, qui mettait le monde entier sous silence, l'autorisant à ne ressentir que la douleur qui explosait dans sa poitrine, à ne voir qu'elle, rien qu'elle, brisée au sol.

Etait-ce ça, mourir ?

Une abîme sombre qui vous aspirait à toute vitesse, vous entraînant dans une chute terrifiante et interminable.

Les battements frénétiques de son cœur contre ses oreilles étaient une preuve concrète du fait qu'il était toujours bel et bien vivant.

Pourtant, alors que ses yeux ne quittaient pas la forme sans vie de la femme qu'il aimait plus que tout au monde, Grissom se sentit mourir.

OoOoOoOoO

Il lui prit la main.

Non seulement parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre, mais également parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre.

Après tout, c'était le seul geste qu'il parvenait à faire dans les situation de crises, non ?

Lui prendre la main, et espérer de toute ses forces qu'elle ressentirait ce contact, où que son esprit soit. Prier pour que les appels silencieux et douloureux qui émanaient de chaque pore de sa peau l'atteignent.

Ouvre-les yeux, Sara. Je t'en supplie, ouvre-les yeux, ouvre-les yeux, ouvre-les yeux, ouvre-les yeux.

Sara ouvrit les yeux.

Et si le monde demeura plongé dans un silence bourdonnant, les couleurs réapparurent, et l'air pénétra à nouveau ses poumons.

Etait-ce ça, revenir à la vie ?

Etre stoppé dans sa chute, agrippé par les entrailles, avant d'être tiré violemment vers la surface. Vers la lumière.

Vers elle.

OoOoOoOoO

Elle avait sombré.

Elle s'était laissée glisser dans la chaleur réconfortante qui s'offrait à elle, incapable de résister plus longtemps à ce délicieux appel.

Et elle avait été bien, tellement bien.

Plus de fatigue, plus de soif éreintante, plus de douleur. Seulement la paix et le repos.

Et Grissom.

G.R.I.S.S.O.M, pour être exact.

C'était étrange. Elle avait encore l'impression de flotter, et pourtant, il lui semblait bel et bien apercevoir son nom se dessiner dans son esprit. Ou bien était-ce devant ses yeux ?

Après les lettres de son nom, ce fût dans son regard qu'elle se perdit.

Etait-ce ça, mourir ?

Ou bien était-ce ça, revenir à la vie ?

Lui, lui, lui, toujours lui.

La vie pouvait être tellement trompeuse parfois, elle n'arrivait plus à faire la différence. Mais cela n'avait pas d'importance.

Qu'il ne soit qu'une vision dans lequel son âme se reposait après des années de combats, ou bien qu'il soit véritablement à ses côté, à lui offrir une prise à laquelle elle puisse se raccrocher pour remonter vers la surface, vers la lumière, vers lui, cela lui était bien égale.

Car il était là. Il l'avait retrouvée.

Et c'était tout ce qui comptait.

TBC


N/A : Je vais la finir je vais la finir je vais la finir je vais la finir.