Disclamer : Ni les personnages, ni la trame de cette histoire ne m'appartiennent vu que j'adapte le roman de Diana Wynne Jones, Le château de Hurle (qui a inspiré le dessin animé Le château ambulant) à la sauce HP. Suite à un défi de Gotar, voici donc ma fic, Le château de Draco (me suis pas trop foulée pour le titre lol).

Cette fic contient une relation (voire plusieurs) entre deux hommes et je parle pas de relation chaste, donc les homophobes, vous voyez le bouton rouge et blanc en haut à droite ? Oui ? Et bien cliquez dessus.

Où de nombreuses personnes empêchent Harry de quitter le château.

Harry ne vit aucun des gestes de ses amis. Il ne vit pas qu'ils essayaient d'attirer son attention pour lui parler, le faire revenir sur sa décision. Il se leva de son fauteuil et se dirigea lentement vers sa chambre pour faire ses valises.

Il fallut toute la persuasion de Théo pour convaincre Harry de rester ne serait-ce que pour le jour de la Saint Jean, prétextant que la boutique risquait fortement d'être bondée et que Blaise ne pourrait jamais faire face tout seul. Le vieil homme sentait bien que le démon du feu faisait tout pour le retenir espérant sans doute qu'il reviendrait sur sa décision et ne laisserait pas les habitants du château seuls. Théo maudissait Draco d'être aussi égoïste. Certes, le magicien avait ses propres problèmes mais il était peut-être temps qu'il se rende compte que la personne qu'il cherchait depuis si longtemps, celle qui les sauverait tous les deux se tenait sous ses yeux depuis des mois déjà et n'attendait certainement qu'un signe de sa part. Bon, Harry n'était pas non plus un champion des relations amoureuses mais s'ils restaient ainsi à se tourner autour, leurs malédictions n'étaient pas prêtes d'être levées.

La lune commençait déjà à entamer sa descente dans le ciel étoilé quand Draco rentra enfin au manoir. Ses yeux étaient bouffis et cela ne faisait aucun doute qu'il avait pleuré. Il salua vaguement Théo qui le regarda avec pitié et monta rapidement les escaliers. Par habitude, il alla voir dans la chambre d'Harry et fut surpris de trouver ce dernier encore là. Ses valises étaient prêtes néanmoins et le sorcier songea avec un petit pincement au coeur qu'il ne reverrait sans doute plus jamais son ange brun. Doucement, sans faire de bruit il alla s'asseoir sur le lit pour admirer une dernière fois le visage de l'adolescent qui avait volé son coeur, le gardant prisonnier de ses mains innocentes depuis leur rencontre. La lumière chaude et douce de l'aurore encore hésitante donnait à la peau du brun des reflets d'ambre et d'or. Draco soupira longuement en songeant à quel point son ange pouvait être beau alors que la lumière matinale dorée de l'astre du jour venait le caresser comme le feraient les doigts d'un amant jaloux. Le sorcier se pencha doucement vers l'ange endormi et lui vola un baiser aussi léger qu'une plume.

"Je t'aime Harry Potter, confia le magicien à la forme endormie. Et même si Voldemort et sa malédiction réussissent un jour à m'atteindre, sache que tu es et sera à tout jamais le seul possesseur de mon cœur et de mon amour."

Le soleil commençait vraiment à monter dans un ciel aussi bleu qu'une mer paisible, présage bienvenue d'une belle journée pour la fête de la Saint Jean. Harry, Blaise et Percival s'étaient levés quelques instants plus tôt pour aller cueillir les fleurs pour les couronnes à la fraîche. Harry ne regretta pas du tout ce dernier tour dans ce jardin d'Eden bordé par le désert. L'endroit baignait dans la tiédeur laiteuse et irréelle d'une brume parfumée où les couleurs se mêlaient les unes aux autres comme sur la palette d'un peintre rêveur et enthousiaste. Harry arpentait les allées presqu'en aveugle, sa canne lui servant à sonder le sol de temps à autre. Le gazouillement joyeux des milliers d'oiseaux qui vivaient là et qui s'éveillaient doucement avec le soleil, le saluant de leurs pépiements, remplissait de mélancolie le cœur du vieil homme. Il caressa avec douceur le robe satinée luisante de rosée d'une rose aussi blanche que l'écume.

"Le mage Draco a vraiment bien arrangé ce jardin, dit Percival en s'approchant doucement d'Harry. Au début il n'y avait là que des ronces et quelques buissons rabougris et secs. Je me souviens être passé ici avec Voldemort, ajouta-t-il face aux regards perplexes de Blaise et Harry. Draco a vraiment un don pour la magie.

-Et pour la dérobade", ajouta Harry en maugréant.

Ils firent plusieurs voyages entre le château et le jardin ramenant à chaque fois de grandes brassées de fleurs. A chaque fois, Harry put remarquer que Blaise faisait tourner le repère plusieurs fois, manœuvre probablement destinée à mettre en déroute Voldemort mais le vieil homme ne pouvait que douter de cette technique. Le sorcier du désert était aussi, si ce n'était plus, puissant que Hurle et ce n'était pas un stratagème d'adolescent apeuré qui allait le détourner un tant soit peu de son but. De plus, Draco était tout sauf discret et Harry s'étonnait que Voldemort ne l'ait pas déjà attrapé mais peut être attendait-il la réalisation de la malédiction. Le vieil homme n'avait d'ailleurs pas encore compris de quoi il retournait au juste mais avait toujours craint de demander au sorcier et maintenant qu'il partait... Son cœur fit un bond douloureux dans sa poitrine mais il n'y prêta aucune attention.

L'aurore était déjà bien avancée quand ils se mirent enfin à la confection des guirlandes de la Saint Jean. Harry avait pensé confier cette tâche à Blaise et Percival mais aucun des deux ne semblait avoir la tête à çà. L'apprenti se concentrait afin d'essayer de poser le plus de questions à l'autre homme et ce le plus habilement possible. Percival, lui, travaillait excessivement lentement. Il tournait la tête vers la porte assez fréquemment et on pouvait sentir en lui une sorte d'attente étrange comme s'il espérait la venue imminente de quelqu'un ou bien une sorte d'événement. Harry fit donc le plus gros des guirlandes. Il se mentit à lui-même en se disant qu'il n'avait plus aucune envie d'aider le magicien qui, pour l'heure, semblait bien décider à ronfler pour le restant de la journée.

La confection des guirlandes dura si longtemps que l'heure d'ouvrir la boutique arriva bien avant qu'ils aient pu toutes les finir. Blaise alla chercher du pain et de la confiture dans la cuisine et ils mangèrent rapidement avant de faire face au premier afflux de clients. Toute la ville semblait s'être donnée rendez-vous dans la petite fleuristerie et ils eurent bien du mal à servir tout le monde. La queue qui partait de la boutique serpentait jusqu'au bout de la rue et Harry ne réussissait pas à en voir la fin. Ils avaient toujours eu énormément de monde mais là, ils étaient complètement dépassés. Il n'était pas loin de midi quand le flot des clients se calma enfin. Le vieil homme put alors aller chercher ses bagages.

« Tu pars donc vraiment ? Tu ne veux plus rester du tout. »

Harry sursauta en entendant la voix triste de Théo résonner dans la pièce. Il aurait préféré ne pas avoir à parler au démon lors de son départ.

« Oui, répondit-il. Comprends-moi, c'est trop dur de rester alors que…

-Je comprends, ne t'inquiète pas, soupira le démon. Mais tu ne devrais pas t'enfuir comme un voleur. Je pense sincèrement que tu devrais parler avec Draco, c'est une tête de cochon mais… »

La sonnerie de la porte retentit soudain, coupant Théo dans son élan.

« C'est un humain, annonça-t-il après quelques instants. Porte du manoir. »

Harry alla ouvrir la porte en pestant légèrement contre celui ou celle qui venait retarder ses projets de départ. Sur le seuil, se tenait un jeune homme en livrée verte et argent. Le valet sourit gentiment avant de dire :

« Madame la baronne de Font-le-Roy souhaiterait s'entretenir avec les habitants de votre maisonnée. »

Harry, surpris, ne put dire un mot qu'une Hermione en robe chic vint se jeter à son cou. Il la sentit pleurer dans son cou alors qu'elle le serrait très fort dans ses bras. Bizarrement, elle ne lui avait jamais paru aussi fragile qu'en ce moment, la silhouette enserrée dans une robe de mousseline blanche et le visage ravagé par des larmes silencieuses. Assez mal à l'aise et malgré tout heureux de retrouver sa mère d'adoption, Harry fit rentrer la jeune femme à l'intérieur et la fit s'asseoir à la table alors qu'il lui préparait une bonne tasse de thé fumante. Hermione regardait autour d'elle, ouvrant tout grands ses yeux bruns. Ses larmes s'étaient légèrement taries mais elle continuait à renifler de temps à autre. Elle accepta de bonne grâce la tasse de thé fumante et parfumée que lui tendit le vieil homme sous les traits duquel se cachait le fils aîné de son mari et qu'elle aimait comme son enfant.

« Mon pauvre chéri, commença-t-elle sincèrement peinée. Je savais que j'aurai dû t'obliger à prendre des vacances ou tout du moins du repos. Je ne me le pardonnerai jamais.

-Ce n'est pas ta faute Mionne, répondit Harry. C'est une malédiction et je m'y suis habitué. Je n'ai jamais été vraiment jeune quand on y réfléchit bien, tu sais ?

-Oui, tu préférais rester lire à la maison plutôt que d'aller t'amuser. Je m'en souviens. Tu as toujours été un enfant sérieux et travailleur. Je suis sure que ta défunte mère aurait été aussi fière que moi de te voir réussir aussi bien mais j'avoue que de te voir ainsi m'attristait grandement. Tu n'as jamais pris le temps d'agir comme quelqu'un de ton âge. Mon pauvre petit ange, si tu savais comme je me suis inquiétée. Tu as disparu du jour au lendemain sans un mot.

-Je suis désolé Mionne.

-N'en parlons plus. Alors comment est le magicien Draco ? J'espère qu'il s'est montré correct et s'est bien occupé de toi sinon il aura affaire à moi. Quand compte-t-il te faire la cour ?

-Mionne, je ne crois pas que...

-Bien entendu, il faut d'abord qu'il lève cette malédiction. Cependant, j'espère qu'il va y mettre les formes. D'après ce que m'a dit Sirius... tu savais qu'il avait échangé sa place avec Ron ? Les petits chenapans, enfin s'ils sont plus heureux ainsi, je ne vais pas m'en plaindre, bien au contraire. Donc d'après ce que m'a dit Sirius, ce jeune Draco t'aimerait comme un fou. Il a intérêt à te faire correctement la cour si c'est le cas. J'ai promis à ton père qu'aucun de ses fils ne serait donné en mariage à un homme qui n'aurait passé que quelques mois à le courtiser. Draco a intérêt à passer le plus de temps possibles à te couvrir de ses intentions avant que je daigne songer à lui accorder ta main. Il est peut-être sorcier royal mais je refuse de te donner à lui sans un minimum de temps. Il faudra qu'il prenne son mal en patience. Se faire courtiser est très important pour les femmes et les porteurs. N'oublie pas que tu es un magnifique jeune homme mon ange, je ne veux pas te donner à un homme qui n'aurait pas conscience de ta valeur.

-Hermione !, s'exclama Harry passablement énervé. Le sorcier Draco n'a pas du tout l'intention de me faire la cour dans l'immédiat. Il a d'autres chats à fouetter. »

Hermione eut un sourire malicieux. Elle était une mère et connaissait ses fils sur le bout des doigts. Sirius ne lui avait pas menti en lui dressant le portrait du mage Draco et elle savait que ce dernier, au vu des sentiments qu'il semblait éprouver à l'égard de son aîné, allait très probablement lui faire une cour assidue. Elle déplorait le manque de confiance d'Harry. Le pauvre se raccrochait à l'idée ridicule que jamais personne ne voudrait de lui et préférait rester en retrait. Le magicien Draco allait devoir se montrer patient et attentif afin de pouvoir cueillir ce coeur innocent et craintif. En tout cas, il avait intérêt à ne pas blesser son poussin. Hermione avait beau être sa belle-mère, elle n'avait jamais permis à quiconque de faire du mal à Harry. Elle le considérait comme son bébé et sortirait les griffes pour le défendre si le besoin s'en faisait ressentir.

Hermione et Harry discutèrent encore une bonne demi-heure avant d'entendre des pas résonner dans le salon. Blaise arriva dans la pièce suivi de près par un Ron rougissant à qui il tenait la main. Hermione jaugea un instant le prétendant de son troisième fils du regard. Il semblait être un garçon jovial et bien élevé vu qu'il n'avait pas entrecroisé ses doigts à ceux de Ronald, geste très mal considéré quand il s'agissait d'un couple non fiancé. De plus, il était l'apprenti d'un magicien ce qui faisait de lui un excellent parti. Bien sûr, Hermione préférait voir venir. Comme elle l'avait dit à Harry, il était hors de question que ses bébés se marient à des hommes qui ne les méritaient pas.

« J'ai fermé la boutique pour la pause déjeuner et regardez qui est venu nous rendre visite !, s'exclama joyeusement Blaise avant de se rendre compte de la présence d'Hermione dans la pièce. Bonjour madame. »

La jeune femme sourit chaleureusement à l'adolescent. Le magicien Draco n'avait pas négligé son éducation et Hermione n'en fut que plus soulagé. Les deux hommes feraient de parfaits prétendants pour ses enfants. Elle salua le jeune garçon avec gentillesse. Ron sembla soulagé de voir que sa mère approuvait son amourette et son visage s'illumina. Quelques instants plus tard, on frappa à nouveau à la porte et Harry alla ouvrir. Son coeur fit un bond en voyant Sirius et son maître Ginny Weasley sur le pas de la porte. Le vieil homme les laissa entrer et remarqua que son frère portait un panier bien rempli. Il sourit lorsque Sirius alla se jeter au cou de Percival.

Une fois la joie des retrouvailles passée, Ginny ouvrit son panier et en sortit plusieurs gâteaux au miel, deux poulets froids ainsi que des fruits de son verger. Le petit groupe s'installa tranquillement autour de la table qu'Harry et Blaise avaient au préalable dressée. Ils discutèrent de tout et de rien. Hermione avait entraîné Ginny un peu à l'écart et Harry les regardait glousser en coeur. Le vieil homme secoua la tête. L'une comme l'autre, elles étaient irrécupérables. Il ne put s'empêcher de sourire cependant en voyant toute sa famille réunie.

On frappa de nouveau à la porte. Harry alla ouvrir et découvrit le professeur Jedusor. Le vieil homme eut l'envie soudaine de lui claquer la porte au nez mais Blaise le devança en prenant la main de l'homme et en le conduisant vers la table. Le vieil homme referma la porte en essayant de contrôler sa colère. Il eut le temps de se calmer cependant car une Hermione paniquée lui demanda où était passée sa calèche et Harry dut lui expliquer comment fonctionnait la porte.

Une fois Hermione rassurée, Harry revint auprès du petit groupe et faillit gifler Jedusor en voyant qu'il tenait encore une fois la guitarre endommagée dans les mains. Cependant, il avait l'air si perdu au milieu de tous ces gens qui étaient des inconnus pour lui qu'Harry n'aut pas le coeur de lui retirer l'instrument. Au bout de quelques minutes, Jedusor sembla en avoir assez et se leva.

"Je vais m'en aller, dit-il de sa voix douce. Je... dites à Draco que je suis passé, s'il-vous-plaît. J'aimerais discuter avec lui."

Harry se sentit mal. Il n'avait pas voulu peiner le jeune professeur. Il lui proposa donc d'aller faire un tour en attendant le magicien et Jedusor accepta avec joie. Il fut émerveillé par les fleurs du parc du manoir et s'en alla en riant dans les allées. Il avait à peine refermé la porte que Théo se dressait sur ses bûches.

"Draco ! Draco ! Le sorcier du désert attaque ta famille ! Bouge-toi les fesses et va les aider !"

Le magicien déboula dans les escaliers salua la famille d'Harry en souriant et se précipita vers la porte qu'il referma derrière lui. Mue par une intuition soudaine, Harry se précipita dans la chambre du magicien pour assister à la bataille. Le ciel était noir et rayé d'éclairs. Le vieil homme put voir la mère de Draco face à face avec le sorcier Voldemort. La femme semblait plus que remontée et invectivait ouvertement le mage noir. Avant que celui-ci ne l'attaque, Draco se précipita vers lui et le mit à terre.

"Mon dieu, mais comment peut-on avoir une chambre aussi répugnante ?"

Harry se retourna pour voir sa belle-mère et Ginny Weasley entrer dans la pièce. Les deux jeunes femmes firent un rapide état des lieus avant de chasser Harry de la pièce. Le vieil homme les laissa faire en souriant tout en se demandant comment réagirait le magicien en voyant que ses araignées bienaimées n'étaient plus là. Il redescendit dans la salle commune pour voir que Blaise essayait de refermer la porte face à l'épouvantail.

L'objet semblait encore plus décidé à rentrer dans la demeure mais Blaise tenait bon. La veille, Harry lui avait dit d'aller plus vite, résultat, il les avait rattrapé. Alors que l'apprenti de Draco s'apprêtait à fermer le battant sur la créature, la guitarre émit des sons discordants et Théo leur dit de laisser entrer l'épouvantail. Blaise lâcha donc la porte et vit la créaturer entrer dans la pièce.

L'épouvantail oscilla quelques instants sur son bâton avant de se diriger vers l'étagère où trônait le crâne humain. Blaise voulut rattraper l'objet mais il y eut un éclair de magie. Le crâne se fondit dans la tête de navet de l'épouvantail. Petit à petit, les chairs et les muscles se reformèrent autour du squelette. Harry trouva la scène tout bonnement répugnante. Enfin, un visage peu banal apparut.

"Enfin, je peux parler, dit l'épouvantail d'une voix brouillée.

-Je crois que je vais vomir, fit Hermione de l'escalier.

-Ne dis donc pas de bêtises, répliqua Ginny. Il y a bien pire que ce genre de chose, crois-moi."

Tout le reste des personnes dans la pièce sembla sur le point de s'évanouir. Percival fut le seul à défaillir. Sirius voulut aller lui porter secours mais l'épouvantail le devança et se mit devant lui.

"Je vous remercie sincèrement, dit-il de sa voix pâteuse en manoeuvrant pour se placer face à Harry. Je devais retrouver cette partie de mon corps que le sorcier du désert m'avait volé. Sans votre aide, je serais encore dans ce buisson.

-Qui vous a envoyé ?, demanda Harry tout en allant s'occuper de Percival qui semblait dormir. Qu'êtes-vous censé faire ?"

L'épouvantail oscilla doucement, l'air indécis. Il se mit à tourner dans tous les sens tout en s'approchant de Percival.

"Je dois récupérer les parties manquantes, dit l'épouvantail.

-Percival est une partie de quoi ?

-Harry, laisse-le faire !, s'exclama Théo. Il faut qu'il finisse sa t..."

Théo fut soudainement coupé et se mit à régresser à l'état de flammèche. Blaise et Harry échangèrent un regard inquiet avant de voir l'épouvantail se diriger vers la porte grande ouverte. L'objet n'avait pas encore atteint l'extérieur qu'une voix familière s'éleva dans les airs. Elle était amplifiée mais semblait légèrement étouffée comme si elle venait d'une boîte.

"Blaise Zabini, dites au magicien Draco qu'il est tombé dans mon piège. L'homme du nom de Thomas Jedusor est prisonnier de ma forteresse du désert. Dites-lui que je ne le libèrerai que s'il vient lui-même le chercher."

La voix mourut doucement. L'épouvantail continuait son chemin vers l'extérieur mais Blaise essaya de l'arrêter en criant.

"Venez m'aider ! Voldemort doit l'avoir envoyé pour pouvoir pénétrer nos défenses et entrer ici à son tour."

Voilà le chapitre 20 après une trop longue attente. Je suis sincèrement désolée de vous avoir fait attendre si longtemps et je n'ai aucune excuse à donner. J'espère que ce chapitre va vous plaire et je vous dis à bientôt pour la suite.