Hey!

Tout d'abord et comme toujours, un énorme merci à Little Beattle, Nooky, Lena-malfoy, Aurélie, Nadouillettemalfoy, Fofolle, Fanficxfleurdecerisier, Aude, Saorie, Tite Livi, Miss Guax qui ont beaucoup influé sur cette fin...

Donc, le voili le voilou: le dernier chapitre!

Bonne lecture!


Seasons may change, Winter to Spring

But I love you until the end of time

J'ai peur. Je n'ai jamais été aussi terrifié. De toute ma vie. Les 'si' se bousculent dans ma tête, semblant vouloir me voir s'effondrer.

Reculer. Ce serait tellement facile… mais tellement lâche. Je dois le faire ; même si j'en souffre plus tard, même si j'en ressors brisé.

On m'a dit 'L'amour donne des ailes'. Je l'ai quittée pour la protéger. Je suis parti pour qu'elle vive. Etait-ce la bonne solution ? Je suppose que c'était la seule dont je disposais ; même si je ne le saurais probablement jamais… J'ai fui pour elle, même si je l'ai vue souffrir. Je l'ai laissée se noyer dans son chagrin pour qu'elle échappe à la colère de mon père…

Et puis, j'ai cru pouvoir l'oublier. J'ai cru que mon cœur continuerait de battre loin d'elle… J'ai eu tort ; comme me le rappelle cruellement ce vide qui habite désormais mon âme, au quotidien.

Et, alors que je m'apprête à franchir le pas, les questions, ces interrogations rhétoriques qui resteront sans réponse, chamboulent mon esprit, voulant ma perte. Car sans elle, bien que deux années aient passé, je ne suis rien. Chaque jour, elle me manque d'avantage que le précédent. Je voulais la laisser refaire sa vie, se reconstruire et j'ai tenu parole ; malgré que durant des centaines de jours, j'ai lutté. Je me suis battu contre le besoin pressant de la chercher ; pour lui reparler, au moins une fois. Bien sur, je l'ai revue. A de nombreuses occasions, dont une particulière. Tous croient que j'ai fui la bataille finale. Et pourtant…

Puis, il y a un peu moins d'une semaine, alors que cela faisait deux ans, j'ai baissé les bras. J'ai abandonné : je l'ai recherchée. Et j'ai eu mal. J'ai toujours mal. En plus du vide perpétuel, j'ai maintenant la sensation d'avoir une lame plantée dans le cœur. Je pense à elle et je souris. Mais, moins d'une seconde plus tard, je ne peux m'empêcher de me dire qu'Il a pris ma place dans son cœur, qu'elle L'aime, qu'elle m'a oubliée. Je le mérite pourtant. Jamais je n'aurais du céder sous la menace, bien que mon départ l'ait surement sauvée…

Alors, et bien que je sais que son cœur est loin, aussi insaisissable qu'un papillon voletant de fleur en fleur, je suis devant la porte d'une petite maison d'un quartier Moldu à la périphérie de la capitale anglaise. Mon souffle s'emballe et mes mains sont prises d'un tremblement incontrôlable lorsque je me décide enfin à lever les yeux vers la portion de jardin que l'on peut voir de l'extérieur…

Mon cœur s'arrête un instant. Repart de plus belle. Comment peut-elle être encore plus jolie que la dernière fois que je l'ai rencontrée ?

Comment arrive-t-elle à me faire revivre uniquement par le demi-sourire qu'elle affiche alors qu'elle joue avec un chaton ?

Comment ai-je pu vivre sans elle, sans son rire, sans sa bonne humeur, sans sa douceur tout ce temps ?

Et, ressentant un bien-être infini m'envahir après tant de temps, je réalise que je n'étais plus moi-même, comme s'il me manquait une partie de mon âme, depuis notre séparation. Je voudrais aller la voir, la serrer dans mes bras, retrouver son odeur mais je n'ai pas le droit. De gâcher son bonheur. De lui faire revivre de mauvais souvenirs. De la mettre mal à l'aise quand elle me dira qu'elle ne m'aime plus. Et surtout, je n'ai pas le courage nécessaire pour encaisser ses paroles, d'affronter son regard ou même de devoir repartir le cœur brisé, sans elle.

Puis, je me dis qu'il faut quand même que j'essaie. Ca se trouve, elle ne l'aime pas tant que ça ce Weasley… Et, alors que j'esquisse un geste pour la rejoindre, la jeune femme fronce les sourcils et dit d'une voix ferme, comme pour se raisonner : « J'aime Ron… Je l'aime… » avant de murmurer d'autres mots que je n'entends plus. Que je n'écoute plus. Mon cœur se fendille d'avantage et chose rare, les larmes envahissent mes yeux qui ne sont plus de glace.

Elle l'aime. Lui. Pas moi.

Je vais fuir. Oublier. Secouant la tête, je murmure plus pour moi-même, pour me convaincre : « Adieu Mione… » avant de tourner les talons. Seulement le vent semble avoir emporté mes mots jusqu'à son oreille puisqu'elle sursaute, stoppe tout mouvement. Et plonge ses yeux chocolat dans les miens. A cet instant, il pourrait y avoir un cyclone, un tremblement de terre que je ne bougerai pas un muscle. Je voudrais que le temps s'arrête afin de pouvoir la contempler pour toujours, comme en cet instant.

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L'Automne commence à peine que déjà des feuilles couleur or envahissent le jardin, tourbillonnent sans fin autour de moi.

Depuis ma crise de larmes de la semaine dernière, Ron me couve encore plus et a eu l'idée de me faire un cadeau. Un petit chaton, qui est terrifié devant le jeune rouquin. Une boule de poils blanche aux yeux bleu-gris. Cette coïncidence a fait une nouvelle fois monter les larmes mais je me suis retenue devant l'air émerveillé que prenait Ron en me la mettant entre les mains ; j'ai juste esquissé un sourire, factice, comme mon amour pour lui. Je sais cacher mes sentiments ; et ce cadeau, qui avait pour but de me faire oublier ma peine, a rempli mon cœur de mélancolie. Encore.

Cette petite bête miaule, me ramenant à la réalité. Je dois avancer, sans Draco, sans penser à chaque fois que je fixe le chat à lui. Je veux être heureuse. Et je veux que Ron le soit également. J'aime Ron. Répète Hermione : « J'aime Ron. » Oui c'est ça. Encore une fois. Plus fort : « Je l'aime… »

J'essaie de me convaincre, j'essaie vraiment de penser ces mots mais je n'y parviens pas… « J'aime Draco. Pas un autre ; et ça ne changera pas. » Je secoue la tête et, dans le but de sortir de mes pensées moroses, je continue de jouer avec le petit chat à mes pieds.

Soudain, un murmure et un bruissement de feuille me sort de ma torpeur. Je stoppe ma main sur le poil de la petite bête et écoute…

« Mione… » Quelqu'un m'appelle ? Je lève les yeux. Les écarquille. Reste figée par la surprise. Il se tient devant moi, semblant également interloqué ; le souffle court, un lys blanc à la main. Il s'en rappelle : il se souvient que c'est ma fleur préférée ! Je ne sais si je dois rire ou pleurer. Je ne sais si ce sont bien des larmes qui coulent sur mes joues. Je ne sais que dire.

Il est là. Et, deux syllabes franchissent mes lèvres, deux syllabes que j'avais juré de ne plus prononcer : « Draco… ». Le temps semble s'être arrêté alors que nous nous dévisageons ; ou plutôt que j'admire l'homme qu'il est devenu, que j'aurais aimé qu'il devienne : grand, les cheveux d'un blond toujours éclatant, ses yeux qui n'ont pas perdu leur expression…. Il est comme avant, malgré que je le trouve encore plus beau que dans mon souvenir.

Il esquisse un sourire, rompt la magie. Je me décide à me lever pour le rejoindre, lui qui n'a pas tenté un seul mouvement depuis que je l'ai surpris. Je fais donc quelques pas et ouvre le petit portillon de bois avant de m'effacer sans quitter des yeux cet homme si longtemps disparu ; qui fait de même. Un bon millier de questions se bousculent en moi mais je les retiens. Le temps de les poser n'est pas encore venu…

Je le dirige vers le fond du jardin tout en bénissant Ron, parti travailler, qui ne reviendra pas de sitôt. Je m'installe sur une chaise longue et l'invite à faire de même. Le silence s'installe de nouveau écrasant. J'essaie d'engager la conversation, très maladroitement ; alors qu'il a baissé le regard et qu'il fixe ses mains : « Alors… Te revoilà… »

Pathétique. Pourtant, il relève la tête et, après un léger sourire, répond tranquillement : « Oui. Je suis de retour Hermione. » Hermione. Cela fait si longtemps qu'il n'a pas prononcé mon pronom de cette voix posée, profonde que j'aime tant.

« J'ai cru que tu étais parti. J'ai même cru que tu étais mort. »

« Je sais. » Une lueur de tristesse envahit ses yeux couleur acier à l'évocation de son départ. Son visage se ferme. Je sais qu'il essaie de cacher ses sentiments en cet instant. « Dray, ne retiens pas ce que tu penses. Pas devant moi. » Ses muscles se détendent et je peux lire toute la souffrance qui semble peser sur lui. J'hausse un sourcil mais ne dis rien, inutile de parler de ça. « J'ai appris que tu avais joué double jeu durant la guerre… En tant qu'espion je veux dire. »

« En effet. Tu sais quelle haine je vouais au prétendu 'Plus Grand Mage Noir', au 'Maître' comme l'appelait mon père… Alors j'ai rejoint la cause de Saint Potter, pour le meilleur apparemment. » Il a évoqué notre souvenir comme un regret, une amertume longtemps refoulée. Non. Hermione, arrête de rêver. C'est fini.

« Je suis heureuse de ce choix. Vraiment. » Je souris doucement. Je savais depuis le début qu'il était quelqu'un de bien, malgré l'éducation qu'il a reçu, qui l'a brisé. « Par contre, je ne comprends pas pourquoi tu as fui la bataille finale, toi qui voulais tant de battre… »

Il me fixe tandis qu'un éclair amusé traverse son regard. « En es-tu sure Hermione ? »

Toujours ce prénom. Toujours ce frisson qui parcoure mon échine. Pour la première fois depuis de nombreux mois, je suis en paix, heureuse. Enfin entière. « C'est ce que l'on m'a dit. Et puis, je ne t'ai pas aperçu là-bas… »

Il sourit toujours, légèrement narquois. « Il me semble pourtant que tu as affronté ma chère tante Bellatrix… » Comment peut-il... ? Son sourire s'élargit encore un peu plus. « Et je crois également que le sort fatal qu'elle t'a jetée a été détourné au dernier instant, alors que tu semblais résignée… »

« Comment peux-tu… » Un doute envahit mon esprit alors que je revis la scène, qui est encore source de mes cauchemars… Je me souviens qu'elle était forte, trop. Je ma battais avec l'énergie du désespoir mais en sachant que c'étais mon dernier combat. Elle était trop puissante. Elle a abattu mon bouclier, a brisé mes défenses et a fini par me lancer l'Avada Kedavra. Je vois encore l'éclair de lumière émeraude se dirigeant vers moi, l'image de Draco qui s'est imposée et l'attente funeste. La mort. Qui ne vint pas. En rouvrant les yeux, je n'ai fait que constater que mon ennemie se trouvait par terre, le regard vide et ait aperçu un homme à la chevelure irréelle s'éloigner en courant. Je l'ai surnommé 'mon ange', ait recherché son identité mais personne ne l'avait aperçu. J'ai abandonné, gardant au plus profond de moi une reconnaissance infinie pour l'ange gardien qui m'avait protégée ce jour-là. Ainsi… « C'était toi l'ange ? »

Il me sourit tendrement et répète : « 'L'ange' ? je ne suis pas sur de mériter ce nom… »

« Bien sur que si ! Tu m'as sauvée la vie ! »

« Tu avais sauvé la mienne. J'en ai fait de même, simplement. »

Perplexe, j'hausse de nouveau les sourcils et comme lui, reprend ses mots : « Je t'ai sauvé ? Quand ? »

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Je suis terriblement amusé devant l'innocence de ses questions, comme si elle doutait que je l'ai aimée. Et que je le fais toujours. Elle darde sur moi des yeux noisette écarquillés, qui semblent implorer une réponse. Attendri, je prends sa main dans la mienne et ancrant nos regards, réponds : « 'Mione, c'est grâce à toi si je suis passé de l'autre côté. C'est grâce à toi que j'ai découvert ce qu'était l'amour… »

Sa main tremble sous la mienne tandis qu'elle balbutie : « Mais… Tu m'as dit que… tu ne m'avais jamais aimée, que je n'étais qu'un… pari. Tu m'as quitté Draco, tu m'as laissée…vide… »

Une pointe de rancœur transparait dans sa voix. Une flèche de regret transperce mon cœur. « Je t'ai aimée, malgré tout ce que tu crois. Malgré ce que je t'ai dit. Mon père était au courant de notre relation et a menacé de te tuer si nous restions ensemble… Je ne désirais que te protéger, je voulais juste que tu vives, que tu m'oublies… »

Les larmes envahissent ses joues et une brèche s'ouvre en moi, comme ce fameux soir à la tour d'astronomie, comme le jour de la Grande Bataille. Je me lève précipitamment de mon siège et la serre dans mes bras avec force. Pas un mot n'est prononcé. Les pleurs continuent d'affluer puis se calment ; et moi, je profite égoïstement de l'instant, retrouvant ces moments passés que je croyais à jamais perdus.

Puis, elle relève la tête, qu'elle avait niché sur mon épaule, et je décide de tenter le tout pour le tout : « Hermione, si je suis parti ce jour-là, c'est pour te protéger car tu comptais plus que tout. Si j'ai changé de camp, c'était uniquement pour que tu sois fière de moi. Si j'ai disparu si longtemps, c'était pour que tu refasses ta vie sans moi. Et malgré tous mes efforts, malgré toutes les promesses que je me suis fait, je n'ai jamais cessé de penser à toi. Tu es mon ange, la femme pour qui mon cœur bat ; sans qui la vie ne vaut pas la peine ; sans qui je finirai par mourir si tu demeures loin… » Les larmes sont revenues alors qu'elle tente d'esquisser une parole. Je pose un doigt tremblant sur ses lèvres et continue, ayant peur de fuir si elle m'interrompt : « Chut. Laisse-moi finir. Je sais que maintenant, c'est trop tard : ton cœur est pris. Je t'en supplie, ne me dis que tu ne m'aimes pas car je ne pourrai pas me relever. Je vais partir, tu vas vivre ta vie et je vais quitter la tienne. J'espère, non je sais, que tu seras heureuse avec lui Hermione. Sache juste que tu ne quitteras jamais mon cœur car tu en es une partie. »

Come what may

Come what may

Il will love you until my dying day

Je me penche doucement vers elle qui pleure toujours, et dépose un baiser sur son front avant de la serrer une dernière fois dans mes bras. Je veux graver ses traits, son parfum, sa voix dans mon âme à jamais. Puis, refoulant la tristesse infinie qui menace de déborder, je tourne les talons, non sans avoir posé le lys sur la table…

Soudain, une petite main se pose sur mon épaule et me tourne avec douceur vers sa propriétaire qui a le regard et la voix déterminés : « Tu n'as pas le droit de partir comme ça Draco. Je veux que tu saches que moi aussi je t'… »

« MIONE ! »

Je vais tuer ce satané rouquin…

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Ron. Comment ai-je pu croire que je pourrais être enfin heureuse avec Draco ? Effrayée, je tourne la tête vers la source du cri, qui se rapproche insensiblement. J'hésite entre fuir et affronter ; je pourrai peut-être attraper Draco par la main et courir ? Non. Je suis une Gryffondor, j'assumerai mes actes. Je refais volte-face et aperçois Dray qui s'éloigne ; s'apprête à sortir du jardin. Je le rattrape, le dépasse et trouvant enfin son regard, dis d'un ton suppliant : « Reste, je t'en prie. » Il murmure, ou plutôt grommelle, un assentiment tandis que ses yeux reflètent une douleur palpable.

Il ne peut pas partir comme ça, en croyant que je ne l'aime plus. J'ai besoin de lui ; s'il part, je ne pourrai m'en remettre. Je serre sa main et vois à son expression fermée que l'affrontement est imminent. Je souffle un coup pour me donner du courage, effleure une dernière fois la main du blond et fais face à mon destin.

« Hermione, où es-t… TOI ! » Je me glisse rapidement entre les deux hommes, Ron semblant vouloir étrangler l'homme de mon cœur. J'hurle alors : « Arrêtez tout de suite ! Dray, calme-toi, tu es chez moi ici. Ron, laisse-le tranquille, tu sais bien qu'il est de notre côté ! »

Le jeune homme roux me fixe d'un air rageur et grogne : « Tu l'appelles 'Dray' ? Enfin, Mione, c'est Malfoy, la sale fouine qui t'as traitée comme une moins que rien durant sept longues années ! »

Je veux répliquer mais c'est Draco qui s'en charge : « Si tu avais ouvert un peu les yeux Weasley, tu saurais que ce n'est pas sept mais six… Enfin, tu es excusé : tout le monde sait que l'amour rend aveugle… » ajoute-il d'un ton railleur. Il est en position de force et il le sait. Je remarque avec amusement que je déteste et adore en même temps quand il fait ça.

« Malfoy, ne prends pas de grands airs avec moi ! S'il y a bien un lâche ici c'est toi ! »

Le regard de Draco se fait froid. « Tu es hors sujet Weas-laid ! »

Les oreilles de Ron commencent à devenir rouges, synonyme de rage… « Qui a changé de camp quand l'issue s'est faite favorable ? Qui a fui la dernière bataille ? Qui n'a pas réapparu durant ces six derniers mois ? Toi sale Mangemort ! » A ces derniers mots, je sens l'atmosphère devenir encore plus glaciale tandis que Draco se contracte et finit par m'écarter avec douceur dans le but d'aller casser le nez, et d'autres choses si possible, au rouquin.

Je m'interpose une nouvelle fois et entraine non sans mal à l'écart l'ancien Serpentard, qui se débat toujours. Alors qu'il maugrée dans sa barbe quelque chose comme : « Quel sale petit… Je vais le… », je l'oblige à baisser son regard vers moi. L'effet est immédiat : ses yeux auparavant couleur acier froid s'éclaircissent et pétillent de nouveau pendant que je lui chuchote : « Arrête, ne réponds pas à ses provocations. Pour moi. Je règle ça avec lui et nous reparlerons. Et puis, enlève-moi cette moue, tu es moins beau comme ça ! » Il rit, ajoute : « Sachez que je suis toujours beau, mademoiselle Granger… » puis me tourne le dos et, le petit chaton sur ses talons, s'assoit sur un tapis de feuilles morts. Il soulève le petit animal et, un sourire amusé sur les lèvres, lui murmure : « Tiens ! Tu me ressembles un peu toi ! » Attendrie, je souris en le voyant si doux avec la boule de poils.

Cependant, mon moment de quiétude est de courte durée et s'interrompt lorsque la main de Ron s'abat sur mon épaule et m'entraine à l'autre bout du jardin. Il est dos à Draco, que j'aperçois en train de nous surveiller du coin de l'œil ; tout son corps est tendu et d'une voix dure me demande : « « Qu'est-ce qu'il fait ici ? »

« Il est venu me rendre visite Ron, tout simplement. »

Ce dernier commence alors un long monologue sur le sujet : « Draco Malfoy n'est qu'un sale c.n » mais je n'écoute déjà plus. Mon regard reste accroché à la scène qui se déroule non loin : l'homme que j'attends depuis si longtemps est en train de se chamailler avec un chaton de deux mois et j'ai l'impression de voir un enfant. L'enfant qu'il n'a pas pu être. L'homme qui vient de me déclarer son amour. Celui qui a sacrifié son bonheur pour me protéger. L'adolescent qui ma sauvée la vie. Celui qui se tient là, allongé dans les feuilles d'Automne…

« Mione ! Tu m'écoutes oui ?! »

« Hum ? »

« Tu ne m'as pas écoutée un seul instant, avoue-le ! »

« Mais si ! » Mais non Ron, je ne t'entends même pas.

« J'aimerai juste que tu m'expliques pourquoi tu sembles si heureuse aujourd'hui alors que notre pire ennemi se trouve dans notre maison ?! »

Je n'entends que les derniers mots. « Ce n'est pas un ennemi. »

« Bien sur que si. Il a tué Dumbledore ! »

« Tu sais bien que non ! Voldemort a menacé sa famille afin de le manipuler et c'est bien le directeur de Poudlard qui a demandé à Rogue de le tuer. Tu sais tout ça Ronald ! »

« Je le sais mais je n'y crois pas. Enfin Mione, qui te dit qu'il est innocent ?! »

Je sais qu'à cet instant, mon regard brille. Je sais que Draco nous écoute… « C'est mon cœur qui le dit. »

« QUOI ? Ne me dis pas que tu es amoureuse de ce lâche ? »

« Depuis deux ans. Depuis qu'en septième année nous sommes sortis ensemble. Depuis qu'il m'a protégée de Bellatrix Lestrange. Depuis toujours même ! » Je dis ces dernières paroles en fixant Draco, qui écarquille les yeux.

« Comment peux-tu oser me dire ça alors que cela fait un an que nous sommes ensemble ?! »

« J'ai cru pouvoir l'oublier. Je suis désolée Ron. » Je détourne mon regard de celui foudroyant du rouquin pour observer l'héritier Malfoy qui semble pétrifié ; mais qui finit par afficher un sourire radieux.

"Ainsi, c'était à cause de lui cette tristesse inconsolable ? » J'acquiesce et un silence plane. Je baisse la tête puis, Ron me caresse la joue et murmure, afin d'être sur que Dray n'écoute pas : « Je ne te mentirai pas Hermione en disant que j'ai mal, affreusement mal. Même si je ne te comprends pas, je vois bien que tu sembles enfin heureuse ; et, si c'est grâce à lui, alors c'est avec lui que tu dois être. Cependant, je te mentirai si je disais que j'aurai la force de vous voir ensemble. Alors je vais aller faire un tour et, quand je reviendrai, je veux que tu sois partie. Je pardonnerai surement, avec le temps, mais j'en suis incapable aujourd'hui. Sois heureuse Mione. »

Emue aux larmes, je dépose un léger baiser sur sa joue et dis : « Merci mon frère… ». Il se détourne et sort du jardin ; mais j'ai le temps d'apercevoir quelque chose avant qu'il ne disparaisse dans la rue… Une unique larme.

Puis, un bruissement de feuilles. Une odeur familière qui m'envahit. Un bras qui se noue autour de ma taille. Draco.

Durant un long moment, nous n'échangeons pas un mot ; profitant l'un de l'autre, du Soleil qui nous réchauffe et de la sensation d'être enfin entiers.

« Je t'aime Hermione… »

« Moi aussi mon Ange… »

Et, avec une force inouïe, le vent se lève et fait virevolter des centaines de feuilles aux couleurs de l'Automne.

Rouge.

Or.

Draco les observe tourbillonner autour de nous et marmonne : « C'est très Gryffondor tout ça… »

J'éclate de rire et m'apprête à répliquer lorsqu'il m'arrête d'un baiser rempli de tendresse. Débordant de promesses.

Oui, maintenant, j'en suis sure : je vais être heureuse.

Storms clouds may gatter, Stars may collide

But I love you until the end of time...

FIN


Et voilà!

Je n'aime pas non plus spécialement la chanson, qui est de la comèdie musicale Moulin Rouge, mais j'ai apprécié les paroles, qui ont inspiré cette suite et fin.

J'espère que ça vous a plu. exprimez-vous avec une petite review:D

Nouni.