Title : Loosing Control

Theme : Law & Order SVU (Special Unit Victims) – femslash

New York Unité Spéciale

Pairing : Alexandra Cabot & Olivia Benson

Disclaimer : Not My property ... too bad, just the story. Dirk owns them.

Chapitre 1 :

Cela ne fait que quelques semaines qu'on commençait à mieux se connaître et à s'apprécier.

Elliot l'avait invitée à venir boire un verre avec nous chez O'Malley après une affaire délicate. Et pour la première fois, elle accepta son invitation.

On riait, on buvait, on parlait de tout et de rien sauf du travail.

Elle avait beaucoup bu, je n'aurais pas pu dire combien de verres, tellement elle les enfilait les uns après les autres. Le procès l'avait affectée plus qu'elle ne l'avait laissé paraître, elle avait vraiment besoin de s'éclaircir les esprits et d'oublier.

- « Bon, les gars, il est temps pour moi de mettre les voiles. Kathy et un long week-end en famille m'attendent enfin. »

Elliot prit sa veste, la fit passer par-dessus son épaule et se dirigea vers la sortie.

- « Attends moi, je t'accompagne. Demain, je commence tôt, c'est notre tour de permanence. N'oublie pas, Munch : 6h au bureau », rappela Fin.

- « Ouais, ouais », râlait-il. Il vida sa chope d'un trait et les suivit.

- « Je vais en profiter pour partir aussi. Alex, je te raccompagne, tu n'es pas en état de conduire », lui dis-je.

Je rassemblais son sac et sa veste pendant qu'elle tentait péniblement de s'extirper de sa chaise.

- « Je crois que je peux très bien me débrouiller seule », dit-elle en entraînant avec elle le dossier de sa chaise et en titubant pour se rattraper.

- « Oui, c'est ça, heureusement qu'il n'y a plus personne de l'équipe pour te regarder te lever et marcher … »

Elle grommela. Je la pris par le bras, déposai quelques billets sur la table et l'emmenai avec moi.

- « Mais je peux marcher toute seule !

- D'accord, d'accord, je te lâche. »

Je la fis grimper dans ma voiture, elle boucla sa ceinture. Je m'installai derrière le volant et mis le contact.

La route se déroula sans incident, je pouvais voir Alex somnoler, sa tête se balançait au rythme des virages et de la vitesse.

- « On y est … Alex … Réveille-toi », je la secouais doucement.

- « Mmmm non pas tout de suite, je suis fatiguée.

- Ok … génial, j'ai compris. »

Je pris son sac à main, me permis de fouiller dedans et d'en retirer les clefs de son appartement.

Je sortis de la voiture, fis le tour, ouvris sa portière et la tirai hors du véhicule. Elle ronchonnait toujours, prise dans son demi sommeil. Je la portais presque sur mon épaule droite, elle n'était pas contrariante. Ce n'était pas l'exercice physique le plus facile à accomplir : porter Alexandra Cabot, l'assistante du procureur d'une main et ouvrir la porte d'entrée de l'autre. Mais j'y parvins non sans trop de difficultés.

L'immeuble était luxueux, le hall d'entrée étincelait grâce au dallage fait de marbre clair et sous l'éclairage des spots. De magnifiques peintures décoraient les murs et rendaient la pièce plus accueillante et chaleureuse.

Je traînais la jeune femme comme je pouvais jusqu'à l'ascenseur, me rappelais qu'elle habitait au dernier étage et appuya sur le 20ème. Elle s'était vantée quelques mois plutôt de son nouvel achat, de la magnifique vue qu'elle avait sur Central Park.

La montée était longue, surtout quand on porte un poids mort avec soi qui ne faisait rien pour vous aider.

Arrivées à destination, les portes s'ouvrirent. La question finale se posait enfin : quel était son appartement sur les cinq ?

- « Alex… Alex », fis-je, « c'est lequel ton appart' ? Alex ! »

Rien, elle ne bougea pas, elle dormait profondément, la Belle au Bois Dormant.

Dans le couloir, il y avait quelques meubles et des plantations, je l'assis dans le fauteuil feutré vert et parcourus toutes les sonnettes.

- « La poisse ! Il n'y a que les riches pour faire un truc pareil. »

Aucune ne portait de nom, c'était bien ma veine. Je fourrais à nouveau mon nez dans son sac, à la recherche d'une enveloppe, d'un courrier quelconque, d'une information sur sa carte d'identité.

- « Bon et bien, je n'ai pas le choix, je vais me taper la honte de ma vie », fis-je à moi-même. « Mais je te jure Alex, en me tournant vers elle, que si on m'arrête pour infraction ou autre, je te le rendrai au centuple ! »

Mais elle ne sourcilla pas.

Je regardai son trousseau de clefs, pris ce qu'il me semblait être la clef d'un appartement : une clef à multiples poinçons de porte blindée. N'est pas détective qui veut, j'essayais de m'orienter par rapport au parc et éliminai les appartements qui s'en éloignaient. Il ne m'en restait plus que trois. J'insérai la clef dans toutes les serrures, silencieusement pour ne pas réveiller les occupants, les unes après les autres.

Si la fin de la soirée n'avait pas bien commencé, ça n'allait sûrement pas s'améliorer : la clef n'ouvrit enfin que la dernière porte…

J'allais chercher la blonde endormie, la portais dans mes bras pour plus de facilité, comme on fait avec les enfants quand ils s'endorment sur le canapé d'un hôte. J'entrais chez elle. Un petit pas en avant, j'allumais du coude l'interrupteur de l'entrée et un petit pas en arrière je refermais la porte d'un tacle arrière du bout du pied gauche… Une vraie salsa.

Plus j'avançais dans son appartement, plus j'écarquillais les yeux en découvrant son intérieur. C'était magnifique, elle était bien loin de la vérité au sujet de la vue. Elle était éblouissante ! D'une beauté à couper le souffle. Une grande baie vitrée s'étendait tout le long du salon et de la cuisine. En arrière plan, il y avait une terrasse avec une balustrade de fer forgé et de verre teinté, Alex y avait installé des fauteuils et des meubles de jardin en tek, de beaux petits arbustes étaient plantés dans de grands pots orangés en céramique. Une étagère en cascade portait des plus petits pots à épices dans lesquels poussaient de la coriandre, de l'aneth, du basilic, de la ciboulette, du persil, du romarin, du thym … de quoi ouvrir un petit commerce.

Elle avait décoré son intérieur avec le même soin. Les murs étaient clairs, des cadres bordeaux étaient accrochés, décalés, en escalier, sur le mur et représentaient des photographies ou des différents points de vue de New York, en noir et blanc. Sur tout le sol de l'appartement, du vrai parquet craquait sous mes pas.

Sur la droite, son salon était composé d'un sofa trois personnes et d'un petit fauteuil en cuir brun clair. Ils étaient rassemblés autour d'un feu ouvert. Les petits coussins étaient assortis aux rideaux. Un plaid canadien était replié sur le haut des canapés. Une petite table, au milieu, en osier, portait une large coupole en verre avec un pot pourri à la cannelle et cinq photophores éteints formaient une étoile. Quelques lampes halogènes, dans les coins, étaient dirigées vers le plafond ou vers les murs pour accentuer la lumière indirecte.

Au milieu de la pièce, devant moi, une longue table transparente en verre avec des chaises drapées d'une épaisse étoffe crème. Et à la droite de la pièce, un comptoir en marbre noir donnait sur une cuisine ouverte.

Alex pesait de plus en plus dans mes bras, je me dirigeais alors vers le hall de nuit, sur ma droite, qui devait mener vers la ou les chambres et la salle de bain. Je poussais la porte du pied, à la recherche de sa chambre. C'était le seul espoir de la soirée ; le premier essai était le bon. Je ne pouvais pas me tromper, son parfum emplissait encore la chambre, sa couette était retournée au milieu du lit pour l'aérer, son pyjama en soie rose saumon était plié au coin. Sur la table de nuit, il y avait un livre juridique ouvert à une certaine page, des carnets, des notes, des dossiers. Je l'emmenai vers son lit, la posai doucement. Puis, j'ouvris les draps de l'autre côté, retirai ses chaussures et sa veste. Je ne me permis pas d'aller plus loin …

Je n'allais pas mentir, ce n'était pas l'envie que me manquait. Mais j'ai un code d'honneur que je respecte ; je ne profite jamais des femmes endormies, ivres, sous l'effet d'un médicament ou d'une drogue quelconque. J'aime qu'elles soient éveillées, complaisantes, consentantes et pleinement conscientes. J'aime savoir qu'elles se rappelleront de moi le lendemain, j'aime laisser une bonne impression, un bon souvenir.

Je la fis glisser sur le côté, la recouvris de son édredon et partis en refermant doucement la porte derrière moi.

Près du téléphone, je pris une feuille de son bloc note, y écrivis un mot :

« J'ai refermé la porte derrière moi à double tour, tes clefs sont dans ta boite aux lettres.

Remède de grand-mère contre la gueule de bois : un verre 10cl cul sec de vodka.

Et s'il te plait, la prochaine fois, fais régime !

Olivia. »