TITRE : Étoiles & Chaos

AUTEUR : Ardell

DISCLAIMER : L'histoire et les personnages de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada. Seul le personnage de Cinnamon est à moi.

RÉSUME : Pendant la bataille des Sept Océans, les Chevaliers d'Or sont obligés de rester au Sanctuaire. Officiellement pour se préparer au retour d'Hadès et de ses 108 Spectres. Et si ce n'était pas la seule raison ?

NOTE : Cette fanfiction se situe avant le Hadès Chapter. Elle est divisée en trois parties et je ne prévois ni combats, ni yaoi. Par contre, de la violence sera à prévoir. De plus le début est peut-être assez long puisque le prologue prend place au cours d'une des scènes de l'anime, et il y aura beaucoup de dialogues dans les premiers chapitres. Pour ce qui est du respect de l'œuvre originale ma foi... je pioche un peu où je veux. Pardon donc aux puristes, aux amateurs de combats, aux familles tout ça ...

C'est ma toute première fanfiction et j'accepte avec plaisir toute critique : je sais bien que j'ai énormément de progrès à faire. Je vous demande juste de ne pas être trop méchants. Merci en tout cas de prendre le temps de lire et de me commenter.

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture.

NOTE 2 : Je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont lu cette fanfiction, en espérant que vous l'ayez aimée. Et je remercie particulièrement ceux et celles qui m'ont laissé des commentaires. Ça fait toujours énormément plaisir. Par contre pensez à vous connecter, sinon je ne peux pas vous répondre et vous remercier individuellement. Une fois encore, bonne lecture et MERCI !

NOTE 3 : Une version non censurée d'Etoiles et chaos se trouve sur d'autres sites.

PROLOGUE 1/2

Vendredi 3 avril 1987

19 h 05

Sanctuaire d'Athéna. Maison du Bélier

Toutes ces hésitations étaient ridicules. Incapable d'attendre plus longtemps, Aiolia commença à descendre les marches du premier temple. Depuis plusieurs jours, le ciel anormalement plombé déversait une pluie torrentielle. Non pas une ondée bienfaisante qui serait survenue en période estivale et qui aurait rafraîchit faune et flore. Mais une pluie froide s'échappant comme autant de larmes d'un ciel endeuillé, conférant au paysage habituellement ensoleillé de Grèce une atmosphère sinistre.

— Je ne peux accepter l'idée de rester là et de ne rien faire pour eux. Je vais les rejoindre.

Le Chevalier du Lion n'avait pas descendu trois marches que la voix du premier gardien éleva derrière lui :

— Aiolia, combien de fois serais-je obligé de te le dire ? Si tu ne restes pas tranquille et si tu n'abandonnes pas tout projet de quitter ce lieux, je serais obligé de te tuer comme traître à Athéna. Est-ce que tu m'entends ?

— Tu as dit que tu serais obligé de me tuer, c'est bien ça ? répéta Aiolia.

— Je n'en ai aucune envie mais je le ferais, répondit, Mû, la détermination se lisant dans ses yeux.

Le Lion se retourna vivement.

— Mû !

— Arrêtez ! s'exclama Milo.

Le Chevalier du Scorpion vint se placer entre les opposants.

— A quoi cela servirait-il que les Chevaliers d'Or se battent entre eux ? Vous êtes ridicules… Il n'en demeure pas moins que si nous n'agissons pas tout de suite, les Chevaliers de Bronze et Athéna elle-même vont mourir. Nous sommes là pour nous battre, et pour sauver notre déesse ou bien nous ne sommes plus des Chevaliers d'Or.

Mû acquiesça silencieusement. Milo avait raison, seulement ce n'était pas aussi simple. Le Bélier avait des directives et ne pouvait passer outre. Il allait une fois de plus leur réitérer les ordres que leur avait donnés le Vieux Maître, lorsqu'un scintillement l'en dispensa

— Qu'est-ce… Ça vient de la Maison du Sagittaire ! s'écria Aiolia.

En effet, tel un soleil miniature, le neuvième temple s'était illuminé d'un éclat doré. Un rayon plus lumineux que les autres fila soudain à travers le ciel, déchirant sur son passage les nuages anthracites qui s'étaient accumulés.

Milo exprima à voix haute les pensées de ses compagnons :

— Les Bronzes… Athéna… Finalement, ils pourront peut-être être sauvés.

— On dirait que même le Vieux Maître ne parvient pas à empêcher mon frère Aioros de faire quelque chose pour sauver Seiya et les autres, déclara Aiolia avec une fierté fraternelle non dissimulée.

De son côté, Mû éprouvait un vif soulagement et remercia silencieusement le Sagittaire pour cette aide providentielle. Grâce à lui, la Garde Dorée serait représentée auprès des Chevaliers de Bronze, qui recevraient ainsi un secours indispensable.

A présent qu'une solution avait été trouvée, chacun allait se retirer dans son temple, comme il se devait.

Il avait pensé trop vite.

— Maintenant que l'un d'entre nous au moins a décidé d'entrer dans la bataille contre Poséidon, je crois qu'il est plus que temps de s'attaquer à l'autre problème.

— Aiolia, quand je disais que nous ne pouvions quitter…

— Justement. Imagine qu'un ennemi nous attaque, nous aurions l'air de quoi ? Actuellement, Milo et moi sommes encore capables de vaincre les Généraux, mais si nous devions protéger le Chemin du Zodiaque contre un quelconque adversaire… Il aurait tôt fait de se gausser de notre manque d'organisation ! Toi-même, tu ne peux garantir la sécurité de la Maison du Bélier.

— C'est pour cela que nous devons continuer à travailler, répondit Mû. Jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre…

— Il n'y a qu'un moyen pour que tout rentre dans l'ordre, tu le sais aussi bien que moi, l'interrompit Aiolia.

— Nous n'avons aucune certitude là-dessus.

— Je préfère courir le risque.

— Es-tu sûr que c'est la seule raison qui te pousse à agir ?

Le Bélier avait touché juste : les yeux du Lion se mirent à flamboyer.

— Mû, répondit-il d'une voix sourde, dois-je te rappeler que la moindre notion de trahison m'est insupportable ? Cette fille nous l'avons acceptée parmi nous, nous lui avons ouvert nos Maisons. Résultat : elle nous a poignardés dans le dos !

— Tu ne crois pas que tu exagère ? Qui nous dit qu'elle a agit avec préméditation ?

Milo choisit ce moment pour intervenir :

— Mû, tu n'étais même pas là. Elle est intelligente, elle devait bien se douter que ce qui se passait n'était pas normal. Par Athéna ! elle a tout de même vécu presque un an à nos côtés ! Pour ma part, je ne pense pas l'avoir si mal accueillie. Elle aurait pu venir nous en parler, elle aurait nous le dire !

— Non, elle ne pouvait pas.

Tous les regards se tournèrent vers Shaka.

— Elle a été manipulée, tout comme nous, continua-t-il. Il s'est servi d'elle, et nous en payons les conséquences. D'ailleurs, réfléchissez. Si elle nous en avait parlé, combien d'entre nous l'aurait crue ?

Un silence gêné répondit à sa question. Le Chevalier de la Vierge poursuivit :

— Moi-même, j'avais ressenti un malaise la concernant. Pourtant je n'ai pas cherché plus loin. J'ai préféré rester à la surface et occulter ce qui me dérangeait. Comme avec Saga.

A nouveau, un silence pesant s'installa tandis que tous se remémoraient la façon dont le Gémeaux avait tiré les ficelles. Aldébaran s'éclaircit la gorge :

— Tout de même… elle n'est pas mauvaise, la petite. Elle est juste… un peu perdue.

L'euphémisme aurait fait sourire Mû s'il n'était aussi préoccupé. Une fois de plus, il leva les yeux vers le ciel sombre.

« C'est vrai. Je ne pense pas non plus que tu sois réellement notre ennemie. Où que tu sois, j'espère que les dieux t'arracheront à ta déraison… »

La voix d'Aiolia le tira de sa prière muette :

— Croyez ce que vous voulez, mais moi cette histoire, elle me reste en travers de la gorge ! La prochaine fois que je l'aurais en face de moi, elle aura intérêt à avoir de bons arguments !

— Qu'elle soit coupable ou innocente, n'oublions pas qu'elle était parfaitement au courant de la supercherie de Saga, rappela Milo. De plus, il faudra bien qu'on la retrouve un jour. Alors question : où peut donc se cacher la complice d'un manipulateur ?