Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi mais à la célèbre et talentueuse Nitta Youka.

Genre : yaoi évidemment

Note : j'adore particulièrement traiter ce sujet et j'espère qu'il vous plaira à vous aussi. C'est ma première fic sur ce manga, soyez indulgentes.

Bonne lecture.

Disparaître de ta mémoire…

Chapitre 1 : Réveil

Il avait l'impression d'avoir dormi pendant des mois entiers… Son esprit s'extrayait de cette somnolence étrange avec beaucoup de mal, comme s'il n'avait pas fonctionné depuis longtemps. Lentement il reprit conscience et cela lui demanda un effort surhumain.

Pourquoi se sentait-il aussi…nauséeux ?

Il voulut ouvrir les yeux mais ses paupières étaient tellement lourdes qu'il finit par abandonner quelques instants pour reprendre des forces.

Son esprit s'éveillant lentement, il reprit conscience de son corps tout entier, chacun de ses muscles lui rappelant soudain son existence. Il se sentait tellement lourd. Quelque chose n'allait pas en lui. Un sombre pressentiment l'envahit…

Il y avait quelque chose de chaud posé sur lui… Une couverture sans doute. Un bruit régulier résonnait à ses oreilles, l'abrutissant un peu, l'énervant de plus en plus au fur et à mesure qu'il retrouvait tous ses esprits.

Cette odeur…Ce fut elle qui l'alerta en premier. Il savait qu'il n'aimait pas cette odeur, elle avait quelque chose de neutre et de désagréable en elle.

Mais où était-il pour sentir cela ?

Inquiet il tenta à nouveau d'ouvrir les yeux et cette fois-ci, il y réussit. Avec beaucoup de difficulté certes, mais lentement la vue lui revint. Tout était flou, indistinct… Il ne reconnaissait rien du tout et une couleur blanche envahissait tout son environnement, l'éblouissant encore plus.

Mais où était-il bon sang ?

Pourquoi son corps tout entier refusait-il de lui obéir ? Il aurait aimé soulever ce qui pesait sur sa poitrine, ce poids étrange qui l'empêchait de respirer correctement... Mais ses doigts restaient immobiles, envahi par une raideur désagréable.

Essayant de rajuster sa vue, il entendit soudain un bruit confus non loin de lui. Un grincement…Sans doute une porte qui s'ouvrait.

La personne qui entrait pourrait sûrement l'aider… Il la chercha des yeux, sa vision toujours aussi floue. Mais son ouïe fonctionnait parfaitement bien et il entendit soudain une exclamation de surprise accompagné d'un bruit de pas précipités…

Hé non ! Revenez ! Ne me laissez pas comme ça… ! J'ai tellement de mal à respirer… S'il vous plaît…

Pourquoi je ne vois rien ? Pourquoi je n'arrive pas à bouger ?

Mais il ne resta pas longtemps seul. On revint et cette fois-ci, des silhouettes indistinctes se précisèrent juste devant lui. Des silhouettes toutes habillées de blanc.

Il sentit une main se poser sur son bras et les personnes se penchèrent vers lui.

- Il est réveillé… C'est un miracle !

Comment ça, réveillé ? Mais qui étaient ces personnes bon sang ?

Il voulut leur demander, déballer toutes ces questions qui le hantaient mais il pu à peine ouvrir la bouche. Sa voix même refusait de fonctionner, comme si ses cordes vocales étaient figées. D'ailleurs son maigre effort lui fit trop mal et un petit éclair de douleur passa sur son visage.

La main sur son bras le pressa davantage, réconfortante, alors qu'une voix masculine tentait de le rassurer en douceur :

- N'essayez pas encore de parler, il est trop tôt pour cela. Ne vous inquiétez pas, tout va bien aller maintenant. Votre voix va rapidement revenir. Restez calme, nous allons vous examiner.

Il était trop tôt ? Pourtant il avait l'impression de s'être endormi pendant des jours entiers. Son corps était tellement lourd.

Il n'eut d'autre choix que de se laisser faire, alors que les mains de celui qu'il supposait être un médecin au vu du contexte, glissaient sur lui, palpaient ses membres, passaient sur son front pour vérifier sa température et l'obligeaient à ouvrir en grand les yeux pour en examiner l'intérieur avec une petite lampe.

- Tout va bien, conclu l'homme. Vous devez sans doute voir flou mais cela va revenir sous peu. C'est un véritable miracle, vous n'aurez pratiquement aucune séquelle. Ne vous inquiétez pas, nous avons prévenu votre famille, ils seront là d'une minute à l'autre.

Sa famille ? Quelle famille ? Ils refusaient tous de le voir depuis longtemps maintenant… Seraient-ils revenu juste parce qu'il n'allait pas bien ?

Et d'ailleurs ? Pourquoi était-il ici ? Qu'est-ce qui s'était passé ?

Il voulut essayer à nouveau de parler alors que la panique l'envahissait, mais il se sentit partir brusquement et s'endormit aussitôt.

…..

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…..

On lui tenait la main. C'était doux, chaleureux… Cela le sortit lentement de son inconscience et cette fois-ci, il eut moins de mal à ouvrir les yeux que la première fois. La même couleur blanche éblouit ses yeux et il grimaça légèrement. Décidément, il allait finir par haïr le blanc si cela continuait.

Il sentit le contact sur sa main appuyer un peu plus fort. On avait dû remarquer son réveil et il tourna instinctivement le regard vers la personne à ses côtés.

- Iwaki !! Oh mon dieu tu es réveillé, les médecins ne mentaient pas…

La personne se redressa, apparemment ravi de voir le brun éveillé et se rapprocha de lui, sa main tenant toujours la sienne d'une manière encore plus possessive qui finit par énerver Iwaki. Il cligna des yeux quelques secondes, le temps de réajuster sa vue… Et malgré quelques zones encore floues, il réussit enfin à distinguer l'homme qui se tenait à ses côtés.

Kato Youji…

Mais… Qu'est-ce qu'il faisait là ? Et surtout pourquoi se montrait-il aussi familier avec lui ?

Il voulut lui retirer sa main, lui demander de s'écarter mais une fois de plus son corps le trahit, restant de marbre alors qu'il faisait pourtant tous les efforts du monde pour le faire réagir.

Kato se pencha soudain et déposa un baiser sur son front. Iwaki se tendit aussitôt : mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?

Son cœur s'affola brutalement, excitant la machine à ses côtés, et il roula des yeux fous, lançant sur Kato un regard inquiet, ce qui alerta aussitôt le jeune homme qui fronça les sourcils.

- Iwaki ? Iwaki ça ne va pas ?

La poitrine du brun se soulevait à un rythme désordonné et il lançait un regard étrange sur Kato comme s'il… était un parfait étranger. Inquiet et pâlissant, ce dernier se précipita sur le bouton pour appeler une infirmière, qui ne mit que quelques minutes avant d'ouvrir la porte de la chambre.

Remarquant l'affolement de la machine qui contrôlait le pouls, elle s'excusa et courut chercher un médecin, alors que Kato tentait de rassurer son amant en passant doucement sa main dans ses cheveux.

- Calme-toi Iwaki, tout va bien aller… Je suis là, ne t'inquiéte pas.

Mais de son côté Iwaki ne maîtrisait absolument rien et surtout il ne comprenait plus rien du tout, ce qui augmentait son stress de façon considérable. Quand le médecin arriva enfin, il était dans un tel état émotionnel que l'homme conseilla à Kato de s'écarter, et comme il ne semblait pas d'accord, il le repoussa fermement sur le côté, l'éloignant d'Iwaki. Visiblement la vue de Kato semblait énerver son patient et il se pencha sur lui pour lui administrer un calmant à travers sa perfusion.

- Calmez-vous Iwaki-san, tout va bien aller. Vous êtes à l'hôpital ici, vous ne risquez rien…

Mais son affolement avait essoufflé Iwaki qui semblait avoir beaucoup de mal à retrouver son souffle. Il portait un masque respiratoire et devant son état, le médecin demanda à l'infirmière de l'aider à le lui retirer. Cela ne fut pas sans douleur pour Iwaki qui eut un petit sursaut alors que le tuyau qui descendait dans sa gorge était retiré, mais dés que tout cet attirail lui fut enlevé, il pu à nouveau respirer correctement et reprendre son souffle, devant le regard satisfait du médecin.

- Cela ira mieux ainsi n'est-ce pas… Maintenant calmez-vous Iwaki-san.

Il attendit quelques minutes que son patient soit un peu plus détendu et il lui adressa un petit sourire rassurant.

Voulant connaître l'état de son amant, Kato se rapprocha et sa vue affola de nouveau Iwaki dont la respiration s'accéléra sensiblement. Comprenant le problème, le médecin repoussa aussitôt Kato à l'extérieur de la chambre, malgré les protestations virulentes de ce dernier. Pour finir, énervé, il s'exclama :

- Pour le bien d'Iwaki-san, veuillez sortir s'il vous plaît monsieur ! Il semblerait que votre présence l'inquiète et ce n'est pas bon pour lui.

Désemparé, Kato finit par se laisser faire, le cœur lourd. Il vit la porte se refermer sur le médecin et soupira, véritablement inquiet.

De son côté, le médecin revint prés d'Iwaki et le rassura aussitôt : désormais ils seraient seuls et il n'avait plus de souci à se faire. Cela sembla effectivement soulager Iwaki et très intrigué par son comportement, car la relation entre les deux hommes étaient tout de même connue, il lui demanda doucement :

- Je voudrais savoir une chose Iwaki-san… Pourquoi Kato Youji vous inquiète-t-il comme cela ?

Iwaki ouvrit la bouche, essayant de parler mais sa voix rauque et douloureuse mit plusieurs minutes avant d'être véritablement audible.

- Pour… Pourquoi…

- Pourquoi quoi Iwaki-san ? insista le médecin.

- Pourquoi Ka… to… est-il… ici… ? Je ne… Je… connais…pas…

Le discours était difficile mais le médecin le comprit rapidement et il fronça les sourcils. Il avait souvent affaire à ce genre de cas et celui d'Iwaki-san y ressemblait beaucoup trop, aussi avec toute la douceur du monde, il demanda à son patient :

- Iwaki-san, pouvez-vous me dire quel est votre dernier souvenir ?

Le jeune homme fronça les sourcils, creusant son esprit… Son dernier souvenir… Mais pourquoi était-il aussi difficile à saisir ?…

Lentement, comme s'il émergeait d'un rêve difficile à percevoir et qu'il essayait d'analyser ce qu'il venait devoir, Iwaki murmura :

- Je me souviens du casting… Pour ce roman… Je devais y aller…

- Vous rappelez-vous la date ? insista une fois de plus le médecin.

…..

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…..

Kato attendait impatiemment dans le couloir, terriblement nerveux. Dire que cela faisait un mois qu'Iwaki était dans le coma ! Un mois entier qui avait sans doute été la période la plus dure de toute sa vie ! Il était venu tous les jours pour voir son amant, allongé sur ce lit, horriblement pâle… Il en avait été malade des jours durant. La maison paraissait tellement vide sans Iwaki. Sa vie entière n'avait plus aucun sens.

La porte de la chambre s'ouvrit et le médecin en sortit. Kato se releva aussitôt et se précipita vers lui pour le presser de questions :

- Docteur, comment va-t-il ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

L'homme soupira en secouant la tête : il connaissait le caractère excessif de Kato Youji pour avoir dû le supporter de nombreuses fois durant ce long mois et il savait qu'il devrait prendre des pincettes pour lui annoncer ce qu'il avait compris.

- Ecoutez Kato-san, vous devriez vous asseoir…

- Docteur, dites-moi tout je vous en supplie.

Les yeux de Kato étaient chargés d'une telle douleur que le médecin n'insista pas.

- Très bien. Iwaki-san va bien, du moins il va très bien pour les circonstances. C'est incroyable qu'il se soit réveillé après un mois de coma. Son cerveau aurait dû subir plus de dommages mais il n'en est rien. Il a eu une chance incroyable.

Le visage de Kato s'illumina et il s'exclama, fou de joie :

- C'est merveilleux docteur !!

- Attendez Kato-san, je ne vous ai pas tout dit… Il se trouve qu'Iwaki-san souffre d'une perte de mémoire étrange.

- Co… Comment ça une perte de mémoire… ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Soudain affolé Kato serra les poings et son visage montrait bien à quel point il pouvait paniquer dés que le sujet touchait d'un peu trop prés Iwaki.

- C'est-à-dire que… Il semble avoir totalement oublié les dernières années de sa vie. Ses souvenirs remontent un peu avant votre rencontre me semble-t-il Kato-san. Je suis désolé.

- Mais… Mais… C'est impossible ! Iwaki ne peut pas… Non, vous dites n'importe quoi. Je croyais qu'il m'avait reconnu !! hurla Kato, désespéré et refusant d'admettre la situation.

- Kato-san, il ne vous connaît que de nom et à travers les revues qu'il a pu lire à l'époque. Je suis désolé mais… Il ne se rappelle pas de vous apparemment.

Les épaules de Kato se voûtèrent et il porta ses mains à son visage en murmurant :

- Non… Ce n'est pas possible…

A suivre…