Note de l'auteur : Les personnages de Supernatural ne sont pas à moi, mais je volerais bien Dean, enfin... Jensen !

Warning : langage grossier et connotation slash/inceste

Acrystar.


Frères alcoolisés
1


Mes yeux se ferment alors que le bruit incessant de ce moteur rempli la pièce. Je lui ai dit, redit, et encore redit que cette façon de faire me rendait mal à l'aise. Je n'aime pas qu'il fasse ça juste à côté de moi, je ne devrais pas avoir à entendre ça, ni même à le voir, là, allongé, un sourire, long de trois pieds collé au visage et ce petit ronronnement qui se rapproche dangereusement du gémissement à caractère sexuel. Franchement, il n'a aucune gêne, et c'est lui l'aîné, bravo ! Puisque c'est ainsi… j'attrape mon téléphone portable et je mets le volume à fond, qu'importe la chanson, je veux simplement ne plus discerner ce bruit qui me fait frissonner curieusement…

- Sam ! Sammy ! Oh, t'écoute quoi, là, me dit pas que t'as appelé un numéro cochon ! »

Genre, ce n'est pas moi qui m'extasie à cause d'un lit vibrant ! Je retire mes écouteurs et je fixe Dean qui semble complètement revigoré ! Il lui en faut peu ! Cinq pièces de vingt-cinq cents, et ça repart !

- Je couvrais juste tes gémissements indécents ! » Dis-je sèchement, tout en le regardant de haut en bas, et en fronçant les sourcils
- T'es trop prude, ma biche ! » Il me fait un large sourire, le même qu'il tend à ses futures conquêtes, je ne sais pas pourquoi, mais ce sourire doit me faire le même effet qu'à ces filles. Aurait-il un pouvoir hypnotique ? Je pourrais presque lui donner le bon Dieu sans confession, et lui pardonner tout. Sa main vient me caresser le bras, et je regarde ce geste comme si c'était une aberration. Non, en fait, s'en est une, lui qui déteste que je le touche… il me fait quoi là ?!
- Va te faire ! »
- Avec plaisir, mais la barmaid m'a jeté pour une gonzesse… »

J'ai bien envie de rire, enfin, je dois déjà avoir un grand sourire qui me grimpe le long des lèvres. Dean, le playboy de ses dames, se faire doubler par une fille, il doit l'avoir en plein milieu du gosier ! Il a un blason à redorer, depuis l'insinuation de la tenancière du motel précédent. A chaque fois qu'une femme nous prend pour un couple gay, il monte sur ses grands chevaux et se met à draguer à tour de bras. En ce qui me concerne, ça me passe au-dessus, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, je sais ce que je suis et où je vais, enfin, il me semble. Est-ce que Dean serait… un refoulé ? Ça ne m'étonnerait même pas ! Cette façon de vouloir se faire toujours le mâle dominant, partout, particulièrement lorsqu'on le prend pour un gay. Et cette façon de me traiter ! De me faire passer pour la grande folle du coin ! Merci Dean ! Il faudrait que j'enquête discrètement sur lui. Je suis sûr qu'il drague toutes ces filles pour cacher et se cacher quelque chose… Je ne sais pas si… Tient, voyons voir. Est-il du genre à fantasmer sur les lesbiennes ?

- Oh, c'est pas ça qui va t'arrêter, hein, et puis deux c'est toujours mieux qu'une ! »
- … Tu te fiches de moi, là ! »
- Non, non… » Fais-je avec une voix railleuse, alors que je le regarde passer une main nerveusement dans sa chevelure courte. Je me demande comment il serait, les cheveux un peu plus longs. Il n'est pas du genre à se faire chier avec une chevelure, Dean étant Dean, les cheveux longs ne vont pas avec son personnage. Dommage, j'aime bien les hommes chevelus.
- C'est cela, ouai… d'un autre côté, ça ne me branche pas les trucs à trois… »

Oh, aurait-il une perversion limitée, peut-être que je ne suis pas assez objectif quand je le regarde s'extasier pour un rien : une fille qui se baisse, un décolleté plongeant, une chevelure qui vole. Après tout, à part la tchatche, je ne l'ai pas énormément vu en pleine action. Juste avec… cette… biiiip de Cassie. Il faudra que j'analyse cette animosité démesurée que je lui porte, un jour ou l'autre. Cette fille ne m'a jamais rien fait. Bon, laissons tomber cette catin ! En tout cas, il a l'air sincère… je me roule sur le côté en soupirant, depuis deux semaines, on se terre dans ce motel miteux, abandonné dans un trou perdu, à cause de ce biiip d'agent du FBI, qui n'arrête pas de nous courir après, excité de s'être trouvé des Bonnie et Clyde des années deux milles…

- Tu viens boire un verre ? »
- Bof, pas envie de me retrouver encore dans ce bar malfamé, la dernière fois je me suis tapé un poivrot pervers ! » Et que faisait-il à ce moment-là ? Il draguait une fille ! Super le frère protecteur ! Il n'avait réagi que lorsque, par agacement, j'avais balancé mon poing dans la tronche du mec à l'haleine chargée, qui était en train de me peloter. Argh, en y repensant j'en frémis de dégoût !
- Ben alors, Sam ! Je te l'avais dit, faut que tu coupes les cheveux, tu fais trop féminin comme ça ! »
- Je fais ce que je veux, n'oublie pas, très cher grand frère que je suis la grande folle de la famille qui adore habiller et déshabiller les poupées de sa maman ! »
- Tu me fais encore la gueule à cause de cette histoire ?! »
- T'es un despote, un point un trait ! » Je réagis comme un gamin, après tout, j'ai le droit, il me traite comme tel, et dès que j'essaye d'agir comme un homme, il me met un bâton dans les roues ou me rabaisse à mon statut de cadet efféminé ! Mais, heu ! Je ne suis pas si efféminé que ça ! Je veux bien que je sois longiligne, que j'aie les joues roses d'un ado mais de là…
- Ok, je ramène les bières ! »

Il passe son blouson en cuir, prend les clefs de l'Impala et disparaît dans la nuit. Tss, il m'énerve ! Ma main attrape l'oreiller qui ne me sert à rien et je l'envoie hargneusement contre la porte. Je le déteste… enfin, juste par moment !

Je roule sur le matelas une énième fois, j'ai mal au dos, alors je me lève en me frottant le crâne et je regarde autour de moi. J'ai dû somnoler quelques minutes, mais pas assez pour me sentir mieux. Je n'arrive plus à dormir depuis que l'on s'est arrêté ici, déjà qu'avant ce n'était pas fameux, mais là, si je dors une heure chaque nuit…

- Me revoilà ! Désolé, j'ai eu un ticket avec la petite poule qui tient la supérette du coin. J'ai failli ne pas revenir tellement qu'elle était chau… Sam, ça va pas ? »
- Si... si… un peu fatigué, c'est tout. »

Il s'installe sur mon lit et après un court regard de papa poule, il me tend une bouteille en faisant une moue inquisitrice. Quoi ? C'est vrai, je vais bien, je suis juste fatigué ! J'attrape rapidement la bouteille et je grogne.

- Tu me dirais, si… y'avait un truc pas normal ? »
- Le premier prévenu, juré, mais là, c'est juste que je n'arrive pas à trouver le sommeil. Ça doit être le stress. » Je me rapproche de lui, et je m'assoie à mon tour en lui tournant le dos. C'est devenu une sorte de rituel entre nous. Quand on se regarde, Dean a du mal à parler, à cœur ouvert, chaque discussion se fait dos à dos, comme si on avait peur de lire dans les yeux de l'autre quelque chose de blessant…
- De ? »
- De ? Tu oses me poser la question ? On est recherché par le FBI, y'a un agent totalement taré qui veut te foutre en prison, voire pire, et surtout qui nous prend pour des tueurs en série ! Dean, je voulais devenir avocat, je te signal, et rien qu'avec ce qu'ils te reprochent, tu peux au mieux prendre la perpétuité, ou au pire, passer sur la chaise. » Ma voix fut prise de tremblements lorsqu'elle laissa passer le dernier mot de ma phrase. La chaise, ou plutôt, la peine de mort. Une belle façon de ne pas prononcer ce mot que je ne veux absolument pas associer avec Dean, il l'a déjà connu deux fois, et le vieux dicton ne se trompe que rarement. Est-ce que la troisième sera la bonne ? Est-ce que je pourrais encore le sauver ? Dean… mort… non, je ne veux pas l'imaginer ! Mes mains tremblent de panique à cette simple idée.
- Mais déjà, faudrait qu'il m'attrape ! »
- Et si jamais… »
- Bois, et tais-toi ! »
- Si il… t'attrape, je supporterais pas de me retrouver seul. » Seul, je deviendrais fou, seul, je finirais par glisser de l'autre côté, seul, j'en mourrais ! Avec mon père, on s'est jamais vraiment compris, je crois que l'on se serait jamais compris, et à chaque fois, on s'enguelait, car avec lui, la discussion ne passait pas. Avec Dean, y'a des hauts et des bas, mais on peut y arriver, parler, se réconcilier et finalement… se sentir une vrai famille, sans cri, sans larme… Et ce lien est encore plus fort depuis la disparition de notre père. Au fond, je le remercie d'avoir donné sa vie pour me ramener Dean. Mon dos se cale contre le sien et je baisse la tête, portant la bouteille à mes lèvres.
- Je ne te laisserais pas, ok ?! »
- T'as intérêt ! Tu l'as promis de toute façon. C'est ton devoir d'aîné. »

Ma tête glisse en arrière, se calant sur son épaule et je vide la bouteille rapidement. Depuis peu, notre relation s'est trouvée emmener dans un cycle malsain. L'alcool à n'importe quelle heure, l'ivresse… peut-être que la lassitude de notre vie, peut-être que la plaie laissée par la mort de notre père et le secret de ma naissance, n'ont fait que nous plonger naturellement, dans cette dépression chronique. Il me tend une autre bouteille que je vide aussi rapidement que la première, sans rien dire, sans rien penser. Je ne veux plus penser, je ne veux plus penser à ça. A cette situation hypothétique, d'une vie brisée par une loi qui ne rend pas compte de l'indiscutable réalité. Dean est innocent ! Je me laisse tomber sur le lit, après avoir vidé un pack de bières et la flasque tendue par Dean ; mes yeux se font vitreux, l'effet de l'alcool commence à me monter à la tête et lorsque Dean met sa fameuse piécette de vingt-cinq cents dans la machine, mon lit se met à vibrer ce qui me tire un fou rire alcoolisé.

- Alors, c'est pas super ? »

Allongé sur mon lit, tous les deux, chacun de son côté, moi en tête de lit, les jambes posées sur la table de nuit, et lui de l'autre côté les pieds reposant à terre. Je n'ai juste qu'à tourner la tête vers la gauche, pour me retrouver face à lui, pour le regarder dans les yeux et pour l'embrasser… heu… pour lui parler !

- A quoi tu penses, Sam, t'es tout rouge ! »
- A rien ! » Je ne vais pas lui avouer que je viens de penser à l'embrasser, c'est assez… gênant, je devrais aller plus doucement sur la boisson, en ce moment, elle me rend amoureux. J'ai besoin… d'attention, de tendresse, d'amour quoi ! Pourquoi je ne suis pas une femme ! Les sœurs sont bien plus tactiles que les frères…
- Pervers, t'as des idées cochonnes dans la tête toi, c'est juste un lit vibrant, hein ? Pas autre chose ! »
- Va te faire ! »
- Change de disque chéri ! »
- Dean ? J'adore ça. » Il est vrai, c'est super comme truc, je rigole tout ce que je sais, laissant le mécanisme faire palpiter ma chair, je crois que j'aime un peu trop ça, en fait.
- Je te l'avais dit, c'est super apaisant. Avec ça tu vas t'endormir dans deux minutes. »
- Je… » J'ai envie de lui dire un truc, sans vraiment savoir ce qui va sortir de mes lèvres à l'avance, mon cerveau est brouillé, je sais pas ce qu'il y avait dans cette flasque, mais j'aurais pas dû avaler ça cul sec, demain je vais encore vomir tripes et boyaux, à moins que ça n'attende pas le lendemain... « Dean… je t'aime. »
- … »

Je le sens se retourner, sûrement estomaqué par ce que je viens de dire, il me fixe avec curiosité, et moi, je ne fais que sourire, tendant ma main vers ce visage, caressant sa chevelure et sa barbe naissante. Il repousse ma main, ou essaye, car je ne veux pas quitter ce visage, il plisse les sourcils en me filant une claque sur le crâne.

- Hey, commence pas à te la jouer mélodramatique, ou je ne sais trop quoi, ok ? Me prends pas pour ta dernière conquête, sinon, petit frère ou pas, tu vas avoir des soucis ! »
- Dean… tu m'aimes aussi, hein ? »
- Mais ça va pas la tête ! »

Je me relève lentement, m'asseyant avec difficulté, et je me jette sur son torse en larmes, et là, je sais à sa respiration qu'il panique. Il déteste ça, et moi, j'en ai besoin. J'ai besoin que des bras me serrent contre eux. J'en ai ras le bol de son avarice de contact. J'en ai ras le bol que les bonnes mœurs aient fait que deux hommes n'ont pas l'autorisation de se toucher, de se cajoler comme ça.

- Hey, Sam, lâche-moi ! »
- Dean… » Je me redresse lentement, histoire de me retrouver du même sens que lui et je niche mon visage dans son cou, respirant son parfum. Ses bras ont une impulsion afin de me repousser, mais je le serre un peu plus, versant à nouveau quelques larmes. « Et si… si je devais devenir le mal en personne, tu as juré, Dean, mais quand je pense, à la possibilité que nos destins soient inter-changés… moi, moi, je n'arriverais pas à me faire à l'idée de te tuer. Je ne pourrais pas. Je suis ignoble de t'avoir fait promettre ça. Mais je ne veux pas… te faire du mal. Et si, je ne te reconnaissais plus, et si… »
- La ferme Sam ! T'es pas encore un démon, alors pense pas à ça, ok ?! Tout va bien, alors arrête de chialer, parce que là, je ne me sens pas dans mon élément, je n'ai jamais su te réconforter, même quand on était gosses. »
- Si… tu savais même bien le faire. Tu te rappelles ? A chaque fois que je pleurais, je t'appelais jusqu'à ce que tu cèdes, et que tu viennes t'allonger contre moi et, moi, je venais me caler dans tes bras. Ça me manque… »
- On est plus gosses, Sam ! »
- Et alors ? Je ne vois pas le rapport ! »
- Le rapport ? C'est qu'on a passé l'âge de ce genre de chose, va dans les bras d'une fille. »
- Idiot, c'est pas la même chose ! Je n'ai pas le temps de tisser un lien suffisant avec une fille pour pouvoir me sentir en sécurité dans ses bras. Et puis, une fille ça n'a pas de bras protecteurs ! » Je lui envoie un sourire, je sais qu'il ne peut pas le voir, mais je sais qu'il l'a senti, car la peau de son cou s'est mise à vibrer. J'empoigne son T-shirt, et après un très long soupire de sa part, il referme ses bras autour de moi et je ferme les yeux sentant une chaleur que j'avais presque oubliée, m'inonder le corps. « Dean, je t'aime… Je ne veux plus qu'on se fâche, plus jamais, je ne veux plus qu'on se sépare, tu es tout ce qui me reste, tu es toute ma famille, mon père, ma mère, mon grand-frère, mon ami… tout ça à la fois. Je t'aime… et moi… je… j'aimerais que tu me parles, que, quand ça ne va pas, tu viennes me parler, toi, durant toute notre jeunesse tu t'es occupé de moi, alors laisse-moi te rendre la pareille ! Dean, je t'en prie. »
- Chut… on verra ça quand tu auras du poil au menton. » Je lui serre la manche, comme je le faisais avant, quand, dans la nuit je faisais un cauchemar, puis je glisse mes lèvres dans son cou. « S… Sam, fait pas… ça. »
- Dis-le moi… »
- De ? »
- Que tu m'aimes… »
- Sam, ça prend une tournure louche ! Et arrête de faire ça ! »
- Faire quoi ? »
- Ton truc dans mon cou ! »
- C'est sensible ? »
- Hum… » Un sourire en coin étire mes lèvres et je l'embrasse à nouveau, là, au creux de son cou, une fois, deux fois, me resserrant contre lui. Son cœur s'accélère et je l'entends murmurer à mon oreille. « Arrête… ça, Sam, si tu continues… je crois que… »
- Dean… » Mon corps se contorsionne, et là, alors que ma cuisse glisse entre les siennes, je sens son souffle effleurer mon oreille. J'y prends goût, il est vrai, on est plus des gosses, ça se sent, car là, embué par l'alcool, et par le désir, j'aperçois quelque chose que je n'aurais pas dû découvrir de mon propre frère. « Dean, laisse-toi tenter. Teste ça avec, avec ma chair et mon sang, mon corps pour ton plaisir, ton corps pour le mien, le dernier lien qui unira les frères Winchester… »
- Sam… calme-toi ! Ok ? Heu, tu veux que je te trouve une… ou un… »
- Non, laisse tomber ces gens, c'est toi que je veux ! On va rien faire de mal, Dean ! T'as pas envie d'oublier un peu ce qui se passe dehors, ce qui se passe à l'intérieur. Je ne veux plus penser, et l'alcool ne m'aide plus. Dean, laisse-moi oublier avec toi. Nos cicatrices, nos destinés, nos tristes souvenirs, tes… dix années… » Mes mains glissent contre son visage, son torse, son corps, j'aime le voir échapper à mon regard et froncer les sourcils en essayant de me repousser sans vraiment en avoir envie. Je le connais, si il ne le voulait vraiment pas, je serais déjà KO, là, et lui dehors. Je soulève son T-shirt et son regard s'immobilise sur moi avec un air glacial. Son corps réagit, il ne peut pas le nier tout de même.
- Sam ! Arrête ça tout de suite ! » Sa voix est grondeuse, je le sens récupérer son T-shirt en grommelant, et puis il se lève, me laissant tout seul sur le lit.
- Dean… »
- T'es complètement bourré, tu te rends même pas compte que tu me fais, mais c'est carrément des avances ! Non, c'est du harcèlement ! Oh ! Je suis ton frère à ce que je sache ! » Mon frère, oui, mais si j'étais une fille, il ne dirait pas non au harcèlement, c'est vraiment trop injuste !
- Deaaaneuh, revient, j'aime pas être tout seul dans mon lit… Dean ! Dean ! »

Je l'entends soupirer, il s'approche de moi, tire mon pull par une manche et m'en déleste alors que mes lèvres essayent d'atteindre son torse qui se tortille sous mon regard. Une fois le pull jeté sur le fauteuil à mes côtés, il attrape mes jambes, avec un mouvement sec et rapide qui me fait échapper un gémissement, là, enfin, après m'être lentement faufilé auprès de lui, je soulève son T-shirt et dépose un baiser sur son ventre. Sa chaire est chaude, douce… elle a l'air…

- HEY ! » Dean vient de baisser le regard, il semble stupéfait par ce que je viens de faire, il n'est pas le seul ! Je l'ai mordu ! Euh… oh, tant pis, j'ai envie de recommencer. « Sam ! T'es en chaleur ou quoi ? Maîtrise-toi un peu ! »
- Dean… déshabille-moi. » Sa main se resserre sur ma jambe tandis que mon frère retire mes chaussures, j'ai envie de… de… « Miaou ! »

- Mia… ou ? » Il relâche mes jambes et pose un regard complètement décontenancé sur moi, j'aime bien quand il me dévisage comme ça, et en une seule impulsion, je me relève, enroule mes bras autour de lui, et je lui dérobe un baiser. Autant profiter de l'effet de surprise ! Il est tout raide, j'adore ça, oui, je suis amoureux de lui, transi, des pieds à la tête, je le veux. Depuis combien de temps je refoule cette attirance ? L'alcool n'a pas tout créé, je ne le crois pas.

- J'espère que t'es pas tendu que de là, si tu vois ce que je veux dire… hum ? Hum ? J'ai envie de… » Ses yeux se sont ouverts en grand et avant que le toi ne glisse de mes lèvres allongées dans un sourire concupiscent, je perçois un son indéterminable, et puis une vive douleur, et ensuite… plus rien !