Disclamer : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling. C'est un univers alternatif à partir de la quatrième année. L'histoire est kb0 et le titre original est " A Friend Indeed " et peut être trouvé sur ce site.

Elle contient 6 chapitres et je me mettrais à la traduction du 2ème dès ce soir. Je ne garanties rien avant 2 semaines, mais je vais faire tout mon possible.

Bonne lecture et à bientôt.

P.S: je m'excuse pour toutes les fautes d'orthographe qui auraient pu m'échapper.


Amis, anciens et nouveaux

( Dimanche 30 octobre 1994 )

Harry était assis sur le canapé devant un petit feu dans la salle commune de Gryffondor. Le temps était assez plaisant, bien que frais. Le dîner serait bientôt servi, mais il n'était pas sûr de vouloir vraiment manger. Bien sûr, les nouvelles circonstances dans lesquelles il se trouvait aujourd'hui étaient en grande partie la cause de ce sentiment. Contre son gré, il réfléchit à tous les malheurs qu'il avait accumulé durant les dernières vingt-quatre heures, ajoutant encore une sinistre situation dans sa vie.

L'année avait bien commencé jusqu'à hier soir, durant le festin d'Halloween. Au moment où la Coupe de Feu avait craché son nom en tant que quatrième champion inattendu du Tournoi des Trois Sorciers. Harry devait admettre qu'il avait eu de petits rêves de devenir le champion, comme pratiquement tout le monde, mais il n'avait pas sérieusement considéré d'entrer le tournoi. Il n'était pas assez vieux et ne disposait pas d'expérience suffisante pour la compétition. Pourtant, maintenant il n'avait plus le choix. C'était le premier problème, contribuant à une petite partie de sa frustration débordante et de sa grande colère.

Posant les coudes sur ses genoux, il passa la main dans ses cheveux tandis qu'il pensait au second problème majeur qu'il lui pesait maintenant. Ron ne lui adressait plus la parole désormais. Ce matin, Hermione lui avait expliquait la position de Ron dans sa famille, et comment cela rendait le meilleur ami d'Harry jaloux de presque tout, mais Harry ne pensait pas que ça pouvait se mettre au travers de leur amitié. Ils étaient les meilleurs potes, ou ils étaient supposés l'être. Avant le dîner hier soir, il aurait pu jurer que rien ne changerait ça, mais maintenant il n'était plus aussi sûr. Une petite partie de son cerveau lui rappela que tous deux n'avaient que quatorze ans, pas encore matures, mais cette bagarre silencieuse semblait terriblement enfantine pour Harry. Il ressentait le besoin d'avoir le soutien de son meilleur ami puisqu'il était clair que tout le monde l'attaquerait verbalement. Il était perdu quant à savoir pourquoi Ron ne pouvait pas voir cette simple vérité. Le jeune homme savait qu'il soutiendrait Ron si leurs positions étaient inversées.

Alors que ces deux développements se battaient pour ne pas le laisser en paix, il savait que le troisième problème n'en était pas moins signifiant. Il y avait les cauchemars récurants, plein de douleur, parmi lesquels des gens complotaient pour le tuer. Ils avaient commencé tôt cet été, il savait que Voldemort planifiait quelque chose, mais il ignorait quoi.

Ginny Weasley descendait de son dortoir, en route pour le dîner. Elle était quelques minutes en avance, mais elle n'avait rien de mieux à faire pour le moment. Alors qu'elle arrivait au bas des escaliers, elle remarqua un certain jeune homme brun devant la cheminée courant ses doigts dans ses cheveux. A tout autre moment, elle aurait admis que c'était ce qu'elle avait toujours voulu faire. Maintenant, au contraire, elle pouvait dire qu'il était soit particulièrement inquiet, soit nerveux. Il semblait sur le point de s'arracher les cheveux, ou peut-être ensorceler les meubles.

Normalement, elle aurait continué son chemin, évitant de le regarder, mais il y avait quelque chose dans sa façon de se tenir qui criait qu'il avait besoin d'un ami. Elle savait aussi que son idiot de frère n'était pas son ami, si elle se basait sur les regards menaçants que son frère et Harry plus tôt dans la journée, mais elle était surprise qu'hermione ne soit pas là. Peut-être que son frère se prenait un sermon, ce qui laissait Harry broyer du noir. Respirant profondément pour se donnait du courage, Ginny décida d'agir selon les conseils d'Hermione de cet été: être une amie pour Harry, et surmonter sa timidité

Hermione lui avait dit qu'elle avait besoin de laisser passer son béguin, car ils marchaient rarement. Harry avaient besoin d'amis, mais comme la plupart des garçons de son âge, il ne savait pas comment faire avec une petite amie. Ginny pensait que cela décrivait parfaitement son frère Ron, bien qu'elle n'était pas sûr comment Hermione savait cela si bien vu qu'elle n'avait jamais eu de petit ami.

S'avançant doucement vers Harry, Ginny s'assit dans le fauteuil à côté de lui et fit de son mieux pour avoir une expression "neutre", l'expression qu'elle utilisait généralement quand elle avait fait une farce. Hésitante, elle demanda:

" - Harry ? Quelque chose ne vas pas ?

Elle le regarda relever la tête assez longtemps pour voir qui lui parler.

- Ouais, tout va mal.

Il se remit la tête entre les mains, mais Ginny connaissait suffisamment Harry pour savoir que tout autre réponse que "bien" voulait dire qu'il avait d'énormes problèmes. Le problème maintenant était qu'elle n'avait aucune idée s'il la considérerait assez pour parler d'autres choses que du beau temps, encore moins pour se confier à elle.

- Eh bien, si tu veux en parler, je peux peut-être t'aider, offrit-elle dans un demi-sourire, qu'elle espérait n'était pas trop forcé.

Cela semblait être un geste amical et elle le ferait normalement pour les autres filles de troisième année qui avaient un problème. Dans le passé, elle avait même fait pour ses frères, alors elle pensait que c'était la bonne chose à faire avec Harry. Celui-ci ne releva même pas la tête.

- Je ne pense pas, non. Je veux dire, comment puis-je convaincre les gens que ce n'est pas moi qui ait mis mon nom dans la Coupe ? Je doute que, mis à part Dumbledore ou Maugrey, me croient. Maugrey pense que quelqu'un l'a fait pour me tuer.

Cela choqua Ginny. L'idée que quelqu'un puisse utiliser le Tournoi pour essayer d'éliminer Harry semblait étrange, étant donné la difficulté pour un plan comme celui-là de se réaliser dans une telle compétition. En même temps, elle avait entendu Hermione discuter en détails le nombre de participants morts dans les Tournois précédents, donc il y avait un peu de logique dans l'idée d'un complot.

- Qu'est-ce que tu en penses Ginny ? demanda Harry, sortant Ginny de ses pensées. Elle releva la tête pour le voir la regardait, attendant une réponse. Est-ce que toi tu penses que je me suis inscrit par moi-même ?

Harry ne lui avait pratiquement jamais adresser la parole, juste quelques bouts de conversations ici et là pendant l'été ou durant l'année scolaire, mais maintenant il lui demandait subitement son opinion. C'était une question difficile, à laquelle elle ne pouvait répondre à la légère, si elle était honnête avec elle-même ou Harry. Dans un soupir, elle savait qu'elle devait jouer les naïves, mais faire ça alors qu'elle essayer d'être elle-même en la présence du jeune homme n'était pas facile.

- Honnêtement ? Je ne sais pas quoi penser, Harry. Je suppose qu'il serait facile de dire ce qui tout le monde pense. Mais, d'après ce que je sais de toi, je ne pense pas que tu l'ais fait, ça ne te ressemble pas.

Ginny s'efforçait de ne pas trop rougir alors qu'elle répondait. Mais elle marqua une pause pour se reprendre. Des années de comédie, à faire des farces à ou avec ses frères, lui avait permit d'arriver à ce niveau, où elle pouvait contrôler les expressions de son visage. Elle savait qu'elle devait finir sa réponse

- Je sais que peu de personnes t'ont écouté hier soir, continua-t-elle, mais je t'ai entendu dire que tu ne l'avais pas fait. Alors je crois que c'est la vérité.

A un certain niveau, elle réalisa qu'elle parlait pour ne rien dire et pensait tout haut, mais Harry semblait satisfait et attendait tranquillement qu'elle finisse .

- Merci Ginny. Tu sais pas ce que ça veut dire pour moi.

C'était tout ce qu'elle pouvait faire pour ne pas rougir à la sincérité du jeune homme. Elle savait que si elle se concentrait sur ce qu'il disait, elle serait incapable de continuer. Ignorant la chaleur qui était sur le point d'envahir ses joues, elle ramena la conversation sur les apparents problèmes d'Harry.

- Je ne veux pas être dur, Harry, mais faire face à ce que les autres croient ne semblent pas si terrible. Tristement, tu l'as déjà fait auparavant, et ce n'est certainement pas une raison pour s'arracher les cheveux. A la fin, tu as toujours prouvé que tu avais raison.

- Non, ça c'est seulement le premier des trois problèmes que j'essaie de comprendre, ria-t-il tristement.

Ginny réfléchit un instant. Tandis que Harry avait révélé un problème, ce qui était déjà une nouveauté en soi, elle était incertaine quant à le faire parler des deux autres. Elle se demanda si il pouvait vraiment s'ouvrir à elle, ou s'il était seulement d'humeur à discuter.

- Quelque chose d'autre te tracasse ?

Elle regarda Harry se passait une nouvelle fois la main dans les cheveux. Quelque soit le problème, il était clair que ça le dérangeait beaucoup. De la façon dont il la fixait du regard, elle pensait qu'il se demandait s'il pouvait lui faire confiance ou pas.

- J'ai eu un rêve cet été à propos de Voldemort... Il disait à quelqu'un un de ses plans. Je ne sais pas ce qu'il veut, mais c'est sûrement pas une bonne chose. Si quelqu'un n'essaie pas de me tuer durant le Tournoi, lui il essaiera.

Ginny ne réagit pas au nom du plus noir sorcier de son temps, bien qu'elle-même ne disait pas le nom "V", du moins, pas encore. Ses expériences à Poudlard pendant sa première année avec un Tom Riddle âgé de seize ans, l'avait aidé à surmonter la peur du nom, mais aussi à respecter le pouvoir et la connaissance de ce dernier.

- D'accord, je peux comprendre que ça t'inquiète. Dumbledore est là, ainsi que le professeur Maugrey, non ? Mais si on considère ce qui t'ait arrivé dans le passé, je vois pourquoi tu fais attention. C'est bien d'être prudent, mais si tu leur dis, ils pourraient t'aider. L'as-tu dis à une personne de confiance ?

- Ouais, je l'ai dit à... quelqu'un. Il a dit qu'il verrait ce qu'il pourrait faire, répondit-il en haussant les épaules.

Ginny se demanda brièvement à qui Harry avait parlé, puisque ça n'avait pas l'air d'être Ron ou Hermione, et d'après le ton employé, ce n'était pas professeur Dumbledore non plus.

- Ok, alors, fais-lui confiance, il fera ce qu'il t'a dit. Maintenant, c'est quoi le troisième problème ?

Ginny était fière d'elle-même pour maintenir un ton calme tandis qu'elle essayer de le conforter. Elle n'était pas sûr qu'il était vraiment rassuré, mais au moins il avait l'air un peu mieux.

Harry fut silencieux pendant un moment et Ginny se demanda s'il n'était plus d'humeur à parler. Harry lâcha un soupir et elle était triste de voir qu'il avait l'air perdu.

- Tu peux peut-être m'aider avec celui-là. Est-ce que tu sais pourquoi ton frère ne veut plus m'adresser la parole ? demanda-t-il.

Ginny repassa les souvenirs de cette journée.

- J'ai remarqué qu'il ne s'était pas assis avec toi ce matin ou à midi, mais je n'ai pas réalisé qu'il ne te parlait pas. Il ne t'a pas dit pourquoi ?

Harry secoua la tête, et sembla encore plus perdu.

- Pas vraiment. Hier soir, il était en colère contre moi parce qu'il pensait que c'était moi qui avait mis mon nom dans la Coupe et que je ne lui avait pas dit comme faire pour qu'il puisse mettre le sien aussi. Enfin, c'est ce qu'il dit. Quand je lui ai répondu que ce n'était pas moi, il ne m'a pas cru et s'est mis encore plus en colère. On s'est crié un peu dessus. C'est stupide, je pensais que c'était un de mes meilleurs amis, mais il ne me croit pas et... Et ça fait mal, tu sais ?

Ginny soupira. Elle ne savait que trop bien qu'elle était le problème. Elle ne voulait pas avoir à l'expliquer, mais peut-être que ça aiderait Harry à comprendre pourquoi Ron agissait souvent comme ça.

- Il est jaloux, Harry.

Harry se redressa sur son fauteuil et la regarda calmement.

- C'est ce qu'Hermione a tenté de m'expliqué ce matin. Mais je ne comprends pas, du moins pas tout. Sûr, le fait d'être dans le Tournoi donne de la célébrité, mais ça va être extrèmement dur, et littéralement sanglant de mon côté. Il grogna. Je suis seulement un quatrième année. Comment peuvent-ils s'attendre à ce que je m'en sorte vivant ? demanda-t-il, exaspéré.

- C'est vrai, mais il y aussi la somme d'argent en récompense qui l'attire. Harry, ne sous-estimes pas le désir de Ron de se faire un nom pour lui-même. Je peux citer une spécialité chez chacun de mes frères, de Bill jusqu'aux jumeaux. Mais Ron, il n'a pas trouver comment se démarquer des autres encore, d'être vu comme quelqu'un de spécial lui aussi.

Harry la regarda, incrédule, et Ginny comprit qu'il n'allait pas lui rendre la tâche facile.

- Ginny, il a quatorze ans. Il n'a pas encore eu le temps se démarquer...

- Mais toi oui, Harry, continua-t-elle calmement, espérant que ça aiderait le jeune homme à comprendre ce qu'elle essayait de lui dire.

Harry ricana.

- Ouais, c'est ça, répondit-elle sarcastiquement. Je suis célèbre pour quelque chose dont je ne me souviens pas, quelque chose que ma mère a fait et que je ne sais même pas. J'avais juste un an !

Ginny réfléchit à un autre moyen de lui expliquer, mais tout revenait à Ron, envieux de tout ce qu'Harry détestait.

- Harry, Ron ne le voit pas comme ça. Pour lui, tu es célèbre, les gens te regardent différemment. Tu sors de l'ordinaire, tu es unique, essaya-t-elle d'expliquer, mais il était évident qu'Harry ne le croyait pas.

Le ton d'Harry la surprit, tellement il était rempli de colère.

- Il peut avoir ma célèbrité si il la veut. J'échangerais nos places quand il veut. Il peut avoir ma célèbrité et les Dursleys et je prendrais sa famille et sa normalité.

- Peut-être que tu devrais lui dire ça, suggéra Ginny après un moment de silence. Peut-être que ça lui ouvrirait les yeux.

Harry lui répondit par un haussement d'épaules et sembla s'affaisser devant ses yeux.

- Peut-être, si je pouvais lui convaincre de m'écouter.

- Donnes-lui du temps, il finira par t'écouter.

Ginny se surprit quand elle réalisa qu'elle avait oublier de maintenir sa façade et son effort d'être normal autour d'Harry. Elle s'est tellement mis dans la conversation qu'elle a en cessé de jouer la comédie. Avec le sentiment d'avoir acquis une petite victoire, elle sourit d'un air conspirateur tandis qu'une idée lui traversa l'esprit.

- Alors en attendant, Harry, ça te dirait d'avoir un nouvelle amie ?

Harry eut une faible étincelle dans les yeux alors qu'il haussa les épaules.

- Bien sûr, mais qui ?

Elle leva les yeux aux ciel, comprenant soudainement ce qu'Hermione voulait dire quand elle disait que, des fois, Harry ne savait vraiment rien de rien.

- Moi, idiot.

Pour la première fois ce jour-là, Harry sourit, et Ginny fut fière d'en être la cause.

- Tu es déjà mon amie, Ginny, dit-il. Puis, son expression s'assombrit. Euh, Ginny, je suppose que je devrais m'excuser pour ça.

Ginny ne comprit pas ce qu'il voulait dire, et le regarda, confuse.

- T'excuser pourquoi ?

- Eh bien, je n'ai pas été un véritable ami pour toi, admit-il. Je suis désolé, je ne t'ai pas.. été là ces dernières années.

Secrètement, Ginny était extatique d'entendre ça, même si elle savait qu'elle n'aurait pas su comment agir si il avait été là pour elle.

- Harry, tu n'as pas à t'excuser. Je suis un an plus jeune que toi et j'ai un cercle d'amis différent.

Alors qu'elle pensait que ça aurait était difficile pour elle d'être amie avec Harry, elle commença à rougir légèrement.

- Et puis, je ne t'ai pas rendu la tâche facile non plus.

Alors qu'elle rougissait encore plus, elle réalisa qu'elle ne pouvait toujours pas se comporter normalement avec lui, du moins sans s'entraîner un peu plus.

Harry, apparemment adepte dans l'art de ne rien voir, puisqu'il semblait ne pas remarquer qu'elle se démenait pour garder son calme.

- Peut-être que oui, peut-être que non, mais j'aurais pu être plus sympathique.

- Tu n'as jamais était rude, Harry.

- Quand même, j'aurais du être plus sympa.

L'estomac d'Harry gargouilla fortement, et Ginny gloussa quand il regarda son ventre comme si c'était un monstre qu'il essayait de faire taire.

Après avoir repris contrôle de son rire, elle se leva.

- Ok, mon ami, allons manger. le dîner a déjà commencé et on devrait y aller de toute façon.

Elle attendit qu'il se lève, avant de marcher ensemble vers le portrait de la Grosse Dame.

- Alors, Harry, ils t'ont dit ce que tu devras faire pour le Tournoi ? On peut t'aider ?

Tandis qu'ils sortaient de la salle commune, Harry lâcha un profond soupir.

- Ouais, mes amis ont le droit de m'aider à m'entraîner. Je pense que j'en ai désespérement besoin.

Tandis qu'ils continuaient le chemin, Harry baissa la voix.

- Ils disent que la première épreuve est supposé être le 24 novembre. C'est sensé tester notre bravoure et notre courage.

Ginny réfléchit un moment, se concentrant sur tout ce qu'Harry avait accompli et qui demandait ces deux qualités.

- Est-qu'ils ont dit comment ?

- Non, ça c'est la partie courage. On est supposé deviner tout seul le moment venu. Je sens que je vais complètement... il s'arrêta, cherchant ses mots.

- Merdé ? tenta Ginny.

Harry sourit encore alors qu'ils atteignaient le bas des marches, et pensa à quel point Ginny était gentille avec lui.

- Ouais, c'est exactement ce que je pensais.

Ils rirent ensemble et Harry réalisa qu'il se sentait mieux depuis qu'elle s'était assis avec lui dans la salle commune.

- Ginny, merci de m'avoir parler alors que tu n'étais pas obligé.

Le sourire qu'elle lui donna était simple mais honnête, et il fut content de voir qu'elle se sentait heureuse elle aussi.

- Il n'y a pas de problème, Harry. C'est pour ça que sont faits les amis. Tu m'aiderais aussi si j'en avais besoin, n'est-ce pas ?

Ils marchèrent encore quelques secondes, s'approchant de la Grande Salle tandis qu'Harry réfléchit à sa question.

- Je l'ai fait une fois, et je le ferais encore sans hésiter, Ginny.

Il la vit pâlir légèrement en comprenant qu'il parlait de de la première année de la jeune fille. Quand elle stoppa à l'entrée de la Grande Salle, il s'arrêta avec elle, le bruit des élèves en train de manger leur parvenant à travers les portes ouvertes. La voix de Gnny perdit tout son humour et quand elle répondit elle sempblait presque avoir peur.

- Je ne veux plus jamais que tu es à faire ça, Harry.

Harry essaya de la rassurer avec un sourire, mais il savait qu'il avait besoin de lui expliquer.

- Je sais. Je ne veux pas le refaire non plus, mais je le referais.

Alors qu'elle allait répondre, il la coupa d'un geste.

- C'est pour ça que sont faits les amis, Ginny. Allez, viens manger.

Ginny répondit par un doux sourire, comprenant ce qu'il voulait dire et pressa un peu le pas pour le rattrapper alors qu'il entrait dans la Grande Salle. Elle se demanda si c'était ce qu'Hermione voulait qu'elle fasse.

Alors qu'ils avançaient vers la table des Gryffondor, plusieurs personnes se retournèrent sur leur passage et commencèrent à chuchoter entre elles. Ginny pouvait voir qu'Harry commençait à se renfermer sur lui-même encore une fois, et ça la rendait plus triste qu'elle ne voulait lui admettre. Elle aimait comme il semblait plein de vie et normal quelques minutes auparavant, comme il avait était au Terrier.

Harry s'arrêta à la moitié de la table des Lions, n'ayant pas l'air sûr où s'asseoir. Ginny vit Ron assis ave Dean et Seamus, et Hermione quelques sièges plus bas, Neville en face d'elle.

- Par là, Harry. Assieds-toi à côté Neville.

Avec un petite poussée, Harry alla s'installer à l'endroit indiqué, et Ginny s'assit à côté de lui.

Hermione regarda la jeune rousse, essayant d'analyser la situation. Après un moment, elle sourit à son amie avant de se tourner vers Harry.

- Comment tu vas Harry ? demanda-t-elle.

- Bien, répondit-il comme d'habitude.

Ginny savait que le Harry ouvert et sociale de tout à l'heure était parti pour le moment, alors elle lui servit du jus de citrouille, espérant qu'il suivrait son exemple et commencerait à manger. Elle fut contente de voir que c'est ce qu'il fit alors qu'elle se servait à boire à son tour. Ce fut un dîner assez calme pour les quatre amis, à part quand Hermione demandasi tout le monde avait fait ses devoirs pour demain. Harry, tout penaud, admit qu'il lui restait un essai pour Binns, mais sous le regard menaçant d'Hermione, il promit qu'il le finirait après dîner.

Ginny écouta silencieusement pour la plus grande partie, pas habituée à rester avec les autres durant les repas à l'école. C'est à ce moment-là que Neville commenta dans sa conversation avec Harry sur les élèves de Durmstrang.

- Ils m'ont l'air intimidants, dit-il.

- Je suppose que je peux comprendre, du moins à la.première impression, répondit Harry après un moment. Mais regardes un peu plus près et tu verras qu'ils nous ressemblent beaucoup. Redresses-toi et ne sourcilles pas quand tu les vois et tout ira bien.

Ginny hochait affirmativement de la tête comme Hermione.

- C'est facile à dire pour toi Harry, dit timidement Neville à son ami. Tu es un champion.

Harry ricana, l'incrédulité apparente sur son visage.

- J'ai peut-être plus d'expérience que toi en bagarre que toi, Neville, mais je ne pense pas que je sois le meilleur.

Ginny était sérieuse quant à savoir pourquoi Harry disait ça, car elle savait qu'il était meilleur avec une baguette que Neville.

- Harry, interrompit Hermione. Y a une raison pour laquelle tu es le meilleur dans notre classe de Défense Contre les Forces du Mal.

Ginny aperçut le regard déçu qu'Harry donna à Hermione, ce qui était inattendu. Quand elle le vit discrètement indiquer Neville de la tête, qui avait maintenant baisser le yeux vers la table, elle comprit ce qu'il voulait faire.

Hermione eut l'air de comprendre plus vite, Harry souriant alors que la brillante sorcière regardaNeville.

- Mais tu as raison, Neville n'est pas loin derrière. Je parie que qu'il pourrait faire aussi bien que toi avec un peu d'entraînement.

Ginny fut heureuse de voir Neville avait relevé la tête, un mélange de surprise et d'espoir sur le visage. Elle vit Hermione sourire avant de se retourner vers Harry, alors que sa posture devenait aussi stricte que celle de McGonagall.

- En parlant de cela, tu vas t'entraîner pour les épreuves, n'est-ce pas Harry ?

Harry fit une légère grimace, et Ginny pensa que n'importe qui devenait inconfortable quand Hermione vous prenait pour cible.

- Oui, Ginny l'a suggéré, répondit-il tout en repoussant les restes de son dîner. Hé, j'ai une idée, dit-il, son visage s'illuminant. Est-ce que ça vous dirait de m'aidait tous les trois ? A part m'aider, vous pourriez apprendre de nouvelles choses vous aussi.

On aurait dit que quelqu'un avait à Hermione donné une première édition de " L'Histoire de Poudlard ".

- C'est une idée géniale Harry. On doit juste être sûr que cela n'interfère pas avec nos devoirs.

Ginny voulut rire tellement Hermione était prévisible quand il s'agissait de devoirs, mais elle retint et se contenta de quelques gorgées de jus de citrouille. Elle vit Harry lui donnait un fin sourire avabt qu'il ne se tourne vers Neville.

- Qu'est- ce que tu en penses ? lui demanda-t-il. Tu veux te joindre à nous ?

Neville fut totalement surpris par la question.

- Je..., je ne sais pas. Je ne penses pas que je serai d'une grande aide, répondit-il finalement.

- Allez Neville. T'as rien à perdre et tout à gagner. Réfléchis, tu pourrais même apprendre un truc qui serait drôle d'essayer sur Malfoy.

Ginny entendit Hermione prendre une grande bouffée d'air et Harry aussi apparement. Elle le jetait un regard vers Hermione qui disait "N'essayes même pas". La jeune brunette sembla se dégonfler un petit moment, mais il était évident qu'il était dur pour elle de tenir sa langue.

- Ok, je pense que c'est d'accord, dit Neville.

Ginny fut heureuse de voir que la réponse du timide Gryffondor fit sourire Harry. Celui-ci regarda les trois autres tour à tour avant de leur faire part de ses pensées.

- Excellent ! Parlons-en sur le chemin du retour.

Comme ils avaient déjà fini leur dîner, ils se levèrent et prirent le chemin vers la tour Gryffondor tout en discutant de leur nouvel entraînement. Alors qu'ils suggéraient des tranches d'horaires, Harry demandait toujours à Ginny si c'était compatible avec son emploi du temps, puisqu'elle avait des cours différents des trois autres. Ils décidèrent finalement que mardi soir serait un bon début.

Arrivés dans la salle commune, le comportement d'Harry était totalement contraire à celui qu'il affichait quand Ginny l'avait trouvé. D'un air joyeux, il dit:

- Je vais bouquiné mon histoire comme ça je peux finir cete dissertation pour Binns. Bonne nuit, tout le monde. A demain.

Tandis que les autres lui répondaient de même, Harry fixa son regard sur Ginny.

- Merci pour tout," dit-il alors qu'il montait dans son dortoir.

Son simple remerciement laissa la jeune fille se déménait vainement pour contrôler ses rougeurs. elle fut frustrée de voir que même quand les choses allaient bien, Harry pouvait touours provoquer une réaction chez elle.

Neville se joignit à une partie de Bavboules tandis qu'Hermione partit dans sa chambre prendre son sac de cours, prétextant vouloir s'avançer en Potions. Ginny décida la même chose pour le cours d'Enchantements.

Quand elle retourna dans la salle commune, livre de Sorts et Enchantements et papiers en main, elle rejoignit Hermione à sa table. Elle regarda la jeune fille prendre des notes de son livre de Potions, ses pensées n'étant pas encore sur les devoirs. Après qu'elle minutes, elle n'avait toujours pas ouvert son livre. Hermione leva les yeux vers elle et dit:

" - Harry et toi avaient l'air très copains ce soir.

Cette fois-ci, Ginny fut incapable de retenir son rougissement.

- Ouais. Je... je l'ai vu quand je suis descendue pour dîner, avoua-t-elle, cherchant ses mots. Il n'avait pas l'air bien. Comme si il était tracassé par quelque chose.

Secouant la tête, elle chassa de son esprit les images d'Harry et se mit au travail, mais ressentit une once de fierté de l'avoir fait se sentir mieux.

- Je me suis souvenue de ce que tu m'as dit cet été, et ...et j'ai essayé. Je me suis assise et fait ce que ferait un ami et ça a marché.

Son rougissement,qui jusque là avait diminué,revint à la charge.

- D'une certaine façon, je n'arrive pas à croire que j'ai fais ça. Je devrais remercier Fred et Georges pour m'aider avec mes talents d'actrice mais ils voudront savoir pourquoi et après ils voudront que je les paye.

Hermione rit doucement.

- Continues comme ça Ginny. Personne ne peut dire ce qui va se passer, mais soit une amie pour Harry et il sera toujours là pour toi. Aussi, si tu continues de jouer la comédie, tu trouveras que ça viens naturellement et que tu n'as pas besoin de jouer un rôle.

C'était une idée intéressante et qui ne quitta pas les pensées de Ginny pour le reste de la nuit.


La semaine suivante fut horrible pour Harry. A part Hermione, Ginny et Neville, aucun autre élèves ne voulait croire que ce n'était pas lui qui avait mit son nom dans la Coupe. Hagrid le crut, mais ça n'aidait pas vraiment. Harry pensait qu'il aurait mieux supportait tout ça si Ron avait été de son côté, comme en deuxième année. Mais maintenant son supposé ami, l'ignorait la plupart du temps, quand il ne se moquait pas de lui.

Ce fut à ce moment-là qu'il réalisa que Ginny avait été pour lui comme envoyée du Ciel. Plusieurs fois, elle l'avait trouvé seul dans la salle commune, et venait lui tenir compagnie, lui engageant la conversation sur des choses normales: leurs différents devoirs, les sorts qui pourraient être utiles, même du Quidditch. Harry trouvait de plus en plus facile de lui parler, sa gêne causée par le béguin qu'elle avait pour lui s'est peu à peu évaporé, laissant la place une amitié où ils apprenaient à bien se connaître.

Pendant son isolation de toute la majorité des habitants du château, Hermione était resté une fidèle supportrice. Tandis qu'elle continuait de le soutenir, Harry l'avait vu arrêter d'aider Ron avec ses devoirs, soit à cause des actions de ce dernier envers Harry, soit pour autre chose qui avait laissé la jeune fille en colère un soir. Cette séparation temporaire entre Ron et Hermione avait pour avantage qu'ils se disputaient moins. Hermione pouvait faire tous ses devoirs comme elle le voulait, et tout le monde était reconnaissant pour le fait qu'il n'assistait plus aux accrochages constants des deux jeunes gens.

Leur première session d'entraînement en tant que groupe, pour le Tournoi s'est révélé très utile. Hermione était arrivée préparée avec une liste de tous les sorts qu'ils avaient appris ces trois années, ainsi que ceux qu'ils allaient étudié cette année. Les quatre amis ont travaillé dur, spécialement sur le charme d'Attraction, pour lequel Harry et Neville avaient eu des difficultés en classe avec Flitwick plus tôt cette semaine. Ginny se débrouillait légèrement mieux que les garçons, ce qui surprit un peu Hermione, considérant que la jeune rousse n'apprendrait pas ce sort avant un an.

Harry avait écrit une longue lettre à Sirius, lui décrivant le comportement des autres envers lui, les moqueries, et les conséquences sur son cercle d'amis. Malheureusement, la réponse mettait du temps à venir, bien que Harry espérait que son parrain était bien caché et en sécurité et que l'atente n'était pas due au fait qu'il était encore en fuite.

Le plus grand incident de cette semaine était survenu juste avant les Potions, sans surprise. Quand Malefoy et ses "amis" s'étaient pavanés avec leurs badges qui alternaient entre " VIVE CEDRIC DIGGORY " et " A BAS POTTER ", fiers de leur coup de "génie". Harry et Drago s'étaient envoyés des sorts, qui avaient ensuite ricochés, frappant ainsi Goyle et Hermione. Rogue était arrivé à ce moment-là, et comme d'habitude, avait pris le parti des Serpentards.

Il a complètement ignoré le fait que les dents d'Hermione s'allongeaient de plus en plus et dépassaient sa gorge, disant qu'elle n'avait rien d'anormal. Ron avait réagi comme il aurait fait d'habitude et avait crié sur Rogue avec Harry. Ils ont tous les deux perdu des points et reçu une retenue, mais Harry avait pensé que peut-être que c'était le début de leur réconciliation. Mais il déchanta vite car quand il regarda son ami, espérant que tout redeviendrait comme avant, Ron était brusquement parti rejoindre Dean et Seamus.

Harry avait apprécié le fait que Colin soit venu le "sauver " du cours pour l'examen des baguettes, même si il avait dû passé quelques horribles minutes en compagnie de Rita Skeeter. Le jeune homme était encore dévasté du fait que Ron continuait de l'ignorer et l'éviter. Heureusement, son état l'avait empêché de trop en dire à Rita et Dumbledore l'avait sauvé des griffes de la journaliste, bien qu'Harry ne savait pas exactement ce que l'affreuse Plumes à Papottes verte avait pu écrire sur son humeur dépressive.

Après l'examen des baguettes, durant laquelle Harry se sentit ridicule, il partit dans la Grande Salle pour dîner mais ne trouva pas Hermione. Ginny était avec ses amis et changea de place pour se mettre à côté de lui et Neville, et il comprit pourquoi quand elle commença la conversation.

" - Harry, quelque chose ne va pas ? "

Il pouvait détecter l'inquiétude dans sa voix, mais il garda le regard baissé sur la nourriture dans son assiette. Il jouait avec, perdu dans ses pensées. Alors que sa nourriture ressemblait de plus en plus à de la purée, il décrit lentement sa journée. A la fin, n'ayant pas vraiment envie de manger, .il repoussa son assiette et mit sa tête sur la table.

Ginny regarda Neville, lequel hocha la tête, confirmant le récit d'Harry. Elle ne pouvait pas croire les mauvaises journées que ce dernier pouvait avoir quelques fois; il n'était tout simplement pas juste qu'un professeur puisse agir comme ça. Bien sûr, Ron agissait en idiot extraordinaire, ce qui était un peu grave, considérant que les deux grands idiots dans la vie d'Harry étaient Malefoy et Rogue. Sans même se rendre compte de ce qu'elle faisait, Ginny se mit à caresser le dos d'Harry. C'était quelque chose que sa mère faisait toujours quand elle ou un de ses frères étaient tristes ou ne se sentaient pas bien.

Cela durait depuis un bon moment, durant lequel Harry réfléchissait à ses problèmes, quand la jeune fille entendit :

" - ça fait vraiment du bien..."

Elle fit tout ce qu'elle put pour ne pas laisser échapper un petit cri de surprise et continuer son mouvement rassurant comme si toute était normal. Heureusement, Harry ne vit pas son énorme rougissement, mais quand elle jeta un coup d'oeil à Neville, elle le vit sourire à pleines dents. De son autre main, elle mit un doigt sur ses lèvres et Neville acquiesça, avant de s'en retourner à son dîner, essayant de supprimer son amusement.

Ginny savait qu'Harry avait une bonne raison pour se sentir déprimé, mais en même temps il devait prendre soin de lui-même. Sauter un repas, d'accord, mais depuis qu'il était devenu un champion du Tournoi, c'est à peine si il mangeait comm il faut et ça commençait à se faire sentir. Son évident plaisir à se faire caresser le dos lui donna donc une idée pour fixer ce problème.

Elle arrêta son geste et dit doucement :

" - Harry, il faut que tu avales quelque chose si tu veux prendre des forces. tu n'es pas obligé de manger beaucoup, mais juste un peu, disons dix fourchettes. Si tu manges au moins dix fourchettes, je te masserai encore le dos si tu veux.

Elle n'était pas sûre de sa réaction, mais ça valait le coup d'essayer. Est-ce qu'il verrait qu'elle voulait l'aider ou si il verrait en elle une autre personne qui le force à faire quelque chose qu'il ne voulait pas faire. Elle savait qu'il possèdait un entêtement incroyable d'après les histoires d'Hermione.

Au grand étonnement de la jeune rousse, Harry se redresse lentement et se mit à manger. Il avala la moitié de son assiette, puis recroisa ses bras sur la table, y enfouissant sa tête. Souriant de son effort, Ginny recommença à lui caresser le dos tout en réfléchissant aux problèmes du jeune homme. Se tournant vers Neville, elle lui demanda doucement :

- Neville, tu as une idée de ce qu'on pourrait faire pour aider Harry ?

- Non, désolé, lui répondit ce dernier, secouant la tête.

Ginny lui fit un petit sourire, puis aperçut ses frères jumeaux, qui étaient assis un peu plus bas, se levaient pour partir. Une idée germa soudainement dans son esprit.

- J'ai une idée mais j'ai besoin de vérifier quelque chose. Je vous vois dans la salle commune tout à l'heure.

Se levant précipitamment, elle laissa ses amis et se dépêcha de rattrapper ses frères.

Harry releva la tête de ses bras pour la regarder partir, puis tourna son regard sur Neville.

- Désolé, Harry, lui dit-il. Je suis moi aussi ton ami, mais je te caresse pas le dos.

- Imbécile, ricana le brun.

- Idiot, répliqua Neville.

Ils rirent tous les deux avant de se lever et de se diriger tranquilement vers la tour Gryffondor. Harry fut surpris de se trouver lui-même dans un meilleur état d'esprit.


Ginny rattrappa ses frères juste quand ils atteignaient le bas des escaliers.

- Hé, il faut que je vous parle à tous les deux.

Fred regarda derrière lui.

- T'entends quelque chose frérot ?

- Non, rien du tout. Allons organiser notre prochaine farce, répondit Georges.

- Mes chers frères, si vous m'accordez quelques minutes de votre temps, je vous donnerai une idée pour une superbe farce aux dépens de Malefoy.

Les jumeaux s'arrêtèrent où ils étaient et se regardèrent. Sourires aux lèvres, ils se retournèrent simultanément, et chacun attrappa un bras de Ginny, l'escortant plus loin dans le couloir, puis dans un passage secret. Un coup de leurs baguettes magiques et elle savait que la zone était protégée, leur conversation resterait donc secrète. Une fois installés, ils la regardèrent tranquillement, attendant qu'elle expose son idée.

- D'abord, j'ai besoin de vous poser une question. Est-ce que vous croyez Harry ? Est-ce que vous pensez que c'est lui qui a mis son nom dans la Coupe ?

Elle attendit tandis qu'ils échangèrent un regard pendant quelques secondes.

- Honnêtement ? demanda Georges.

Ginny acquiesça.

- Non, franchement, j'en doute, continua-t-il. On est en sixième année, et si on n'a pas trouvé un moyen de le faire, alors lui non plus.

- C'est juste qu'on a pas encore compris comment ça a pu arriver. Bien que je parie sur l'idée qu'il a convaincu quelqu'un de le faire à sa place, dit Fred.

- Harry dit qu'il ne l'a pas fait et Dumbledore le croit, répliqua Ginny.

Les deux garçons se regardèrent plus longtemps, puis Fred répondit :

- Je suppose qu'on le croit, mais est-ce que ça compte vraiment ?

- C'est vrai, il est dans le Tournoi de toute façon, ajouta Georges.

- C'est parce que ça compte énormément pour lui de savoir que des gens le croit. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît lui dire ce que vous pensez de cette histoire ?

- On pourrait, mais qu'est-ce qu'on y gagne ? demanda Georges.

- Une farce très drôle, sourit Ginny.

- Ooooh, dit Fred avec délectation. ça, c'est le sourire " Ginny - a - eu - un - super - cadeau - à - Noël ". Qu'est-ce que tu as en tête ?

- Peut-être de la nudité en public ? tenta Georges avec amusement.

Ginny frissonna.

- S'il vous plaît, par tout ce qui m'est cher, non !

Prenant une grande inspiration pour essayer d'effacer l'image d'un Malefoy nu de son esprit, elle leur dit :

- Vous avez vu les badges qu'a fait Malefoy ?

Ils firent "oui" de la tête.

- Vous pouvez jeter un sort sur l'entrée de la Grande Salle de façon à ce que n'importe qui ayant un de ces badges passe la porte, les badges changent ?

- ça pourrait se faire...

- T'as une idée de ce qu'on pourrait mettre ?

- On peut laisser la partie " VIVE CEDRIC DIGGORY " comme je ne veux pas que ça retombe sur Harry, mais changez le " A BAS POTTER " en " MALEFOY FAIT DANS SON LIT ", leur dit Ginny. Quelque chose qui l'embarasse, mais assez clean qu'on ne s'attire pas trop d'ennuis.

- ça sera facile, je pense...

- Mais ça ne sera pas plus drôle de dire quelque chose de plus pointu ?

- Bien sûr, j'adorerai que ça dise " MALEFOY AIME ROGUE ", mais Rogue s'en mêlerait, et je préfèrerai m'occuper de lui séparément, répondit Ginny.

- Ok je pense qu'on peut le faire.

- Ouais, c'est pour la bonne cause.

- Et quand tu auras une bonne idée pour Rogue, viens nous voir.

- Mais méfies-toi, il est difficile à piéger.

- J'en suis sûre, affirma Ginny. J'aimerai un sort qui lui fasse dire " points pour Gryffondor " quand il essaye de dire " points en moins pour Gryffondor ", mais ça serait évident que c'est nous. J'ai besoin d'être plus subtile.

- T'as raison soeurette.

- Alors quand veux-tu installer le sort sur la porte ?

- Dès que possible, répliqua la jeune fille. Prenez un jour ou deux si vous en avez besoin, mais réussissez-le du premier coup.

Le trio souriant de Weasley repartit vers leur salle commune, s'échangeant des idées plus extravagantes les unes que les autres pour piéger Rogue.


( Jeudi 9 novembre )

Harry, Hermione, Ginny et Neville arrivèrent dans la Grande Salle pour dîner, ayant l'intention de manger rapidement avant de repartir dans une salle de classe unutilisée près de la tour Gryffondor pour s'entraîner à jeter des sorts. Ginny leva les yeux de son assiette juste à temps pour voir que la table des Serpentards semblait avoir un petit problème. Alors qu'elle était sur le point de demander à Harry si il pouvait voir ce qui se passait, un Poufsouffle se mit à rire à la table vosine, en montrant quelque chose sur lui.

Le Poufsouffle lui tournait le dos, mais son ami assis en face appuya sur son badge accroché à son uniforme et elle le vit changer de " VIVE CEDRIC DIGGORY " à " MALEFOY EST UN CRACMOL ". Elle recracha presque le jus qu'elle essayait d'avaler. Un énorme sourire au visage, elle donna un coup de coude à Harry qui était assis à côté d'elle et lui montra le badge du Poufsouffle.

Le jeune homme ricana puis commença à rigoler, attirant l'attention d'Hermione et Neville, assis en face, et leur dit de regarder derrière eux.

- Je me demande ce qui s'est passé, dit-il.

- Tu peux me remercier si tu veux, sourit Ginny avec coquetterie, tout en rougissant légèrement.

Harry la fixa du regard.

- C'est toi qui a fait ça ?!

Sa voix était douce, comme si il esssayait de garder la conversation entre eux deux, tandis qu'Hermione pouffait de rire avec Neville.

- Pas personnellement, mais j'ai convaincu quelques personnes de le faire pour toi, confessa-t-elle à voix basse, voulant comme lui garder leur conversation privée.

- Oh, c'est pour ça qu'ils m'ont dit qu'ils me croyaient, dit Harry dans un grand sourire. T'es brillante, Ginny, absolument brillante.

Entre son sourire et ses yeux verts qui la regardaient dans les siens, Ginny voulait fondre, ou lui agripper le visage et le bécoter à en perdre la tête. Cette pensée lui fit monter fortement le rouge aux joues et elle retourna à son assiette pour cacher sa gêne.

- Ginny. Ginny.

Elle ne voulait toujours pas lui faire face.

- Ginny, regardes-moi, s'il te plaît, finit par suppliait Harry en mettant sa main sur l'épaule de la jeune fille. Il ne l'avait jamais touché avant et elle pensa que ça devait vouloir dire quelque chose. Espérant pour le mieux, elle leva finalement les yeux vers lui et retint son souffle.

- Merci. Tu n'imagines pas ce que ça représente pour moi," l'endendit-elle dire.

Elle se retint à peine de l'étreindre. Quand il retourna à son dîner, elle regarda Hermione. Son amie lui sourit simplement en retour.

Leur session d'entraînement ce soir-là se déroula comme sur des roulettes, sauf qu'Harry se démenait toujours avec les sorts d'Attraction, bien qu'il semblait s'améliorer. Ginny savait aussi qu'il avait du mal avec le fait que Ron ne lui avait pas adresser la parole de la semaine. Elle lui en avait parler, et essayait de l'encourager de se concentrer sur les amis qu'il avait, laissant à Ron l'espace qu'il avait besoin pour règler son problème quelque qu'il soit. Ce qui n'arrangeait pas la situation, c'était le fait qu'Hermione essayait de les rabibocher, alors qu'aucun des garçons n'étaient prêts. Ginny soupçonnait qu'il n'y aurait aucune réconciliation tant que Ron ne grandirait pas assez pour s'excuser d'avoir dit qu'Harry avait menti et de l'avoir accusait d'avoir mis son nom dans la Coupe.


( Samedi 19 novembre )

Le samedi avant la première tâche était une sortie à Pré-au-Lard. Sur le chemin du village, Hermione commença encore à plaider sa cause perdue, et ça ne concernait pas les elfes de maison.

" - Harry, j'ai entendu Ron dire qu'il irait déjeuner aux Trois Balais. Et si on allait le rencontrer là-bas ?

Harry leva les yeux au ciel.

- Non, dit-il simplement.

Alors qu'elle ouvrait la bouche pour essayer encore une fois, Harry continua :

- Ecoutes, jusqu'à ce qu'il s'excuse, je ne veux rien avoir avec lui et je ne vois pas pourquoi c'ets moi qui devrais aller le voir.

- Il a raison Hermione. Ron agit comme un véritable imbécile ces temps-ci, plus que d'habitude, et crois-moi je sais de quoi je parle, dit Ginny.

- Je suis d'accord avec eux, ajouta doucement Neville. Si tu pouvais entendre ce qu'il dit dans notre dortoir Hermione, je ne pense pas que tu serais ausssi gentille avec lui. J'ai demandé sur la dispute pendant un petit moment au début, mais j'ai arrêté. Ron n'agit pas du tout comme un ami. Je suis juste content qu'il la ferme quand Harry est dans les parages.

- Bien. Tu serais en colère contre moi si j'allais le joindre pour déjeuner ? soupira Hermione.

- Je sais que tu as été en colère contre lui et que tu as arrêté de l'aider avec ses devoirs. Est-qu'il s'est excusé ? demanda Harry, tout en se questionnant pourquoi Ron s'était-il excusé auprès d'Hermione mais pas de lui.

- Non, soupira Hermione. J'ai essayé de le pardonner de toute façon pour ne pas perdre notre amitié, mais je ne l'aiderais plus avec ses devoirs jusqu'à ce qu'il s'excuse pour ce qu'il m'a dit.

- Bien, ça c'est entre vous. Si tu veux y aller, vas-y, répliqua Harry. C'est ton ami et tu peux déjeuner avec qui t'as encie. Ma seul objection c'est que tu essayes d'en faire mon ami tout de suite.

- Merci Harry, dit Hermione alors qu'ils entraient dans la petite ville.

Le visage d'Hermione s'illumina quand elle vit une pancarte au loin.

- Regardez ! Il y a des soldes sur les plumes. Allons-y !

Elle accéléra le pas, entraînant le groupe dans la boutique.

Les trois autres éclatèrent de rire. Harry n'était pas contre l'idée d'aller dans ce magasin, contrairement à Ron. Cette pensée le ramena à réfléchir à cette amitié. Distrait, il prit un paquet d'un edouzaine de plumes et un peu plus de parchemin. Leurs devoir ces temps-ci leur avaient épuisé tout leur stock. Tandis qu'il payait pour ses achats, il sentit Ginny lui tirer sur le bras pour attirer son attention.

- Harry, qu'est-ce que tu as ? T'as l'air perdu d'un coup.

Neville fut le dernier à payer pour ses articles, et Harry en profita pour répondre à son amie.

- Je crois que j'ai eu une révélation personnelle il y a quelques minutes, et j'essaye encore de l'accepter.

- Tu veux en parler ? demanda la jeune rousse alors qu'ils quittaient de la boutique pour l'air froid de Novembre. Avant qu'il puisse répondre, Hermione et Neville les rejoignirent.

- Harry, appela Hermione. Je peux aller voir Ron maintenant, ça ne te déranges pas ?

- Hermione, tu peux faire ce que tu veux. Tu n'as pas à me demander la permission pour quoi ce soit. Tu es mon amie, et je serai le tien, quoi qui se passe, d'accord ?

Hermione lui répondit d'un brillant sourire tout en hochant rapidement de la tête.

- Merci, Harry. Je te rejoins tout à l'heure.

Tandis que la jeune fille partait, Neville se tourna vers Harry :

- Je pense que je vais aller avec elle. Je ne veux pas qu'elle soit seule pour ça.

Harry sourit en regardant Neville rattrapper Hermione.

- Alors ça, c'est intéressant.

- Effectivement, ça l'est, acquiesça Ginny. Eh, tu veux t'asseoir là-bas pour un petit moment ? Ce banc a l'air d'être protégé du vent.

Harry haussa les épaules, indifférent, et la suivit.

- Ah, on est mieux. Alors, Harry. Quelle était ta révélation ?

Harry fixa le sol du regard pendant un instant tandis qu'il décidait s'il voulait en parler ou non. Considérant tout ce qu'il avait partagé avec elle durant ces dernières semaines depuis le festin d'Halloween, il se dit qu'il pouvait encore se confier.

- Seulement parce que tu es une amie très proche, tu comprends ?

- Je dirais rien, je te promets, répondit Ginny.

- Je me suis rendu compte que ça ne me dérangeait pas de suivre Hermione dans un magasin pour acheter des plumes, contrairement à Ron, qui aurait déclanché une dispute et aurait attendu à ce que je sois d'accord avec lui. Tout ça m'a fait pensé à l'influence que mes amis ont sur moi. J'ai entendu dire qu'on peut dire beaucoup d'une personne à leurs amis.

- Moi aussi, j'ai entendu ça.

- Eh bien, j'ai prêté plus d'attention à quelques conseils qu'Hermione donne toujours, comme l'habituel à propos des devoirs. Et tu sais, mes notes s'améliorent et je me débrouille mieux en classe aussi. J'ai commencé à vraiment connaître Neville, et je l'aime bien, je pense qu'il pourrait être un très bon ami. Sa confiance en lui progresse lentement, et ça le change, mais d'un bon côté.

Ginny hochait de la tête à chacun de ses arguments.

- Je suis d'accord avec toi. Neville est en train de sortir de sa coquille. Je ne sais pas si tu as remarqué mais il a de meilleurs notes aussi.

Harry sourit.

- J'ai remarqué, j'en ai discuté avec lui pendant une de nos parties d'échecs. J'aime bien joué avec lui à ce jeu, et je pense que c'est parce qu'il ne le prend pas au sérieux et qu'on est au même niveau. Avec Ron, ça a toujours été une façon de passer le temps, et je n'ai jamais aimé le jeu.

- Harry, personne n'aime jouer aux échecs avec Ron, rigola Ginny.

- Je suppose. Et puis il y a toi, Ginny.

Harry remarqua qu'elle frissona légèrement, mais réalisa que c'était probablement dû au froid et au vent.

- Tu as été la plus surprenante des amis. Je n'étais pas sûr de ce que je devais attendre de toi, mais tu m'as aidé d'une façon que je n'avais pas imaginé. Juste le fait de te parler, comme ça, m'aide vraiment.

Harry n'était pas sûr de vouloir continuer, mais il se rendit compte qu'il ne pouvait pas s'en empêcher.

- D'une certaine manière, tu me calmes et me rassures, et me remontes le moral. Considérant tout ce à quoi je dois faire face, et comment... comment j'avais besoin d'un ami dans ces moments-là, tu ne peux pas savoir ce que ça veut dire pour moi, mais ça signifie beaucoup.

Ginny voulut s'évanouir. Quand elle vit qu'il s'était arrêté, elle réalisa qu'elle devait dire quelque chose.

- Et tout ça parce que Ron a commençait à agir comme un idiot et t'as laissé tombé ?

- Ouais, répondit-il, déprimé. C'est ça qui est triste. J'ai arrêté de traîner avec cellui que je pensais être mon meilleur ami, et ma vie s'en trouve mieux. C'est tellement mal de beaucoup de façons que je ne sais pas quoi faire.

Ginny prit en compte cela et pouvait voir son point de vue, mais en tant qu'ami, elle sentait qu'elle devait dire quelque chose.

- Harry, ne penses pas à ça de cette façon. Celui que tu considérais comme ton meilleur ami t'as laissé tombé, et a pris ces manières d'enfants immatures avec lui. A toi, ça t'as permit de grandir et de devenir une personne meilleure.

Elle pouvait dire que ces paroles n'étaient pas vraiment réconfortantes, mais elle espérait qu'il y penserait et peut-être comprendrait mieux les choses.

- Harry, j'aime mon frère parce que c'est mon frère, mais je peux aussi te dire qu'il agit trop souvent comme un gosse de cinq ans. Quand Ron aura prit un peu de maturité, il sera ton ami à nouveau : je sais que tu l'accepteras. Mais, comme tu l'as dit à Hermione, de déjeuner avec qui elle veut, tu dois laisser Ron faire ce qu'il veut aussi. Si ça veut dire te laisser tomber quelques temps, alors c'est ce qui doit se passer et rien n'est de ta faute. Tu as le droit de profiter de la vie, tu sais, alors profites-en.

Harry la dévisagea.

- T'es sûre que t'as que treize ans ?

Ginny baissa les yeux.

- Non, j'ai loin d'avoir treize ans, surtout à cause de ma stupidité.

- Non !

La jeune fille leva la tête face à la réaction d'Harry.

- Non, dit-il plus doucement. Ce n'était pas ta faute et tu n'étais pas stupide. J'ai du me battre contre lui moi aussi, et il était fort. Tu as été forte pour lui avoir tenu tête si longtemps. On aurait pas du t'ignorer, et tu n'aurais pas voulu passer autant de temps avec ce satané journal.

- Merci encore, Harry, chuchota-t-elle.

- Pas de problème, Ginny. Tu sais, c'est facile pour nous autres d'oublier les conséquences de cette année-là pour toi, mais toi tu ne pourras jamais oublier, n'est-ce pas ? Tu peux le comprendre, lui et son savoir.

Elle hocha positivement de la tête. C'était déprimant de penser à cette année-là. Elle n'était pas sûre comment ils en étaient arriver à parler de ça, mais elle savait qu'elle voulait changer de sujet. Puis elle sentit un bras sur ses épaules l'attirer brièvement vers lui avant de la lâcher. Elle le regarda et vit un petit sourire sur son visage.

- T'avais l'air d'avoir besoin qu'on te prenne dans les bras, et ta mère n'est pas là alors je crois la tâche me revient.

Ce geste la réchauffa comme jamais.

- Merci Harry. Ce que tu viens de faire comptes beaucoup pour moi.

- De rien. Je pense que maintenant on est à égalité, l'un ayant aidé l'autre quand on le pouvait. Qu'est-ce que tu dirais d'aller manger ? Peut-être on peut trouver une petite table quelque part, suggéra le jeune homme.

Elle acquiesça et lentement, ils se mirent en route vers les Trois Balais. Sur le chemin, ils rencontrèrent Hagrid. Après s'être salués, le géant se pencha et leur parla doucement.

- Harry, est-ce que tu peux venir à ma cabane ce soir sans être vu ?

Harry répondit que oui.

- Sois-là à minuit alors. J'ai quelque chose à te montrer, quelque chose d'important.

Il se redressa et partit sans un autre mot. Ginny regarda Harry, qui rencontra son regard, et ils haussèrent les épaules en même temps, les faisant rire.

Ginny suivit suivit Harry dans les Trois Balais, où ils trouvèrent une table et eurent un agréable repas. Ils avaient de manger et discutaient des différentes de Quidditch du pays quand Hermione et Neville les rejoignirent et ils décidèrent de partir. Les quatre adolescents profitèrent de leur après-midi en se promenant dans le village.

Harry remarqua tout de suite qu'Hermione n'était vraiment d'humeur joyeuse, mais ce n'est que quand ils arrivèrent en vue du château qu'il décida de dire quelque chose.

- Hermione ? Qu'est-ce qu'y a ? Tu n'as pratiquement rien de toute l'après-midi.

Elle le regarda, pas trop sûre.

- Je ne pense pas que tu veuilles savoir, lui dit-elle.

- Essayes toujours, répondit Harry, avant de voir une lueur bizzare vite disparaître dans les yeux de Neville. Qu'est-ce qu'y a ?

Hermione finit par lâcher dans un soupir :

- C'est juste quelque chose qu'on a entendu au déjeuner. Je suis désolée d'avoir douté de toi Harry. J'ai demandé à Ron comment il se sentait par rapport à cette situation puisque j'étais certaine que tu lui manquais comme lui te manques, car il m'avait dit ça avant. Mais je n'en suis plus si sûre maintenant, et je suis triste de savoir que votre amitié est dans cette état-là.

Harry se mit un sourire légérement forcé sur le visage.

- C'est pas grave, Hermione. Moi et Ginny en avons parlé durant le repas aussi, et je pense que je me suis rendu compte que je suis mieux sans l'influence de Ron en ce moment, et peut-être que c'est mieux pour vous aussi. Je trouve ça triste moi aussi, mais Ginny m'as fait remarqué qu'on était en train de grandir et lui non.

Neville et Hermione le regardèrent, puis Ginny.

- C'est très bien parlé Ginny, dit Hermione, avant de se retourner vers son meilleur ami. Et si il se mettait à grandir, redeviendrais-tu son ami ?

Ils marchèrent quelques secondes encore avnt qu'Harry ne réponde.

- Oui, je pense. Mais je doute qu'il soit mon meilleur ami encore, du moins pas avant longtemps. Il semble apprécier de traîner avec Dean et Seamus, alors je pense que je le considérerai comme l'un d'eux : un bon copain, mais pas quelqu'un avec qui je passerai tout mon temps.

- Je comprends, lui dit Hermione tandis qu'ils approchaient le château. Je comprends tes sentiments et la tristesse de ce qui a été perdu, bien que je ne laisserai pas tombé pour vous deux. "

Harry ne sut pas quoi répondre à ça, alors il ne dit rien et ils partirent directement dîner.


( Dimanche 20 novembre )

Les quatre amis étaient assis très tôt à un bout de la table Gryffondor, prenant leur petit déjeuner ; personne

ne se trouvait près d'eux, exactement ce que voulait Harry.

" - Vous ne croirez jamais ce que j'ai vu hier soir.

Face aux regards interrogateurs des trois autres, qui savaient qu'il avait été voir Hagrid, il leur dit doucement :

- Des dragons.

- Dra... couina Ginny avant que Harry ne lui mette une main sur la bouche.

- Chuuut, oui des dragons, comfirma-t-il dans un murmure. Ton frère Charlie était là lui aussi. Enfin bref, c'est ça la première épreuve. On doit passer devant eux pour prendre quelque chose apparemment.

Ginny pâlit, tandis qu'Hermione devint silencieuse et Neville laissa tomber sa fourchette dans son assiette, qui se répercuta dans le silence.

- Il faut qu'on recherche sur les dragons et comment les mettre hors d'état de nuire, dit finalement Hermione.

- Oui, je suis d'accord avec toi, répondit vivement Harry. Lors de ma discussion avec Sirius hier soir, il a dit qu'il y avait une simple façon, mais Ron est arrivé à ce moment-là et nous a interrompu, donc Sirius n'a pas pu me dire.

Harry savait que son ton était devenu venimeux vers la fin, mais il ne pouvait pas s'en empêchait.

Neville marmonna quelque chose, et Ginny dit :

- Espèce de sale petit...

Harry posa doucement sa main sur l'épaule de la jeune fille pour l'arrêter. Bien qu'il était incapable de metre un peu de chaleur dans son ton de voix, il réussit à en enlever l'amertume.

- J'étais en colère moi aussi, mais maintenant que j'y pense, ce n'était pas sa faute. Il n'avait aucune idée qu'il interrompait et n'importe qui aurait pu interrompre, il fallit que j'arrête la conversation. C'était juste la malchance de Ron que ça tombe sur lui.

Hermione releva un sourcil.

- C'est très mature de ta part Harry.

- Je peux te promettre que ça n'est pas ce que j'ai pensé à ce moment-là.

Le petit rire de Ginny fit sourire le groupe, et Harry fut heureux de voir qu'elle ne se concentrait plus sur sa colère envers Ron. Bien qu'il avait été remonté contre Ron quand il est descendu dans la salle commune, une nuit à réfléchir lui avait montrer qu'au final, ce n'était pas la faute de son ancien ami.

- Qu'est-ce que Sirius a dit d'autre ? demanda Hermione.

Harry expliqua à propos de Karkaroff. Sirius lui avait dit que c'était un ancien Mangemort. Pire, le jeune homme apprit aussi que Bertha Jorkins, qui savait tout sur le Tournoi, avait disparu, alors il était très probable que Voldemort était au courant des épreuves à l'avance ; son enemi pouvait donc préparait son piège. Ses amis avaient tous l'air pensif, mais ne dirent rien. Il se tourna vers le jeune rousse à côté de lui.

- Ginny, pendant que je regardais les dragons, j'ai entendu Charlie dire que ta mère croyait tous les articles du Prophète.

Il laissa sa phrase comme ça et espéra qu'elle comprendrait le fil de sa pensée. Il ne fut pas déçu.

- Oh non, dit-elle en secouant la tête. Je vais lui écrire et essayer de règler ça. Peut-être que je vais le faire pendant que vous recherchez sur les dragons.

- Désolé, je ne peux pas, intervint Neville. Je n'ai pas fini ma dissertation pour Rogue.

- Pas de problème, Hermione et moi pouvons le faire, répliqua Harry.

Puisqu'ils avaient fini leur petit déjeuner, ils se séparèrent, chacun ayant une tâche à accomplir.

Harry et Hermione avaient une douzaine de livres ouverts devant eux. Alors qu'ils commençaient à vraiment s'immerger dans leurs lectures, la jeune fille fit remarqua à Harry comment Viktor Krum les regardait. Se sentant mal à l'aise, Harry proposa qu'elle emprunte les livres pour qu'ils puissent les lire dans leur salle commune. Harry fut soulageait et Hermione aussi, d'après son expression, quand ils furent enfin sur le chemin de la tour Gryffondor, les livres à la main.